France, Guyane et autochtones

La France outre-mer

Guyane, des Français oubliés

Delphine Caubet  Dossier Autochtones

Au Québec, la problématique des Premières nations est un fait établi. Les problèmes sont nombreux, et les solutions peu fréquentes. La France, trop souvent oubliée, a elle aussi des enfants de la République amérindiens.

Robin, ancien instituteur en Guyane française: «C’est pour ces gamins qu’on se décarcasse, pour qu’ils deviennent des Hommes libres (…). [Les parents] ont perdu leur liberté et à travers ça, une partie de leur dignité.»

Février 2010. Robin arrive en Guyane. Ce n’est pas son premier voyage dans le département français, mais cette fois-ci, il a répondu à une offre d’emploi. L’ingénieur écologue de formation s’apprête à devenir professeur des écoles auprès des Amérindiens de Guyane.

Premiers constats

guyane française amérique du sud france outre-merAccompagné d’un membre de l’Éducation nationale, Robin descend le département en pirogue jusqu’à Camopi, un village dans le Parc amazonien de Guyane. Il enseigne d’abord au primaire à une classe de 3ème année, puis 6 mois plus tard, au collège du village. Première incohérence, il n’y a pas de directeur, l’établissement est dirigé par le CPE (Conseiller principal d’éducation). Sur 128 élèves, 127 sont amérindiens.

À son arrivée au village, les premiers constats sont difficiles. «J’arrive dans un libre service, et là je vois un groupe d’Amérindiens complètement ivres. Dans l’état le plus glauque que tu puisses imaginer. Et là, une gamine qui passait a relevé un bébé. Il était couché dans les tessons de verre. La mère, peut-être dans ce groupe, était tellement ivre qu’elle ne faisait plus attention à son enfant.»

Malgré cette première expérience difficile à Camopi, Robin aima sincèrement enseigner dans ce collège composé de jeunes Wayãpis et Tekos. Il y restera 3 ans et demi.

Suicide

«La Guyane, c’est le département de tous les mauvais records», annonce Robin. Les aides sociales, le chômage, le suicide ou la violence sont des problèmes majeurs qui touchent particulièrement les Amérindiens. Pour lutter contre ces phénomènes, la France semble désemparée. Car, elle «est mal à l’aise avec l’institutionnalisation des ethnies. Elle préfère parler de territoires», précise Hélène Lamaison, responsable à Guyane Promo Santé. «Elle a peur qu’on l’accuse de racisme». Alors, le pays essaie d’intervenir à travers des politiques globales sur tout le département.

Pour l’enjeu du suicide, l’État finance à 50% la seule association qui intervient sur le terrain. Les hôpitaux peuvent également répondre aux besoins. Mais pour le personnel non formé sur le terrain, c’est difficile. «On peut perdre 2 gamins dans l’année et personne ne vient nous voir!», s’insurge Robin. Lui a perdu 2 élèves en moins de 4 ans.

Petit à petit des choses se mettent en place. Robin et ses collègues de Camopi ont reçu une formation de 2 jours pour dépister les jeunes à tendance suicidaire, et depuis 2012, une équipe vient régulièrement les voir. Le constat est sévère: 60% des élèves sont au seuil maximal de préoccupation. Alors, leurs enseignants les surveillent. Dès lors que l’un d’eux montre une altération du comportement, il est pris en charge. «Mais c’est difficile de pouvoir tous les aider. On ne peut pas être sur tous les fronts», conclut Robin.

Violence

La violence fait partie intégrante du quotidien de ces populations. Une violence interfamiliale, mais également extérieure avec l’orpaillage (exploitation artisanale de l’or). La Guyane est riche en minerais, et Camopi est à la frontière brésilienne. À quelques minutes en pirogue. Le passage est idéal pour les trafiquants. Du côté brésilien se trouve Vila Brasil, «la sœur jumelle» de Camopi, comme aime à l’appeler Robin. Ce village inexistant sur les cartes est bien présent physiquement. Si Vila Brasil et Camopi vivent en harmonie (les 2 villes dépendraient économiquement l’une de l’autre), ce passage est un carrefour pour les orpailleurs, avec toute la violence que cela apporte.

Comme lorsque Robin se retrouve au milieu d’une fusillade en rentrant chez lui. Après une arrestation qui a mal tourné, l’état d’urgence a été déclaré et les armées brésilienne et française ont chacune envahi leur côté de la frontière. Mais la violence peut-être insidieuse, avec la présence d’armes, de militaires ou de cadavres dans les rivières, et symbolique par le saccage des forêts et la pollution des fleuves. «Il y a un sentiment d’impuissance», conclut Hélène Lamaison.

Joie des jeunes

Si ces premiers constats à Camopi ébranlèrent Robin, ses jeunes élèves se sont vite chargés de lui faire oublier. «Pour eux, c’était un bonheur d’avoir un nouvel instituteur. Ils n’arrêtaient pas de poser des questions. "Qui es-tu? ", "d’où tu viens?"» se souvient Robin.

«L’école est un lieu sécuritaire pour eux.» Robin raconte comment certaines après-midi où ils n’avaient pas classe, les jeunes restaient à l’école. «Je leur donnais de petits exercices pour les amuser. Et ils adoraient ça! À 6h le soir, je devais les mettre dehors. Tu as vu ça dans beaucoup d’autres endroits?»

En Guyane, les écoles primaires sont présentes sur tout le territoire. Mais à partir de 10 ans, c’est souvent le déracinement, précise Hélène Lamaison. Pour aller au collège, les jeunes doivent parfois faire plusieurs heures de pirogues ou se rendre en famille d’accueil. Le téléphone n’est pas intégralement développé dans le département, et les jeunes peuvent passer plusieurs mois sans contact avec leurs proches. Une étape qui peut être difficile à vivre.

Réapproprier la culture

Pour ses cours, Robin s’est battu pour l’obtention de microscopes. En tant que professeur d’EIST (Enseignement intégré des sciences et technologie, matière visant à décloisonner les sciences), il voulait donner «de la nourriture intellectuelle» à ses élèves. Une autre façon de lutter contre la morosité ambiante. Avec les microscopes, «ça été la folie!» rit Robin. «Ils n’arrêtaient pas! Pendant 6 mois ils m’en ont reparlé.» «Ils ont aimé, car ça se rapprochait de leur monde et de leur culture. La nature, le mystère,…»

Sur sa lancée, Robin a voulu que les jeunes s’approprient la science. «Je voulais qu’ils mettent les mains dans la terre.» Alors, le projet Plantons le décor a été lancé au collège de Camopi. Avec un objectif: utiliser les sciences pour planter et cultiver. «Et ça a été un succès! Le Parc amazonien de Guyane nous a soutenus la 2ème année. Et des élèves ont été invités dans un lycée agricole du littoral pour suivre des cours.»

Rapport à la nature

La nature est un élément essentiel des cultures amérindiennes. À Camopi, pour les Wayãpis et les Tekos, la vie s’organise autour du fleuve. «Le fleuve c’est tout. Ils y font la lessive, la vaisselle et ils y socialisent», raconte le jeune instituteur. «Et les gamins sont très bien renseignés sur la nature. Tout le monde part sur le fleuve, la famille, les parents. C’est un enrichissement. Mais ça se fait de moins de moins malheureusement.» Les parents ont souvent des problèmes, les ressources naturelles se raréfient, ajouté au coût élevé pour se rendre sur le fleuve. Cause ou conséquence, c’est un décrochage culturel de toute une population.

Comme dans d’autres situations, Robin a constaté une dualité dans le rapport des autochtones avec la nature. Aujourd’hui, la chasse et la pêche ne leur sont plus indispensables pour vivre, et certains se posent en fervents défenseurs de l’environnement. Robin a vu certains villageois en insulter d’autres, car ils chassaient trop. Au contraire, d’autres habitants seraient pour qu’ils exploitent le territoire, et non le laisser aux pilleurs et entreprises étrangères. «Mais le même type peut tenir un discours différent selon les jours», précise Robin.

Choc culturel

La situation des Amérindiens de Guyane est alarmante. Le manque d’emploi laisse une grande partie de la population inactive et l’alcoolisme chez les adultes est un problème de société. Le premier pouvant entraîner le second.

Durant ses 4 ans en territoire amérindien, Robin a vécu 5 suicides. Tous des hommes, la majorité âgée de moins de 15 ans. Pour comprendre ce phénomène, il faut voir l’impasse dans laquelle se trouvent ces populations. Leurs revenus basiques sont assurés par les aides sociales françaises, mais sans réelle perspective d’emploi. Quant aux jeunes, ils voient une réalité à la télévision à laquelle ils n’ont pas accès, face à leurs traditions qui semblent s’amenuiser inexorablement.

Sur le terrain, les intervenants dénoncent le manque de professionnels de la santé, d’éducation et de spécialistes. «Il en manque déjà sur le littoral, alors ailleurs…», ajoute Hélène Lamaison.

Bilan

Robin est resté 7 ans en Guyane, dont 4 en territoire amérindien. «Mais à la fin, j’en pouvais plus.» Le stress, les responsabilités, l’environnement, conjugués à d’autres facteurs ont conduit le jeune instituteur dans un état d’épuisement extrême physique et mental. «Mais je veux aider ces jeunes et pas les enfoncer et les traiter de suicidaires ou de sous-hommes comme tout le monde.»

Malgré la distance et le temps, l’engagement du jeune instituteur qui partait chercher des livres en pirogue pour ses élèves est intact. «Quand on discute avec les Amérindiens, ils paraissent heureux, mais au fond, ils cachent leur souffrance. La plupart des repères ont sauté (…). Les enfants n’ont plus vraiment d’autorité morale qui leur inculque des valeurs traditionnelles. On a l’impression que l’école est le dernier rempart avant que tout s’effrite. C’est pour ces gamins qu’on se décarcasse, pour qu’ils deviennent des Hommes libres, à la différence de leurs parents qu’on a soumis, abandonnés à un système dont ils sont devenus dépendants. Ils ont perdu leur liberté et à travers ça, une partie de leur dignité.»

La Guyane

La Guyane est la plus grande région française, pour moins de 206 000 habitants (ce qui fait d’elle la moins peuplée), dont les 9 dixièmes vivent sur la bande côtière. Sa population est extrêmement jeune, avec 44% de Guyanais de moins de 20 ans, contre 6% de plus de 65 ans. Son territoire, riche en espace forestier, rend difficile son déplacement. La voie fluviale est le seul moyen de transport à l’intérieur dans la forêt amazonienne.

Peu de statistiques précises ont été trouvées concernant les Amérindiens de Guyane. L’État français préférant parler en terme de territoire et non d’ethnie. Et ce département a un fort métissage avec 6 communautés amérindiennes, des créoles guyanais (métis), des Haïtiens, des Métropolitains, des Chinois…

Sur l’ensemble de la Guyane:

* 20% de la population était au chômage en 2009;
* 20% des Guyanais sont illettrés (soit 3 fois plus qu’en métropole). Un phénomène qui touche particulièrement les femmes et les personnes âgées;
* Seuls 44% des 25 ans et plus ont un diplôme du secondaire;
* Le taux de chômage des sans diplôme est 5 fois plus élevé que ceux ayant terminé le secondaire.

Tout laisse à penser que ces statistiques sont plus élevées auprès des communautés amérindiennes.

Le suicide auprès des Amérindiens du sud du fleuve touche autant les hommes que les femmes. Il est de 1 pour 200 habitants, contre 1 pour 5 000 en France métropolitaine. D’après le journal France Guyane, si ces chiffres étaient remis à l’échelle française, ce serait l’équivalent de 300 000 suicides. Soit davantage que la population guyanaise.

Autres textes sur Autochtone

fanny aishaa muraliste peuple autochtone première nation Trois mots peuvent décrire le cheminement artistique de la muraliste Fanny Aïshaa: Unité, biodiversité et diversité des peuples.

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Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Comment bloquer les publicités intempestives?

Bloquer les publicités

Adblock plus: la fin des sites gratuits?

Il y a peu, nous parlions du fantastique logiciel Adblock plus qui bloque les publicités pour une navigation sereine. Si ses bienfaits ne sont pas remis en cause, ses conséquences peuvent être importantes pour le web.

Delphine Caubet dossiers InternetMédias et publicité

ABP bloquer publicité site gratuitAdblock Plus est le logiciel par excellence pour bloquer les publicités intempestives sur Internet. Fini les voitures qui roulent au milieu de l’écran et les sons qui sortent de nulle part. C’est le calme!

Extrême?

Mais cette «fin de la publicité», autant elle est pratique pour les utilisateurs, autant elle est problématique pour l’industrie du web: nombre de sites sont gratuits et ils ont besoin de revenus pour vivre.

L’exemple de la presse écrite est le plus explicite: le papier ne vend plus et les journaux se tournent vers le web. Mais voila, sur la toile, les Internautes ont l’habitude d’avoir accès aux informations librement et gratuitement. Pour survivre, la seule solution est de trouver d’autres modes de financement. Et la publicité est un contournable.

Réponse

Certains sites qui vivent ouvertement de revenus publicitaires bloquent purement et simplement leur contenu aux utilisateurs du logiciel, avec un message leur demandant de le désactiver.Google Android plateforme guerre bloquer publicité

Quant à Google, il a banni en 2013 Adblock Plus de ses plateformes de téléchargement Android. La société allemande ne s’est pas laissé faire, et elle est revenue à la charge avec une version améliorée, téléchargeable via une adresse ou un QR Code. À noter que cette «guerre» ne concerne que les appareils Android, et il n’y a pas problème avec l’utilisation d’Adblock Plus sur l’ordinateur.

Si vous êtes sur Android et tentez de télécharger l’application via Google Play Store, prenez garde: d’autres applications bloquant la publicité ont pris le nom d’Adblock, sans être la célébre société allemande. Et au vu des commentaires disponibles, leur efficacité laisse à redire.

Adaptation

Pour les concepteurs de sites, comme Sébastien aux Éditions TNT, Adblock Plus donne davantage de tracas. Il note que le logiciel ralenti le téléchargement des pages, et qu’il déstabilise les animations sur les sites. «Il y a encore des petits bugs, explique-t-il, mais ils l’ont amélioré.»

Après avoir pris contact avec la société Adblock Plus, ils estiment que 6 à 7% des internautes canadiens utilisent leur logiciel. Ils comptent pas moins de 300 millions de téléchargement depuis leur création, pour actuellement 60 millions d’utilisateurs à travers le monde.

Lien pour télécharger Adblock Plus sur Android.

Autres textes sur Média et publicité

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Bistro le Ste-Cath reçoit l’humoriste Billy Tellier

L’humour dans Hochelaga-Maisonneuve

Bistro le Ste-Cath

Raymond Viger  Dossier Bistro le Ste-Cath

Billy Tellier humoriste bistro le Ste-Cath est de montréal hochelaga-maisonneuveLa présence de l’humoriste Billy Tellier a été remarquée lors du Grand débarras, cet événement sur l’éco-responsabilité qui a eu lieu sur la rue Ste-Catherine est dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Billy Tellier s’est fait un malin plaisir de lancer des défis à différents exposants et de les faire courir dans toutes les directions. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour tenter de gagner 50$!

Billy Tellier a lancé un défi au chanteur du groupe de musique Clay and Friends, lui permettant ainsi de prendre le micro et de rapper à sa place le temps du défi.

Billy Tellier en a profité pour déguster un brunch au Bistro le Ste-Cath. Il s’est retrouvé à prendre son repas aux côtés de la députée d’Hochelaga-Maisonneuve, Mme Carole Poirier.

L’humoriste Billy Tellier s’est pointé au Bistro le Ste-Cath juste avant le début de notre programmation artistique. Celle-ci débute justement avec l’humour avec les Soirées Marrantes. L’humoriste Gabrielle Caron sera accompagné de 8 humoristes! De quoi faire rire tout le monde! L’humour au Bistro le Ste-Cath reviendra tous les premiers samedi du mois.

Bon appétit

Découvrez les brunchs du Bistro le Ste-Cath. Informations et réservations: (514) 223-8116. http://www.le-ste-cath.com.

Merci d’inviter Bistro le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: https://www.facebook.com/lestecath.

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Autres textes sur Bistro le Ste-Cath

Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

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Brunch dans Hochelaga-Maisonneuve (Homa)

Bistro le Ste-Cath innove

Raymond Viger  Dossier Bistro le Ste-Cath

panini resto homa restaurant est montréal bistro le ste-cath hochelaga-maisonneuve

Pour satisfaire tous les goûts et répondre à une demande particulière, notre chef Éric a rajouté sur le menu un panini.

Un panini qui prend le goût du jour, selon les produits frais du terroir. Un panini savoureux et goûteux. Je dirais même moelleux à souhait.

Présenté avec une salade maison, je vous défie de pouvoir définir tout ce que l’on retrouve dans cette petite merveille culinaire réinventé.

Bon appétit à tous.

Informations et réservations: (514) 223-8116. http://www.le-ste-cath.com

Merci d’inviter Bistro le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: https://www.facebook.com/lestecath.

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Bistro le Ste-Cath

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Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

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Textes à méditer; après la pluie le beau temps

Après la pluie… Le beau temps

Le chemin

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger    Dossier Croissance personnelle

Tu as tracé ton chemin.
Il est devant toi et tu en es fier.
Ce chemin c’est ta vérité.
Ce chemin c’est ta raison de vivre.

Accepte qu’il existe d’autres chemins dans la vie.
Accepte que tous ces chemins sont des vérités.
Accepte que tous ces chemins sont des raisons de vivre.
Accepte que tous ces chemins peuvent s’entrecroiser.
Accepte de faire un bout de chemin avec quelqu’un.
Accepte qu’à la croisée des chemins.

Chacun continuera son chemin, dans sa propre vérité.
Ne juge pas le chemin de ton voisin.
Ne juge pas sa vérité.
Ne juge pas sa raison de vivre.
Tous les chemins mèneront vers la même lumière.

On ne force personne à suivre son chemin.
Sinon on en chemin un esclave.
Et un esclave fera de toi un bourreau.

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Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Biographie de l’auteur

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Une Chilienne à Montréal

Me gusta el Quebec:

Immigration allophone du Chili

Éléonore Genolhac     Dossier ImmigrationFrancophonie

Chaque année, près de 50 000 personnes choisissent d’immigrer au Québec. Si la province tente de privilégier une immigration francophone, nombreux sont les nouveaux arrivants allophones. Regard sur cette immigration et son intégration.

Ça parle fort autour de la table. Les mots fusent, en espagnol, en portugais, en russe aussi, mais très vite le français les rattrape, langue commune à tous ces gens venus d’un peu partout à travers le globe.

110px-Flag_of_Chile.svgIls sont originaires du Chili, de Colombie, du Brésil, mais aussi du Portugal, d’Ukraine ou encore de France. Tous sont arrivés au cours de ces cinq dernières années dans ce pays qu’ils ne connaissaient pas et dont, pour la plupart, ils ne parlaient pas la langue. Aujourd’hui, on les sent parfaitement intégrés. Tous travaillent, parlent français, se sont familiarisés à la culture d’ici, l’ont adoptée aussi dans une certaine mesure.

Mais quelles sont les raisons qui ont poussé ces jeunes trentenaires à quitter leur pays, leur culture, leur mode de vie pour venir s’installer au Québec? Rencontre avec l’une d’entre eux.

Margot (prénom fictif), 31 ans, professeure de chant à Santiago, travaille au noir en attendant de recevoir sa résidence permanente. Margot a des yeux pétillants de vie, c’est la première chose que l’on remarque en la rencontrant. Petit bout de femme à l’énergie débordante, elle parle vite, mélange français, espagnol et anglais dans chacune de ses phrases. Un verre de pisco sour, cocktail chilien, dans la main, elle nous raconte son expérience du Québec.

Éléonore Genolhac: Quand es-tu venue au Québec pour la première fois?

Margot: Je suis allée visiter mon frère Martin à l’été 2011. Il était parti vivre à Montréal pendant un an avec un visa working holidays. J’ai adoré l’ambiance que dégageait cette ville, son énergie, sa liberté. À cette époque, mon rêve était de voyager autour du monde. J’ai donc décidé de commencer par venir vivre moi aussi au Québec. J’ai monté un dossier pour demander un permis Vacances-travail et en mars 2012, je posais mes valises à Montréal.

É.G: Et aujourd’hui, tu es toujours là…

M: Finalement oui, je suis restée plus longtemps au Québec que ce que je ne pensais à l’origine. Normalement, je n’aurais dû rester qu’un an, je devais ensuite rejoindre ma tante à Los Angeles avant de partir travailler en Angleterre. Et puis, j’ai rencontré Dominique, un Québécois du lac St-Jean avec qui je suis aujourd’hui mariée.

É.G: Pour obtenir plus rapidement tes papiers?

Coat_of_arms_of_Chile.svgM: Non ! Parce que je l’aime et que c’est avec lui que je veux être. Évidemment, le mariage simplifie certaines démarches, mais il ne faut pas croire qu’en se mariant, tu obtiens tes papiers en un claquement de doigts. J’ai engagé ma demande de résidence permanente il y a plus d’un an, et aujourd’hui, j’attends encore. Avec tous les problèmes que cela entraîne.

Pour le moment, j’ai un visa de touriste, je n’ai donc pas le droit de travailler légalement. Sauf qu’il faut bien faire tourner la maison. Alors, je fais des ménages chez plusieurs particuliers, ça nous permet d’ajouter un peu de beurre aux épinards. En tout cas, plus vite je recevrai ma résidence permanente, plus vite je serai tranquille. Ma situation reste malgré tout assez précaire ici.

É.G: Es-tu plus heureuse ici qu’au Chili?

M: C’est difficile de répondre à cette question, je ne l’ai jamais envisagé sous cet angle. Partir vivre au Québec, c’était aussi pour moi un moyen de me prouver certaines choses. Au Chili, j’avais une situation stable, je gagnais bien ma vie.

Ici, il a fallu repartir de zéro à presque trente ans. Mais en fin de compte, si, je pense que je suis plus heureuse ici. Je me reconnais davantage dans la société québécoise, dans les valeurs qu’elle porte, que celles de la société chilienne. Le multiculturalisme de Montréal, cette possibilité d’y rencontrer des gens du monde entier, c’est quelque chose que j’adore. Les Québécois sont un peuple ouvert et tolérant, qui ne vont pas juger quelqu’un selon sa façon de s’habiller, de mener sa vie. Je me sens plus libre ici.

Le Chili est un pays très catholique et conservateur. Le divorce n’est devenu légal qu’en 2006. Encore aujourd’hui, l’avortement y est interdit. En tant que femme, et de surcroît féministe, je préfère vivre au Québec plutôt qu’au Chili.

É.G: Finalement, dirais-tu que tu te sens Québécoise?

M: Par certains côtés oui. Mon mari est Québécois, ma meilleure amie est Québécoise. Je ne sais pas si je passerai toute ma vie au Québec, mais pour les années qui s’en viennent, c’est sûr. Je me sens intégrée à cette société, suis préoccupée par les problèmes qui la secouent.

Par exemple, j’étais farouchement opposée à la Charte des valeurs que voulait imposer le Parti québécois. Pour moi, ça allait à l’encontre des valeurs de tolérance de la société québécoise, et ça m’a rappelé une certaine discrimination que l’on retrouve au Chili.

J’ai épousé certains des combats des Québécois, je sens que moi aussi, j’ai mon mot à dire. Le Québec, c’est mon pays d’adoption de cœur. Il y aura eu un avant et un après Montréal. Mais dans le même temps, je suis Chilienne. J’y suis née, j’y ai grandi et je sais qu’en fin de compte, c’est là-bas que je souhaite être enterrée le jour où je décèderai.

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Autres textes sur Immigration

 Bistro le Ste Cath

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Tirage table VIP spectacle d’humour

Humour et Soirées Marrantes

Gabrielle Caron à l’honneur

Raymond Viger  Dossier Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant où manger hochelaga-maisonneuve homaD’une valeur de 200$, le Bistro le Ste-Cath vous offre la possibilité de gagner une table d’hôte 4 services et vin pour 2 personnes pour le spectacle d’humour, les Soirées Marrantes de Gabrielle Caron. Le spectacle d’humour sera présenté le 6 septembre à 20:00 heures au Bistro Ste-Cath.

Les Soirées Marrantes auront lieu tous les premiers samedi du mois. Parce que l’humour dans Hochelaga-Maisonneuve est important… et essentiel.

Le gagnant sera avisé vendredi soir à 17:00 heures

Trois façons de participer au tirage:

1- Aller sur la page Facebook du Bistro le Ste-Cath https://www.facebook.com/lestecath
Aimer la page et laisser un commentaire pour dire que vous participez au tirage du souper spectacle Les Soirées Marrantes.

2- Aller sur le site http://www.le-ste-cath.com/ et inscrivez votre adresse courriel pour vous abonner à notre info-lettre.

3- Si vous avez un blogue WordPress, rebloguer ce billet et me laissez un message me le mentionnant.

Le gagnant sera avisé vendredi le 5 septembre à 18:00 h.

Bonne chance et merci de diffuser dans vos réseaux.

Les Soirées marrantes, à compter de septembre, seront présentées les premiers samedi du mois:

soirées humour gabrielle caron bistro le ste-cath

  • 4 octobre
  • 1er novembre
  • 6 décembre

Des soirées à guichet fermé. Informations et réservations: (514) 223-8116.

http://www.le-ste-cath.com

Merci d’inviter Bistro le Ste-Cath parmi vos amis Facebook.

Pour connaître les autres dates de Tirage soirée d’humour VIP.

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Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

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