La coopérative de santé
Dossier Coopérative de Santé. Dominic Desmarais
Modèle nouveau genre au Québec, la coopérative de santé met le citoyen au cœur des décisions sur sa santé. Terminé, le simple rôle de consommateur. Regard sur une autre façon de rendre des soins.
Aux prises avec la détérioration de services de santé à Aylmer, dans la ville de Gatineau, deux médecins mobilisent la population. Pratiquant à la clinique privée Aylmer-Lucerne, les Dr Bernard Gélinas et Claude Archambault cherchent à éviter le pire: la fermeture de leur centre médical et la perte pour la population de services indispensables.
La décision est prise. Plutôt qu’une clinique privée, qui n’a pas fonctionnée, on formera une coopérative où les utilisateurs, les travailleurs et les médecins seront membres avec le même pouvoir, soit un vote chacun. La réponse est telle que 3 ans plus tard, le 1er janvier 2004, la Coopérative de santé devient propriétaire de la clinique Aylmer-Lucerne.
Grâce à l’implication de la communauté, non seulement la clinique reste-t-elle en opération, mais les services s’améliorent. Tous mettent l’épaule à la roue, ce qui permet de recruter des médecins, de se doter de meilleurs équipements, offrir de meilleurs services et mettre sur pied des programmes de prévention. Des services que l’ancienne clinique, privée, n’aurait jamais pu fournir aux gens d’Aylmer.
Médecins recherchés
Le nombre de cliniques a chuté dramatiquement ces dernières années. Alors qu’on en comptait 1500 il y a quelques années, ce nombre est passé à 800 aujourd’hui. La rémunération des médecins, avec leur quotas, a diminué, alors que le coût d’opération a augmenté. De plus, le ministère de la Santé et des Services sociaux oblige les médecins à délivrer des actes médicaux prioritaires dans les institutions hospitalières. Ces heures passées à l’hôpital enlèvent du temps à la gestion de la clinique par le médecin.
À la Coop d’Aylmer, la mobilisation du milieu a permis de créer nombre de comités, dont un spécifique au recrutement de médecins. «On offre un service clé en main, explique Martin Van Den Borre, administrateur de la coop. On n’exclut pas les médecins du développement de la santé, mais de l’administration.» Libérés de cette tâche, les praticiens, en cette époque de loisirs, ont davantage de temps à consacrer à eux-mêmes ou à leur famille. Ou à offrir des services à la population.
De meilleurs équipements pour de meilleurs services
Avec ses 4337 membres qui déboursent chacun 50$ pour leur part sociale, la coopérative possède un fonds avoisinant les 250 000$. «On l’utilise comme un levier financier qui nous permet d’aller chercher d’autres capitaux», souligne M. Van Den Borre, qui soutient que de meilleurs équipements attirent les médecins. Avec plus de médecins, plus d’entrées d’argent et plus de membres, la possibilité d’améliorer les services augmente.
Les besoins ciblés sont l’agrandissement de la clinique, l’augmentation du nombre d’heures pour les urgences, l’amélioration des services de radiologie et la création d’un Groupe de médecine familiale (GMF).
Prévenir plutôt que guérir
L’ensemble des membres, donc la population, décide des besoins à combler. En ce sens, des programmes de prévention, en partenariat avec d’autres organismes de la communauté, sont mis sur pied. Un projet pour la communauté latino-américaine, aux prises avec des problèmes d’isolement, de pauvreté, de manque d’estime et le manque de connaissances des services offerts est maintenant offert. Des cours de sensibilisation au diabète, un programme de prévention et de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, des cours de santé alimentaire, l’offre ne manque pas. On fait même de la prévention pour les chutes des personnes âgées par le biais d’un programme d’éducation physique et des conseils pour adapter leur domicile.
«Souvent ça ne coûte pas bien cher. Il suffit simplement d’avoir du temps. Souvent, c’est fait en partenariat avec les groupes communautaires. Il y a beaucoup d’initiatives dans ce milieu. Ils ont des ressources, mais pas médicales. Les médecins, dans les cliniques, n’ont pas le temps», fait remarquer l’administrateur de la coopérative.
Une réponse à l’engorgement des hôpitaux
Ces programmes de prévention ont pour effet direct de désengorger les urgences. Avec ses 39 000 visites en 2004, la coopérative commence à connaître les besoins de sa population. Prochaine étape, désengorger les cas moins lourds des hôpitaux, tels les grippes, les pneumonies, les coupures et les brûlures. «Nous avons 2 salles où l’on peut faire des chirurgies mineures», raconte M. Van Den Borre.
Avec de tels services, qui a dit que le citoyen ne pouvait pas s’impliquer activement pour sa propre santé?
Autres textes sur les coopératives de santé.
La coopérative de santé
Jonquière Médic
Coopérative de santé Aylmer Lucerne.
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Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Archivé sous: Régions, communautaire, coopérative, coopérative de santé, santé | Tagué : Aylmer, Bernard Gélinas, cancer col de l'utérus, cancer du sein, centre médical, Claude Archambault, clinique privée Aylmer-Lucerne, coopérative de santé, diabète, Gatineau, GMF, Groupe de médecine familiale, Martin Van Den Borre, médecin, ministère de la Santé et des Services sociaux, radiologie, santé alimentaire, urgences











[...] http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/25/la-cooperative-de-sante-2/ [...]
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[...] coopératives de santé ont démontré qu’elles peuvent baisser les coûts d’intervention et faire une prévention [...]
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bonjour à toute l’équipe et à la direction.
Je vous envoie un document que j’aurai le plaisir de présenter à l’institue du Nouveau Monde.
je suis de Montréal, arrondissement Verdun.
Une aide pour la diffusion de ce site serait très appréciée..
J’avais présenté ce projet à l’INM (institue du Nouveau Monde) mais une défectuosité en a rendu la diffusion impossible. Ce projet je le porte seul, je suis certain que la santé doit appartenir aux personnes et non aux profiteurs de tout accabit.
jean Isabelle
Merci de m’avoir lu
Le document n’étant pas joint, je laisse les coordonnés ici: http://santequebec.net.
Les Internautes pourront le lire et venir le commenter sur notre blogue.
[...] sur les alternatives en matière de santé. Cela nous a permis de présenter un reportage sur les coopérative de santé. Les coopératives de santé existent depuis maintenant 25 ans. Des rapports qui datent aussi de 25 [...]
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[...] a été démontré que les coûts reliés à la prévention sont moindres lorsque les citoyens sont impliqués dans la recherche de solution et dans la prise [...]
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