Les jeunes artisans de la paix
La Journée mondiale de la jeunesse vécue à travers le monde.
Par Monseigneur Blanchard
En juillet dernier, j’ai participé à la Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ). C’était ma deuxième expérience du genre, ayant vécu celle de Rome en 2000. Les journées du 18 au 28 étaient évidemment les plus spectaculaires, les plus médiatisées mais, en réalité, elles étaient l’aboutissement d’une longue préparation en même temps qu’une étape qui, pour un grand nombre, se poursuit de diverses façons. En effet, de très nombreuses rencontres et activités ont précédé la tenue de ces journées; je ne mentionnerai, à titre d’exemple, que le passage de la croix de la J.M.J. dans le diocèse de Montréal: plus de 400 personnes ont été impliquées dans ce projet qui a attiré pas moins de 20 000 personnes dans les divers endroits où elle est passée (centres de détention, hôpitaux, écoles, etc.).
Actuellement, de très nombreux groupes, aux quatre coins du diocèse, continuent de se rencontrer pour poursuivre leur réflexion… et leur engagement car, comme le disait le pape lui-même à son arrivée à Toronto le 23 juillet: «Trop de vies sont vécues sans joie, sans espoir et c’est l’une des principales raisons de la J.M.J.: les jeunes se réunissent pour s’engager dans la vigueur de leur foi en Jésus – Christ envers la grande cause de la paix et de la solidarité humaine.»
En tenant compte uniquement des rassemblements internationaux (sept avant celui de Toronto), les J.M.J. ont permis à près de 11 millions de jeunes de se réunir autour du pape au nom de leur foi et de chercher à découvrir comment elle peut influencer leur vie de tous les jours. Dans le précédent Journal de la Rue, un jeune disait ne pas comprendre ce phénomène. Pour ma part, je trouve un élément de réponse dans un autre texte paru du même journal, celui de B.U. the knowledgist, qui écrivait: «Souvent, plus ou moins consciemment, les jeunes ressentent un vide spirituel qu’ils essaient de combler par toutes sortes de sensations fortes, mais laisse-moi te dire que rien ne peut égaler ce que tu éprouves en priant et en observant les signes qui te guident vers le vrai sens de ta vie?…»
Le Pape Jean-Paul II ne serait-il pas, malgré sa faiblesse ou peut-être même à cause de sa faiblesse, un de ces signes qui nous guident vers le vrai sens de la vie?
Nous sommes tous en quête de sens et dans cette recherche, nous avons plus besoin de témoins que de maîtres. Tous ne sont pas d’accord avec toutes les positions de Jean-Paul II, mais ils s’entendent pour dire qu’il témoigne de Celui qui l’habite. Les jeunes de partout sentent qu’il y a là quelqu’un qui les aime et leur fait confiance. Parce qu’il croit en eux, le pape demande aux jeunes d’être artisans de la paix, affamés de justice, autrement dit, de devenir de plus en plus sel de la terre et lumière du monde
La J.M.J 2002 nous a permis de voir un homme, le pape, physiquement diminué par rapport à ce qu’il était (skieur, excursionniste, nageur, etc.) mais qui garde toute sa détermination (à son arrivée, il a décidé de descendre de l’avion par l’escalier) et son attention aux personnes (allusions aux conditions atmosphériques durant la messe du dimanche matin, etc.). C’est donc lui qui décide qu’il veut rester.
La J.M.J. nous a également permis, au moins à la télévision, de prendre connaissance de la totalité du discours du pape à l’occasion de tel ou tel événement et non pas seulement d’un court résumé comme on en retrouve bien souvent dans les journaux. En regardant de près l’ensemble des textes de Jean-Paul II, on constate qu’il s’est prononcé beaucoup plus souvent pour quelque chose que «contre». Évidemment, on peut toujours dire (et c’est arrivé) que s’il se prononce en faveur de la «protection de la vie, de la conception jusqu’à la mort», il se prononce contre l’avortement, mais c’est, il me semble, donner une interprétation négative à une affirmation qui se voulait positive.
Enfin, la J.M.J. nous a montré la diversité de l’Église. Bien sûr, il y avait le pape et quelques centaines d’évêques, mais il y avait aussi environ 200 000 jeunes de 150 pays répartis sur les cinq continents; c’est aussi eux l’Église. L’Église, c’est tous ceux qui en sont membres qui la compose: elle est donc diverse par la langue, la culture, l’âge de ses membres, la mentalité, etc. Le défi, comme nous y invite Jésus, c’est que «tous soient un». L’invitation que nous lance l’apôtre Paul, c’est de «ne former qu’un corps, bien qu’ayant plusieurs membres».
La J.M.J. n’aura pas réglé tous les problèmes de l’Église et du monde. Souhaitons, tout au moins, qu’elle ait permis de croire en un monde meilleur… au point de nous donner le goût et le courage de nous engager, dès maintenant, à le bâtir.
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05/04/04 Mariette Poirier
Il est très difficile de répondre à ce beau message.Personnellement, je ne crois pas à l’église catholique,ni au pape. Le pape est un homme bon et très spirituel mais ça s’arrête là pour moi. Pour moi, l’important c’est l’Amour de Dieu par Jésus traduit dans le quotidien. Ceux qui vivent dans la richesse et l’abondance auront à répondre de cette vie. Tout sur terre est possible si on a l’amour de Dieu dans notre coeur car le Seigneur est notre berger et rien ne saurait nous manquer.
Félicitations à tous les jeunes qui ont participé à cette journée. S’unir pour une bonne cause et rejoindre les jeunes au niveau spirituel est vraiment extra.
02/22/05 Nadia Beaulieu
Bonjour je suis très contente de lire ce texte.J’ai 17 ans et je me prépare acutellement pour les journées mondiales de la jeunesse à Cologne en Allemagne. Depuis bientôt un an que moi et 12 personnes formidables travaillons notre foi. Présentement on travaille sur une pièce relatant le chemin de croix tel qu’il est dans notre vie de tous les jours, parlant des problèmes que l’on rencontre, relatant des faits difficiles de la vie de chacune des 12 paticipent et en expliquant ce que nous avons fait pour nous en sortir et ce que ça nous a apporté. Moi je travaille aussi sur un recueil de prière, de poésie et de pensées qui plaira je l’espère à tout ceux qui le lirons. Avant de rencontrer ce groupe je ne voyais pas tellemnt le bout. Mon seul réconfort était la drogue et le sexe. Maintenant, je n’ai plus besoin de ça, juste de ma foi.
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