Le Depo-Provera met votre santé en péril

Le Depo-Provera met votre santé en péril

Par Mélanie Tremblay vol.13.6 Août 2005

Le contraceptif Depo-Provera, donné par injection aux femmes, est efficace à 99,7%. Mais il cause la dépression et rend les os plus fragiles. Des spécialistes s’alarment des effets nocifs du produit.

J’ai utilisé le Depo-Provera. Nausées, maux de tête, de ventre et fatigue sont apparus après 3 semaines seulement! Par la suite, ballonnements, chutes de pression, étourdissements remplissaient mon quotidien. Trois mois après ma première injection, ma balance m’envoie un message déplaisant: j’ai pris 10 livres. Je poursuis le traitement. Neuf mois et 26 livres de gains plus tard, les effets secondaires s’aggravent. J’ai tout arrêté. 15 jours après, les symptômes disparaissaient.

Le contraceptif par injection Depo-Provera a été longtemps refusé par les pays développés. Administré par injection aux 12 semaines, l’efficacité du produit est de 99,7%, mais il cause des effets secondaires importants sur la santé des femmes.

Devant le refus des pays du Nord, les sociétés pharmaceutiques s’étaient tournées vers les femmes des pays en voie de développement. Mais au Canada, le gouvernement a autorisé le Depo-Provera en 1997.

Fracture des os

En 2000, la Fédération du Québec pour le planning des naissances publie une brochure sur les risques et effets secondaires liés au Depo-Provera: L’injection contraceptive ou Depo-Provera, est-ce pour vous? Les plus importants risques décrits sont: diminution de la densité de masse osseuse, gain de poids, dépression, perte de cheveux, augmentation ou diminution de la pression artérielle, nervosité, étourdissements, saignements menstruels irréguliers, fatigue, affaiblissements, maux de tête, ballonnements, nausées, vomissements, acné, taches sur la peau, augmentation des poils et jusqu’à deux ans d’infertilité après l’utilisation du produit.

«J’ai rencontré une femme qui avait engraissé de 50 livres et une autre de 80 livres, c’est très nocif pour la santé!», déplore Claire Dubé, coordonnatrice et infirmière au Service d’information en contraception et sexualité du Québec.

Or, Madame Dubé affirme que le risque le plus dangereux est la perte de la densité de masse osseuse. Les os deviennent alors de plus en plus fragiles. «Si cet effet secondaire n’est pas “corrigé’’, il pourrait y avoir une augmentation importante du taux de fractures des os», prévient le Dr Suzanne Bisaillon, professeure à la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal.

Le fabricant du Depo-Provera, Pfizer Canada, lançait un avertissement sur cet effet en novembre 2004 seulement, par le biais d’une lettre envoyée à Santé Canada. «C’est très choquant que le fabricant émette un avertissement en 2004, alors que le produit est autorisé depuis 1997 au Canada», commente Barbara Bourrier-Lacroix, porte-parole du Réseau canadien pour la santé des femmes.

Dépression et fatigue

Autres effets secondaires: la dépression et la fatigue. Une étude a permis d’observer la présence de dépression et de fatigue chez 35% des adolescentes. Ces symptômes se sont aggravés, chez celles-ci, avec l’utilisation du Depo-Provera, selon un rapport d’un comité de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada.

Selon ce rapport, toutes les utilisatrices connaissent des changements menstruels. Environ 50% d’entre elles n’ont plus de menstruations après un an et 68% après deux ans. 25% des utilisatrices ont des saignements irréguliers et fréquents.

Et Santé Canada?

Comment se fait-il que depuis 1997 aucun avertissement important n’a été lancé par le ministère fédéral de la Santé, afin d’informer le public?

Plusieurs médicaments sont autorisés et par la suite nous apprenons leurs graves effets secondaires. «On peut se rendre compte que le processus d’approbation des médicaments ne permet pas d’identifier tous les effets indésirables», conclut le Dr Jean-Pierre Grégoire, professeur à la Faculté de pharmacie de l’Université Laval. «On pourrait investir davantage dans les études, afin de mieux évaluer les risques associés aux médicaments.»

Le 30 juin dernier, Pfizer Canada envoyait une autre lettre à Santé Canada. Après des études cliniques, le fabricant conclut que les femmes utilisant Depo-Provera «pourraient subir une baisse notable de la densité minérale osseuse. La perte osseuse observée, qui est proportionnelle à la durée du traitement, pourrait ne pas être entièrement réversible.»

Pfizer précise que le contraceptif «doit être réservé aux situations où les autres traitements ne conviennent pas, et la période d’utilisation doit être la plus courte possible.» Pfizer prie les utilisatrices de consulter leur médecin.

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8 Responses to “Le Depo-Provera met votre santé en péril”

  1. Bonjour,
    Je suis une de c’est femme ou les effets secondaires du dépot provera font encore effets 2ans et demi après la dernièere injections, j’aurais du me soucier de c’est effets secondaire prolongé. En effet je n’ai toujours pas retrouvé mes menstruations régulière, j’ai mes règles a tout les 14 jours et récemment j’ai des écoulement au niveau de mes seins! J’ai consulté, évidemment mais tout ce qu’on me dit c’est que ca peux peut-être, être relié a la prise du médicament trop prolongé du dépot provera que j’ai pris pendant 2 ans exactement! J’ai bien apprécié votre page sur la documentation du dépot provera et je crois qu’il est important de prévenir tout ceux et celle qui l’ai concerne! Merci a l’avance!

  2. Bonjour,
    Je suis une femme qui reçoit en ce moment des injections de dépo-provera. Qoique je ne fait pas la sourde oreille à tous ces effets secondaires, je dois dire qu’ils sont, dans la plupart des cas, très peu apparent. Il est vrai que je ressent un peu plus de fatigue depuis que je reçoit dépo-provera, mais pour ma part, ce contraceptif a grandement amélioré ma qualité de vie. Avant, je prennait la pilule contraceptive et j’en était rendue à subir des migraines à tous les 2 jours! Sans le savoir, j’augmentait mes chances de subir un ACV avec ces foutues pilules! Je suis consciente que dépo-provera n’est pas parfait mais je considère que dès que l’on prend un médicament, il faut être conscient que l’on agit contre la volonté de notre corps… il faut toujours avoir l’oeil ouvert. Je suis très bien suivie avec mon médecin qui m’a expliqué les effets secondaires mais, à date, tout va pour le mieux. J’écrit seulement cette lettre pour peser contre celles qui crient automatiquement au diable sans considérer que pour certains, c’est pour le mieux… Peut-être ce n’est pas pour vous, mais nous ne sommes pas toutes comme vous… Merci

  3. bonjour a tous mon nom est mel j’ai pris du depot provera 1ans et demi mes periode on arreter tout de suite quand j’ai commencer se traitement et je l’ai arreter a 17ans et demi quand j’ai voulu avoir un enfants. Il m’ont dit au moin 2 ans, je voulais avoir mes enfants jeune maintenant j’ai 27 ans et mes periode sont toujours pas revenu et je n’ai toujour pas d’enfants se qui me rend vraiment maleureuse car j’adore les enfants moi ses une des mes famille d’accueil etant jeune qui ma dit de prendre se medicament la maintenant je le regrette !!!! et pourtant mon ginecologue ma dit que je doit juste perde du poid et faire reprendre mais periode et que mon systeme etait fonctionel moi je crois pas mais entk les periode veule juste pas maintenant je doit prendre du provera ses sa qui me fait tomber dans mes periode mais ses pas naturel
    si je peut dire ne prener pas se medicament vous ruiner votre santé et votre corps sa ne vaut pas la peine

    merci une femme qui veut toujours des enfantss

    ps:tu veut me parler ecrit moi melmoica@hotmail.com

  4. Bonjour, Je suis une femme de 43 ans ayant eu une grossesse. J’utilise présentement le produit depuis 2006 à titre préventif pour des kystes ovariens. J’ai subi une hystérectomie en avril 1995. J’ai conservé mes 2 ovaires ainsi que le col de l’utérus. J’ai toujours eu des problèmes de kyste aux ovaires depuis 1986. En février 2005, ont découvrent que j’ai un kyste à l’ovaire droit de 12 centimètres de haut par 8 centimètres de large qui s’est infiltré a travers les intestins. J’ai perdu mon ovaire. Comme j’ai un autre kyste du coté gauche de 2 centimètres ½ mon médecin de famille m’offre le dépo-provéra qui m’aiderait à suspendre les ovulations ce qui me permettrais de cesser de faire des kystes. Mon médecin transfère mon dossier à un gynécologue qui lui aussi est d’accord pour le traitement mais avec injection au 4 mois. Depuis novembre 2007, mais injection sont au trois mois tel que recommandé. Août 2007, début de mes problèmes de santé : engourdissement des membres (bras et jambe), enflure prédominante, palpitation, essoufflement, fatigue (dors 12 hres et plus), humeur instable.

    Est-ce normal ? Suis-je la seule à avoir des symptômes de la sorte ?

  5. Nous avons eu plusieurs témoignages mettant en garde contre l’utilisation du Dépo-provéra. Les effets secondaires semblent être plus fréquents et plus intenses que prévu.

    Tel que mentionné dans l’article, la Fédération du Québec pour le planning des naissances publie une brochure sur les risques et effets secondaires liés au Depo-Provera: L’injection contraceptive ou Depo-Provera, est-ce pour vous? Une source d’information supplémentaire qui peut aider dans votre réflexion.

    N’oubliez pas d’en parler à votre pharmacien. Il peut vous présenter des résultats d’études et une opinion qui est vous aidera dans votre démarche.

  6. N’oublions pas que ce médicament n’est pas pour n’importe qui mais bien pour, et je cite le Compendium Suisse des médicaments: ” Contraception; Depo-Provera 150 ne peut être employé à long terme comme contraceptif (soit pendant plus de deux ans) que lorsque l’usage d’autres contraceptifs est impossible.
    Troubles vasomoteurs dus à la ménopause chez des patientes qui présentent une contre-indication aux estrogènes.
    En raison du danger de baisse de la densité minérale osseuse (BMD = Bone Mineral Density) chez la femme traitée à long terme par des injections d’acétate de médroxyprogestérone (voir rubrique «Mises en garde et précautions»), une évaluation soigneuse du rapport bénéfices/risques doit être réalisée”.
    Il me semble que les mises en gardes sont clairs et que le médecin doit en être conscient et en parler avec ses patientes avant de le prescrire en étant sûr qu’aucune autre solution existait. De plus, il est du devoir des patients de s’informer du médicament qu’il prend et de lire la notice d’emballage car trop nombreux sont ceux qui ne le font pas.
    Finalement, je trouve facile de crier et d’accuser Pfizer (c.f action en nom collectif au Quebec contre Pfizer) de n’avoir pas bien mis en garde. Les gens sont trop peu conscient de l’impossibilité de prévoir tous les effets indésirables ainsi que leur impacts. Il faudrait tester les médicaments sur des dizaine de milliers de personnes pour cela… Il faut être réaliste et toujours penser qu’un nouveau médicament n’est pas forcément la réponse à tous les mots et qu’il vaut mieux s’en tenir aux bonnes vielles molécules dont on connaît les risques et les meilleures indications.

  7. Bonjour, je suis également une de celle qui reçoit présentement des injections de depo-provera. Tous ces effets secondaires m’ont bien fait peur au début, mais cela fait maintenant 1 an que je les reçois et tout va bien! Je n’ai pas pris de poids, je n’ai pas plus de maux de têtes, pas d’acnée, pas de fatigue. Ma soeur prend également ce contraceptif depuis 1 an et elle n’a aucun symptôme. Il est vrai qu’il faut être prévenu des effets secondaires, mais il ne faut pas s’y attarder, surtout si depo-provera peut vous faciliter la vie et vous tenir l’esprit tranquille.

  8. Merci pour votre commentaire.

    Que pensez-vous cependant de la mise en garde contre l’utilisation long terme du Depo-Provéra et qu’il ne devrait être utilisé qu’en dernier recours?

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