Carole Théberge, les femmes et les Sociétés d’État

Carole Théberge, les femmes et les Sociétés d’État

Québec décide de forcer la main aux Sociétés d’État en ce qui concerne la composition de leur conseil d’administration. Ce château fort des hommes devra être équitable envers les femmes et atteindre le chiffre magique de 50-50.

Belle initiative. Mais puisque c’est important d’atteindre la parfaite équité entre les hommes et les femmes, pourquoi se restreindre seulement au conseil d’administration des Sociétés d’État? Pourquoi le gouvernement ne s’oblige-t-il pas à ce que le conseil des ministres et l’ensemble des députés soient composés de 50% de femmes?

Vous me direz que ce n’est pas le gouvernement qui décide du sort des députés, mais les citoyens lors des élections. Si chaque parti politique s’oblige à présenter 50% de femmes sur l’ensemble des comtés, on pourrait y arriver. Malgré cela, s’il y a encore trop d’hommes, que le Premier Ministre fasse démissionner quelques hommes pour laisser leurs places à des femmes. C’est ça de la discrimination positive pour s’assurer que les femmes aient leur place.

Pour aller encore un peu plus loin, regardons maintenant les organismes communautaires. Le bastion des femmes. Faible salaire, mauvaises conditions de travail… Il faudrait aussi y avoir la parité. Qu’on y oblige une discrimination positive envers les hommes. De toute façon il faudra bien replacer les hommes qui auront dû démissionner et quitter la politique. Un petit stage dans le communautaire ne leur fera pas de tort.

Et pour la parfaite équité entre les hommes et les femmes, dans des dossiers tels que la vente du Mont Orford à des amis du pouvoir, il faudra bien que ce pouvoir se trouve des amies!

Une réponse

  1. Monsieur Sarkozy la discrimination positive que vous défendez est un facteur de désintégration nationale.
    La discrimination positive est une notion importée des Etats-Unis qui s’appelle la bas l’affirmation action. L’affirmative action et le politiquement correct, politically correct en américain, sont les deux colonnes portantes du multiculturalisme américain. Initialement, l’affirmative action ou discrimination positive vise à faciliter l’accès des minorités à l’enseignement supérieur.
    Les inspirateurs de la discrimination positive ont pensé que les minorités qui aux Etats-Unis ont été tenues à l’écart de l’université ont le droit à une compensation à cette injuste discrimination.
    Par une politique des quotas, il s’est agi d’ouvrir les universités aux minorités en proportion de leur nombre par rapport à l’ensemble de la population. La finalité étant, grâce à la mobilité sociale, d’accélérer l’intégration des groupes marginalisés.
    L’enfer étant pavé de bonne intention même chez « l’empire du bien » le nombre d’étudiants issu des minorités réussissant les concours d’admission n’étant pas suffisant pour remplir les quotas prévus, on décida d’assouplir les critères d’admission et d’admettre les étudiants qui dans des conditions normales auraient étés recalés.Les effets pervers de la discrimination positive sont aujourd’hui évidents
    - Introduction d’un critère d’inégalité qui discrimine d’autres étudiants recalés bien qu’ayant réussi les concours d’admission.
    - Les étudiants recalés et leur entourage supportent mal les conséquences d’une politique qui vise la réparation d’une injustice dont ils ne sont pas personnellement responsables.
    - Une partie des étudiants ne s’adaptant pas à la vie universitaire, quitte le campus
    - La discrimination positive engendre chez leur bénéficiaire une perte de l’estime de soi.
    - En outre, ils sont vu plus pour des assistés que comme des égaux.

    Comme le dit le maître de conférence, Andréa Semprini l’image d’étudiants « de série B » se diffuse dans le marché du travail et dévalorise les diplômes et l’ensemble des diplômés. Pratiquement la discrimination positive s’est révélée un échec dans la patrie du multiculturalisme. Car aucune procédure administrative dans une société multiculturelle ne saurait régler le problème de la confiance en soi ni remplacer l’incitation des parents, le soutien du groupe d’appartenance et l’encouragement des autres groupes.
    C’est pourtant ce modèle que Nicolas Sarkozy veut transposer en France en l’étendant à d’autres secteurs: administration, médias, représentation politique…
    Incidemment notons que Nicolas Sarkozy copie les Américains. C’est son choix politique mais le problème c’est qu’il choisit toujours ce qui est le plus contestable outre atlantique.

    Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes, pas plus le candidat Sarkozy qu’un autre. Après avoir comme membre majeur de la classe politique et comme membre éminent du gouvernement encouragé l’immigration de peuplement, encouragé les communautarismes, le candidat Sarkozy s’apprête à inoculer à la France un poison aussi grand. Le peuple français ne tolère pas une pareille injustice. Il le fera savoir le 22 avril; En votant Philippe De Villiers

Laisser un commentaire