Racoleuses ou prostituées, 2e partie
Je suis allé, à ma première soirée au Cambodge, prendre une bière avec un chauffeur de taxi de la place. Il m’a amené dans un endroit qui ressemblait un peu à celui où j’étais allé à Hô Chi Minh-Ville, au Viêt-nam.
Cette fois, les filles sont derrière le bar. Elles s’assoient devant les clients, discutent avec eux, les font boire. Elles sont payées au rendement, soit à ce que le client achète.
Cette fois, pas de matronne. Les filles sont plus indépendantes. Elles voguent d’un client à l’autre, échangent leur place entre elles. Elles sont toutes vêtues d’un t-shirt Tiger, une marque de bière populaire en Asie. La tenue est complétée d’une jupe qui n’est pas mini, de même que des talons hauts.
Encore une fois, il y avait une petite jeunesse sans expérience. Authentique, à la difference des autres serveuses. Mais pour combien de temps…
J’en discutais avec Normand, un cooperant pour Oxfam au Cambodge. Il m’a dit que ces jeunes filles, en y mettant le prix - 20$US - terminent la soirée avec le client. Il m’a également dit que la petite, rencontrée au Viêt-nam dans des circonstances similaires, avait été baptisée avant même de commencer son travail au bar.
Il m’expliquait que ces filles ne se voient pas comme des prostituées. Elles ont trouvé un moyen leur permettant de subvenir tant à leurs besoins qu’à ceux de leur famille. Ici, vu les possibilités d’emploi, c’est une façon de vivre qui vaut mieux - selon elles - que de passer sa journée à vendre n’importe quoi sur le bord de la rue pour 1$ la journée.
D’autant plus, m’explique Normand, que ces filles se cherchent surtout un mari. Un étranger de préférence, qui pourrait assurer leur bien-être et celui de leur famille.
J’ai vu la même chose en Afrique. Ces gens, qui se lèvent tous les jours dans le but de trouver assez de quoi manger et vivoter, voient l’amour comme une façon de se sortir de leur misère. Ici, malheureusement, l’amour est synonyme d’argent.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/03/sejourner-avec-le-trafic-sexuel-3/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/13/racoleuses-ou-prostituees/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/15/traite-des-femmes-une-mentalite-difficile-a-changer/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/25/traite-des-humains-complexe-et-horrible/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/01/sarom-le-sourire-dune-exploitee/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/01/reponse-a-mme-dion-racoleuses-2eme-partie/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/19/sophea-et-la-mentalite-cambodgienne/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/19/vouloir-le-bien-causer-le-mal/
Autres textes sur la prostitution et sur la sexualité.
Archivé sous: Carnet de voyage de Dominic Desmarais, INTERNATIONAL, Prostitution, Uncategorized | Taggé: prostituées, Cambodge, Afrique, racoleuses, Ho Chi Minh, Viêt-nam, Oxfam





Bonjour Dominic,
Je suis toujours curieuse de lire les péripities du voyageur. Les articles sont si intéressants! Je me demande, surtout au Vietnam, que l’économie fait en sorte que les jeunes filles ne soient plus obligés de faire la prostitution. Il y aura toujours de la prostitution , mais est-ce qu’il y a un tourisme sexuel, au Vietnam et au Cambodge. Est-ce encore l’influence de la mentalité américaine dans le temps qui fait en sorte qu’elles ont encore cette mentalité de marier un occidental pour apporter l’argent au pays, c’est que la pauvreté existe encore dans ces pays. Avez-vous remarqué qu’au Cambodge, si les gens qui avaient fui leur pays en 1980, sont retournés, surtout l’élite? Attention, au Cambodge , contrairement ici au Canada, ce sont les femmes qui choisissent leur mari. L’homme, paraît-il n’a rien à dire. Au plaisir de vous relire.
[...] http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/25/racoleuses-ou-prostituees-2eme-partie/ [...]
[...] http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/25/racoleuses-ou-prostituees-2eme-partie/ [...]