Richard Martineau et le tabac au cinéma
Dans sa chronique du 12 décembre dans le Journal de Montréal, Richard Martineau questionne le Commando Oxygène, une association de jeunes parrainée par le Conseil québécois sur le tabac et la santé.
Ce qui irrite Richard Martineau c’est la nouvelle cible du Commando Oxygène: le cinéma et la télé. Ces jeunes veulent sensibiliser les producteurs pour qu’ils soient plus responsable dans l’utilisation de la cigarette au cinéma ou à la télévision.
Richard Martineau lance le débat: Est-ce le rôle du cinéma de faire la promotion de la santé et de la sécurité? Ce n’est pas le rôle et la mission du cinéma. Mais de favoriser des comportements qui peuvent nous rendre malade, ne l’est pas non plus.
Un peu comme sacrer à la télévision ou au cinéma peut permettre de bien mette en scène le message ou l’émotion que l’on veut passer, il en est de même pour la cigarette. Si on veut me présenter une rencontre de personnages mafieux dans un sous-sol, je peux facilement m’imaginer que la place sera pleine de boucane et que tout le monde va fumer. Mais ce n’est pas nécessaire de faire fumer les acteurs au 5 minutes. À part faire la propagande de la cigarette, à quoi pourrait servir une telle propagande?
Quand Richard Martineau amène le débat sur un ton moraliste, désolé, on s’éloigne du sujet. La réalité est que plus nos vedettes fument et plus nos chances de fumer sont grandes. Si j’aime les spectateurs et que je veux leur bien, je vais leur présenter des choses qui vont les faire triper et qui sont bons pour eux.
À moins que le lobby des manufacturiers de cigarette soient près des producteurs et que quelques pots de vin bien placés mettent de la pression pour voir plus souvent la cigarette sur nos écrants? Serait-ce là la vraie raison d’une omniprésence de la cigarette dans le cinéma?
Textes sur la santé.
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“Quand Richard Martineau amène le débat sur un ton moraliste, désolé, on s’éloigne du sujet. La réalité est que plus nos vedettes fument et plus nos chances de fumer sont grandes. Si j’aime les spectateurs et que je veux leur bien, je vais leur présenter des choses qui vont les faire triper et qui sont bons pour eux.”
Ce paragraphe m’embête honnêtement. Je suis d’accord avec Martineau dans l’optique où la télévision et le cinéma ne devraient pas être limités dans ce qu’ils peuvent montrer. Il s’agirait de moralisme que d’imposer des limites aux producteurs, qui plus est deviendraient des limites additionnelles à la création. Et, pour vrai, on ne pourrait jamais faire avancer le cinéma et la télévision si on ne montraient que des choses qui font tripper les spectateurs.
Pourquoi ne pas faire comme pour la sexualité: si les personnages fument, on place le film 8 ans et +! À mon avis, c’est la seule censure qui a une raison logique et qui devrait être tolérée.