Le guide des entreprises en économie sociale

Le guide des entreprises en économie sociale

Je viens de recevoir le guide des entreprises en économie sociale. Possiblement une première au Québec. J’ai vérifié si notre organisme, le Journal de la Rue ainsi que son projet Café-Graffiti se retrouvaient dans la liste. Effectivement, nous sommes listés dans ce guide pour ce que nous réalisons en économie sociale.

En feuilletant par hasard quelques pages, le mal de coeur commence à m’envahir. D’une part, je vois des listes à n’en plus finir de Centre de la Petite Enfance. Ces organismes que le gouvernement a classé en entreprise sociale pour diminuer son engagement envers nos jeunes. D’autre part, j’y vois des noms d’entreprises qui, à mon sens, ne sont que des entreprises privées déguisées en organisme communautaire. Une façon détournée d’aller chercher des subventions pour se les mettre dans ses poches. Si vous pensez que je fabule, je respecte votre réaction. Mais j’ai croisé quelques unes de ces entreprises et certaines ont déjà reçues des blâmes pour mauvaises gestions de subvention. Mais certaines autorités ont préféré étouffer l’affaire plutôt que de la rendre publique. Question de protéger les autorités qui supervisent ces dossiers je suppose.

À chaque fois que notre bon vieux gouvernement nous invite différentes catégories, cela ne fait que changer la magouille de place. Certains détournent l’argent qui devrait aller aux organismes communautaires pour intervenir auprès des jeunes. Pas pour enrichir certains petits vites qui voient les failles de notre système.

Ce qui est malheureux, c’est que lorsque nous tentons de dénoncer ces fraudes, personne ne se sent assez responsable pour recevoir nos plaintes. C’est plus facile de jouer à l’autruche, de se fermer les yeux et de vouloir tasser ceux qui crient à l’injustice.

Finalement, je suis fier de travailler pour rendre autonomes et indépendants les organismes communautaires. En développant une vraie économie sociale, indépendante des subventions du gouvernement, d’une part, cela va coûter moins cher de taxes et, d’autre part, nous allons pouvoir remercier la batterie de fonctionnaires payés pour gérer toutes ces subventions. Là aussi les économies seront appréciables.

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