France Labelle et Dan Bigras du Refuge des jeunes et une recherche de Christian Levac sur les jeunes de la rue

France Labelle  et Dan Bigras du Refuge des jeunes et une recherche de Christian Levac sur les jeunes de la rue

Dans le Journal le Plateau du 28 janvier dernier, nous pouvions lire un article sur le lancement de la recherche de Christian Levac, co-écrit avec France Labelle, directrice du Refuge des jeunes, un organisme qui offre soutient aux jeunes de la rue.

Une statistique qui en dit long, 86% des jeunes de la rue rencontrés lors de cette recherche ont été placés par les services sociaux et se retrouvent à la rue! De quoi questionner le soutien offert aux jeunes en difficultés par notre société.

Dan Bigras y questionne le comportement de la Ville de Montréal. “Alors que les ressources pour les jeunes se trouvent au centre-ville, la Ville de Montréal sort un règlement qui évince les jeunes des parcs et des lieux publics. On a demandé une commission parlementaire sur l’itinérance et ç’a été refusé par Québec.”

Là où je dois apporter un grain de sel est l’interprétation que nous pourrions faire des trois constats du chercheur Christian Levac: les jeunes ont vécu dans des familles instables, ils ont été stigmatisés à l’école ou ont vécu de la violence.

Dan Bigras est l’enfant de deux psychiatres, j’ai personnellement rencontré des enfants de riches commerçants, de professionnels… Et pourtant ces jeunes se retrouvent à la rue.

Dans les trois constats de Christian Levac et de France Labelle, se retrouve un mot très important “ou”. Il ne faut pas généraliser et considérer que les trois constats s’appliquent à tous les jeunes de la rue. Un seul suffit. Reste ensuite la définition que l’on donne à ces constats. Quel est le sens de famille instable? Que s’imagine-t-on quand on lance un tel constat?

On peut être pauvre et très stable. Et l’inverse est aussi vrai. Deux parents professionnels et riches à craquer, de bonne éducation peuvent se garocher des assiettes, se chicaner sans cesse et faire vivre une instabilité émotive à l’enfant.

Être stigmatisés à l’école peut se définir comme un élève en trouble d’apprentissage. Mais cela peut aussi être un élève placé dans une grosse école privée à qui l’on en demande trop. Celui-ci aurait bien réussir dans une école conventionnelle, mais être stigmatisé par une grosse école pour génie à l’autre bout du monde.

Reste maintenant la violence. Un batteur de femmes ou d’enfants est-il nécessairement quelqu’un de pauvre dans un quartier défavorisé? La violence verbale peut aussi se vivre dans différent milieu. J’ai eu l’occasion de rencontrer des enfants élevés dans une violence autant physique que verbale et qui provenait d’une famille très aisée.

Les constats de Christian Levac et France Labelle ne sont pas faux. Mais il faut prendre le temps de les décoder ou de les interpréter comme il se doit. Le jeune artiste, enfant de professionnel peut se retrouver dans la rue si les parents essaient d’en faire un avocat ou un comptable. Il a peut-être juste le goût de jouer quelques notes sur sa guitare. Il y a des jeunes qui vont prendre leur place à partir d’une famille humble d’un quartier défavorisé parce qu’ils sont aimés et acceptés tels qu’ils sont. Il y a des jeunes qui vont se retrouver à la rue même si leur famille vit l’opulence dans de gros quartiers cossus.

Il est trop facile de s’imaginer que c’a arrive juste chez le voisin. L’itinérance, tout comme l’ensemble des phénomènes sociaux, ça nous concerne tous.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/13/recours-collectif-des-sans-abri-contre-le-gouvernement-du-quebec/

Textes sur la famille.

4 Responses to “France Labelle et Dan Bigras du Refuge des jeunes et une recherche de Christian Levac sur les jeunes de la rue”

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  3. Je suis d’accord avec la position de Dan Bigras.

    Imaginez si le gouvernement du Québec, Canada et les gouvernements ce cette planète cessaient de gaspiller toutes l’argent dans la guerre et violence et la montée d’états policiers!!!!!!!!!

    Je suis certain que la pauvreté serait chose du passé si l’argent qui sert pour le mal serait investie pour aider les gens.

    La conscience humaine doit être réveillé avant de voir ce jour de gloire arrivé.
    C’est la conscience humaine uni qui arrivera à imposer la Paix non pas par la guerre mais par la Paix.

    C’est bien beau le dicton de suportons nos troupes, mais je crois que ” aidons nous les uns les autres a encore plus de notariété et serait l’objectif réel que notre société moderne et égoiste devrait vraiment promouvoir.

    IL est temps que la masse des humains se réveille et comprennent que cela fait des siècles que l’humanité est contrôlé par des cerveaux qui abusent les masses et imposent des guerres, des génocides et les menaces qui nous confrontent.

    Dan Bigras a toute mon admiration pour la cause Du Refuge à Montreal.
    Il comprend , sa conscience est présente et pas endoctriné, influencé par les médias contrôlés et les gouvernements.

    Plutôt que gaspiller l’argent pour la guerre le Québec devrait investir à l’aide de ses citoyens. C’est ça être créatif.

    Que la Paix dans un monde d’amour fasse partie des résolutions pour 2008

    Je félicite Dan Bigras et son équipe pour le travail et le dévouement de toutes ces années à la cause Du Refuge.

  4. M. Dan Bigras a aussi tout notre soutien et notre reconnaissance pour le travail qu’il fait et l’implication sociale qu’il ne cesse de démontrer.

    M. Bigras est un passionné de la cause qu’il soutient et il est capable d’assumer et de soutenir ses positions devant les politiciens et les médias.

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