Yannick Nézet-Séguin

Yannick Nézet-Séguin

Ces entrevues sont tirées de Debrouill’Art, numéro hors-série du magazine Les Débrouillards.

Propos recueillis par Julie Parent

Q. : Pourquoi la musique classique ne se démode-t-elle pas? OU: Pourquoi continue-t-on de jouer les œuvres des compositeurs comme Mozart ou Beethoven alors qu’on n’écoute plus nos chansons préférées de l’été dernier?

R. : Parce que ce sont des classiques, justement. Pense au Coke classique. Qu’est-ce qui fait que c’est une boisson classique par rapport au Coke cerise ou vanille ? C’est un goût qui traverse le temps.

Mozart et Beethoven aussi ont été à la mode à certains moments de leur vie… et à d’autres pas du tout ! Quand ils sont morts, on a même cessé de les jouer. Les années ont passé, puis on a redécouvert leurs œuvres. On a alors réalisé que certaines d’entre elles avaient une portée universelle. Ces pièces, qui nous “ parlent ” encore aujourd’hui, sont devenues des classiques.

C’est un peu la même chose avec la musique pop. Les Beatles ont été très à la mode dans les années 1960, puis la mode a passé. Maintenant, je pense qu’ils sont considérés comme un classique. L’être humain a besoin de recul pour voir ce qui va durer.

Enfin, il ne faut pas oublier que la musique classique est un héritage, tout comme la peinture, le théâtre, etc. On a la responsabilité de continuer à jouer ces grandes œuvres. Elles font partie de notre histoire et nous permettent de comprendre d’où vient la musique qui se fait aujourd’hui.

À 10 ans, Yannick Nézet-Séguin rêvait déjà de devenir chef d’orchestre. Grâce à son talent et à sa persévérance, il est aujourd’hui directeur artistique de l’Orchestre métropolitain du Grand Montréal. Mozart, Brahms et Beethoven n’ont plus de secrets pour lui… ou presque !

 

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