La mort des Galapagos

La mort des Galapagos

(Agence Science-Presse) – Les îles Galapagos, rendues célèbres par Darwin, peuvent-elles survivre au tourisme? Plusieurs écologistes craignent que non. Les espèces indigènes à cette île, dont certaines sont uniques au monde, voient d’ores et déjà leur territoire grugé par des rats —et des chèvres— qui ont traversé avec les humains, comme passagers légitimes ou clandestins.

L’an dernier, 126 000 personnes ont visité les Galapagos. “Nous ne voulons pas de navires de croisières” qui laissent derrière eux leurs eaux usées et leurs déchets, proteste la Fondation Charles Darwin, vouée à la conservation de la faune et de la flore locales. Mais son opinion pèse de peu de poids face aux dollars qu’apportent ces touristes au gouvernement équatorien (les îles font partie de l’État de l’Equateur, à l’Ouest de l’Amérique du Sud). Ce gouvernement a récemment autorisé un “quota” de 12 navires de 500 passagers par an. Un premier, le MV Discovery, de Floride, s’est pointé en mai dernier. Et il y en a qui appellent ça de l’éco-tourisme.

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