Le Conseil de presse blâme le 24 heures

Le Conseil de presse blâme le 24 heures

En 2006, j’ai déposé une plainte devant le conseil de presse contre le quotidien 24 heures. Ce journal gratuit avait repris, sans citer aucune référence, une entrevue que j’avais donné à Radio-Canada sur le graffiti. Une fidèle transcription qui laissait supposer que le journaliste du 24 heures, Jean-Claude Grenier, m’avait rencontré.

Suite à la plainte que j’avais déposé pour plagiat, le quotidien 24 heures avait publié un erratum en mentionnant qu’il s’excusait de ne pas avoir cité que le texte avait été ”inspiré” de l’entrevue de Radio-Canada. J’ai fait opposition à ces excuses en soutenant que la transcription était à ce point fidèle qu’on parle ici de plagiat. S’inspirer laisse supposer qu’on amène quelque chose  de nouveau, ce qui n’était pas le cas.

Le Conseil de presse vient de statuer. Le quotidien 24 heures et Jean-Claude Grenier sont blâmé pour plagiat.

Ce n’est pas parce que c’est un quotidien gratuit que les règles journalistiques ne s’appliquent pas.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/05/22/le-conseil-de-presse-blame-le-journal-de-montreal/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/18/24-heures-radio-canada-et-le-conseil-de-presse/

Textes sur les médias.

2 Réponses

  1. Bonjour,

    je suis journaliste pigiste. J’ai écrit un dossier sur le vélo d’hiver pour Canoë la semaine dernière et Jean-Claude Grenier a repris presqu’intégralement mon article pour le 24 heures…avec son nom en-dessous…En lisant ce texte, je suis complètement abasourdie de savoir que ce n’est pas la première fois qu’il copie les articles des autres…

    Virginie Roy
    journaliste

  2. Bonjour Mme Roy.

    Je suis attristé de voir que malgré le blâme en 2006 du conseil de presse envers le 24 heures et Jean-Claude Grenier que ce dernier continue de plagier d’autres journalistes.

    Je suis obligé de penser que cela est une habitude de travail de M. Jean-Claude Grenier.

    La démarche que j’avais entreprise pour obtenir un blâme contre M. Jean-Claude Grenier et le 24 heures ne permettent pas de sévir et d’aller plus loin qu’un blâme. Malgré tout, je considère que la démarche est importante à faire. C’est un manque total d’intégrité pour le journaliste. C’est un manque total de sérieux pour le 24 heures qui l’embauche en toute connaissance de cause.

    La première étape est de leur envoyer une lettre à Jean-Claude Grenier et au 24 heures. Si vous n’êtes pas satisfaite de leur réponse, vous pouvez ensuite déposer une plainte au Conseil de Presse. Ce faisant, cela rend publique les mauvaises tendances journalistiques de Jean-Claude Grenier. Les 4 000 journalistes du Québec pourront ainsi se faire une opinion du travail de Jean-Claude Grenier et du 24 heures. Si on peut appeler cela du travail.

    D’une part, je vous encourage à entreprendre la démarche au conseil de presse, d’autre part, j’espère que vous ne serez pas traumatisé par cet événement malencontreux. Vous avez le droit d’être choquée, frustrée… Malheureusement, dans la vie, il y a des professionnels et d’autres qui bâclent leur travail.

    C’est ce genre de journalisme qui donne mauvaise presse aux journalistes.

    Pour tenter de vous consoler, prenez-le comme un compliment. Dites-vous que si Jean-Claude Grenier a plagié votre article, c’est que le sujet était bon et que vous l’avez bien écrit. Cette qualité vous appartient et sera vôtre tout au long de votre carrière. En ce qui concerne les Jean-Claude Grenier, ils vont errer à chercher les bonnes idées des autres. Ils ne pourront pas être reconnu pour leur originalité et leur talent puisque les sujets qu’ils trouvent ont déjà été écrit et publié ailleurs.

    Je sympatise avec les journalistes qui travaillent pour le 24 heures. Ils sont aussi des victimes de Jean-Claude Grenier et du 24 heures. Le 24 heures, en tolérant et en acceptant un tel comportement de Jean-Claude Grenier, laisse planer un doute sur le professionnalisme de tous les journalistes qui travaillent pour le 24 heures.

    Tenez-nous au courant, Mme Roy, de la continuité de cette affaire.

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