Du bonheur d’être là
Pour ma première journée de stage, hier, j’arrive la tête pleine de sujets que j’aimerais traiter… en fait que j’aimerais voir traités tout court ! Du moment qu’on y consacre plus que quelques lignes furtives dans un article de journal… un jour où l’actualité chaude s’y prête.Avec Raymond et Morgane les idées fusent, s’échangent et se transforment. Le papier se noircit… je note, je rature et rajoute quelques flèches par-ci par-là… Pour commencer, Morgane et moi on va s’attaquer à un sujet en duo pendant que j’aborderais seule la démystification de l’homosexualité.
La radio, c’est comme ça que j’ai commencé. C’est derrière un micro que j’ai, pour la première fois, caressé mon rêve d’enfant… être journaliste.Reflet de société sera le premier magazine à réellement me permettre de découvrir la presse écrite.
J’ai beau savoir depuis longtemps que je veux faire ce métier, c’est sur le terrain que j’ai compris que je le faisais par militantisme. À première vue, ça m’éloigne du souci d’objectivité qui devrait animer tout bon journaliste. Que nenni ! Si je propose aux lecteurs un traitement impartial de l’information (et non pas objectif… quelle belle utopie) ils seront en mesure de prendre leurs propres décisions en toute connaissance de cause. Nous permettre de devenir, chaque jour, petit à petit, des citoyens plus forts : mieux informés, mieux protégés, mieux préparés. Je crois que c’est l’ambition principale que je partage avec la chaleureuse équipe du magazine.
En quittant la radio pour rejoindre la rédaction du Journal de la rue, j’apprends qu’une de mes acolytes radiophoniques est intervenante pour le GRIS de Montréal, groupe de recherche et d’intervention sociale gaie et lesbienne. Ça me semble pertinent pour mon sujet. Ma première entrevue pour Reflet de société sera donc improvisée sur le bord d’un trottoir.
Arrivée à la rédaction, Morgane et moi nous mettons en quête des informations préliminaires nécessaires à notre sujet. J’envoie ensuite quelques courriels et passent quelques appels pour ma propre « ethnographie ». À peine deux heures plus tard, je suis en route – enfin à pied grâce aux grévistes de
la STM – vers un premier rendez-vous.
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