La pression insupportable du tir de pénalité

La pression insupportable du tir de pénalité

(Agence Science-Presse) – Les tirs de pénalité au soccer seraient réussis ou ratés selon l’habileté des joueurs à supporter le stress. L’été dernier, des millions d’yeux étaient rivés sur le français David Trézéguet alors qu’il s’apprêtait à tirer, à la dernière Coupe du monde de soccer. Son tir, lors des dernières minutes du jeu, était décisif pour le sort de son équipe. S’il ratait, son équipe était éliminée. Bien qu’il soit reconnu comme un marqueur talentueux, le tir de Trézéguet a frappé la barre du but. Et ce fut la désolation pour la France.

Quelques mois plus tard, les psychologues du sport tentent d’expliquer la raison de ce mauvais tir. Selon eux, la pression psychologique était devenue intolérable pour le joueur. Le stress causé par la réussite d’un tir de pénalité peut handicaper le meilleur des joueurs. Et la pression est encore plus forte pour les derniers joueurs à tirer au but lors d’une fusillade.

Geir Jorder et ses collègues de l’Université de Groningen en Hollande ont analysé de nombreux tirs au but lors des dernières Coupe du monde de soccer. Ils ont déterminé que le premier joueur à faire son tir de pénalité a 87% de chances de réussir contre 73% pour le quatrième. Si un tir raté risque d’entraîner l’élimination de son équipe, un joueur n’a plus que 52% de chances de le réussir. Les joueurs sont bien préparés pour les aspects techniques du jeu mais devraient être mieux entraînés pour les aspects psychologiques, estiment les psychologues du sport.

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