Penser comme un économiste
(Agence Science-Presse) – Les économistes ont mauvaise presse. On les accuse de bien des maux. Mais ce que les « profanes » n’ont pas compris, défend la journaliste Diane Coyle, c’est qu’être économiste, c’est avant tout une façon différence de penser. C’est ce que soutient dans son dernier livre The Soulful Science (littéralement : la science avec une âme), cette « vulgarisatrice économique ». Soit, mais est-ce une meilleure façon de penser? C’est également ce que soutient l’auteure, qui met par exemple de l’avant le cas de l’aide internationale : les économistes ont jadis été ceux qui ont fourni l’argumentation nécessaire à des programmes massifs d’aide au développement —et ils sont aujourd’hui ceux qui fournissent les argumentations nécessaires à « démontrer » que cette aide nuit aux pays en voie de développement ou ne contribue en rien à leur croissance. Une preuve que l’économie est une véritable science, capable de s’auto-critiquer et d’évoluer? Il en faudra plus pour convaincre les sceptiques, mais des ouvrages qui jettent un regard critique sur l’économie, au bénéfice du grand public, sont encore trop rares.
(Diane Coyle, The Soulful Science : What Economists Really Do and Why It Matters, Princeton University Press, 2007).
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