Les réponses ne servent pas qu’aux journalistes

Les réponses ne servent pas qu’aux journalistes 

Ce week-end, je me suis rendu à Québec pour réaliser des entrevues dans le cadre de mon premier article à titre de journaliste officiel pour Reflet de Société. Je prépare présentement un reportage sur un dénommé Guillaume, qui a perdu sa jambe droite alors qu’il était encore tout jeune.

 

La rencontre s’est passée dimanche. D’abord pour un premier entretient chez lui, en tête-à-tête. Ensuite, direction Neuville, chez ses parents, où j’ai rencontré sa prothésiste, celle qui s’occupe de sa jambe artificielle. C’est en soirée que le tout a pris fin, autour de la table de la cuisine, pour une entrevue avec ses parents. Guillaume était là, l’oreille attentive, car ayant vécu la perte de sa jambe alors qu’il était enfant, notre discussion en avant-midi avait suscité chez lui des interrogations auxquelles seuls ses parents pouvaient répondre. Et il les a eues ces réponses. Ses parents aussi, à travers l’échange, en ont trouvées, des réponses. En répondant à mes questions, Guillaume comme ses parents ont constaté des choses, des choses auxquelles ils n’avaient jamais vraiment pris le temps de penser. Pour cette famille, je vous dirais que le retour sur le cours des événements s’est fait tout naturellement, mais pas sans émotions. Et que j’ai compris quelque chose de mon côté aussi : les réponses données aux journalistes ne servent pas toujours exclusivement aux journalistes.

 

Tout au long de la journée, une vague d’émotions a déferlé : Guillaume qui se remémore les moments cruciaux de sa réadaptation, ses parents qui racontent la façon dont ils ont vécu l’accident ainsi que la progression de leur fils aîné; le père qui revient des toilettes avec, aurait-on dit, les yeux rouges. Et même un journaliste avec le «moton» dans la gorge… Somme toute, une journée forte en émotions, qui se retrouvera sous forme de reportage prochainement, dans votre magazine Reflet de Société.

 

Gabriel.

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