Le réchauffement des maladies tropicales
(Agence Science-Presse) – Une des conséquences les plus inquiétantes du réchauffement, ce sont ces maladies tropicales qui pourraient tout à coup progresser vers le Nord, atteignant des pays qui n’y sont pas du tout préparés. Par exemple, en août, l’Italie a recensé 200 personnes infectées par le chikungunya: c’était la première apparition de ce virus en-dehors des Tropiques. Et ce n’était pas une surprise, puisque ce virus est transmis par un moustique, Aedcs albopictus, dont les entomologistes signalent la présence en Europe depuis des années. Aux États-Unis, on l’a identifié à Houston, Texas dès 1985… dans des pneus usagés importés d’Asie. Pis encore, ce moustique est un vecteur de transmission de plus de 20 maladies infectieuses. Si le chikungunya est rarement mortel, il frappe dur: en 2006, une épidémie a touché 1,25 million de personnes en Inde, et le total réel est peut-être plus élevé encore. En 2005 et 2006, le virus a rendu malade près de 300 000 personnes sur l’île française de la Réunion, soit plus du tiers de la population.
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