Le train sur le toit du monde
(Agence Science-Presse) – Le train qui fait la liaison entre Golmud, dans la province chinoise du Qinghai, et Lhassa, capitale du Tibet, n’en a pas l’air, mais il représente un exploit technologique. Sur une partie de ses 1142 kilomètres, c’est la voie ferrée la plus élevée du monde — soit le plateau du Tibet, à plus de 4000 mètres d’altitude. Et pour en arriver là, il lui a fallu traverser quatre chaînes de montagne et quatre grands fleuves. Mais en contrepartie, un an après son inauguration, il demeure au centre d’une controverse environnementale: la présence d’un chemin de fer accélérera l’exploitation des ressources naturelles de la région, relativement épargnée jusqu’ici en raison de son éloignement; une partie du parcours traverse un sol gelé en permanence (permafrost), que les ingénieurs ont tenté de préserver avec des solutions innovatrices, mais dont on ne saura pas avant des années si elles ont été probantes; par ailleurs, un réchauffement de plus de 2 degrés dans les prochaines décennies pourrait bouleverser tous leurs calculs.
Archivé sous: Agence Science-Presse, Environnement, Technologie | Tagué : Chine, Environnement, lhassa, qinghai, réchauffement, tibet, train, voie ferrée








