Les enfants au micro
Terre des Débrouillards
Des projets de développement pour une planète solidaire
Chronique d’Agence Science-Presse préparée en collaboration avec le magazine Les Débrouillards

Des enfants afghans prennent le micro. Pour faire connaître leurs droits. Mais aussi pour chanter et lire de belles histoires.

Shukria a treize ans. Elle anime l’émission La voix des enfants. Tous les dimanches et tous les mercredis à 11 h, des milliers de jeunes oreilles se mettent à l’écoute de Radio Sahar. Elle leur parle d’histoire ou de géographie, leur donne des conseils et leur récite des poèmes ou des contes. Cette station de radio communautaire de Hérat, en Afghanistan, a été fondée grâce à l’appui du Canada.

À l’école de la radio
Comme plusieurs autres filles et garçons, Shukria a suivi des ateliers pour apprendre à faire de la radio. En Afghanistan, peu de gens possèdent une télé et beaucoup d’enfants et d’adultes ne savent pas lire. La radio est donc un excellent moyen d’apprendre et de se distraire.

Une autre émission de Radio Sahar renseigne les enfants sur leurs droits : le droit à la vie, à l’éducation, au divertissement, au respect et à la sécurité. Parfois, l’animatrice invite un enfant. Laieq, un garçon de 11 ans, est ainsi venu expliquer sur les ondes qu’il aimerait beaucoup aller à l’école. Malheureusement, il doit vendre des biscuits dans la rue toute la journée pour gagner de l’argent, car son père, malade, ne peut pas travailler.

Encadré
Avec l’aide de Canadiennes
Des spécialistes canadiennes ont aidé des Afghanes à mettre sur pied des stations de radio communautaires dans plusieurs villes pour renseigner les femmes sur leurs droits et sur une foule d’autres sujets.

Radio Sahar, qui se trouve dans la ville de Hérat, à l’ouest du pays, est l’une d’elle. Quand les talibans étaient au pouvoir, il était interdit aux femmes de travailler et aux filles de fréquenter l’école. Voilà pourquoi sept Afghanes sur dix ne savent pas lire.

Ce sont également des Canadiennes qui ont donné les premiers ateliers pour apprendre à des enfants de 5 à 17 ans les rudiments de la radio. Comme Shukria, ces jeunes continuent aujourd’hui d’animer leurs émissions.

Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).