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Les pilules alimentaires: la nourriture de l’avenir?
Marie-Josée Richard - Agence Science-Presse

Grâce aux avancées scientifiques de l’Agence de recherche de la défense américaine (DARPA), on estime que d’ici 2014, des chercheurs pourraient mettre au point des pilules capables de nourrir l’humain pour des jours, voire des semaines! En viendra-t-on vraiment un jour à se nourrir que de pilules, à la manière des personnages de la famille Jetson?

Qu’en dit la science?
Selon Manfred Kroger, professeur des sciences de la nutrition à l’Université de Pennsylvanie, bien que les pilules alimentaires soient, à ce jour, théoriquement disponibles, leur aspect pratique doit être amélioré. En effet, un homme moyen aurait besoin d’ingérer au moins 2000 calories par jour, ce qui équivaudrait à «avaler une pilule de près d’une livre» ou des centaines de petites granules chaque jour! Et il lui faudrait probablement un grand verre d’eau pour faire passer tout ça!

Au département de la Défense de l’armée américaine, une unité travaille à améliorer les repas à emporter des troupes. Les repas compacts représentent le tiers du poids et du volume des repas «prêts à manger» tout en étant aussi nutritifs et calorifiques. Ils sont actuellement ce qu’il y a de plus innovateur en ce qui a trait à la lyophilisation, une méthode de conservation des aliments qui a recours à un procédé de déshydratation par le froid. On n’en est pas encore à l’étape des pilules alimentaires, mais on s’en rapproche!

Quand le plaisir des sens crie famine!
Robert Henkin, directeur du centre The Taste and Smell Clinic sur la nutrition moléculaire et les désordres sensoriels, pose une mise en garde à l’utilisation d’une telle pharmacopée. Ce chercheur connaît bien l’importance des sens: cela fait plus de 30 ans qu’il traite des patients dont le sens du goût et l’odorat font défaut ou ont complètement disparu.

Selon lui, se nourrir aux pilules matin, midi et soir, tôt ou tard, ce sera la déprime assurée : «Imaginez : vous vous alimentez, mais il ne se passe rien! Vous perdriez alors tout intérêt à vous nourrir. Et même si l’on vous présentait vingt saveurs différentes de pilules, vous en auriez bien vite fait le tour!» Le spécialiste estime que les pilules alimentaires répondraient à un besoin vital, soit se nourrir, mais le plaisir des sens n’y étant pas, on s’en lasserait bien vite: «Il faut faire une distinction entre manger pour vivre et manger pour survivre». Et vous l’aurez deviné, les pilules alimentaires ne permettraient à l’homme de nourrir que son métabolisme. L’hédoniste en lui resterait sur sa faim.

Des laboratoires de recherches jusqu’à votre assiette…
Il y a fort à parier qu’il ne faudra pas attendre encore longtemps avant que les produits dérivés de la recherche ne soient disponibles aux consommateurs. En effet, déjà, on retrouve sur les tablettes la barre énergétique Hooah, à l’origine réservée aux militaires. Comment les mœurs sociales évolueraient-ils si ces petites pilules en venaient à substituer les repas?

«Manger est un acte social, un acte d’échange», a écrit Marie Marquis, professeure au département de nutrition de l’Université de Montréal, dans un article paru l’an dernier dans le périodique Recherches sur la famille. En effet, la nourriture que l’on ingère fait bien plus que simplement nous remplir la panse. Des études ont déjà démontré que manger en famille pouvait limiter les risques de toxicomanie chez les jeunes et de troubles alimentaires à l’adolescence. La psychosociologue Diane Daigle abonde dans le même sens: le temps des repas est très important, il permet de briser l’isolement et de sociabiliser. Il s’agit d’une composante essentielle pour garder une bonne santé mentale.

Prendre le temps de vivre
Voilà que l’arrivée de ces pilules pourrait faire sauver du temps aux plus pressés d’entre nous. Mais à quel prix? Diane Daigle craint que les pilules alimentaires ne soient avalées de travers… Dans sa clinique de consultation de Sainte-Julie, elle rencontre de nombreux patients, obsédés par la vitesse: «Ils sont pris dans un tourbillon continuel avec le temps. Les gens ne font qu’exister; ils ne prennent plus le temps pour vivre». Elle croit que ces pilules ne rendraient pas service à ces personnes, bien au contraire. «Plutôt que de revoir leur façon de vivre, elles s’enfonceraient davantage dans cette course contre la montre». Selon elle, les gens deviendraient encore plus individualistes: «Le peu de temps qu’ils s’accordent déjà pour manger risquerait alors de disparaître».

Manger, c’est aussi explorer
La spécialiste voit aussi défiler dans son bureau de nombreuses personnes en crise d’identité: «Elles ne savent plus qui elles sont ou quel est leur potentiel. Mon rôle est de les aider à se réconcilier avec leur humanité.» Et ce ne sont pas les pilules alimentaires qui les mettront dans la bonne voie. «En stimulant leurs sens, on peut réveiller les pulsions de vie qui les habitent», croit-elle. C’est en essayant toutes sortes de plats que l’on en vient à découvrir ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas, ce dont on a besoin ou ce dont on a le goût de manger. «Et pour un enfant, c’est particulièrement important», précise la spécialiste. Manger, c’est donc en quelque sorte un moyen de mieux se connaître.

Plus de pilules en vieillissant?
Avoir recours à des pilules alimentaires pour des fins militaires ou des missions dans l’espace, la psychosociologue Diane Daigle n’y voit pas d’inconvénient. Mais que monsieur et madame tout le monde en viennent un jour à les utiliser sur une base régulière, elle trouverait cela plutôt inquiétant! Elle entrevoit cependant un avenir pour ce type d’aliment. Les personnes handicapées ou en perte d’autonomie pourraient ainsi s’alimenter sans être dépendantes de quiconque. On estime qu’en 2016, les personnes âgées représenteront 17 % de la population au Québec; ceci signifie que près d’un Québécois sur cinq fera partie du troisième âge. Avec le vieillissement de la population, disons donc que ces petites granules pourraient bien se vendre comme de petits pains chauds!

Un labo pour tester les bactéries dangereuses des aliments
Mélanie Robitaille - Agence Science-Presse

Selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments, il y aurait chaque année, au Canada, de 11 à 13 millions de cas d’intoxications alimentaires. Comment tester la survie des bactéries présentes dans les aliments et responsables de ces empoisonnements? Impossible à réaliser dans les usines de transformation des aliments, évidemment! Il faut un environnement hautement sécuritaire, tel que le nouveau laboratoire de microbiologie des viandes à l’Université Laval.

Pour déterminer si un nouveau procédé de fabrication contamine ou non l’aliment, on reproduira à petite échelle, dans ce laboratoire, la transformation de la viande et d’autres produits. «On peut faire des modèles en laboratoire, mais on n’arrive jamais à être aussi proche de la réalité qu’on le voudrait, explique Linda Saucier, professeure au département de santé animale et responsable du laboratoire. Ici, on va pouvoir étudier des organismes pathogènes dans des situations très voisines de ce que l’industrie va faire.» Le laboratoire, refroidi à une température de moins de 10 °C comme dans l’industrie, a déjà un fumoir, un mélangeur et un hachoir.

Les possibilités d’analyse sont infinies. «Si quelqu’un veut qu’on teste la production de jus de carotte, on va acheter l’appareil pour faire du jus de carotte et on va le faire», lance-t-elle avec enthousiasme. On pourra aussi valider, par exemple, la production de nourriture à consistance particulière pour les personnes âgées ayant de la difficulté à avaler, ou tout autre aliment préparé à l’aide d’un nouveau procédé. Il sera également possible d’analyser des produits naturels ayant des propriétés de conservation des aliments, par exemple, les huiles d’origan et de thym qui se classent déjà comme d’efficaces agents de conservation naturels.

Selon Jean L’Heureux, l’ingénieur chargé de la conception du laboratoire, le défi était d’assurer sa polyvalence afin de reproduire tous les procédés de transformation. On y trouve des services d’air comprimé, de différents gaz et courants électriques, d’eau froide, chaude et à température contrôlée. Et, c’est sans compter les normes strictes de sécurité à respecter. Pour manipuler des bactéries qui causent des toxi-infections, l’environnement doit protéger les chercheurs et éviter que les bactéries puissent s’échapper du laboratoire. En plus de voir son accès restreint, ce nouveau laboratoire obtient un «niveau de confinement P2»: air filtré comme dans les salles d’opération, membrane sous le plancher en cas de déversement, désinfection possible du plafond, des murs et planchers, collecte des eaux usées dans un réservoir.

Construit au coût de 600 000 $, le laboratoire de microbiologie des viandes de l’Université Laval constitue la 4e usine-laboratoire du genre au pays, les autres étant situées à Saint-Hyacinthe et dans les Universités de Guelph et de l’Alberta.

Des étiquettes écolo au supermarché

(Agence Science-Presse) - La chaîne d’alimentation française Casino va bientôt doter 3000 de ses produits d’étiquettes écologiques. Celles-ci indiqueront des informations comme le kilométrage parcouru, les émissions de CO2 liées à l’emballage et les possibilités de recyclage. Un code de couleur permettra aussi de juger rapidement des impacts environnementaux du produit. Le projet a en fait débuté en janvier 2007 et l’étiquetage se poursuivra graduellement en 2008. Le géant anglais de la distribution Tesco avait déjà annoncé en juillet la mise en place d’un système similaire. Au Canada, pas d’étiquettes vertes en vue pour l’instant. Toutefois, le site de Vancouver 100MileDiet.org explique comment «manger local» en se limitant à des aliments qui proviennent d’un rayon de 100 milles autour de chez vous. Le site fournit un outil pour tracer son périmètre d’achat à partir de son code postal.

Manger végé pour sauver la planète
Benoît Lacroix - Agence Science-Presse

«Rien ne bénéficiera autant à la santé humaine et n’augmentera autant les chances de survie de l’humanité sur Terre que l’évolution vers une alimentation végétarienne.» Qui a prononcé ces mots? Nul autre que l’un des plus grands physiciens de la planète: Albert Einstein! Visionnaire, l’éminent scientifique?

Dans un éditorial publié récemment dans l’American Journal of Public Health, David Benatar, chercheur à l’Université de Cape Town, en Afrique du Sud, propose de prescrire le végétarisme, ou du moins de diminuer de façon radicale notre consommation de viande, pour lutter contre la grippe aviaire et les autres zoonoses, des maladies transmissibles de l’animal à l’homme. Par ailleurs, un article récent du journal médical The Lancet vient appuyer le recours à une telle approche préventive, mais pour d’autres raisons. Selon les auteurs de l’étude, l’élevage du bétail contribue fortement aux changements climatiques, en plus de restreindre l’accès à la nourriture dans certains pays pauvres et de causer des problèmes de santé chroniques au sein des pays riches. Ils proposent donc de diminuer la consommation mondiale de viande de 10 % d’ici 2050.

Gilles-Éric Séralini, président du conseil scientifique du Comité de recherche et d’information Indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN) et spécialiste mondial des OGM précise que la diminution de celle-ci (consommation de viande) appelle à une remise en question globale de l’économie mondiale. «Nous savons que l’alimentation carnée est trop importante et qu’elle nuit à notre santé. Nous savons aussi que moins nous mangerons de viande, plus notre agriculture sera durable. Mais pour changer les choses, il faut repenser notre système économique, notre manière de distribuer la richesse et nos modes de production.»

Grippe aviaire, SRAS et maladie de la vache folle sont les plus connues des maladies transmissibles de l’animal à l’homme, remarque David Benatar. Il note aussi que certains chercheurs ont émis l’hypothèse que toutes les infections virales prendraient leur source chez les animaux. C’est d’ailleurs le cas du VIH-SIDA, dont on soupçonne l’origine chez les singes. Dans cette perspective, M. Benatar met en lumière le fait que manger moins de viande constitue une méthode de prévention évidente pour réduire les chances d’épidémies de grippe. À long terme, cela permettrait aussi d’éviter l’apparition de maladies encore inconnues qui naîtraient de l’élevage intensif.

D’ailleurs, en matière de propagation des zoonoses, les modes de production sont de plus en plus montrés du doigt. Le mois dernier, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) mettait en garde le monde entier face au danger grandissant que représente la transformation de la production animale. Malgré tout, les avis sont partagés quant aux modes de production à privilégier. Élevage industriel s’oppose souvent à élevage traditionnel. Et il est encore difficile de remettre en question l’élevage intensif. «Le monde doit incontestablement faire appel à certaines technologies des systèmes de production vivrière animale intensive. Mais la concentration excessive d’animaux dans de grandes unités de production industrielle est à éviter […]», déclare Joachim Otte, expert en politiques d’élevage à la FAO. De son côté, Danielle Nierenberg, chercheuse pour le Worldwatch Institute, demande à la FAO de concentrer ses efforts de prévention contre la grippe aviaire sur les grands producteurs de volaille, plutôt que de s’en prendre aux petits fermiers des pays en voie de développement.

Les récentes recherches nous apprennent également que l’élevage du bétail produit 18 % de tous les gaz à effet de serre de la planète en plus d’utiliser 37 % des pesticides et 50 % des antibiotiques. Si on ajoute à cela que la diète végétarienne exige près de 15 fois moins d’eau potable que l’alimentation normale, il y a de quoi regarder d’un autre œil notre steak.

Alors, sommes-nous prêts à passer au végétarisme? Richard Giovannini, président de l’Association végétarienne de Montréal, nous rappelle que la liste des bonnes raisons pour devenir végétarien est longue. Il se réfère d’ailleurs à un rapport très complet du Worldwatch Institute, dans lequel sont citées les conséquences d’une diète carnée sur la santé de la planète. En plus des changements climatiques, des zoonoses et des maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, obésité, diabète, cancers), on y parle aussi de déboisement, de consommation et de pollution de l’eau, de quantités phénoménales d’excréments et de pertes de biodiversité. Et M. Giovannini se dit heureux de la prise de conscience environnementale actuelle. «Il est maintenant reconnu que la diète végétarienne a un impact majeur pour sauver la planète. Le discours doit maintenant faire son chemin comme ce fut le cas pour les changements climatiques.»

Références utiles:
- http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000660/index.html

- http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2006/1000448/index.html

- http://www.delaplanete.org/Rien-de-personnel.html

- http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2006030608

Grossir entre amis

(Agence Science Presse) — Des raisons à l’obésité ? Une alimentation trop riche, le manque d’activité physique, la génétique… et l’amitié? Les sociologues Nicholas Christakis de Harvard et James Fowler de l’Université de Californie, ajoutent en effet cela dans le New England Journal of Medicine. Selon eux, l’obésité serait «contagieuse» en famille, et plus encore entre amis ! Ces conclusions sont tirées du suivi — poids notamment — entre 1971 et 2003 de 12 067 personnes et de leur réseau (proches, voisins, amis). Ainsi, le frère ou la sœur d’une personne obèse court 40 % plus de risque de le devenir à son tour. Le conjoint ? 37 %. L’ami ? 57 %. Et 70 % s’il s’agit d’un ami du même sexe et jusqu’à 171 % pour le meilleur ami ! Un effet boule-de-neige qui s’explique entre autres par un mode de vie souvent similaire entre amis et une meilleure acceptation personnelle de l’obésité…

De l’assiette à la tétée : La pollution
Isabelle Burgun - Agence Science-Presse

Le lait maternel que l’on pense aussi pur que la maman qui le donne, peut se retrouver plus ou moins pollué. Lorsque maman mange des aliments contaminés, cela passe dans le lait. Résidus toxiques et polluants figurent à l’état de traces dans le tout premier aliment de la vie.

« Le lait maternel est la première mesure d’exposition aux contaminants. On y retrouve de tout mais à l’état de microtraces », avance Thierry Le Bricon du département de santé environnementale et de santé au travail à la Faculté de Médecine de l’Université de Montréal.

Dans le cadre d’un mémoire en toxicologie agroalimentaire, il s’est intéressé à l’allaitement maternel et aux substances chimiques susceptibles de le contaminer. Se penchant sur une cinquantaine d’études, il a suivi la variation de contamination de ce liquide nourricier.

Le lait maternel se trouve contaminé par des substances chimiques auxquelles la mère est exposée, par son alimentation notamment. « Et les substances bio persistantes peuvent mettre plus de 20 ans avant d’être éliminées de l’organisme », s’alarme l’étudiant en toxicologie.

Les substances chimiques présentes dans l’assiette de maman vont des médicaments vétérinaires, tels les anabolisants, présents dans les produits animaux (viande, lait, œufs), aux polluants industriels, en passant par les pesticides ou les engrais agricoles et les additifs de la production agroalimentaire.

Une fois consommées, les substances qui présentent une forte affinité pour les graisses s’accumulent dans le tissu adipeux, le cerveau, les os, le foie et même le tissu mammaire. Lors de l’allaitement, elles seront transmises au nourrisson dans le lait maternel.

Et l’eau…
Alors que la ville de Montréal vient d’émettre des avis sur le taux de plomb présent dans certaines tuyauteries montréalaises présentant un risque lors de la consommation de l’eau chez les femmes enceintes et les enfants de moins de six ans, Thierry Le Bricon se veut rassurant.

« Il s’agit d’un neurotoxique grave pour l’enfant de moins de 3 ans mais le plomb passe mal dans le lait maternel. Les bénéfices de l’allaitement dépassent le plus souvent une possible contamination », soutient l’étudiant qui s’est mérité le Prix d’excellence en vulgarisation scientifique du Fonds d’investissement des cycles supérieurs de l’université de Montréal pour son travail.

« Six enquêtes de Santé Canada, conduites entre 1967 et 1992, montrent que la contamination du lait maternel par les polluants industriels et agricoles est à la baisse », relève aussi l’étudiant.

La prise de conscience du niveau élevé des pesticides et des dérivés du chlore dans l’environnement a entraîné des interdictions et l’adoption de normes pour de nombreux polluants. Et les cas d’infractions détectés par l’Agence canadienne d’inspection des aliments seraient rares. Ainsi seulement 26 infractions aux médicaments vétérinaires ont été relevées en 2003-2004.

Par contre, on ignore encore les risques liés aux nouveaux produits remplaçant ceux qui sont frappés d’interdiction. « Il y existe un décalage entre les données scientifiques et l’arrivée des nouveaux toxiques. Une zone d’incertitude subsiste », convient l’étudiant. Ainsi, les dérivés du brome, utilisés comme retardateurs de combustion (biphénylethers et des bisphénols-A), sont susceptibles d’être des perturbateurs endocriniens. On ignore encore s’ils peuvent passer dans le lait.

À lire

Les travaux de Thierry Le Bricon publiés dans la revue DIRE à l’été 2006 sous le titre « L’allaitement maternel face au défi chimique : promouvoir tout en protégeant. L’exemple du Canada et du Québec »
http://www.ficsum.qc.ca/dire/

L’article de Penny Van Esterik, professeure du World Alliance for Breastfeeding Action (WABA) « Communication sur les risques environnementaux et l’allaitement des nourrissons »
http://www.cewh-cesf.ca/bulletin/fv3n2/page7.html#2

« Towards Healthy Environments for Children » www.ibfan.org/english/pdfs/contaminantsfaq03.pdf

Des intrus dans la tétée : Le cas des médicaments
Isabelle Burgun - Agence Science-Presse

Les Québécoises consomment de plus en plus de médicaments. Elles ont des enfants tard dans leur vie mais allaitent plus souvent. « 40% des femmes enceintes prennent une médication, et près de 18% des médicaments sont des antidépresseurs », annonce Anick Bérard, titulaire de la Chaire médicaments, grossesse et allaitement de la Faculté de pharmacie de Université de Montréal.

Une étudiante à la maîtrise, Marie-Pierre Gendron, analyse actuellement les données recueillies auprès de 40 000 femmes enceintes, qui allaitent ou planifient d’avoir un enfant. Elle bénéficie de la banque d’informations Info-médicaments en allaitement et grossesse (Centre IMAGE) du CHU Sainte-Justine.

Les résultats seront connus à l’été 2008 mais le premier constat montre une augmentation : ces femmes consomme 3% de plus de médicaments qu’il y a cinq ans. Pour l’instant, il y a encore peu de données spécifiques sur les femmes qui allaitent. « Avec l’informatisation de nos données, nous allons pouvoir savoir qui elles sont, quels médicaments prennent-elles et à quelle dose », explique le docteur Bérard.

Créé il y a dix ans, le Centre IMAGE fournit de l’information aux professionnels de la santé qui sont consultés par des femmes qui allaitent ou sont enceintes. Il possède aujourd’hui un registre de grossesse rassemblant des données sur près de 180 000 cas.

Médication : continuer ou pas…
L’ensemble des médicaments passent dans le lait maternel mais généralement à des degrés dix fois moins important que le seuil de risque. Il existe toutefois de dangereux produits, avec en tête de liste les tératogènes – thalidomide, alcool, isotrétinoïne (un dérivé de la vitamine A utilisé comme médicament contre l’acné sévère) – à proscrire, tout comme certains anti-cancéreux.

Près de 55% des grossesses québécoises sont suivies par un médecin de famille ou un omnipraticien. Les généralistes vont plutôt opter pour la prudence et suggérer l’abandon de la médication, ce qui ne serait pas forcément une bonne chose pour les mères et leur enfant, particulièrement en cas de diabète ou d’épilepsie. « Il faut aller au delà de la peur et de l’ignorance. De plus, la dépression et l’asthme non traitées peuvent se transmettre à l’enfant lors de la grossesse », souligne Anick Bérard.

Les mères sont de plus en plus âgées, et donc plus susceptibles d’être sous prescription d’antihypertenseurs ou d’antidépresseurs, lorsqu’elles attendent leur première enfant. La chercheuse rapporte une augmentation des dépressions, de l’asthme ou encore de diabète lié à l’obésité, particulièrement chez les jeunes mères.

La hausse de prescriptions serait également liée à un virage du système de santé qui favorise la prévention. « Les médicaments se donnent plus facilement qu’avant et les traitements de prévention primaire sont nombreux alors que les femmes ne sont pas malades », décrie le docteur Bérard. Sans compter le manque de données sur les risques liés aux médicaments récents.

Allaiter quand même
La composition du lait maternel à maturité renferme 88% d’eau, des sucres simples (à 90% du lactose), des protéines, des minéraux (comme du fer, facilement assimilable), des vitamines et environ 3,5% de graisses. Elle varie au cours de la croissance de l’enfant, passant du colestrum très riche des premiers jours à un lait plus allégé. La composition du lait se transforme aussi au cours d’un même boire pour stimuler l’appétit du nourrisson.

La Société canadienne de pédiatrie recommande l’allaitement exclusif pendant les six premiers mois de vie des nourrissons. Il y a dix ans, 72% des mères québécoises allaitaient leur petit à la naissance et seulement une femme sur dix poursuivait jusqu’à six mois. Le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a mis en place un plan d’action – dont une semaine pour l’allaitement, en octobre – pour hausser ce taux à 85% pour les premiers jours, 60% à quatre mois et une femme sur deux à six mois.

« Ces objectifs sont presque atteints, sauf pour l’allaitement à six mois. Il y a toujours une seule femme sur dix qui persévère”, relève Thierry Le Bricon, du département de santé environnementale et de santé au travail à la Faculté de Médecine de l’Université de Montréal.

Et malgré les traces de contaminants de toutes sortes (voir « De l’assiette à la tétée »), allaiter reste ce qu’il y a de mieux pour l’alimentation de bébé. Cela aide aussi à construire un lien privilégié entre la mère et son enfant.

À visiter

Centre Info-médicaments en allaitement et grossesse (Centre IMAGE) du CHU Sainte-Justine
http://www.chu-sainte-justine.org/

Les aliments pour le coeur : les agrumes gagnent une manche

Agence Science-Presse, Amélie Daoust-Boisvert

Les propriétés antioxydantes des fruits et des légumes, c’est bien, mais celles des agrumes, c’est peut-être mieux ! Voilà la conclusion que tirent des chercheurs du Département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval et de l’Université McGill après avoir conduit une enquête épidémiologique chez plus de 1542 femmes de la région de Québec. Les résultats de cette étude, basée sur la consommation d’oranges, citrons et autres pamplemousses associée à deux marqueurs sanguins d’une bonne santé cardiovasculaire, ont été récemment publiés dans l’American Journal of Clinical Nutrition.

À partir d’échantillons de sang des participantes et de leurs réponses à un questionnaire détaillé sur leurs habitudes alimentaires dans la dernière année, les chercheurs ont réparti les résultats selon la consommation de différents types de fruits et légumes. Les aliments ont été classés d’un point de vue botanique (famille des choux, des légumineuses, des agrumes, etc.) et ensuite, selon les antioxydants qu’ils contiennent (vitamine C, β-carotène ou lycopène).

Les scientifiques ont constaté, avec ce découpage, que les agrumes favorisaient de hautes concentrations sanguines d’une hormone, la IGF-1, et de faibles concentrations d’une deuxième protéine associée, la IGFBP-3. Selon les auteurs, il s’agit de la première étude signalant cette corrélation. Des études antérieures lient ces profils à une protection contre plusieurs maladies cardiovasculaires. L’apport alimentaire d’autres fruits et légumes n’a pas révélé de lien avec les marqueurs étudiés. Les auteurs de l’étude soulèvent que la vitamine C, l’antioxydant présent en grandes quantités dans les agrumes, porte possiblement la responsabilité de la variation de ces marqueurs.

Toutefois, si les agrumes remportent une manche contre les maladies du cœur, ils ne gagnent pas la partie. Comme toute étude épidémiologique, il s’agit d’une nouvelle piste de recherche qui demande un examen plus en profondeur. Il existe, entre autres, des études contradictoires qui associent parfois les mêmes marqueurs sanguins à des risques accrus d’apparition de certains cancers. ” Ce résultat est intéressant, mais il a besoin d’être confirmé par d’autres chercheurs avant qu’on y attache de l’importance. Cependant, il est déjà clair qu’il est préférable d’adopter une alimentation diversifiée incluant quotidiennement quelques portions de fruits et de légumes ”, explique Jacques Brisson, un des scientifiques impliqués. La combinaison de nouvelles études épidémiologiques, ainsi que de recherches in vitro pour expliquer le mécanisme d’action impliqué, s’avère nécessaire pour mieux comprendre les résultats divergents publiés à ce jour.

Autres textes sur la santé.

Alimentation et vin

Conférence en France no 23

Bon écoutez, j’avais encore quelques petites choses à vous dire en ce qui concerne le vin. Mais j’ai préféré sortir de la chronique qui parlait du Bourgogne. Pour ceux qui viennent d’arriver et qui ne savent pas de quoi je parle, allez dans la catégorie “conférence en France” et lisez la chronique qui précède celle-ci.

Christine et son mari Denis, ainsi que leurs enfants Adrien et Caroline, m’invitent au restaurant, pour une pizza. J’ai l’impression que tout Paris sait que j’ai un petit faible pour la pizza. Chaque association où nous étions invité à manger s’excusait de ne pas avoir eu de la pizza! Pour me faire plaisir, nous nous retrouvons dans un restaurant spécialisé dans mon plat préféré.

Christine choisit le vin. Un vin italien. Le Ambrosco. Son originalité en fait un excellent vin. Il est pétillant. Vous comprenez maintenant pourquoi je ne voulais pas en parler devant Dédé. Une petite note que Dédé vous envoie que j’ai oublié de vous mentionner. Il nous dit que le vin rouge est encore meilleur lorsqu’on le débouche 12 heures avant de servir. On peut le “carafer” ce qui veut dire mettre le vin dans un carafon pour le conserver et le faire aérer. Lorsqu’on est pressé à servir, on met la bouteille d’un coup sec en direction du carafon. Cela brasse le vin et le fait respirer.

En me retrouvant dans une épicerie, j’ai été étonné de voir des vins vraiment pas cher par rapport aux prix de Montréal. Même du vrai champagne à moitié de notre prix québécois vendu en épicerie!

Puisque je suis présentement à l’épicerie avec vous, regardez-moi ces poireaux! Des poireaux géants! Ceux que j’ai vu à Montréal ressemble à des échalottes! Pour les fruits et légumes, chaque client pèse et met le prix sur ce qu’il veut acheter. Spécial. Mais pas autant que les prix qui eux, ne sont pas vraiment en spécial. A part le vin et les fromages, tout le reste est beaucoup plus dispendieux qu’à Montréal.

Côté technique de l’alimentation, les super-marchés ne fournissent plus de sacs gratuits. Vous amenez vos sacs ou vous aurez vos aliments directement dans le panier. Conscience planétaire pour sauver la planète. Félicitations!

Petite anecdote. Je me suis amusé comme un petit fou avec leurs carosses d’épicerie (appelez caddy en France). Des carosses multi-directionelle! Les 4 roues sont mobiles! On peut faire toutes sortes de pirouettes avec leurs carosses. Je ne sais pas si je suis le seul touriste à avoir joué au go-kart avec leur carosse.

Bonne appétit tout le monde!

Manger des fraises ou de l’acide ellagique ?

Marie-Hélène Croisetière, Agence Science-Presse Qui, à la vue d’appétissantes baies rouges, songe aux bienfaits de l’acide ellagique ? Personne, signale Mme Gale West, qui rappelle à l’ordre les publicitaires et les journalistes : “ il faut parler plus simplement de nutrition ”.

Une publicité de cet été a particulièrement frappé cette spécialiste de l’économie agroalimentaire : “ Je feuilletais le prospectus de mon épicerie et je suis tombée sur une annonce pour les fraises du Québec. On y vantait les vertus anti-cancer de l’acide ellagique. ” La chercheuse de l’Université Laval n’en revenait pas : “ Qui comprend de quoi on parle quand on utilise ce jargon ? De toutes façons, il y a tellement plus que ça dans une fraise ! La vitamine C, à elle seule, mérite qu’on en consomme. ”

Ce que craint Mme West, c’est que l’utilisation abusive de termes scientifiques n’accentue la méfiance du public. “ Les consommateurs ne sont pas fous ! Ils voient bien qu’on essaie de les impressionner et que le seul but est de vendre des produits, pas d’améliorer leur santé. Ils deviennent dépassés, méfiants et ils décrochent. ”

“ Pour vraiment favoriser de bonnes habitudes alimentaires ”, les communicateurs devraient plutôt souligner quels aliments sont bons pour la santé. Et pour les questions plus précises, Mme Gale leur suggère de présenter des classes de molécules au lieu de nommer chaque molécule. “ Est-il par exemple bien nécessaire de préciser le type d’oméga présent dans un œuf ? Entre l’oméga 3, le 6, le 9 et les précurseurs d’oméga, qui s’y retrouve ? ” Même chose pour les vitamines, “ que les gens n’ont pas eu le temps de différencier malgré qu’elles soient connues depuis longtemps ”.

De toutes manières, celui qui cherche des renseignements précis se réfère généralement à des ouvrages complets. “ Les noms scientifiques des composés ont leur place dans des ouvrages comme celui du Dr Richard Béliveau sur l’alimentation anti-cancer ”. Et ces données sont d’ailleurs essentielles dans certaines situations : “ j’étais très contente de savoir quels aliments contiennent du fer lorsque j’ai fait de l’anémie pendant ma grossesse. ” Enfin, dans les situations comme celle-la, les gens peuvent aussi se référer à un spécialiste…

Ils devront toutefois bien le choisir. Une étude de la chercheuse a démontré que seulement 20 % des médecins et 40 % des nutritionnistes se considèrent bien informés à propos des substances alimentaires bonnes pour la santé. Si plusieurs réussissent à associer les substances alimentaires aux maladies qu’elles peuvent traiter, leur jugement est moins assuré lorsqu’il s’agit de relier composés et aliments. “ Avant, je disais aux gens d’écouter les nutritionnistes pour savoir quoi manger. Je suis maintenant plus méfiante. ” Seule consolation de la chercheuse : les médecins et les nutritionnistes continuent de recommander les aliments naturellement riches dans une substance donnée avant de suggérer des aliments enrichis ou des suppléments alimentaires.

Textes sur la santé.

Tintin et les tomates bleues (Agence Science-Presse) - Ce n’est pas une excentricité transgénique, mais bien une manière de distinguer ce fruit bleu parmi ses frères conventionnels rouges, affirment les scientifiques de l’Institut de biologie moléculaire et cellulaire de Valence, en Espagne. Outre sa couleur peu orthodoxe pour une tomate, cet OGM s’affiche comme un médicament. Selon les chercheurs espagnols en effet, l’ajout de certains types de protéines que mère nature n’avait pas accordés aux tomates rouges peut combattre une série de maladies. Pour l’équipe de l’Institut, cette invention ouvre en outre le chemin pour construire des bio-usines qui pourraient produire, à l’intérieur de certains aliments, des gènes fonctionnels, anti-oxydants et anti-infections.Autres textes sur la santé.

Les poissons, c’est fini?

Agence Science-Presse

Et s’il n’y avait plus de poissons dans nos assiettes? Ni fruits de mer? D’ordinaire, la crainte est de voir disparaître une espèce, comme la morue, ou une série d’espèces. Mais jamais auparavant n’avait-on envisagé la disparition de la totalité de la faune sous-marine.Du moins, la faune sous-marine commerciale, c’est-à-dire celle qui est la cible des pêcheurs. Si ces derniers ne changent pas radicalement leurs pratiques, il pourrait bien ne plus rien rester à nous mettre sous la dent aux environs de l’an 2050. Dans une étude qui a fait le tour du monde en quelques heures, des chercheurs de cinq pays dressent ainsi un portrait plus noir que jamais de l’avenir de la pêche. Et de l’avenir de notre alimentation après l’an 2050.

Comment l’équipe dirigée par Boris Worm, biologiste marin à l’Université Dalhousie de Halifax (Nouvelle-Écosse) est-elle arrivée à cette estimation? À partir de l’analyse de 50 années de données sur les pêches. Et ces données proviennent d’un projet, appelé Sea Around Us, qui a justement été institué il y a une quinzaine d’années en réponse au déclin appréhendé des espèces commerciales de poissons. Ce programme de recherche, hébergé à l’Université de Colombie-Britannique, est aujourd’hui devenu une méga-base de données: 500 millions d’items sur les captures de pêcheurs des quatre coins du monde, remontant aux années 1950.

L’objectif de départ n’était toutefois pas de documenter le déclin des espèces commerciales, qui ne fait pas de doute, mais de répondre à l’objection selon laquelle des perturbations chez quelques espèces autres que des poissons peuvent nuire à l’ensemble des réserves de poissons.

Autrement dit, cette étude, disent ses auteurs, démontre que tout est interelié: une chute rapide de la biodiversité depuis 200 ans s’est accompagnée d’un déclin de la qualité des eaux près des côtes qui elle-même s’est accompagnée d’une croissance d’algues qui sont dévastatrices pour la vie sous-marine.

Ceci dit, leur conclusion la plus spectaculaire —la mort de la pêche commerciale vers 2050 si rien n’est fait entretemps— suscite quelques objections. Ainsi, pour Steve Murawski, scientifique en chef au service des pêches de l’Administration nationale des océans et de l’atmosphère des États-Unis (NOAA), bien qu’il ne fasse pas de doute que les réserves de poissons doivent être protégées avec plus d’ardeur, le modèle choisi par Boris Worm et ses collègues, et paru dans la revue Science, s’appuierait sur une définition économique du mot “effondrement” (collapse) qui ne fait pas l’unanimité: on parle d’effondrement d’une population lorsque celle-ci atteint 10% de son maximum historique. Or, on ignore totalement si ce chiffre correspond à quelque chose d’aussi dramatique pour le reste d’un écosystème.

“Ce n’est pas un bon indicateur de ce qu’est une réserve de poissons en santé”, déclare Murawski parce que cela fait courir le risque de sous-évaluer une population de poissons à partir d’une seule saison de surpêche.

N’empêche que cette étude rappelle que 29% des réserves de poissons qui étaient disponibles en 1950 se sont d’ores et déjà effondrées. Tout au plus Boris Worm et ses collègues se réjouissent-ils que certains des efforts de conservation des dernières années aient renversé le déclin dans certaines des 44 zones protégées. Si l’effort était accentué, l’échéance de 2050 reculerait d’autant.

Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

Aileron de requin au menu

(Agence Science-Presse) – La popularité de l’aileron de requin ne se dément pas. Au contraire: au moins quatre fois plus de requins sont tués pour leur aileron que ce que disent les chiffres officiels. Des chercheurs de l’Université de Hawaii en arrivent à cette nouvelle estimation à partir d’inventaires des ventes sur les marchés de Hong Kong entre 1999 et 2001. L’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), responsable des chiffres officiels (0,39 million de tonnes d’ailerons vendus chaque année), n’est pas à blâmer, précise la biologiste Shelley Clarke dans Ecology Letters. Mais cela rappelle combien les données nationales sur les pêches doivent être accueillies avec scepticisme.Si les chiffres de cette biologiste sont exacts —1,7 millions de tonnes d’ailerons vendus chaque année— cela équivaut à 73 millions de requins tués. Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

Daniel Pinard et le guide canadien de l’alimentation à Tout le monde en parle

Guy A. Lepage recevait Daniel Pinard à l’émission Tout le monde en parle. M. Pinard nous a confronté à une réalité intéressante. Le guide canadien de l’alimentation ne serait qu’un pamphlet publicitaire pour les différents lobbyiste de l’alimentation. Marie-France Bazzo avait fait aussi la même dénonciation à l’automne dernier.

M. Pinard remet en question, entre autre, la quantité de lait proposé dans le guide canadien de l’alimentation. Ce qui est décevant dans cet événement c’est que le guide canadien de l’alimentation est réalisé par le gouvernement canadien. Cela laisse supposer une certaine neutralité et une grande crédibilité. D’apprendre que les informations que notre gouvernement nous refile sont sous l’influence des grands lobbys est très décevant.

M. Pinard fait aussi état d’une série d’étude payée par les grands lobbys pour prouver l’importance de consommer leur produit. Cela nous ramène dans les fraudes existant dans les rapports de recherche qui tendent à donner des résultats positifs envers le commanditaire de la recherche.

Si on ne peut plus se fier ni aux scientifiques ni au gouvernement pour nous dire la vérité, comment fait-on pour avoir une information juste et véridique?

Merci M. Pinard pour vos mises en garde.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/10/17/guy-a-lepage-recoit-david-servan-schreiber-et-les-omega-3-a-tout-le-monde-en-parle/

Textes sur la santé.

Textes sur Tout le monde en parle.

L’anorexie, histoire d’horreur
Écrit par Pauline Cassistat, Beauce, Vol 13-4

Maigrir, le rêve de plusieurs. Maigrir encore, maigrir de nouveau. C’est la vie de l’anorexique, encore, encore et toujours de plus en plus.

Ça commence comme ça, sournoisement. Mine de rien, on se regarde, on s’interroge. Oh! Une silhouette empâtée, un désir insidieux qui va bientôt faire tache d’huile.

Voilà la java des régimes pour problèmes de poids. Cette perte me donnerait davantage confiance en moi. Fière, mais impressionnable, je cherche l’idéal.

Pour ma part, je regrette. Cette jeunesse foutue en l’air à cause de ces régimes. Mon chum m’aidait dans la mesure du possible. Me faire oublier cette vie de régime.

Je reviens d’un très long voyage. Le labyrinthe des diètes. Me nourrir de sachets qui me coûtaient une petite fortune. C’était triste à mourir. Cela ressemblait à un éternel carême. Je voulais modifier bien des choses. On ne change pas ses habitudes du jour au lendemain. Et puis, une vie sans repas, ni chocolat, ni cuisine, pour moi, ce n’est pas une vie.

L’anorexie, c’est fini. Merci à mon ami, mon chum, pour son aide à m’en sortir.

Ressources
L’Hôpital Doudlas, troubles de l’alimentation : 514-761-6131 # 2049
Sainte Justine, section médecine de l’adolescence : 514-345-4731
Les Outremangeurs anonymes :
514-490-1939
Montréal Children’s hospital :
514-412-4400
Maison de Transition l’Éclaircie
(à Québec) 418-650-1076
ANEB, à Pointe-Claire, 514-630-0907

Un petit test pour savoir si vous souffrez d’anorexie ou de boulimie par : Doctissimo

Si vous avez envie d’en parler, d’en apprendre ou de sortir de cet enfer, consultez ou appelez :

En France : Anorexiques Boulimiques Anonymes
Téléphone : 02 96 33 38 64 (24h/24)

En Belgique : Outremangeurs Anonymes

En Suisse : Association boulimie anorexie
Téléphone : 021 329 04 39

Au Québec : Clinique St-Amour
Téléphone : (418) 834-9825

Également, Aneb Québec
Téléphone : 1-800-630-0907, à Montréal : (514) 630-0907

Lecture
- Guy POMMERLEAU, Anorexie et boulimie, comprendre pour agir, éd. Gaëtan Morin, Boucherville, 2001, 212p.

- Barbara MOE, Anorexie et boulimie, surmonter un problème alimentaire, trad. de l’anglais pas Jean-Pierre Vidal,
Éditions Logiques, Outremont, 2002 –

- Collectif sous la dir. de Aubut, Garel, Girard, Marquette, Saint-André,

- Revue Prisme, no 32, éd. Hôpital Sainte-Justine, 2000

Internet
http://fr.dir.yahoo.com/Sante
www.aspq.org

Textes sur la santé:

http://raymondviger.wordpress.com/2006/10/15/anorexie-elle-quebec-et-clin-doeil/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/la-publicite-perdre-du-poids-ou-une-grosse-poitrine/

Ronald McDonald se fait sortir des écoles

Dans le Journal de Montréal du 21 novembre, un article de la Presse Canadienne nous rapporte que le ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick vient de bannir le clown Ronald McDonald des écoles primaires. Il y faisait la promotion de la bonne forme physique et d’une saine alimentation. Message contradictoire dit-on. Je croyais que la publicité destiné aux enfants étaient proscrites? Si c’est le cas, comment se fait-il qu’on ait laissé entrer Ronald McDonald dans les écoles primaires?

Est-ce que la conscience sociale commence à mettre des limites dans les abus et la propagande? Ce vent de nouvelle conscience sociale va-t-il se rendre, plus près de nous, jusqu’à Loto-Québec en rapport avec le jeu compulsif?

La publicité, perdre du poids ou une grosse poitrine

L’agence France Presse indique que la Chine a suspendu toute publicité concernant les produits miracles pour perdre du poids ou pour augmenter la poitrine précisant que ces publicités exagèrent les effets des produits ou des cures miracles, nuisant aux droits des consommateurs et minent la crédibilité des médias.

Wow! Le gouvernement Chinois ne prend pas à la légère sa responsabilité de bon père de famille. Quand on est conscient des conséquences sur notre société de toutes ces publicités, il est intéressant de voir que certains gouvernements ne jouent pas à l’autruche et prennent les grands moyens pour garder un minimum d’honnêteté dans les publicités et les médias.

Les conséquences des publicités trompeuses et mensongères sont énormes. Boulimie, anorexie, suicide, mauvais traitement créant des conséquences pouvant aller jusqu’au décès… Comme plusieurs, j’ai régulièrement décrié cette situation. Est-ce qu’un jour, nous aurons au Québec un gouvernement capable de mettre ses culottes et de prendre ses responsabilités de bon père de famille? J’ai sûrement conservé la naïveté de mon enfance, mais j’ose espérer que ce jour arrivera.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/30/les-blogues-la-democratie-et-la-convergence/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/09/publicite-mensongere-mdg-et-les-ordinateurs/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/07/24/airmiles-dell-et-la-publicite-mensongere/

La malbouffe, Jean Charest et nos jeunes.

Vis-à-vis l’obésité gallopante qui envahit le Québec, les cafétérias des écoles sont questionnés. Notre cher Premier Ministre, M. Jean Charest, nous réponds que nous ne vivons pas dans une société d’interdit, qu’on ne peut pas forcer les commissions scolaires à sortir la malbouffe.

Il faut laisser des choix, dit-il. Ça ne veut pas dire que nous devions faciliter l’accès par nos jeunes à la malbouffe. Si une cafétéria d’école, en tant que bon père de famille, nous offre des choix équilibrés, nous laissons le choix aux jeunes de sortir pour manger leurs fameuses poutines et leur Hot-dogs. Nous ne les forçons pas à bien manger, mais nous leur offrons des choix équilibrés. Un certain nombre de jeunes ne s’alimenteront plus au junk food s’ils ont des choix responsables. Ça ne sera pas tous les jeunes, mais au moins, un certain nombre auront amélioré leur situation. Surprenant que notre Premier Ministre ait de la difficulté à se positionner sur les cafétérias, mais que ça semble si facile dans le cas du Mont Orford. Où est le choix qu’il nous offre dans ce dossier?

Journal de la Rue, Reflet de Société, CAFÉ-GRAFFITI.

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