You are currently browsing the category archive for the 'autochtones' category.

Les premiers habitants de… l’Alaska!

(Agence Science-Presse) – Les ancêtres des Amérindiens ont peut-être attendu très longtemps avant de peupler les Amériques mais ils n’en ont pas moins pris pied en Amérique. Du moins… en Alaska! Les chercheurs estiment à présent que c’est aussi tôt que 40 000 ans avant notre ère que des groupes venus d’Asie ont pu franchir le détroit de Bering —à sec, à l’époque— et peupler une bande de terre de ce qui est devenu aujourd’hui l’Ouest de l’Alaska. Et ce n’est que 20 à 30 000 ans plus tard que quelques-uns se sont pour la première fois aventurés vers le Sud, lorsque la fonte des glaciers a ouvert un passage. Sur la base d’analyses génétiques d’Amérindiens modernes, une équipe de l’Université de Floride estime que ces premiers pionniers furent entre 1000 et 5400, encore qu’on ne puisse affirmer qu’ils soient tous à l’origine des Amérindiens. La plupart des chercheurs s’entendent plutôt sur l’existence d’au moins deux phases de migration.

Géographie à la mode crie
Isabelle Burgun - Agence Science-Presse

Une meilleure reconnaissance de la culture et des droits des Autochtones passe aussi par une plus grande diffusion de leur vision du monde. Dans cet esprit, les peuples des Premières Nations pourraient sortir gagnants de l’émergence de nouvelles technologies et recherches en géographie.

Un jeune chercheur en géographie à l’Université McGill vient de concevoir une carte géographique recensant les lieux traditionnels cris de la région de Wemindji. Plus qu’une suite de noms, cette carte désire traduire la conception indigène du territoire. «Je me suis intéressé à la manière dont les Cris nomment les lieux et les places, mais aussi à leur manière de les catégoriser», explique Cristopher Wellen, étudiant à la maîtrise du département de géographie de l’Université McGill et faisant partie à l’équipe de recherche du laboratoire de GIS (Geographic Information Systems) de Renée Sieber à l’Université McGill.

Pionnière des nouvelles technologies appliquées à la géographie, cette chercheuse se passionne pour l’appropriation de l’Internet et des systèmes d’information par les gens, particulièrement les Premières Nations. Elle poursuivra prochainement une étude sur les bénéfices des cellulaires dans les communautés d’Afrique. Plus métaphysiques, les travaux de Cristopher Wellen établissent une géographie ontologique à la sauce amérindienne; une approche à la fois philosophique et personnelle d’appréhender le territoire. Il présentera ses avancées à la conférence des chercheurs canadiens en GIS, la Spatial Knowledge and Information Canada (SKI), le 16 février prochain (1).

Les montagnes existent-elles?
Prenez quelque chose d’aussi solide et grandiose qu’une montagne. Cet agrégat de roches, de terre et de végétation s’élève dans le paysage en pics, rondeurs et mamelles. Cet archétype même de la géographie, et point de repère de la population locale, n’aurait pourtant rien d’immuable pour les nouveaux géographes adeptes de philosophie, d’ontologie et de technologie.

Il suffit de consulter une publication de chercheurs de l’Université de Buffalo pour remettre en question notre réalité familière (2). La notion de montagne serait soumise, non plus aux concepts d’élévation ou d’érosion, mais plutôt à notre conception multiple d’environnement (langage, raisonnement spatial, etc.) et surtout à notre capacité de l’exprimer. En termes clairs, ma montagne n’est pas la vôtre.

À partir de son travail auprès des Cris de Wemindji, Cristopher Wellen a conçu une carte géographique de la région renfermant 900 noms traditionnels. «C’est un excellent moyen de disséminer les noms “véritables” auprès de la communauté et des jeunes, mais également de les soumettre aux autorités», relève le chercheur.

C’est aussi un excellent moyen de transmettre la manière dont les Autochtones voient le monde qui les entoure. Une vision, plus riche que celle des Occidentaux, que l’on peut découvrir au sein du récent musée cri de Wemindji.

Pour en savoir plus

1. First Nations and Spatial Ontologies: An Emerging Research Area par C. Wellen et R. Sieber, à la conférence SKI :
http://rose.geog.mcgill.ca/ski/en/submission

2. Do Montains exist ? Towards an Ontology of landforms par Barry Smith et David M. Mark du National Center for Geographic Information and Analysis et Center for Cognitive Science de l’université de Buffalo (États-Unis) :
http://ontology.buffalo.edu/smith/articles/Mountains.pdf

Indigenous Spatial Ontology Application, par C. Wellen, et Renée Sieber. (2007) à l’American Association of Geographers Annual Conference, San Francisco en avril 2007 :
http://communicate.aag.org/eseries/aag_org/program/AbstractDetail.cfm?AbstractID=11698

Renée Sieber : Informing the people and the planet, McGill Reporter du 22 novembre 2007 :
http://www.mcgill.ca/reporter/40/07/sieber/

Computer Models for social Change, le blogue du Pr Renée Sieber et de son équipe :
http://rose.geog.mcgill.ca/

Spatial Knowledge and Information Canada (SKI), la conférence pour les chercheurs en GIS se tiendra du 15 au 17 février prochain à Fernie (BC) :
http://rose.geog.mcgill.ca/ski/

Journal de la Rue, Reflet de Société, CAFÉ-GRAFFITI.

Soutenez notre travail auprès des jeunes en vous abonnant à notre magazine d'information et de sensibilisation Reflet de Société. WWW.REFLETDESOCIETE.COM (514) 256-9000 journal@journaldelarue.ca

Des honneurs

Le blogue du rédacteur en chef

Position éditoriale, commentaires sur l'actualité sociale et communautaire: raymondviger.wordpress.com

Catégories

Raymond Viger, écrivain

Raymond Viger, écrivain sur WWW.EDITIONSTNT.COM

CAFÉ-GRAFFITI

Café-Graffiti, milieu de vie pour les jeunes. Pour les activités et une visite de la galerie Internet: WWW.CAFEGRAFFITI.NET
CentPapiers - média citoyen