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Une côté riche méconnue
Paru le 6 mai 2008

La semaine dernière, je suis disparu de ce blogue. Volatilisé? Désintéressé? Nan… j’étais juste trop occupé!

Le grand départ approche. Dans 2 semaines et 1 jour exactement, à nous le Costa Rica. Les dernières préparations sont sur la table… et dans mes pensées en tout temps. Depuis plusieurs mois, je partage sur mon blogue les étapes de la préparation de ce stage journalistique: les bons coups, les moins bons, mes impressions, mes déceptions, mon exctiation, etc.

J’ai fait un constat aujourd’hui. Depuis que je vous parle de ce voyage, je n’ai jamais précisé ce que nous allons faire là-bas.

J’ai l’intention de continuer d’alimenter ce blogue pendant le séjour au Costa Rica. Pour les deux semaines à venir, je vais essayer de vous mettre un peu plus dans le bain, dans NOTRE bain! Vous pourrez ainsi mieux nous accompagner.

Laissez-moi d’abord vous expliquer ce qui nous amène au Costa Rica.

Le Costa Rica: La côte riche méconnue
Le Costa Rica: que penser de ce pays? C’est la première question qui m’est venue à l’esprit après avoir appris notre destination. En quoi le Costa Rica est-il intéressant? On en entend très peu parler. Les Guatemala, Nicaragua et Honduras de ce monde en ont, à première vue, plus long à raconter avec les guerres civiles qui les ravagent encore aujourd’hui.

La particularité du Costa Rica se trouve justement dans ce fait. Après avoir pris part pendant plusieurs années aux guerres entre les nombreuses milices d’Amérique centrale, le Costa Rica en avait plein le c**. Il en avait ras-le-bol, disons-le ainsi. En 1949, à la surprise de tous, le pays abolit son armée. Et s’engage dans une restructuration de son économie, de son éducation, de ses politiques sociales. Depuis, les Guatemala, Nicaragua et Honduras de ce monde n’ont que le Costa Rica à envier.

Le pays repose aujourd’hui sur trois principales industries: le tourisme (l’éco-tourisme surtout), la production agricole (bananes, café, ananas, etc.) et les hautes technologies. Sa force: sa nature grandiose. À lui seul, le Costa Rica contient 5% de la diversité animale sur Terre! Il est également le chef de file en environnement parmis tous les pays d’Amérique, du Nord et du Sud confondus.

Cette nature, me direz-vous, les Ticos ne la doivent qu’à leur situation géographique exceptionnelle. En partie, oui. Mais sa préservation, ils la doivent à leur politique environnementale. Le tourisme, principale économie nationale, veut faire visiter les grandioses jungles et volcans aux étrangers. Mais pour les Ticos, il est primordial de poursuivre cette économie dans un soucis de la préservation de la nature et de la considération des communautés locales. Tout le monde y gagne, ou presque. Et le Costa Rica est aujourd’hui en plein boom économique!

Voilà ce qui nous amène au Costa Rica. Nous voulons en apprendre plus sur un pays qui dans une situation géo-politique difficile, était voué au même échec que ses pays voisins, mais qui a su se redresser. Certes, des problématiques perdurent. D’autres naissent avec le développement monstre qui se produit dans certaines régions. Nous voulons également aborder ces questions. Mais je crois que nous avons entre les mains un beau sujet: un pays qui a compris ce qu’il lui fallait pour s’en sortir, ou plutôt ce qu’il ne lui fallait pas: la guerre.

C’est sur cette pensée que nous décollerons vers les Ticos, et leur Pura Vida dont on entend tant parler depuis que ce voyage est né dans nos têtes.

Les macaques à l’oeuvre
Publié le 25 avril 2008

Bonjour à tous,

Grosssssssssssse semaine!

D’abord, je tiens à revenir sur les incidents de lundi. Les incidents qui ont mis le feu à 6 voitures de police. Les incidents qui ont transformé une bonne poignée de partisans du Canadien en singes, carrément. Marie-Sophie, une participante au stage au Costa Rica, était sur place pendant une partie de la manifestation. Elle m’a fait comprendre que tout ce qui différenciait un singe d’un manifestant ce soir-là, c’était la quantité de poils sur le corps… Une troupe de macaques quoi.

J’ai ma petite idée sur ce qui a pu se passer. Quelques révoltés se proclamant anarchistes attendaient patiemment à la sortie du Centre Bell. Lorsque la masse de singes (sous l’effet de l’alcool par-dessus le marché) est sortie toute contente du sort de son équipe, la casse pouvait commencer. C’est prouvé, plus une foule est nombreuse, plus elle est conne. Ces casseurs en ont simplement profitée. Je ne vous dis pas que c’est la vérité. Mais ça reste le scénario qui à mes yeux est le plus crédible.

Hier, c’était le premier match Canadiens-Flyers. Aux nouvelles à 22h, les TVA et Radio-Canada de ce monde épiaient la foule, attendant un autre possible carnage. Merde, encouragez-les donc tant qu’à y être! C’est sûr que ça te donnerait un bon topo en tout cas, mon cher ami journaliste.

Que se passera-t-il si le Canadien remporte sa prochaine série dans un match à Montréal? Je l’ignore. Mais j’ai également ma petite idée là-dessus. Je crois qu’il y a une majorité de partisans qui déplore les événements de lundi. Si la scène devait se répéter lors de la victoire (ou de la défaite) du Canadien dans un match à Montréal, j’ai l’impression qu’on pourrait en arriver à une violence encore moins belle à voir… Imaginez: deux bandes de primates en désaccord. Et ils ne se tireront certainement pas que des bananes… Houlala, ça pourrait encore plus compliquer le travail des policiers!

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Sinon, cette semaine, j’ai réalisé deux entrevues pour deux articles du numéro de juin. Deux visites dans le monde des adolescents. Une première à l’école secondaire l’Érablière, à Saint-Félix-de-Valois (1h au nord-est de Montréal). Là-bas, un groupe de jeunes est très motivé à transformer leur école en milieu de vie écologique, solidaire, démocratique et pacifique. Une façon pour eux de se sentir chez eux dans leur école.

Une autre visite à la Maison des Jeunes de Bordeaux-Cartierville m’aura permis de rencontrer l’équipe du magazine Authentik. Deux intervenantes et plusieurs jeunes qui fréquentent l’endroit ont créé un magazine pour adolescente qui se proclame la contrepartie aux publications du genre Filles d’Aujourd’hui. Fort intéressant, je vous l’assure. Et une maudite belle gang de filles, super motivée et qui œuvre toujours dans le plaisir. À lire dans votre prochaine édition de Reflet de Société!

J’ai aussi rencontré hier une jeune femme qui s’investit beaucoup au Costa Rica. Semblerait-il qu’une communauté québécoise est en train de naître là-bas. Ha oui, vraiment? Bref, elle nous a refilé pleins de bonnes idées de reportages, ainsi que pleins de beaux endroits où se loger pour pas cher. Je peux vous dire une chose, la vie au Costa Rica n’a l’air de rien de très compliqué. Tant que tu es sympathique avec les gens. J’adore ça!

Sur ce, je vous souhaite donc une excellente fin de semaine.

Gabriel.

CROCS prend une mordée au Québec!
Publié le 15 avril 2008

Les CROCS, vous connaissez? Ce sont des espèces de sandales en plastique munies de trous d’aérations un peu partout dans la chaussure. Pour un aperçu, cliquez ici.

L’idée, le concept vient de créateurs du Québec. Le produit a rapidement fait son bout de chemin à travers le monde pour sa simplicité, sa légèreté, son look bon enfant. En été, ils sont parfaits pour quelconque activité de plage. Dans les hôpitaux, il n’est pas rare de croiser une infirmière en porter.

L’entreprise, aujourd’hui entre les mains de propriétaires américains du Colorado, semble en vouloir particulièrement à sa famille créatrice, le Québec.

Un lieu culturel déchiqueté
Dans la capitale provinciale, sur la rue Saint-Jean, CROCS est propriétaire d’une boutique où on vent la fameuse chaussure ainsi que ses produits dérivés tous aussi ridicules les uns que les autres, allant de la chaussure de luxe à la botte de pluie. Jusqu’en janvier dernier, cette boutique avait comme voisin d’en haut un bar chansonnier dénommé Chez son Père. Un bar qui roulait sa bosse modestement depuis plus de 25 ans dans la capitale. Une boîte à chansons qui avait reçu les plus grands: Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Bob Walsh, etc.

L’endroit a ensuite servi de bar de prédilection à bon nombre de résidents de la ville de Québec. On pouvait y entendre plusieurs soirs par semaine des chansonniers sympathiques mener une foule à la fête avec la seule aide d’une guitare, d’un micro et d’un répertoire musical francophone. Un arrêt obligé pour n’importe quel touriste visitant la vieille capitale et souhaitant vivre une expérience typiquement québécoise.

Eh bien, vu l’importance que prenaient les produits CROCS dans la capitale, l’entrepreneur est devenu envahisseur. Alors que Chez son père s’apprêtait à négocier un nouveau loyer avec son propriétaire, les voisins d’en bas sont venus jouer les trouble-fêtes. Ils ont offert à ce même propriétaire une somme faramineuse pour le loyer d’en haut, un montant que le bar chansonnier n’avait certes pas les moyens de concurrencer. CROCS a tout calculé. Le bar a fermé ses portes. Les lieux vont désormais servir…d’entrepôt pour chaussures en plastique!

Déjà là, il y a matière à détester l’entreprise. J’ai passé des soirées au bar Chez son père. Je ne suis pas de la ville de Québec. Mais chaque fois, l’ambiance était des plus divertissantes et chaleureuses. On s’y sentait chez soi. J’ai de beaux souvenirs logés dans cet endroit et je sais que c’est le cas de bien des gens. La fermeture du bar a fait bien des malheureux à Québec, et donne une franche claque en pleine figure à notre culture.

Ce n’est qu’un début
L’envahisseur CROCS n’avait pas l’intention de s’arrêter ici. Ça non. Après être passé d’entrepreneur à envahisseur, l’envahisseur est devenu déserteur.

Sur le site de Radio-Canada, j’apprends aujourd’hui même la fermeture de l’usine CROCS de Québec. L’usine fonctionnait bien, on avait dû rappeler des anciens travailleurs dernièrement pour faire face à la grande demande de production. Le syndicat était en discussion pour un nouveau contrat, mais semble-t-il que tout se déroulait bien. Le siège social à Denver, probablement très conscient de la situation (sentez-vous le sarcasme?), a tout simplement préféré transférer on ne sait où pour l’instant, à Atlanta ou au Mexique… On ne sait pas plus pourquoi.

Ça me dépasse tout ça. L’entreprise est née ici. Et l’acheteur américain ne se donne même pas la peine de respecter l’origine du produit. Un vrai de vrai requin. Ou un vrai de vrai crocodile devrais-je plutôt dire!

Que faire maintenant? Personnellement, j’ai décidé de vouer une haine sans vergogne aux chaussures CROCS. Les faits énoncés ici, je ne me gêne pas pour les chanter à quiconque croise mon chemin avec ces chaussures aux pieds. Et pas besoin de vous préciser que du fin fond de mon bureau, mes grands pieds ne se vautrent pas dans le confort d’une paire de CROCS. À ça non, plus jamais! Elles sont peut-être jolies et pratiques ces chaussures, mais elles sont aujourd’hui trop entachées à mon goût…

On décolle le 21 mai!
Publié le 14 avril 2008

La vie continue ici à Reflet de Société, sans relâche. Après un bref séjour à Québec la semaine dernière, j’en suis à la rédaction de nouveaux articles et le projet au Costa Rica prend de plus en plus de place dans mes pensée. Dans mon travail aussi.

D’ailleurs, nos billets d’avion sont achetés. Je peux enfin l’écrire: 21 mai, direction Costa Rica! Un soulagement qui fait beaucoup de bien à l’équipe. On voit peu à peu le rêve devenir réalité. Ce que ça fait du bien après tant d’acharnement!

Plusieurs personnes et institutions nous attendent là-bas. Beaucoup de nouveaux apprentissages aussi. Un pays inconnu s’ouvre à nous, et nous avons tous hâte de le rejoindre. Par contre, le retrait de 3 personnes ainsi que les difficultés à amasser l’argent nécessaire au projet commençaient à peser lourd sur notre positivisme.

C’est un retour en force à la réalité qui nous permet aujourd’hui d’envisager le tout avec un peu plus de sagesse. Nous sommes maintenant plus forts, mais surtout plus conscients de la fragilité d’un tel projet, et des efforts nécessaires à sa concrétisation. Nous nous devons de poser un regard d’ensemble sur tout ce qui nous attend, et sur ce que nous avons réussi à réaliser jusqu’ici malgré les embûches.

Somme toute, et histoire de donner une image qui rejoint un peu tout le monde, partir au Costa Rica pour réaliser des reportages internationaux, c’est comme se préparer à la conquête de la Coupe Stanley. Ça prend un esprit d’équipe, quelques défaites au passage, des rectifications stratégiques et une frappe de force qui ne doit pas râter sa cible trop souvent!

La ville est peut-être hockey, mais nous, on est Costa Rica!
Sur ce, bonne semaine,
Gabriel.

Ça bouge!
Publié le 3 avril 2008

Bonjour à tous,

Houlala! Là est la seule onomatopée qui me vient à l’esprit en ce moment précis… Beaucoup de choses se passent présentement dans mon petit bureau de 4 mètres par 4 mètres.

D’abord, je débouche présentement des entrevues pour le prochain numéro du magazine. Lundi et mardi, je pars pour Québec. Je vais rencontrer un organisme qui oeuvre auprès des personnes atteintes de maladie mentale. Un organisme qui peine à soutenir sa cause faute de fonds. Un organisme composé d’une équipe qui affiche quelques aspects bien peu communs. Je garde le mystère!

Je compte aussi me rendre prochainement à Saint-Félix-de-Valois, dans Lanaudière. Dans ce petit coin du Québec, un gang de jeunes travaille à rendre leur lieu de vie scolaire le plus vert possible. Un projet qui demande plus que de placer des caisses de recyclage un peu partout dans l’école.

Peut-être d’autres articles viendront, je ne sais pas encore. Je vous fais signe du clavier s’il y a développement.

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Costa Rica! Ça bouge.

Des 8 stagiaires n’en reste maintenant plus que 5. Ce n’est pas ce que je souhaitais dans ce projet. Surtout pas au moment où tout semble vouloir se concrétiser. C’est par contre le choix qu’ont fait 3 d’entre elles et je le respecte.

C’est la première fois que Reflet de Société s’implique dans un tel projet. C’est la première fois de ma vie que je fais face à l’organisation d’un tel projet. Il y a eu des erreurs de commises. C’est normal, je crois. Il y en aura d’autres. Nous tirerons des conclusions de cette perte de joueuses et ne pourront que faire mieux à l’avenir.

Le projet n’est pas à l’eau. Loin de là. Il plane bien au-dessus du niveau de la mer en fait. Les contacts au Costa Rica se multiplient. Les Ticos (habitants du Costa Rica) veulent nous voir, nous rencontrer, nous parler, nous faire voir leur pays et ses gens. Je ne suis pas sur place encore pour réellement témoigner de leur accueil. Mais déjà à partir d’ici, je peux sentir une ouverture et un goût de faire découvrir. C’est bon à savoir avant de partir.

Sur ce, vivement le printemps! Et à bientôt,
Gabriel.

Coup de foudre et éclair de génie!
Paru le 27 mars 2008

Bonjour,

Comme je vous mentionnais dans mon dernier post, les bancs de neige du Saguenay avaient intérêt à se tenir debout cette semaine parce que Gabriel allait passer comme un coup de foudre. Parole tenue, ce fut une visite éclair aux 8 stagiaires, qui en pleine fin de session, turbulaient également de leur côté. Une rencontre qui a eu l’effet escompté.

Je ne suis resté au Saguenay que le temps d’une réunion d’environ 3 heures, mais une réunion qui m’a une fois de plus positivement surpris. Les filles sont motivées. Dans leur tête et dans la mienne, le stage au Costa Rica n’a plus rien d’un projet exploratoire ou d’un rêve illusoire. Les choses se concrétisent sérieusement, et ça fait du bien de le voir et de l’entendre. Mais le fait de se laisser emporter dans tout ce positivisme ne fera pas avancer les choses d’elles-mêmes. Le reste du travail à faire avant de décoller dépend encore majoritairement de nous.

Donc, les choses continuent d’avancer, et dans le bon sens. Nos fonds s’accumulent tranquillement et les idées pour en avoir plus ne manquent pas. Au Costa Rica même, on a planifié ou sommes en train de planifier des rencontres avec… des gens là-bas. Des gens que nous ne connaissons pas personnellement pour l’instant, mais qui ne tarderont pas à l’être. Ne reste maintenant plus qu’à acheter nos billets d’avion, et Costa Rica, nous voici!

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Plus ce projet progresse, plus j’apprends à connaître les huit stagiaires, et plus je vois que le stage au Costa Rica a sa raison d’être. L’an passé, le stage (avorté) au Guatemala ne m’a jamais semblé aussi réel et matérialisé que celui que nous préparons présentement, et de loin. Je lève d’ailleurs mon chapeau aux huit filles à Jonquière: elles ont tenu le fort, elles ont travaillé fort, se sont impliquées et ont persévéré malgré les embûches. En fait, elles ont tout fait! Ça augure bien pour le reste.

Trêve de flatteries (sincères), c’était le résumé (simili)éclair de mon passage à Jonquière cette semaine. Je commence de nouveaux sujets pour le prochain numéro de Reflet de Société. Je vous reviens avec ça prochainement.

Gabriel.

P.S. Salutations spéciales à Myriam, une lectrice acharnée de mon blogue. Clin d’oeil, clin d’oeil Myriam! Et merci de me lire.

Ligne occupée
Paru le 19 mars 2008

Bonjour,

en même temps que le printemps débarque, le prochain numéro de Reflet de Société arrive à sa fin. Beaucoup de travail pour moi derrière cette publication, vu mon statut d’«unique journaliste-pupitreur encore en vie» sur les lieux du Café-Graffiti.

On envoie le tout lundi. Ensuite, direction Jonquière. Je me rends au Saguenay pour voir une dernière fois les 8 stagiaires qui partent avec moi au Costa Rica pour un stage journalistique international. Ces dernières finissent très prochainement leurs formation et partiront pour un stage de 5 semaines dès avril. Le même stage qui m’a permis de me tailler la place que j’occupe aujourd’hui à Reflet de Société. À 2 mois à peine de notre départ prévu pour l’Amérique centrale, la fébrilité grimpe, le stress aussi. J’essaie de me figurer ce à quoi ressemblera ce stage…pas évident.

Mais je suis en contact avec quelques personnes au Costa Rica. Des rencontres et des entrevues sont en cours de préparation. Bref, du concret. De notre côté du Québec, ma visite à Jonquière nous permettra de tout mettre à jour avant que les filles se répandent à travers la province pour réaliser leur stage professionnel. C’est seulement quelques jours après qu’elles aient terminé leur stage que notre avion décolle pour le Costa Rica. Le temps sera court, il faudra être prêts et organisés.

La fin du montage du numéro d’avril-mai pourrait signifier un poids de moins et plus de temps pour moi à consacrer pour le stage au Costa Rica…pas vraiment. Aussitôt le magazine envoyé à l’imprimeur, le prochain entre en ligne, et une refonte en profondeur est prévue pour le numéro qui paraîtra cet été. Bonne chance à moi!

Et bonne fin de semaine de Pâques à vous!
Gabriel.

Drôle de Busherie
Paru le 11 mars 2008

La politique, je n’ai jamais trouvé ça palpitant. C’est important de savoir ce qui se passe dans notre pays et chez les autres nations, mais on dirait que les politiciens et grosses têtes de ce monde font tout pour nous emmerder quand vient le temps d’essayer de s’informer. Nous emmerder, ou nous faire rire…

Bush, dans ces déclarations, me fait plus souvent rire (ironiquement) que réfléchir. Il dit ce qu’il veut, selon ce qui est approprié et quitte à se contredire constamment, en autant qu’il paraisse bien. Je ne sais pas qui écrit ses lignes, mais le caricaturer n’a même plus de valeur, il le fait lui-même. En voici deux exemples que j’ai notés dans l’actualité récente:

**** Exemple 1: Dernièrement, la Colombie a mené une frappe militaire en Équateur et a réussi à tuer sur ce territoire qui n’est pas le leur le numéro 2 des FARC (forces armées révolutionnaires de Colombie), groupe classé terroriste et détenteur de l’otage Ingrid Bétancourt. L’Équateur et Hugo Chavez, président du Vénézuela, ont contesté cette attaque de laquelle pas même l’Équateur n’a été averti. Et qu’est-ce que le président Bush est venu déclarer dans toute cette polémique?

En apportant son appui à Alvaro Uribe (président de la Colombie), et en mise en garde au Vénézuela et à l’Équateur face à toute action de contre-attaque, Bush a dit ceci: «l’Amérique apporte son soutien total à la démocratie colombienne et nous nous opposons fermement à tout acte d’agression qui pourrait déstabiliser la région.» L’acte d’agression qui pourrait déstabiliser la région, c’est la Colombie qui l’a posé. Jamais la tension n’aura été aussi grande dans cette région de l’Amérique du Sud depuis maintes années. Tout ça à cause de la Colombie qui souhaitait à tout prix abattre un supposé terroriste d’un groupe marginalisé qui collaborait de plus en plus pour poser de bonnes actions… D’ailleurs, ce serait grâce à des informations fournies par l’armée américaine que la Colombie aurait mené cette opération commando!****

**** Exemple 2: Mon deuxième exemple concerne la Chine. Voici un extrait pris sur cyberpresse.ca : La Chine, qui figurait l’an dernier et en 2005 dans la liste des «pires violateurs systématiques des droits de l’homme dans le monde», est reléguée par les États-Unis, en cette année de Jeux Olympiques, au rang de «pays autoritaire en pleine réforme économique ayant vécu des changements sociaux rapides mais n’ayant pas procédé à des réformes politiques et continuant à nier à ses citoyens les droits de l’Homme et les libertés fondamentales basiques».Le rapport souligne que le bilan du régime chinois en 2007 est resté «mauvais», faisant état de cas de torture et de contrôle abusif des naissances mais note que le gouvernement a procédé à «plusieurs réformes importantes», notamment l’examen par le parlement chinois de certains aspects de la législation sur la peine de mort.

Alors si la Chine reste mauvaise pour torture, que deviennent les États-Unis avec Guantanamo??? ****

Georges W. Bush aime donner le bon rôle aux États-Unis. Mais je crois que plus les choses avancent, plus il se ridiculise. Ce qui est triste dans toute cette histoire, c’est que j’ai l’impression que les habitants des États-Unis ne sont pas suffisamment conscients de l’image que projette leur président: celle d’une marionnette à qui on peut tout faire dire…

Bonne semaine!
Gabriel.

Égarements pré week-endistes
Paru le 29 février 2008

Bon vendredi à tous,

En cette fin de mois de février, je commence à avoir hâte que l’hiver se termine. Hâte de me débarrasser de cette maudite grippe qui me bloque les ardeurs inspiratrices et qui me cloue une gueule de névrosé en pleine figure. Hâte de voir ce qu’est le Costa Rica, sa chaleur, sa dénommée Pura Vida!

Mais bon, pas la peine de me plaindre sans merci, j’ai quand même réussi à écrire mes trois textes pour le prochain magazine avant que cette fameuse grippe ne prenne le contrôle de… ma tour de contrôle (pour vous prouver à quel point l’inspiration n’est pas de la partie…ça doit être à cause du nez bouché parce que ça ne va pas mieux du côté de l’expiration).

Après avoir pris deux journées off pour au moins me remettre de la fièvre qui m’affligeait (pauvre de moi), je suis revenu mercredi me terrer dans mon bureau et tenter de comprendre les rudiments de la préparation d’un numéro complet de Reflet de Société. Heureusement, comme je prends maintenant moins de temps à écrire mes articles que quand je suis débarqué au mois de septembre, on se trouve aujourd’hui dans une situation où on est joliment en avance sur notre temps. Wow! Ça va être facile…

JAMAIS DE LA VIE!!! Il faut travailler fort. Il faut trouver des idées, il faut surtout trouver les meilleurs. Il faut être au courant de qui fait quoi dans l’équipe. De qui fait quoi quand où comment et pour qui. De qui fait quoi quand où pourquoi…parce que je lui ai demandé?

Bref, un beau casse-tête.Je m’amuse (avec contenance, vu cette grippe qui s’aggripe sans relâche après mon bas de pantalon…).

Outre tout ça, le projet Costa Rica continue sa matérialisation. À preuve, lisez ceci! L’article parle d’une des 8 stagiaires du cégep de Jonquière, et de notre stage au Costa Rica (je tiens à souligner que dans l’article, l’expression «un journaliste de ce magazine» parle de moi…humhum!). Si vous voulez en savoir un peu plus sur notre stage, allez voir ce site, conçu par Monica Lalancette et Jade Boutin, deux atémiennes qui participent au projet Costa Rica. Vous pouvez également venir me lire le plus souvent possible, j’ai l’habitude de laisser des nouvelles à propos de ce stage journalistique qui se prépare à grands pas.

Sur ce, bonne fin de semaine, je pars me reposer en paix (6 pieds de long étendus sur mon lit).
Gabriel.

Deux articles pour le prix d’un (post)
paru le 20 février 2008

Bonjour,

Dernièrement, j’ai réalisé deux entrevues en deux jours. Deux entrevues dans l’objectif d’écrire deux articles pour Reflet de Société. Deux rencontres qui me montrent que des Québécois peuvent faire, ou espérer faire la différence.

D’abord, j’ai rencontré cette dame, Claudette, qui m’a partagé l’expérience qu’elle vient de vivre au Guatemala. À 50 ans, elle s’est rendue dans ce pays pour faire de l’aide humanitaire. Elle m’a dit être revenue transformée, chargée de nouveaux idéaux. Elle m’a aussi raconté le récit de son aventure dans ce pays d’Amérique centrale, tous les gens qu’elle y a rencontrés. Des gens qui l’ont inspirée, des gens dont elle ignorait l’existence de ça quelques mois…et un monde qui s’est révélé à elle.

J’ai aussi eu un entretien avec Sophie Gélinas, de l’Institut du Nouveau Monde (INM) et également impliquée dans le magazine À go, un magazine porté sur l’entreprenariat social. Qu’est-ce que l’entreprenariat social? Vous le saurez un peu plus dans la prochaine Chronique des magazine d’ici, dans le numéro d’avril de Reflet de Société. Mais somme toute, le magazine se veut porteur d’un nouveau message, un message qui place l’argent au second plan en entreprenariat. Pas évident dans un monde où l’argent est ce qu’il y a de plus important.

Je vous invite donc maintenant à patienter avant de lire ces articles et d’en savoir plus. D’ici là, je continue de nourrir ce blogue du mieux que je le peux.

À bientôt,
Gabriel.

Le jeune au premier plan
paru le 13 février 2008

Bonjour à tous et à toutes,

De nouvelles circonstances au magazine me placent aujourd’hui dans une toute autre position vis-à-vis de la prochaine publication de Reflet de Société. Des départs de certains membres du personnel font de moi l’unique journaliste sur place au Café-Graffiti, ce qui me confère plus de responsabilités.

Plus de responsabilités évoquent également pour moi plus de travail. Ce ne sera pas un seul article que je publierai dans l’édition d’avril-mai 2008 du Reflet de Société, comme j’en avais l’habitude depuis que je suis ici, mais bien 3 articles. Donc, en plus de mon sujet sur les enfants qui font de la radio (telle que je vous en ai parlé dans mon dernier post), j’hérite du contrat de la Chronique des magazines d’ici. Je tente également en ce moment d’obtenir une entrevue avec une dame qui, disons le ainsi, n’a plus la vingtaine. Cette dernière est revenue dernièrement d’un projet de bénévolat au Guatemala. Ça promet!

Un magazine, ça ne consiste pas seulement à écrire des articles. Il faut corriger ces articles, parfois les raccourcir, changer leur structure, etc. De plus, il y a le visuel à prévoir. Il faut s’assurer que tout est là dans l’objectif d’un magazine visuellement agréable et visuellement pertinent. Ensuite, il y a le montage graphique, une tâche que j’assumais déjà. Heureusement, je sais que pour toutes ces étapes, je ne serai pas seul. Appuyé par une bonne équipe de professionnels et de collaborateurs externes et internes, j’ai confiance que le prochain numéro du magazine sera haut en couleur et en contenu.

Mais histoire de me confier, je dois vous avouer que je ne pensais pas du tout me retrouver dans une telle situation à ma première année à titre de journaliste. En sortant de mon cours à Jonquière, j’en étais encore à me demander si j’allais seulement écrire des articles pour un quelconque média dans les 5 années à venir…Je sais par contre que cette nouvelle réalité me permettra d’en apprendre plus. Je me sens d’attaque et prêt à affronter le nouveau défi qui se présente à moi.

Sur ce, je retourne au boulot sur le champ.
À bientôt,
Gabriel.

Nouvel article, nouveau défi
paru le 7 février 2008

Bonjour,

Depuis que je suis à Reflet de Société, mes textes ont principalement relevé du témoignage. C’est un style journalistique tout aussi valable que les autres. Mais peut-être un peu plus facile à rédiger…

J’en suis maintenant à écrire mon article pour le prochaine numéro du magazine (avril-mai 2008). Le sujet: des enfants qui font de la radio. Je ne vous en dis pas plus, c’est déjà beaucoup! Vous comprenez rapidement qu’il ne s’agit pas d’un témoignage. J’ai plutôt affaire cette fois-ci à un reportage. Un reportage qui doit bien rapporter les faits, dans un style écrit intéressant et plaisant à lire…gros contrat.

Sérieusement, la rédaction de cet article risque de me prendre un peu plus de travail et d’acharnement que les deux précédents. Je m’en rends compte alors que cette page blanche s’étend devant moi. C’est par contre une énergie supplémentaire que je suis prêt à déployer. Je ne voudrais pas publier un chiffon, et bien sûr, je veux m’améliorer et diversifier les genres de sujets que je peux couvrir.

Comme quoi on arrête jamais d’apprendre et d’évoluer.

Gabriel.

Costa Rica: la pression tournée à la motivation!
Paru le 30 janvier 2008

Bonjour,

lundi et mardi de cette semaine, je me suis rendu au Saguenay pour poursuivre avec les 8 stagiaires du cégep de Jonquière la préparation pour le stage au Costa Rica.

Le projet prend de plus en plus de sérieux. Le budget se précise, les itinéraires également. Mais le départ approche et nous n’avons pas encore tous les sous dont nous aurons besoin pour concrétiser le stage. Donc, beaucoup d’efforts à fournir encore. Et ça continuera en augmentant, nous en sommes conscients.

Il se trouve là aussi le défi de ce projet. Les reportages au Costa Rica seront certes bénéfiques à notre formation professionnelle, mais la méthode journalistique, c’est quelque chose que nous connaissons tous déjà. Tout prévoir avant de partir pour un stage en groupe, ça, c’est quelque chose de totalement nouveau pour tous les membres du groupe!

La motivation est active au sein de tous les participants. Ça aide énormément. Ça aide à passer par-dessus les épreuves, à alimenter l’esprit de groupe et à constamment garder le projet en tête.

La date du départ approche à grands pas. Une pression de plus, une motivation de plus!

Gabriel.

Une politique repoussante?
Paru le 22 janvier 2008

Depuis 5 mois, je suis installé à Montréal. Ayant grandi dans un petit village de la Montérégie et ayant passé mes trois dernières années d’étude au Saguenay, une nouvelle réalité s’étend devant moi: les Québécois de nationalités étrangères. J’en croise, j’en recontre aussi. Ça me permet de faire certaines constatations sur notre façon d’accueillir et d’entretenir les immigrants qui souhaitent vivre ici.

On aura beau se vanter de faire des accommodements raisonnables au Québec, on ne donne certainement pas l’impression aux nouveaux arrivants que nous souhaitons les garder pour longtemps.

Il y a bien sûr ces diplômes étrangers que les ordres professionnels s’entêtent à refuser. Ces diplômes étrangers mais qualifiés qui aideraient grandement l’immigrant à se tailler une place rapidement dans son domaine professionnel et à s’intégrer plus facilement. Ces diplômes étrangers qui, s’ils étaient valider par le Québec, pourraient largement aider notre société qui en arrache entre autres en santé.

Mais là n’est pas l’unique problème que croise un nouvel arrivant sur son passage. J’ai la chance de cotoyer plusieurs de ces immigrants. Fort sympathiques d’ailleurs. J’ai deux exemples à partager avec vous aujourd’hui, qui m’ont un peu étonné :

- Exemple #1: Olivier vient de la Côte d’Ivoire. Depuis 4 ans, il est au Québec, où il est entré en tant qu’étudiant. Olivier n’étudie plus, il travaille maintenant. Un petit boulot dans un resto qui lui permet de vivre ce qu’il y a de plus normal. Mais Olivier est loin de se sentir Québécois: il doit encore payer chaque année un montant de près de 1000$ pour ses assurances-santé. Un service gratuit pour n’importe quel Québécois. Mais pour un immigrant installé depuis 4 ans, et bien là, on parle de tout autre chose! Hein?

- Exemple #2: Rodrigo vient du Mexique. Il est à Montréal depuis quelques mois, pour voir et vivre cette ville du Québec. Après multiples découvertes qui l’ont charmé, il souhaite maintenant venir étudier ici. Et bien, ne me demandez pas pourquoi, mais si Rodrigo veut étudier au Québec…il doit retourner au Mexique. Vous m’avez bien entendu. Il doit retourner au Mexique pour faire officialiser ses papiers, obtenir les permissions, etc. Un investissement pour un billet d’avion aller-retour s’impose donc, en plus des déboursements pour son visa d’étudiant et toute cette captivante paperasse. Un montant important qui pourrait démoraliser n’importe qui. Mais Rodrigo tient à son projet. Et le Québec de lui répondre: «Retourne chez toi si tu veux vivre ici l’ami!»

C’est certain, il y a des questions à se poser sur ces deux histoires. Fait-on vraiment une place accueillante pour ces immigrants qui veulent vivre ici? Ou leur fait-on plutôt comprendre qu’ils sont mieux de s’en tenir à la base, se trouver un petit boulot pour survivre, payer plus cher qu’un Québécois né ici s’ils veulent espérer se tailler une place (aussi minime soit-elle) au Québec?

J’en reste là pour aujourd’hui. Je demeure à l’affût, j’observe et j’apprends. Je réfléchis aussi. Parce que la question de l’immigration au Québec n’en est pas qu’une de culture et de nation, mais de réflexion sur nous-mêmes, et sur ceux qui constituent notre société.

Gabriel.

Le pain lève
Paru le 15 janvier 2008

Bonjour à tous,

nous en sommes présentement à la confection du prochain numéro de Reflet de Société. Le magazine envisage une refonte graphique complète pour l’automne prochain, mais déjà, nous essayons d’inclure quelques nouvelles façons de travailler dans le montage de notre bébé (le magazine, bien sûr).

Nouveau programme informatique à comprendre, nouvelle vision, nouveaux aspects graphiques: tout est à repenser et il faut également s’adapter. Et trouver des idées innovatrices qui feront de Reflet de Société un média attirant à l’oeil et toujours aussi pertinent.

Ce sont donc là les nouvelles toutes fraîches de votre journaliste-pupitreur. Beaucoup de pâte sur la table, et un pain à faire lever du mieux que nous le pouvons. Nous sommes déjà convaincu que le résultat sera à la hauteur des attentes de nos lecteurs ainsi que des nôtres.

Je vous souhaite donc une bonne semaine. Je me consacre à cette tâche pour les prochains jours, la version finale devant partir vers l’imprimeur lundi prochain.

À bientôt,
Gabriel.

La cause environnementale et la surconsommation
Paru le 7 janvier 2008

Voici ce qui m’est venu à l’esprit à l’aube de la fin de la conférence de Bali sur les changements climatiques en décembre dernier. J’ai pris du temps à mettre le propos en ligne, voulant bien peser mon commentaire. Je l’ai pesé, et je dois vous avouer qu’il n’a pas tant changé:

Les gouvernements font de l’environnement un objectif primordial. Le gouvernement conservateur essaie de refléter l’image d’un parti qui a la réduction des GES à cœur. Je n’en crois plus un mot.

Et je n’en crois pas plus de la part du Parti Libéral du Canada. Depuis 10 ans, le Canada n’a pas fait un pas en avant en matière d’environnement. Depuis 10 ans, les gouvernements tentent de nous convaincre qu’ils agissent dans le sens contraire. Je ne crois pas en cette volonté affichée par les gouvernements de chez nous. Autant au Québec qu’au Canada.

Le problème de nos gouvernements, c’est que la cause environnementale gagne en popularité alors que rien n’est réellement fait de la part des citoyens et des entreprises pour qu’elle gagne en santé… Oui, certaines personnes utilisent moins leur(s) voiture(s), prennent les transports en commun, recyclent, compostent, etc. Mais le problème reste toujours le même: notre consommation. Et je ne parle pas ici de consommation abusive. Notre simple consommation de citoyen averti menace encore la planète.

La cause environnementale a pris tant d’essors, mais dans le mauvais sens à mon avis. Aujourd’hui, on lance des tonnes de produits révolutionnaires, maintenant écologiques, bios, 100% naturels. Ces produits ne sont que la nouvelle surconsommation des occidentaux. Ton char pollue? Achète-toi en un qui pollue moins! Ton frigidaire consomme trop d’électricité? Achète celui avec la petite étoile qui certifie que ton frigidaire va faire un bon travail avec moins d’efforts! Mais on en reste toujours à la même chose : on veut consommer. Et les compagnies profitent d’un nouvel engouement pour nous faire consommer une nouvelle gamme de produits qui se voudraient sauveurs de la planète. Soyons vigilants à ce propos.

C’est notre consommation qui a poussé la planète au bord de ses limites. Faisons attention, et tentons de moins acheter. Je sais, c’est contre notre nature de contemporains du Nord de l’Amérique, mais étudions au moins la question, et demandons-nous : Ai-je vraiment besoin de ci, ou de ça?

La solution se trouve selon moi en grande partie dans la réduction de notre consommation. Et la réduction de notre consommation dépend de nos besoins. Avons-nous trop de besoins? L’homme a appris a survivre pendant la majeure partie de son existence avec le strict minimum. On devrait encore avoir ça dans le sang! Et si tout ce que vous avez à me répliquez, c’est que notre économie risque d’en prendre un bon coup, et bien vous avez raison. Et c’est peut-être ce dont elle a besoin.

Gabriel.

Bonne année 2008 et retour au boulot!
Paru le 3 janvier 2008

Bonjour,

laissez-moi d’abord, en ce retour des Fêtes, vous souhaiter une année 2008 pleine de passion, d’accomplissement, et bien sûr, de bonheur et de santé. Que votre prochaine année soit meilleure que la précédente, et un tremplin pour la suivante!

De mon côté, c’est le travail qui recommence. Après avoir bien profité de mes vacances, je suis maintenant d’aplomb pour le travail qui nous attend ici à Reflet de Société. Nous entamerons bien vite l’édition du magazine de février-mars 2008, dans lequel quelques changements graphiques nous attendent, donc une nouvelle adaptation au montage.

Sur ce, je vous souhaite de profiter au maximum de la nouvelle année qui s’étend devant nous. Je vous refais signe de vie bientôt.

Gabriel.

Publicisez prudemment?!
Paru le 19 décembre 2007

Pour améliorer le comportement des conducteurs du Québec, la ministre du Transport Julie Boulet veut réglementer les publicités automobiles qui montrent à la télévision les prouesses et l’accélération dont est capable une voiture. Le gouvernement Charest compte aussi interdire prochainement l’affichage massif des paquets de cigarettes dans les dépanneurs, souhaitant ainsi réduire le nombre de fumeurs. Est-ce que les Québécois sont influençables à ce point?

Bonne question, qui m’est venu hier en regardant le match de hockey des Canadiens. Pendant un entracte, une pause publicitaire de Molson attire mon attention. Mise en situation: dans un bar, une foule de gens est massée, bière à la main, et ils regardent tous la caméra. L’homme à l’avant nous adresse la parole: «Comme on n’a pas le droit de boire nos bières dans les pubs, ben, on va attendre que la pause publicitaire se finisse.» Et tous ces gens massés de continuer de regarder l’écran pendant une quinzaine de secondes, sans qu’il ne se passe quoi que ce soit. Rien du tout! Nada! Personne ne parle, personne ne bouge. Ils attendent vraiment. La pub se termine comme ça.

C’est vrai que dans les pubs qui vantent un produit alcoolisé, les diffuseurs n’ont pas le droit de montrer une personne qui boit sa bière. Elle peut uniquement la tenir dans sa main, sans jamais la porter à sa bouche. Dans cette publicité de Molson, l’annonceur a tout de même réussi à très bien passer son message : «Buvez de la bière!»

On peut mettre des barrières partout, les publicitaires savent détourner les règlements pour réussir à inclure LE détail, légal ou non, qui attirera l’œil ou l’oreille du consommateur, ce détail qui rend le produit cool et attrayant.

Alors la vraie question que je me pose maintenant: est-ce que le gouvernement investit des efforts pour rien? Cherche-t-il à se donner bonne image en imposant des tabous dans les publicités? Personnellement, je ne crois pas beaucoup en ces mesures, et je crois qu’on devrait chercher le problème ailleurs. Ce n’est pas le gouvernement qui va régler nos problèmes de vie privée, encore moins les publicités…C’est d’abord à nous-mêmes de constater nos excès, et de rectifier nos mauvaises habitudes.

Sur ce, je vous souhaite un joyeux temps des Fêtes, et je vous souhaite surtout pour la prochaine année un Québec sans vitesse au volant, sans fumée et sans abus d’alcool. De toute façon, y’a pas à s’en faire, le gouvernement s’en occupe…

Gabriel!

Ça progresse!
Paru le 12 décembre 2007

Enfin! Enfin, j’ai eu la chance de rencontrer cette fin de semaine les 8 participantes au projet Costa Rica. 8 étudiantes en journalisme du cégep de Jonquière qui ne manquent pas de motivation. Et qui tiennent à tout prix, malgré tout ce qu’on peut leur dire, à ce que ce projet voit le jour!

Samedi, lors de notre formation sur la communication et l’adaptation en contexte interculturel, j’ai pu voir (et me souvenir du même coup) cette énergie qui unit des gens qui se côtoient depuis quelques années dans un contexte bien spécial. Car en Art et technologie des médias (ATM), technique en communication qui ne se donne qu’au cégep de Jonquière, c’est dans un esprit différent qu’on suit notre cours post-secondaire. À 17 ans, des dizaines de jeunes de partout au Québec qui ont été acceptés dans ce programme se retrouvent au Saguenay, souvent pour la première fois sans leurs parents, et doivent passer au travers de 3 ans d’études, la dernière étant vécue dans un contexte quasi professionnel.

Donc, une gang spéciale, qui se connaît bien, motivée, professionnelle (elles sont toutes des finissantes) et de plus fort sympathique. Notre projet se concrétise, je vous le dis. On continue d’y travailler fort, et d’y croire.

Gabriel.

Une histoire de communication…et de hambuger
Paru le 27 novembre 2007

Bonjour,

Cette fin de semaine, comme je vous l’annonçais la semaine dernière, je me suis incrusté au Château Frontenac pour le congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). L’événement prenait place toute la fin de semaine. Je n’y étais que le samedi.

Comme prévu, sur l’heure du dîner, je suis allé casser la croûte avec quatre des huit participantes au projet Costa Rica. Au menu, les impressions sur le projet jusqu’à maintenant, les priorités, et pour moi, un hamburger bacon fromage!

L’impression qui semble ressurgir de notre entretien n’a rien d’un rêve : tous les commentaires partagés à cette table ronde m’ont fait mention d’incertitude par rapport à ce qui va se passer, de manque de communication, d’une insatisfaction générale. Heureusement, rien pour me perturber, car c’était aussi mon point de vue jusqu’à maintenant.

Toutes ces étudiantes en journalisme sont au Saguenay. Dominic est en Afghanistan. Je suis à Montréal. Et on doit faire avancer le projet du mieux qu’on peut. Il faut comprendre que mon but, en convoquant ces demoiselles à un dîner de discussion, était justement de créer la communication manquante jusqu’à maintenant, de commencer à mieux se connaître et d’établir des priorités, afin que tout le monde sache par où on s’en va. Aujourd’hui, je pars plus en confiance.

On va maintenant se donner des nouvelles au minimum une fois par semaine, directement, sans passer par aucun intermédiaire. Il nous faut du concret.

Pour les priorités, on doit préparer notre première formation de pré-départ qui aura lieu la fin de semaine du 8 décembre, donner des idées de sujets pour le stage au Costa Rica et pratiquer notre espagnol.

Finalement, je peux vous affirmer que mon hamburger bacon fromage était excellent.
Gabriel.

N.B. Lors du congrès de la FPJQ, j’ai assisté avec Raymond Viger à un échange ma foi fort intéressant entre journalistes et personnalités publiques sur le travail des journalistes par rapport aux dits «accommodements raisonnables». Un retour nécessaire à mon avis sur tout ce qui s’est passé. Somme toute, la plupart des gens semblaient s’être rendu compte qu’il y avait eu des erreurs majeures de commises, et des dérapages abusifs. Espérons, et je vous invite à observer la chose dans les médias, que le sujet sera traité désormais avec plus de professionnalisme et d’intégrité (et non d’intégrisme).

La masse de l’itinérance
Paru le 24 novembre 2007

Jeudi soir. Place Émilie-Gamelin, Montréal. Une masse d’itinérants se vautre autour d’un feu de poubelle. Certains tiennent une bière dans leur main. On sent les odeurs de joints dans l’atmosphère froide de la première vraie neige de l’hiver. Rien pour changer les idées que ce font les gens des itinérants.

Tous ces itinérants sont là pour l’État d’urgence, de l’Action terroriste socialement acceptable (ATSA). Chaque année, l’organisme activiste qui s’attaque à l’environnement, la pauvreté et l’ignorance politique tient cette événement où des chapiteaux servent de refuge, de cafétéria, et de lieux d’expression artistique. Le tout gratuitement. Rien de moins.

Mais la réalité me saute en pleine face avant même d’arriver sur les lieux de l’événement. Une jeune punk quête dans le métro. Un passant lui lance de se trouver un travail. «C’est ce que je fais, travailler» lance-t-elle en réponse. L’homme poursuit sa marche tout en continuant d’argumenter avec l’itinérante, sans vraiment faire attention à ce qu’elle lui répond. Les deux veulent tenir leur bout, et n’en arrivent à rien. L’homme, avec qui je monte les escaliers roulants, me lance que les itinérants ont déjà des endroits pour se nourrir gratuitement, et qu’ils ne quêtent que pour s’acheter de la drogue.

En sortant de la station Berri-UQAM, la réalité me poursuit. Un itinérant à qui j’ai refilé deux cigarettes la veille est là, et n’a pas l’air dans son assiette. Je lui jase ça un peu : «Qu’est-ce que ça symbolise pour toi l’État d’urgence?» Somme toute, c’est selon lui une bonne idée, et surtout un bon endroit pour les tiens pour le temps que ça dure… Lui ne dormira pas là, et n’a même pas profité de la nourriture gratuite sur place. Il n’avait pas faim, il s’est réveillé avec une migraine qui l’a poursuivi toute la journée.

Je rentre sur les lieux de l’événement. Un autre itinérant vient me quêter une cigarette. Bonne occasion pour ouvrir la conversation. Il m’explique qu’il a un travail, mais qu’il consomme. Il sait qu’avec son travail, il pourrait se trouver un appartement. Mais avec les centres d’hébergement et les roulottes de distribution de nourriture, ça lui permet de garder son argent pour sa consommation… Ça porte un peu à réflexion ça, non? Et encore une fois, rien pour apaiser les préjugés…

Il me raconte qu’une fois, à une roulotte de distribution de repas, un itinérant plein de pisse et de merde s’est fait retourner de bord, vu son odeur dérangeante et son état mental peu normal. «Il va où ce gars-là une fois qu’il s’est fait retourner de bord partout. C’est supposé être pour les gens comme lui ces endroits-là» de s’exprimer mon nouvel ami itinérant.

Somme toute, après avoir jasé avec quelques uns d’entre eux, on se rend compte que ces gens ne sont pas si différents. Du moins, ils ne sont pas «les autres». Ça, c’est la perception qu’on a. Mais ces gens de la rue, ils ont une opinion, ils savent parler, être sympathiques, se faire des amis, faire la fête, prendre soin d’un chien, travailler, avoir des migraines, et sourire aussi. Oui, j’en ai vu des sourires.

Gabriel.

Petits messages
Paru le 22 novembre 2007

Demain matin, Raymond et moi partons pour le Congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec(FPJQ), qui se tient au Chateau Frontenac, à Québec. Je profiterai au maximum de cette fin de semaine dans la capitale nationale. À l’horaire : des formations, des discussions, des entrevues et une rencontre avec quelques participantes du projet Costa Rica. Nous allons continuer d’organiser le stage, discuter sur ce qui est à faire dans l’immédiat. On veut progresser quoi! Je vous redonne des nouvelles sur tout ça la semaine prochaine.

Je vous invite également à jeter un coup d’oeil au blogue du rédacteur en chef de Raymond Viger. Son texte d’aujourd’hui sur les accommodements raisonnables vaut la peine d’être lu. Le débat sur les accommodements raisonnables prenant des allures de plus en plus ridicules, le point de vue qu’apporte Raymond peut vous ouvrir les yeux par rapport à tout ce que vous lisez depuis que cette question a pris la une de nos médias.

À la semaine prochaine!
Gabriel.

Lâche pas la patate!
Paru le 20 novembre 2007

Bonjour à tous,

ça fait un moment que je ne me suis exprimé sur le blogue. Beaucoup de choses se sont passés depuis.

D’abord, le Salon du livre prenait place à Montréal la semaine dernière, et Reflet de Société était de la partie. L’événement prenait fin hier. Présenter le magazine à des centaines de personnes passant devant notre kiosque a été une expérience nouvelle pour moi, une initiation aussi. Heureusement, je crois en mon produit, ce qui a largement faciliter mon travail, moi qui ne me sentait pas tant à l’aise de faire de la promotion au départ…

Hier soir, nous avons envoyé le prochain numéro du magazine à l’imprimeur et se rendra prochainement dans votre boîte à mail. Un autre travail de longue haleine qui s’est bien conclu. On repart maintenant la machine pour l’édition de février-mars 2008.

Je me sens un peu à la fin d’un cycle présentement. Annie et moi avons même fait le ménage de notre bureau ce matin, bureau qui méritait bien ce petit cleaning intérieur. Un grand ménage d’automne quoi. Pour se refaire les idées.

C’est donc les nouvelles de votre jeune journaliste qui ne lâche pas sa patate. Je vous reviens bientôt sur le blogue, avec d’autres nouvelles, commentaires et emportements soudains! À bientôt.

Gabriel.

Noël en novembre: Qui s’énerve pour rien?
Paru le 8 novembre 2007

L’Halloween vient de se terminer. Et bien, ne vous donnez pas la peine d’enlever les citrouilles et vieilles sorcières de votre cours, déguisez-les plutôt en étoiles de Bethléem et en Pépère Noël, ça revient au même. Parce que le 1er novembre, c’est déjà Noël!

C’est drôle, je ne suis même plus surpris de voir des pubs du temps des Fêtes dans mon téléviseur le lendemain de l’Halloween. C’est devenu chose courante.

La parade du Père Noël est le 9 novembre dans Hochelaga-Maisonneuve. Des trajets d’autobus vont être déviés pour l’occasion. Excusez-moi, mais le 9 novembre, c’est pas un peu tôt pour dévier des autobus histoire de laisser passer le bon vieux barbu? Pour moi, le 9 novembre, ce n’est même pas le début de l’hiver! «C’est commercialement plus rentable», de me répondre mon patron Raymond Viger en m’écoutant me plaindre. Tu as mis le doigt dessus Raymond!

Et sitôt Noël passé, c’est la Saint-Valentin, puis Pâques. On laisse toujours croire aux gens qu’il y a une raison importante d’acheter quelque chose d’important.

Je sais bien, chaque année, on ressort avec le même «chialage». Il y a toujours un énervé pour venir vous dire que Noël, on en parle trop tôt, qu’on devrait plus axer l’événement sur l’amour, la famille, la paix dans le monde. Pas toujours facile quand la télévision t’incite dès le mois de novembre à acheter tes cadeaux au plus sacrant. Bah, de toute façon, un énervé de plus, ça va changer quoi? Ça va peut-être vous rappeler tout ça.

Gabriel.

En passant…

Je viens de terminer, après cinq versions, le texte sur ce dénommé Guillaume dont je vous ai parlé dans mon dernier commentaire sur ce blogue. Après tant de travail, après tout ce cassage de tête, le résultat final plaît bien à l’apprenti journaliste que je suis. J’espère déjà que le reportage aura belle allure dans la prochaine publication de Reflet de Société. Vous m’en passerez un mot.

Mais maintenant, il est temps de passer à autre chose. Le prochain numéro pourrait être publié un mois avant la date prévue. Nous attendons présentement une information qui nous permettrait de confirmer ce devancement de publication. Mais nous faisons tout en conséquence, nous travaillons en fonction de ça. Au magazine, on est un peu comme une Chambre des communes qui attend de savoir si elle part en élection demain ou si elle poursuit son mandat actuel. Et cela tout en se préparant aux deux éventualités. Drôle de métaphore.

Souhaitez-nous bonne chance alors. Et je vous fais la promesse (pas celle d’un politicien) que le prochain numéro de Reflet de Société, qu’il soit remis à la date officielle ou devancé d’un mois, sera à la hauteur de vos attentes, comme d’habitude. Quoique ici, les habitudes, on en a pas vraiment!

Gabriel.

Les réponses ne servent pas qu’aux journalistes 

Ce week-end, je me suis rendu à Québec pour réaliser des entrevues dans le cadre de mon premier article à titre de journaliste officiel pour Reflet de Société. Je prépare présentement un reportage sur un dénommé Guillaume, qui a perdu sa jambe droite alors qu’il était encore tout jeune.

 

La rencontre s’est passée dimanche. D’abord pour un premier entretient chez lui, en tête-à-tête. Ensuite, direction Neuville, chez ses parents, où j’ai rencontré sa prothésiste, celle qui s’occupe de sa jambe artificielle. C’est en soirée que le tout a pris fin, autour de la table de la cuisine, pour une entrevue avec ses parents. Guillaume était là, l’oreille attentive, car ayant vécu la perte de sa jambe alors qu’il était enfant, notre discussion en avant-midi avait suscité chez lui des interrogations auxquelles seuls ses parents pouvaient répondre. Et il les a eues ces réponses. Ses parents aussi, à travers l’échange, en ont trouvées, des réponses. En répondant à mes questions, Guillaume comme ses parents ont constaté des choses, des choses auxquelles ils n’avaient jamais vraiment pris le temps de penser. Pour cette famille, je vous dirais que le retour sur le cours des événements s’est fait tout naturellement, mais pas sans émotions. Et que j’ai compris quelque chose de mon côté aussi : les réponses données aux journalistes ne servent pas toujours exclusivement aux journalistes.

 

Tout au long de la journée, une vague d’émotions a déferlé : Guillaume qui se remémore les moments cruciaux de sa réadaptation, ses parents qui racontent la façon dont ils ont vécu l’accident ainsi que la progression de leur fils aîné; le père qui revient des toilettes avec, aurait-on dit, les yeux rouges. Et même un journaliste avec le «moton» dans la gorge… Somme toute, une journée forte en émotions, qui se retrouvera sous forme de reportage prochainement, dans votre magazine Reflet de Société.

 

Gabriel.

Objectif: Amérique latine…à partir de Jonquière

 

 

 

 

 C’est avec un petit pincement au coeur que je suis retourné au Saguenay vendredi dernier. La ville de Jonquière, où j’ai suivi pendant trois ans mon cours de journalisme, m’est apparue comme un vieux frère qu’on retrouve après un long moment sans se voir…

 

 

 

 

 Mais la nostalgie n’était pas le but de mon voyage dans cette contrée nordique : Avec Dominic Desmarais, le magazine Reflet de Société ainsi que Michel Laprise, enseignant en journalisme du cégep de Jonquière, nous préparons présentement un stage en journalisme international dans lequel s’engagerons quelques étudiants du programme d’ATM (art et technologie dans les médias). Ce stage devait avoir lieu au printemps dernier, mais puisque les choses n’ont pas tourné en sa faveur, nous reprenons le projet cette année. Et nous nous prenons plus tôt surtout.

 

 

 

 

 

 Une rencontre a donc eu lieu à Jonquière, histoire de faire connaissance. Et de choisir un pays où nous nous aventurerons d’ici l’été prochain. Et de répondre le mieux possible aux questions des étudiants (étudiantes devrais-je plutôt dire, car aucun représentant masculin n’a manifesté son intérêt pour le projet).

Puisque le reportage doit se passer en Amérique latine, l’apprentissage ou le perfectionnement de l’espagnol, les collectes de fonds, l’organisation du voyage, et plusieurs autres points importants d’une préparation à un reportage international ont été discutés à cette table ronde.

Pour l’instant, c’est tout ce que je peux vous dire sur le sujet. Mais soyez-en certain, je vous tiens au courant des développements et péripéties qui se manifesteront tout au long de la préparation à ce périple journalistique.

Cordialement vôtre,

Gabriel.

Accommodements raisonnables: dialogue de sourd? 

Le débat sur ce qu’on appelle communément les «accommodements raisonnables» suit son cours avec la commission Bouchard-Taylor qui fait son tour du Québec, et avec le Parlement qui s’obstine à savoir s’il y a trop d’immigrants, pas assez, s’il faudrait les tasser plus par là, ou plus par ici, etc.

Mais dans toutes ces discussions entre Québécois de souche, j’ai l’impression qu’on oublie un petit quelque chose…ha oui, les immigrants eux-mêmes! En fait, on ne les oublie pas vraiment, on parle d’eux, notre dos leur faisant face, carrément. De la façon dont je vois tout cela se dérouler, le Québec se pose encore une question existentielle, et achèvera le tout probablement sur une autre solution vague.

Il me semble que si on souhaite vraiment accueillir des étrangers chez nous, et leur transmettre notre culture, un peu de notre façon de voir les choses, il y aurait un autre moyen que de leur dire : «Attendez un peu, on parle de tout ça entre nous, et on vous revient avec ça». À l’heure qu’il est au Québec, je n’aimerais certes pas, en tant qu’immigrant, regarder les nouvelles. De quoi rappeler de mauvais souvenir à certains d’entre eux qui ont déjà dû quitter leur terre d’accueil à cause d’une haine évidente à leur endroit…

Je crois sincèrement que les Québécois (car ils sont bel et bien des Québécois) nouvellement arrivés ici devraient s’impliquer hardiment dans le débat qui fait des siennes depuis peu dans notre belle province, et cela même s’ils ne se sentent apparemment pas les bienvenus. Ils doivent nous dire eux aussi comment on peut les aider à s’intégrer avec nous. Et que les Québécois de souche (car c’est ainsi qu’ils aiment se faire appeler) leur face la place qu’ils méritent. Discutons ensemble, pour mieux se comprendre!

Gabriel

Alors oui, me revoilà! Je suis de retour dans la sphère de Reflet de Société. Raymond Viger, après le stage du printemps dernier, m’a offert un poste de journaliste dans son équipe. Une offre de laquelle je n’ai pu me détourner. Depuis maintenant une semaine et demie, j’ai regagné les bureaux du Café-Graffiti, et je n’ai pas l’impression que ça va chômer par ici.

 

Bon, je suis certain qu’à ce point-ci de mon texte, une question vous vient en tête et vous hante sans répit : «Pourquoi écrit-il encore à titre de stagiaire, alors qu’il est maintenant un journaliste officiel de Reflet de Société?» Et bien, pour répondre à vos grandes interrogations le plus pertinemment possible, je vous dirais que de un, je considère que j’ai encore beaucoup à apprendre sur le monde du journalisme, donc que le titre de stagiaire est un chapeau qui me va encore comme un gant. Puis de deux, je dois vous avouer qu’après mon expérience du printemps passé, je me suis attaché par la force des choses à ce blogue, Reflet des stagiaires, que Mally-Tamara et moi avions créé pour les bienfaits de notre stage.

 

Je tenterai d’alimenter ce blogue du meilleur de moi-même en partageant avec vous des tranches de ma nouvelle vie de journaliste, des remarques sur l’actualité ou encore des petits clins d’œil à gauche et à droite.

 

C’est donc sur cette introduction que je vous invite à revenir me lire aussi souvent qu’il vous plaira de le faire, et de laisser vos commentaires, si lieu de commenter il y a.

 

À très bientôt,

Gabriel.

  

En temps et lieu

 

On répète souvent au bélier impulsif que je suis que «Toute chose n’est pas forcément bonne à dire.» En fait, la communication n’est pas tant une question de pulsion qu’une question de contexte.

Pourquoi est-on « ringard » si on parle politique et philosophie dans un party, pourquoi choisit-on d’appeler X plutôt que Y pour discuter de nos soucis professionnels ou personnels ? Pourquoi faut-il attendre que la société soit prête pour aborder des questions telles que l’avortement, l’homosexualité, la religion… Au cours d’une vie, combien de fois se retient-on de se prononcer parce que « ce n’est pas le bon moment » ? Combien de nos interlocuteurs nous interrompent par un « le moment est mal choisi » ou encore « pas ici, pas maintenant, nous en reparlerons plus tard » ? Bref pourquoi faut-il des conditions favorables pour aborder un sujet ?

Je dois avouer être abonnée à ce genre de commentaire dans ma vie quotidienne. Je fais partie de ces gens qui disent tout ce qu’ils pensent et pensent tout ce qu’ils disent… (À de très rares exceptions près, protocole oblige…). C’est une habitude souvent ennuyeuse… pour ne pas dire fâcheuse. J’ai beaucoup de difficulté à canaliser mes pensées et à ne pas les exprimer de but en blanc. Donnez-moi quelques minutes de silence et je vous rends 6 sujets de conversations, 3 réflexions existentielles, 12 questions et une blague souvent pas drôle.

Je suis de celle qui voit des caricatures sociales pendant un dessin animé et qui vous le fait remarquer (histoire d’être certaine que vous ne profitez pas plus que moi… ahah) et qui vous demande pourquoi les québécois disent « je me pousse » quand les français disent « je me tire » pendant que vous tentez de regarder le feu d’artifice sur le pont d’un bateau. Bref vous voyez le genre : j’ai souvent « pas rapport » comme dit mon entourage.

En journalisme, il y a des critères qui font qu’un sujet va être traité en priorité. Par eux figurent la proximité géographique et humaine, la nouveauté et la pertinence du sujet par rapport au public cible et à la nature du support pour lequel on travaille. Ce sont des paramètres avec lesquels j’ai parfois du mal à jongler car je les trouve plus ou moins discutables (encore une fois dépendamment du contexte).

La proximité d’abord : pourquoi se limiter à conter ce qui se passe sous nos fenêtres alors que les nouveaux moyens de communication nous donnent la possibilité d’être au courant de ce qui se passe partout ailleurs ? D’ouvrir nos yeux et nos consciences à ce qui nous est parfaitement étranger ? Pourquoi dire aux gens ce qu’ils savent plus ou moins déjà quand on peut les amener à analyser des phénomènes qui ne se donnent pas à voir d’eux-mêmes ? Quand on peut leur exposer des points de vue et réalités qui sont justement à des années lumières de leur propre vérité ?

En ce qui concerne la nouveauté, j’aime lire les nouvelles fraiches tous les matins. Mais il y a des choses que l’on ne traite plus quand on en a déjà entendu parler. Elles n’ont pas cessé d’exister pour autant. C’est ce que je disais à Charles à propos de mon article sur l’homophobie. « La nouveauté, c’est malheureusement qu’il n’y en a pas vraiment. » Je veux bien essayer de trouver mais cela n’empêche pas que l’homophobie touche toujours plus les hommes que les femmes, que le phénomène est toujours plus vivace et dommageable dans la sphère scolaire etc. Les lois n’y ont pas changé grand-chose. La pire étape dans la vie d’un homosexuel demeure la période du coming-out, le moment où il décide ou pas d’assumer pleinement ou partiellement son orientation sexuelle, d’en parler autour de lui, de se libérer d’un lourd secret. L’étape où il appréhende la réaction de ceux à qui il a fait assez confiance pour se confier. Pourquoi parler de cette réalité doit-il être conditionné par le fait de trouver une approche nouvelle ? Selon moi, certains sujets méritent pleinement d’être encore et toujours mis sur la table. Ce n’est qu’en rappelant leur existence qu’un jour, on pourra dire que les choses ont changé… ou pas. Il est aussi important de juste faire le point, contextualiser.

Enfin, la question du public-cible revient un peu à celle de la proximité. On sait que notre lectorat à tendance à privilégier certains sujets plus que d’autres. Le défi des journalistes devraient être de les guider vers d’autres thématiques plutôt que de, seulement, satisfaire des habitudes. Peut-être a-t-on parfois tendance à « sous-estimer » nos lecteurs, auditeurs, spectateurs.

Bien sûr, je caricature une situation qui est loin d’être aussi rigide. Je pense simplement qu’il n’est pas toujours mauvais de bousculer certains patterns. Certains journalistes conservent, pendant des années, des articles en or dans leurs tiroirs. Dans l’attente que quelque chose va se passer qui leur donnera l’opportunité de publier dans un contexte favorable. Peut-être pouvons-nous prendre le risque de communiquer, parfois, même si ce n’est pas en temps et lieu.

Claire

Dur, dur… 

Le Vox Pop, c’est aborder les gens dans la rue avec un grand sourire qui dit tout (je vous en prie, arrêtez-vous que je termine ce vox pop avant la tombée de la nuit!!) et rien (devenu vite automatique, le sourire perd de son sens et de sa sincérité au bout d’une dizaine de refus plus au moins agréable…)

Avec pourtant en guise de micro une petite enregistreuse de la taille d’un mp3, et non pas une grosse caméra (celle qui fait peur à nombre de passants) mais une petit appareil photo numérique… Claire et moi sommes parvenues à effrayer. Faire fuir. Faire mentir.

Le vox pop donne ces pouvoirs, en effet. Nous sommes devenues tyrans ou parasites… dépendamment du point de vue. Nous voulons leurs mots, mais aussi leurs noms. Et si ce n’était tout… mais non! Il nous faut également leur photo.

Alors certains baissent les yeux pour ne pas rencontrer notre regard… au cas ou nous aurions une mini caméra intégrée dans l’oeil qui prendrait des photos à leur insu. D’autres ont le visage qui se fige à notre approche, et tout d’un coup se révèlent une passion, un intérêt tout particulier pour leur montre… L’impératif temps sous leurs yeux, ils accélèrent aussi leur pas.

D’autres encore, nous ignorent. Mais avec tellement peu de naturel! (Ce qui confirme ma conviction: ce n’est pas donné à tout le monde d’être acteur) Quoique une dame s’est mise à siffloter au son de mon “bonjour madame”… toujours en accélérant le pas… mais que de plus normal que de prendre de la vitesse sur le rythme de sa propre musique!

Mais si nous avons terminé notre vox pop hier, c’est bien parce que certains passants ont répondu à nos avances, ont été flatté par l’objectif et enthousiasmé par l’idée de paraître dans un magazine! Pas tout le monde a peur du journaliste en quête d’opinions. Nos sourires n’ont pas toujours été vexés. Heureusement.

Morgane

Le désir d’expression

“Le journalisme est un outil pour s’exprimer”, selon Raymond Viger. Tout comme le graffiti, d’après les résultats du premier jet du vox pop réalisé par Claire et moi. Nos proies ont été unanimes: le graffiti est avant tout un mode d’expression. Peut-être même une mode… d’expression.

L’animateur radio est écouté, le présentateur télé regardé et le journaliste lu. L’homme politique est élu et parle au nom du peuple, le criminel voit sa vie et ses travers médiatisés, les sportifs de haut niveau et les stars sont idôlatrés. Tous servent d’exemples (bons ou mauvais), offrent des moments de bonheur et de révolte ou encore font rêver leurs fervents lecteurs, leurs fidèles spectateurs, leurs citoyens ou leurs fans. Mais qui sont-ils ces lecteurs, ces citoyens, ces consommateurs? N’ont-ils rien à dire? N’ont-ils rien à apprendre à ces illustres personnages et personnalités publiques? 

Et bien si. Mais la difficulté est de savoir comment. Comment se faire remarquer? Comment se faire entendre? Il est  parfois déjà compliqué de faire sa place au sein de sa propre famille ou sur son lieu de travail… alors sur la scène contemporaine, dans la sphère publique, n’en parlons même pas! Rien de plus normal, donc, que naissent des modes d’expression alternatifs… Et j’en suis personnellement soulagée. Soulagée de constater que, tandis que certains sont élevés au rang d’icônes ou de symboles personnifiés, la grande majorité silencieuse et sans nom se manifeste toujours et souhaite toujours s’exprimer.

Le journaliste est privilégié. Il n’est pas frustré dans sa quête d’expression puisque sa liberté d’expression est défendue (du moins, en théorie). Il peut commencer sa carrière dans l’anonymat, mais son nom a de grandes chances d’être remarqué. Son nom, mais aussi sa personne, à travers ce qu’il écrit, le choix de son angle, son style et ses références.

C’est pourquoi journaliste doit être à la hauteur de ce privilège.

Morgane

Y a-t-il un seul journalisme? 

A l’approche du comité de lecture, je suis confrontée au jugement intransigeant du correcteur mythique du journal. Jamais de ma vie je n’avais récupéré mes “copies” aussi annotées et raturées.

Un gros débat et une énorme atteinte à mon égo plus tard, je digère lentement et m’attèle à mes corrections. Certaines suggestions dynamisent mon texte, l’allègent, le rendent plus clair et cohérent. Je n’ai d’ailleurs jamais nié les bienfaits du travail en équipe.

Dans d’autres cas, j’ai presque la sensation d’une trahison. J’en viens même à me demander  s’il est honnête de signer un article dans lequel je ne me reconnais plus vraiment… je suppose que c’est ça la loi de la jungle…

Le but était de nous familiariser, Morgane et moi, aux normes d’écriture journalistique. Le problème c’est que c’est fait avec une telle rigueur qu’il me semble que ça en devient rigide. Quelle est la place de la création personnelle dans l’écriture journalistique? Quelles sont les règles auxquelles on ne peut vraiment pas échapper?

Après un an d’étude au certificat en journalisme de l’UdeM, je me rends compte que j’ai rarement entendu les mêmes consignes. On m’a parlé du journalisme, de ses missions, des devoirs (et droits) de ceux qui le pratique, d’économie de mots, d’intérêt public et autres grands axiomes propres à la profession. On m’a imposé quelques bornes de structures mais rien de vraiment pénalisant. De toutes façons, dépendamment de la personnalité et du parcours du professeur, les consignes varient. Certains ne jurent que par le présent, d’autres par le passé composé et d’autres encore par le conditionnel que certains ont en horreur. Tel média souhaite une écriture qui interpelle le lecteur quand son voisin commande un article “impersonnalisé”.  Bref on ne sait plus trop où donner de la tête ni ce qui se fait vraiment ou pas.

Pour ma part j’avais surtout compris qu’il fallait s’adapter à une grille éditoriale tout en trouvant un équilibre avec son style personnel. J’avais compris que les exigences variaient selon le support, le sujet, l’angle, le temps… Aujourd’hui je me rends compte que notre culture (et oui les perceptions québécoises et françaises connaissent parfois des frictions) et nos habitudes pèsent lourd dans la balance.

Les longues séances de correction ont parfois donné lieu à de profondes discussions autour d’un thème… me permettant à la fois de clarifier mes idées sur le sujet en cours et de penser à de nouveaux. Ce qui me préoccupe c’est qu’aujourd’hui, plus que jamais, je suis assaillie par de nombreuses interrogations existentielles… et que je peine à écrire… naturellement.

La pratique du journalisme doit-elle être mécanique? N’existe t-il qu’un unique modèle à cette pratique?

Claire

Intactes convictions

J’ai passé trois jours à rencontrer et à discuter avec des personnes de tous horizons. Sexologue, psychologue, sociologue, enseignant, intervenant social (qui peut, par la même occasion, être chef cuisinier, traducteur, barman, retraité, fonctionnaire, et j’en passe…) Chacun a généreusement partagé avec moi une partie de son quotidien, de ses perceptions du monde et de ses activités. En me rencontrant et en m’ouvrant leurs bulles, ces gens se sont montrés à moi à la lumière de ce qui leur tient le plus à coeur, de ce pourquoi ils quittent provisoirement leurs emplois, leurs familles et leurs amis, de ce pourquoi ils se battent.

Sur un trottoir humidifié par la pluie, l’un d’entre eux, un ancien journaliste qui a quitté le métier, me dit que c’est un métier génial mais bien difficile. “C’est vrai, un journaliste se doit de ne pas avoir de conscience social. Je me sens libre de pouvoir la laisser s’exprimer au grand jour aujourd’hui.”

Pourtant, face à tous ces gens impliqués, qui sont eux, vous, moi et personne à la fois, je me dis que c’est faux. À mon sens, quelle que soit notre activité, c’est notre conscience (sociale, professionnelle aussi bien que personnelle) qui nous amène à donner le meilleur de nous-mêmes et nous donne notre crédibilité.

Je me sens dans l’obligation de parler de ces gens avec la même ferveur avec laquelle ils agissent. Je ne veux pas les forcer à me dire ce que je veux entendre, je voudrais simplement les présenter aux autres et parler de tout ce qui constitue leurs réalités… notre environnement.

Merci à tous les journalistes célèbres ou pas, vivants, morts ou fictifs qui vivent leur métier du plus profond de leur être et qui ont fait en sorte que je caresse, depuis 11 ans, le rêve de les rejoindre dans la sphère journalistique. Merci à tous ceux qui redorent le blason du métier à une époque où son image est entachée, simplement parce qu’ils ont gardé leurs convictions intactes. 

 Claire

Révélation!

Je ne parviens pas à mettre de mots sur cette impression presque palpable, cette émotion si étrange. J’ai rencontré un tatoueur professionnel hier, un hypnologue aujourd’hui.

Le premier adopte une attitude cool, relax. Lunettes noires, cigarette aux lèvres, il se fait rock star pour la photo… Anodin. Banal. Il se montre, comme beaucoup aiment à le faire, sous son meilleur jour, sous son angle le plus avantageux. Mais une pose, c’est comme un trompe l’oeil: lorsque l’on s’en rapproche et qu’on en décèle la vraie nature, cela perd de son charme, de son authenticité.

Le deuxième, plus calme, introverti, plus posé, dégage quelque chose de sincère, quelque chose de vrai, d’humain. Son témoignage m’a bouleversée. J’en ai eu la gorge serrée, l’estomac noué. Sa manière de s’exprimer, de s’adresser à moi, de rire en me confiant les traumatismes vécus. Son regard. Je ne pourrai malheureusement pas vous transmettre cette substance abstraite, ce concentré de souffrance, de désolation, de solitude et en même temps d’innocence et de bonté que ces yeux, ces gestes et ses mots dégageaient. Et pourtant, j’aimerais tellement que chacun d’entre nous sur cette terre puisse ressentir ce que j’ai ressenti. Une haine mêlée d’amour contre la vie, contre l’humanité, contre l’existence. Tant de choses nous dépassent! Être là, à recevoir ses mots, ses moments d’anxiété et de douleur que j’aimerais avoir les moyens de faire disparaître à jamais de sa mémoire. On apprend de ses erreurs. Alors pourquoi également apprendre de ses cauchemars? 

Le journaliste a accès à des choses incroyables, à des sentiments uniques, à des expériences sans pareille. Je suis heureuse d’avoir recueilli son témoignage. Et je touche enfin à ce que Reflet de Société recherche, transcrit et met en lumière.

Morgane

Méli-mélo nocturne

Je me pose beaucoup de questions… je crois que c’est assez clair. Je m’interroge sur tout, sur rien, sur le pourquoi du comment de la chose et le comment du pourquoi de son contraire.

C’est surement pour ça que j’ai choisi ce métier. Pour pouvoir me poser des questions et en chercher les réponses sans me faire dire que je suis trop intense ou que “Y’a pas rapport de se poser autant de questions sur une si petite affaire.”

Je suppose que j’aurai pu faire de la recherche mais ça n’aurait assouvi ma curiosité qu’en ce qui concerne certains sujets précis… et je ne pense pas être prête à écrire des livres. Mais ça c’est une autre histoire.

Ma tête fourmille donc de questions de tous genres et, aussi bizarre que cela puisse être, je crois qu’au fond j’aime ça.

Le problème est arrivé cette nuit quand, alors que je rêvais à la tournure de mon article en cours, mon esprit à transposé la thématique de l’article en question sur ma propre vie.

Je ne rentrerais pas ici dans des élucubrations plus personnelles mais imaginez: vous fouillez un sujet, vous tentez d’y jeter un regard critique, vous allez récolter l’avis de différents protaganistes à ce propos… Et soudain la formulation parfaite d’une idée me vient à l’esprit. D’habitude j’apprécie ardemment ce “moment de lucidité”.

Mais là mon cerveau encore embrumé de sommeil est allé un petit loin.

Qu’en est-il de ma propre vie à ce propos? Quelle(s) hypothèse(s) s’appliquent le mieux à mon cas? Puisque je récolte l’avis de tout le monde sur le sujet, qu’est-ce que j’en pense moi? En quoi suis-je concernée?

Ce fut une nuit très mouvementée… Et encore heureux que tout le reste de la maison dormait… sinon j’aurai été dans “l’obligation” de choisir une cible pour apaiser mes frustrations.  

Je vous avais prévenu, trop de questions. Il faut éviter de tout mélanger lors d’une nuit d’été. 

Claire

De répondeur en répondeur