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Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville, journaliste
Dimanche le 11 mai, finalement, Danielle et moi avons réussi, avec plus d’un mois de retard, à pouvoir rencontrer Jean-Pierre Bellemare à la prison de Cowansville.
Cet événement mérite une entrée en matière. Pendant près de 2 années, Danielle et moi avons été bénévole à l’institut Leclerc, une prison fédérale à sécurité médium. Nous y avons fait plusieurs rencontres, dont celle de Jean-Pierre.
Jean-Pierre a régulièrement envoyé des lettres à des médias. Si elles ont été publié, ça n’a été que dans de rares occasions. En apprenant que nous étions aussi impliqué dans le magazine Reflet de Société, Jean-Pierre nous présente quelques textes déjà écrit. J’ai dû refuser les textes présentés.
J’ai encouragé Jean-Pierre a continué d’écrire. J’ai aussi refusé ceux qu’il a écrit pendant les premiers mois qui ont suivi. Jean-Pierre écoutait les nouvelles télévisées, lisaient plusieurs quotidiens… Il était saturé d’informations de toutes sortes. Son opinion sur la guerre en Afghanistan n’était pas crédible et n’apportait rien de nouveau dans le débat.
Au printemps 2006, j’assiste à une journée de remerciement pour les bénévoles. J’ai l’occasion de manger à la cafétéria avec les autres prisonniers et de passer une journée complète avec eux. J’ai pu ainsi rencontrer les prisonniers responsables des différentes activités. Pour l’occasion, plusieurs d’entre-eux avaient écrit des textes de remerciement pour les bénévoles. Les textes de Pascal, Éric, Pat, Benoît, Jean-Pierre et d’un 2e Éric étaient affichés sur un grand carton.
J’avais été touché par cette reconnaissance que les prisonniers ont témoigné envers les bénévoles qui viennent les visiter. Dans nos vies tumultueuses, la visite d’un ami peut facilement être prise pour acquise. Dans une prison fédérale, quand quelqu’un vient te visiter, même un étranger que tu ne connais pas encore, tu apprécies son geste, le temps qu’il t’offre. Un instant de relation, une parole d’encouragement prennent un sens magique.
Lors de ma rencontre suivantee, Jean-Pierre me remet le grand carton avec tous ces textes de remerciement. Celui-ci est encore installé dans mon bureau. En août 2006, avec l’autorisation de Jean-Pierre et de ses collègues, je publie dans Reflet de Société les textes qu’ils ont écrit. En remettant des exemplaires de ce numéro aux différents prisonniers, une flamme illumine leur regard. Quelqu’un leur a fait confiance pour les publier. Ils voient leurs noms au bas de leur texte. Ils vont être lu par près de 500 000 lecteurs à travers tout le Québec!
Suite à cette expérience, nous avons réussi à publier plusieurs textes de détenus. Danielle et moi leur proposons d’écrire sur ce qu’ils connaîssent: la prison et leur criminalité. En parlant, non pas comme des spécialistes ou des techniciens, mais au JE, avec leur coeur, leur raison et leur passion.
Quelques chroniques se publient avec plusieurs auteurs différents. Un seul continue avec persévérance. Après sa première publication, Jean-Pierre m’a regardé droit dans les yeux pour me dire: “j’ai compris ce que tu veux. Attends de voir mon prochain texte. À partir d’octobre 2006, Jean-Pierre a débuté sa chronique en solo et n’a pas arrêté depuis.
En 2007, Jean-Pierre se fait transférer à la prison de Cowansville. Notre relation va continuer dans l’écrit. Jean-Pierre continue de m’envoyer ses textes et des lettres personnelles. Je lui retourne des exemplaires avec des mots de Danielle et moi.
En janvier 2008, l’équipe journalistique de Reflet de Société se réunit pour choisir les textes qui seront présentés à l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et pour l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM). Dans la catégorie “Meilleure chronique”, à l’unanimité nous présentons la chronique de Jean-Pierre.
Début avril, j’envoie une lettre à Jean-Pierre lui annonçant qu’il est finaliste pour les Grands Prix de journalisme de l’AQEM. Je lui fait parvenir des copies couleurs de tous les documents qui font mention des résultats. Je commence les démarches pour le rencontrer à la prison de Cowansville. Le 25 avril, ouverture du congrès de l’AMECQ. Nous apprenons que Jean-Pierre y est aussi finaliste. Le lendemain nous apprenons qu’il remporte le premier prix de l’AMECQ pour sa chronique. Le 30 avril, lors de la journée des magazines, j’apprends que Jean-Pierre n’a pas remporté le prix de l’AQEM.
L’enthousiasme est à son comble parmi l’équipe de Reflet de Société et de ses collaborateurs. Nous avons reçu plusieurs mots d’encouragements des autres éditeurs, tout aussi content que nous que Jean-Pierre se soit aussi bien classé.
Les démarches pour visiter Jean-Pierre auront été longues et ardues. Je reçois des formulaires que je remplis. Après quelques semaines d’attente, j’apprends qu’on ne m’a pas fait parvenir les bons formulaires, je dois recommencer les procédures. Prises de photos, enquête… Danielle et moi sommes finalement accepté pour la prison de Cowansville. C’est la 6e prison qui m’accepte. Mais ils n’ont aucun système centralisé, il faut recommencer les enquêtes et les procédures à chaque fois. Pendant tout ce temps, aucune lettre de Jean-Pierre sur ses impressions. Cela m’inquiète un peu.
Nous mettons près d’une heure trente minute pour parcourir les 116 kilomètres qui nous séparent de la prison de Cowansville. Presque le même temps nous sera nécessaire pour franchir les 116 pieds séparant le stationnement de la salle pour rencontrer Jean-Pierre. C’était la fête des mères. Il n’y avait presque personne. À l’heure où nous sommes arrivés, nous étions les seuls à vouloir passer les contrôles de la sécurité.
Jean-Pierre se présente finalement. Il se confond en excuse. Une barbe de plusieurs jours le gêne. Quand je le rencontrais à l’institut Leclerc, il connaissait mes soirées de présence. Il arrivait toujours bien rasé, bien parfumé et bien habillé. Aujourd’hui, malgré son habillement, la joie de nous revoir, la fierté de nous parler de ce qu’il ressent nous font oublier tout le reste.
Jean-Pierre m’avait envoyé une lettre qui ne s’est jamais rendu. Il m’en avait envoyé une 2e le vendredi. Je viens tout juste de la recevoir. À vrai dire, j’attendais cette lettre avant d’écrire mon billet. Nous nous permettons de partager avec vous ces quelques lignes:
Un magnifique bonjour.
Est-il nécessaire de vous décrire à quel point vous m’avez surpris avec votre dernier envoi. Mon égo et surtout ma fierté m’ont fait franchir un nouveau stade dans mon développement personnel. J’étais un homme relativement content. Maintenant, je deviens un être accompli. La reconnaissance par ses pairs est la sensation la plus agréable… après le sexe.
Un gros merci encore une fois de votre confiance et de vos encouragements. J’ai su qu’un journaliste voulait me rencontrer. J’ai accepté de le rencontrer.
Je vous envoie mes salutations. Passez un bel été fleuri. J’ai quelques textes en préparation.
Jean-Pierre Bellemare.
Jean-Pierre a été surpris du nombre de personnes qui sont venu le féliciter pour le travail qu’il a fait. D’autres détenus, des gardiens, des bénévoles, des gens de la chapelle… J’ai voulu lui remettre le trophée que Jean-Pierre avait gagné. La sécurité n’avait pas autorisé que je lui amène. Même pas pour lui montrer. J’ai mis le trophée sur le “scanner” et lui ai amené des photocopies couleurs grandeurs natures. Elles vont orner sa cellule.
Ces retrouvailles à la prison de Cowansville me motive à parcourir de nouveau les 116 kilomètres qui nous séparent. Je vais bousculer mon agenda pour trouver les 5 heures nécessaires pour cette visite d’une heure. Mais je ne dois pas aviser. Parce que Jean-Pierre m’a avisé. Trop de visites rend difficile le retour à la cellule. Cela revigore les souvenirs qu’il y a une vie après la prison et, qu’un jour, ce sera son tour à reprendre une vie de citoyen.
Au plaisir de la prochaine rencontre Jean-Pierre.
Amitiés,
Danielle et Raymond.
L’entrevue de Nathalie Simard devant Jean-Luc Mongrain vu par Richard Martineau
La chronique de Richard Martineau dans le Journal de Montréal du 13 mai nous parle de l’entrevue que Nathalie Simard a accordé à Jean-Luc Mongrain à TQS. J’utilise la chronique de Richard Martineau, parce que je n’ai pas vu l’entrevue que Nathalie Simard a donné.
Même si j’en avais parlé dans un billet du 14 avril dernier intitulé Les adieux de Nathalie Simard, un extrait de Richard Martineau, provenant fort probablement de l’entrevue, m’amène à revenir sur le poids et le fardeau de soutenir une mission.
Richard Martineau mentionne: “C’est déjà assez dur de briser le silence. Vous imaginez comment ça doit être pénible de répéter son histoire jour après jour après jour, devant des classes de jeunes, des salles bondées, des organismes d’aide. Ça doit être l’enfer.”
Comme je le disais dans mon billet, même si conter son histoire est libérateur au début, j’ai vu trop de victimes vouloir sauver le monde et faire des burn out et même, se suicider, sous le fardeau et le poids des responsabilités.
Je suis moi-même une victime, un survivant. J’ai quitté l’entreprise privée pour me consacrer au travail de rue, à l’intervention de crise auprès de personnes suicidaires, au communautaire… Jamais, au grand jamais, je me suis senti obligé de conter jour après jour mon histoire de la même façon. En 16 ans de vie communautaire, après avoir rencontré des milliers et des milliers de personnes, l’histoire de vie que je conte, que je partage s’actualise selon le cheminement que j’ai fait. J’ai vécu des événements tragiques. J’ai eu besoin d’en parler et de les conter. Mais jamais je me suis senti obligé d’arrêter d’évoluer pour me limiter à ne parler que d’un événement à une période précise de ma vie.
Pour moi, partager son vécu, si je veux le faire avec ce que je vis et ressents aujourd’hui doit s’actualiser. Je ne peux en faire un discours que je présenterai toujours de la même façon. Parce que si je veux continuer à être pertinent pour les gens que je rencontre, je ne peux pas être une cassette qui joue toujours la même rangaine.
C’est pour cela qu’après 16 ans, je me sens encore heureux et reconnaissant de pouvoir faire ce que je fais. C’est pour cela aussi qu’après 16 ans, je peux encore écrire sur des thèmes sociaux sans avoir l’impression de me répéter et que cela m’énergise encore et encore. Quand je partage mon vécu, ce n’est pas pour livrer aux gens ce qu’ils s’attendent de recevoir. Je leur livre ce que j’ai besoin de partager. Et c’est ce qui me permet de me connaître toujours un peu plus à chaque jour. Et plus je le fais pour m’aider, et plus cela en rejoint d’autres.
Je me souviens d’un enseignant qui me demandait de rencontrer ses classes d’étudiants en début d’année. Il me disait que cela stimulait ces étudiants pour la balance de l’année. Je l’ai fait jusqu’à sa retraite. Il assistait à chaque fois à ma présentation. Je lui ai demandé s’il n’était pas tanné de toujours m’entendre. Il m’avais répondu que non. Parce que mes présentations étaient différentes d’une fois à l’autre, il en profitait pour mieux me connaître et d’en apprendre un peu plus.
Les pilules alimentaires: la nourriture de l’avenir?
Marie-Josée Richard - Agence Science-Presse
Grâce aux avancées scientifiques de l’Agence de recherche de la défense américaine (DARPA), on estime que d’ici 2014, des chercheurs pourraient mettre au point des pilules capables de nourrir l’humain pour des jours, voire des semaines! En viendra-t-on vraiment un jour à se nourrir que de pilules, à la manière des personnages de la famille Jetson?
Qu’en dit la science?
Selon Manfred Kroger, professeur des sciences de la nutrition à l’Université de Pennsylvanie, bien que les pilules alimentaires soient, à ce jour, théoriquement disponibles, leur aspect pratique doit être amélioré. En effet, un homme moyen aurait besoin d’ingérer au moins 2000 calories par jour, ce qui équivaudrait à «avaler une pilule de près d’une livre» ou des centaines de petites granules chaque jour! Et il lui faudrait probablement un grand verre d’eau pour faire passer tout ça!
Au département de la Défense de l’armée américaine, une unité travaille à améliorer les repas à emporter des troupes. Les repas compacts représentent le tiers du poids et du volume des repas «prêts à manger» tout en étant aussi nutritifs et calorifiques. Ils sont actuellement ce qu’il y a de plus innovateur en ce qui a trait à la lyophilisation, une méthode de conservation des aliments qui a recours à un procédé de déshydratation par le froid. On n’en est pas encore à l’étape des pilules alimentaires, mais on s’en rapproche!
Quand le plaisir des sens crie famine!
Robert Henkin, directeur du centre The Taste and Smell Clinic sur la nutrition moléculaire et les désordres sensoriels, pose une mise en garde à l’utilisation d’une telle pharmacopée. Ce chercheur connaît bien l’importance des sens: cela fait plus de 30 ans qu’il traite des patients dont le sens du goût et l’odorat font défaut ou ont complètement disparu.
Selon lui, se nourrir aux pilules matin, midi et soir, tôt ou tard, ce sera la déprime assurée : «Imaginez : vous vous alimentez, mais il ne se passe rien! Vous perdriez alors tout intérêt à vous nourrir. Et même si l’on vous présentait vingt saveurs différentes de pilules, vous en auriez bien vite fait le tour!» Le spécialiste estime que les pilules alimentaires répondraient à un besoin vital, soit se nourrir, mais le plaisir des sens n’y étant pas, on s’en lasserait bien vite: «Il faut faire une distinction entre manger pour vivre et manger pour survivre». Et vous l’aurez deviné, les pilules alimentaires ne permettraient à l’homme de nourrir que son métabolisme. L’hédoniste en lui resterait sur sa faim.
Des laboratoires de recherches jusqu’à votre assiette…
Il y a fort à parier qu’il ne faudra pas attendre encore longtemps avant que les produits dérivés de la recherche ne soient disponibles aux consommateurs. En effet, déjà, on retrouve sur les tablettes la barre énergétique Hooah, à l’origine réservée aux militaires. Comment les mœurs sociales évolueraient-ils si ces petites pilules en venaient à substituer les repas?
«Manger est un acte social, un acte d’échange», a écrit Marie Marquis, professeure au département de nutrition de l’Université de Montréal, dans un article paru l’an dernier dans le périodique Recherches sur la famille. En effet, la nourriture que l’on ingère fait bien plus que simplement nous remplir la panse. Des études ont déjà démontré que manger en famille pouvait limiter les risques de toxicomanie chez les jeunes et de troubles alimentaires à l’adolescence. La psychosociologue Diane Daigle abonde dans le même sens: le temps des repas est très important, il permet de briser l’isolement et de sociabiliser. Il s’agit d’une composante essentielle pour garder une bonne santé mentale.
Prendre le temps de vivre
Voilà que l’arrivée de ces pilules pourrait faire sauver du temps aux plus pressés d’entre nous. Mais à quel prix? Diane Daigle craint que les pilules alimentaires ne soient avalées de travers… Dans sa clinique de consultation de Sainte-Julie, elle rencontre de nombreux patients, obsédés par la vitesse: «Ils sont pris dans un tourbillon continuel avec le temps. Les gens ne font qu’exister; ils ne prennent plus le temps pour vivre». Elle croit que ces pilules ne rendraient pas service à ces personnes, bien au contraire. «Plutôt que de revoir leur façon de vivre, elles s’enfonceraient davantage dans cette course contre la montre». Selon elle, les gens deviendraient encore plus individualistes: «Le peu de temps qu’ils s’accordent déjà pour manger risquerait alors de disparaître».
Manger, c’est aussi explorer
La spécialiste voit aussi défiler dans son bureau de nombreuses personnes en crise d’identité: «Elles ne savent plus qui elles sont ou quel est leur potentiel. Mon rôle est de les aider à se réconcilier avec leur humanité.» Et ce ne sont pas les pilules alimentaires qui les mettront dans la bonne voie. «En stimulant leurs sens, on peut réveiller les pulsions de vie qui les habitent», croit-elle. C’est en essayant toutes sortes de plats que l’on en vient à découvrir ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas, ce dont on a besoin ou ce dont on a le goût de manger. «Et pour un enfant, c’est particulièrement important», précise la spécialiste. Manger, c’est donc en quelque sorte un moyen de mieux se connaître.
Plus de pilules en vieillissant?
Avoir recours à des pilules alimentaires pour des fins militaires ou des missions dans l’espace, la psychosociologue Diane Daigle n’y voit pas d’inconvénient. Mais que monsieur et madame tout le monde en viennent un jour à les utiliser sur une base régulière, elle trouverait cela plutôt inquiétant! Elle entrevoit cependant un avenir pour ce type d’aliment. Les personnes handicapées ou en perte d’autonomie pourraient ainsi s’alimenter sans être dépendantes de quiconque. On estime qu’en 2016, les personnes âgées représenteront 17 % de la population au Québec; ceci signifie que près d’un Québécois sur cinq fera partie du troisième âge. Avec le vieillissement de la population, disons donc que ces petites granules pourraient bien se vendre comme de petits pains chauds!
Responsabilité de Julie Snyder, Paul Arcand, Luc Lavoie et Bruny Surin dans la fondation Nathalie Simard
Bon je ne devais pas vouloir me faire d’autres amis aujourd’hui. Mais bon, fallait que je le dise. Suite au billet du 14 avril que j’ai écris sur la fin de la carrière publique de Nathalie Simard, beaucoup d’encres et de nouvelles informations ont coulé.
On a appris dans plusieurs médias que des boîtes de dons pour la fondation ont disparu. Plusieurs poursuites contre Nathalie Simard vont se faire entendre devant monsieur le juge. On apprend aussi que les administrateurs qui ont participé à la création de la fondation Nathalie Simard ne seraient plus administrateurs. Ils seraient parti, sans tambour, ni trompette.
Je suis choqué de cette situation. Je dirais même insulté. Lorsque des gens tels que Julie Snyder et Paul Arcand participent à la création d’une fondation qui a fait un tel tapage médiatique, on s’attend à ce que leur présence soit gage de sérieux et de crédible. Il ne faut pas oublier que Paul Arcand avait été l’animateur vedette qui avait eu l’exclusivité de la première entrevue de Nathalie Simard. On ne peut pas faire abstraction que Julie Snyder est la conjointe du propriétaire des médias qui a bénéficié des entrevues exclusives de Nathalie Simard. C’était payant et intéressant pour tout ce monde de coller leurs noms à la création de la fondation Nathalie Simard.
Mais quand tout va mal, on apprend que les administrateurs avaient disparu en douce sans en aviser le public. J’ai un gros malaise. Parce que le départ des administrateurs auraient dû se faire avec le même tapage médiatique que leur arrivée. Il fallait permettre aux citoyens de se poser la question. Si les administrateurs quittent la fondation Nathalie Simard est-elle encore crédible? Les donations sont-elles encore sécures?
Le public aurait dû le savoir. C’était d’intérêt public. Cela questionnait déjà le devenir de la fondation Nathalie Simard. On ne peut pas bénéficier du tapage médiatique quand ça fait notre affaire et disparaître par la porte d’en arrière quand cela ne nous plaît plus. Être administrateur est une responsabilité: gardien de la mission et gardien des avoirs.
Fait curieux, Michel Vastel affirme dans son article du 3 mai que Nathalie Simard était “devenue seule maîtresse à bord”. Pourtant le registraire des entreprises, en date du 9 mai 2008 présente encore vos noms comme administrateurs. Est-ce que Julie Snyder, Paul Arcand et Bruny Surin sont encore administrateurs de la Fondation Nathalie Simard? Jusqu’où les administrateurs sont responsables pour des fraudes possibles dans la Fondation Nathalie Simard?
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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.
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Les livres de Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont
Avec la sortie du livre de Pauline Marois, chaque chef de parti en poste à Québec a maintenant son livre. Cette rapidité avec laquelle on se met à écrire des livres, avant même que l’histoire ne soit terminée, me dérange quelque peu.
Je n’ai aucun problèmes à ce que d’anciens politiciens comme Jean Chrétien ou Brian Mulroney publient leurs mémoires. Au contraire, cela nous permet d’avoir des traces de leur passage dans la vie publique. Leurs activités et leurs présences sociales sont terminées. Ils peuvent nous faire part de leur état d’âme, leur grief, leur testament… avec tout le recul qu’ils peuvent nous offrir.
Mais quand des gens encore en poste et actifs en politique comme Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont nous font état de leurs vies… désolé, je décroche.
Dans une biographie, je m’attends à entendre parler d’une histoire complète. Pour un politicien qui cherche à se faire élire, ai-je droit à une histoire vraie ou à des promesses de politiciens en quête de vote? Si l’histoire n’est pas encore terminée, comment l’auteur peut-il avoir le recul nécessaire pour nous livrer une histoire intéressante. Si l’un de ces chefs de parti devient le prochain Premier ministre, est-ce à dire que je devrais relire une nouvelle biographie pour être à jour?
Lorsqu’un Premier ministre ou un chef de parti va se déplacer à travers le Québec, le fait-il en tant que chef de parti ou pour faire la promotion de son livre? Y a-t-il confusion dans les genres?
La survie du communautaire passe par l’Internet
Telle est l’opinion de Patrick Dion dans un billet écrit sur le portail Branchez-vous.
Les organismes communautaires, tout comme les entreprises privées, doivent maintenant composer avec les nouvelles technologies. Celles qui n’oseront pas franchir cette étape risque d’y laisser leur peau.
C’est vrai que le Web 2.0 permet d’être plus proche de ses membres, de ses lecteurs et des citoyens. Les gens peuvent commenter rapidement des textes ou des idées que nous émettons, influencer rapidement les directions que nous prendrons. Les gens peuvent émettre des propositions qui changeront notre orientation.
Les Internautes peuvent bonifier chaque commentaire que nous recevons. Dans certains cas, cela ressemble à des séances de “brain storming”, des rencontres d’équipe. Parce qu’aujourd’hui les citoyens veulent s’impliquer. Ils ne veulent plus être seulement des témoins passifs. Ils veulent être des acteurs de changement et participer. Le Web 2.0 devient un outil supplémentaire pour favoriser la démocratie d’une société.
Les blogues ont maintenant leur gala
Découverte ce matin. En vérifiant les statistiques de mon blogue, je remarque que j’ai un trafic provenant d’un blogue nommé exivrogne. Curieux, je clique pour savoir qui me fait une référence et pourquoi.
Intitulé Blogu’or 2008, j’y découvre 18 catégories où des blogues sont mis en nominations. Mon blogue l’est dans la catégorie Meilleur blogueur sérieux… très sérieux. J’y découvre aussi que le blogue du Journal de la Rue est aussi nominé dans la catégorie Meilleure blogueuse sérieuse… très sérieuse.
Je ne connaissais pas ce gala. Je ne savais pas que je me retrouverais en nomination. C’est plaisant d’apprendre que dans la blogosphère, quelqu’un trouvait nos blogues suffisant intéressant pour les proposer à ce gala.
Je reconnaîs plusieurs blogueurs dans les différentes catégories. Martin Petit, Dominic Arpin, Richard Martineau, Renart L’éveillé, le maire Stéphane Gendron, Mario Asselin, Folliculaire, Nicolas Langelier, Un taxi la nuit, Patrick Dion, Carl Charest…
Une belle occasion pour visiter ces différents blogues et apprendre à les connaître. Je remercie les blogueurs qui ont mis mon blogue et celui du Journal de la Rue en nomination. Je remercie aussi les Internautes qui vont aller voter pour nos blogues. Vous avez jusqu’au 16 mai pour faire vos choix. Le Gala aura lieu le 24 mai prochain.
Il était une fois…
Isabelle Burgun - Agence Science-Presse
Tous les livres ne se ressemblent pas. Ceux que nous racontait ma mère étaient immenses avec de riches illustrations, sans compter les histoires qui nous tenaient, ma sœur et moi, en haleine et immobiles: des petites filles perdues dans la neige, amies de colombes et de biches, princesses errantes dans des forêts peuplées d’animaux fantastiques, etc.
Pourquoi raconte-t-on des histoires aux enfants? Mis à part le plaisir de partager un moment de complicité, avant la délicate heure du coucher, lire un livre permet de stimuler leurs sens, leur imagination, développer leur écoute, leurs habiletés narratives et bien d’autres choses encore.
Le nouvel ouvrage de l’ergothérapeute québécoise Francine Ferland, Raconte-moi une histoire. Pourquoi? Laquelle? Comment?, explique pourquoi les histoires sont nécessaires au développement de l’enfant, en plus de transmettre le bonheur de lire.
L’art de raconter des histoires
D’une page à l’autre, l’auteure répond aux questions que bien des parents se posent : faut-il raconter des histoires qui font peur aux enfants? Les histoires contribuent-elles à leur développement? Ne risquent-elles pas de leur faire perdre le contact avec la réalité?
«Certains parents ont peur de “mentir” à leurs enfants en leur racontant des événements fantastiques tirés de l’imagination. […] On lui précise qu’on est dans l’imaginaire, le merveilleux et que là, tout est possible», explique la mamie de Gabriel, Maude, Florence et Camélia.
Celle à qui l’on doit l’ouvrage Pour parents débordés et en manque d’énergie (même éditeur, 2006) se penche sur les différentes histoires —comptines, contes, livres d’images, livres à jouer et magazines — et sur les différentes manières de les raconter (à l’endroit, en commençant par la fin, etc.).
Et pour raconter une histoire, on n’a presque pas besoin de livres. Un objet, un sac avec des jouets à identifier, un album de photos… et voilà que les petits moments de la vie de l’enfant deviennent une aventure à partager.
Ce petit guide de 150 pages propose même six petites histoires inédites pour se pratiquer à (re)lire des histoires ou retrouver le plaisir qu’on nous en raconte.
Raconte-moi une histoire. Pourquoi? Laquelle? Comment? par Francine Ferland, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2008, 15 $
http://www.chu-sainte-justine.org/editions/index.asp
Les Grands Prix de journalisme de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM)
Mercredi le 30 avril. Une journée spéciale pour le journalisme magazine. Qu’ils soient éditeurs, rédacteurs en chef, journalistes, photographes ou autres, tous se réunissent pour une journée d’échange. Cet événement annuel de l’Association des éditeurs de magazine (AQEM) se termine par une remise des Grands Prix de journalisme magazine pour souligner le travail de ses artisans.
L’équipe de Reflet de Société était très fier de voir Jean-Pierre Bellemare se retrouver finaliste dans la catégorie Chronique. Je profite de cette occasion pour remercier les membres du jury et l’AQEM de reconnaître et d’accepter le travail parfois différent et original de notre magazine.
Le prix du bénévole de l’année a été remis à M. Félix Maltais. Pendant plus de 15 ans M. Maltais a siégé sur le conseil d’administration de l’AQEM. Il a fait partie de plusieurs débats et il est très impliqué dans le journalisme magazine et scientifique. M. Maltais travaille pour Bayard qui publie les magazines Pomme d’Api, J’aime Lire, Les Explorateurs et Les débrouillards. Merci M. Maltais pour votre implication.
Un journaliste m’a touché tout particulièrement lors de cette remise des Grands Prix. M. Daniel Chrétien de L’actualité. M. Chrétien a commencé par remporter le prix Article pratique ou de service. Le dernier prix de la soirée est le prix Jean Paré nommé en l’honneur du fondateur du magazine L’actualité. Ce prix couronne le journaliste de l’année et récompense la constance dans la qualité, l’originalité du traitement, la qualité de la langue et la pertinence des sujets. Félicitations M. Chrétien pour ce prix que vous méritez largement.
J’ai été très fier et heureux de voir M. Chrétien gagné ce prix. J’ai été ému par son allocution. Il remerçiait sa rédactrice en chef, Carole Beaulieu, pour avoir été difficile avec lui, l’avoir fait travailler et retravailler pour en arriver à sortir le meilleur de lui-même. Je le trouvais chanceux d’avoir un tel environnement de travail.
Personnellement, je suis un ancien perfectionniste qui est devenu un généraliste. Je dû m’adapter à faire 12 000 choses en même temps. Je n’ai souvent même pas le temps de relire mes textes! Intervenant, journaliste, blogueur, rédacteur, écrivain, mise en marché, gérant d’artiste, organisateur de spectacles, conférences… Il m’arrive de plus en plus souvent à rêver de ne faire qu’une chose et de pouvoir la perfectionner, d’aller au bout de l’idée, du projet.
Je pensais à l’article sur la transformation extrême de la Mission Bon Accueil organisée par le Groupe Aldo. Cet article va paraître dans notre édition de juin. Même si j’ai fait 6 entrevues et dégagé un photographe pour une journée complète, j’aurais aimé pouvoir amener l’article encore un peu plus loin. M’assurer de pouvoir bien représenter les bénévoles mobilisés dans l’événement, les organismes qui en ont bénéficiés, mais surtout les gens à qui profitent cette action communautaire. Nos textes doivent bien représenter les gens derrière ces événements.
Est-ce le fait qu’un sondage vient de paraître soulignant que notre magazine est maintenant lu par 7% de la population du Québec qui crée cette pression à en faire plus? À cela, nos sites Internet et nos blogues génèrent plus de 6 000 visites par jour. Ça commence à faire beaucoup de monde qui nous lisent. En plus, Internet donnent une permanence à nos textes. J’ai reçu aujourd’hui des commentaires sur des textes que j’ai écrits il y a plusieurs années.
Il y a une pression à toujours faire mieux. En contre-partie, nous avons des limites financières, mais surtout humaine. Je travaille déjà 7 jours, près de 100 heures par semaine. Je mets tout mon coeur dans mes textes. J’aimerais pouvoir y ajouter un peu plus de temps.
Je me remémore tous les sujets que j’aurai voulu faire et qui n’ont jamais trouvé leur espace. Je vis leur absence comme un deuil.
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Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Tout est dans le nom
(Agence Science-Presse) – Témoignage de l’importance croissante de la Chine dans la recherche: la Société américaine de physique vient d’annoncer que, dans ses revues, les signatures des auteurs asiatiques seront désormais suivies de leur transcription dans leurs idéogrammes. Les éditeurs justifient leur décision en expliquant qu’un nom chinois comme Wei Wang peut en réalité s’écrire de huit façons différentes en mandarin. «Je pense que c’est une formidable manière de montrer que la science est internationale», se réjouit, en entrevue pour Science, le physicien Wei Wang, de l’Université du Wisconsin. «Tous les journaux devraient faire la même chose», renchérit Wei Wang, biophysicien à l’Université de Californie.
Congrès de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
Le 27e Congrès des médias écrits communautaires du Québec vient de se terminer. Un week-end qui s’est déroulé à l’hôtel Mont Gabriel à Ste-Adèle. Cette rencontre entre les artisans de la presse communautaire est une occasion pour des retrouvailles, quelques formations et pour reconnaître le travail journalistique de tous ces gens impliqués, souvent bénévolement, pour servir leur communauté.
Personnellement, j’ai assisté à un atelier sur le Web avec Benoît Munger du journal Le Devoir et L’art du portrait avec l’excellent André Ducharme du magazine L’actualité. M. Munger nous a fait découvrir plusieurs fonctions et outils du Web que, malgré le nombre d’heures que je passe devant celui-ci, m’avait encore échappé. M. Munger réussi à rendre intéressante la formation et capter notre attention malgré que la matière soit un peu aride.
J’avais déjà eu l’occasion d’écouter l’atelier d’André Ducharme. Mais on ne peut se tanner d’écouter un journaliste d’expérience comme lui. On en apprend encore et encore. La passion d’André Ducharme pour le portrait le rend attrayant et intéressant à écouter.
Pendant ce temps, Danielle, co-directrice de l’organisme et spécialiste des équipements et logiciels s’est amusé dans les ateliers de conception graphique, autant pour les magazines que pour les tabloids. Elle a pris des notes qui vont être discutés avec l’équipe et qui devraient amener quelques changements dans le magazine.
Pour la remise des prix, je profite de cette occasion pour souligner les prix remportés par l’équipe de Reflet de Société. Dans la catégorie entrevue, Annie Mathieu pour son texte Le SIDA tue encore avec le docteur Réjean Thomas. Dans la catégorie chronique, Jean-Pierre Bellemare, notre chroniqueur de la prison de Cowansville pour son texte Pas banale la vie carcérale. Et finalement, une deuxième place pour Dominic Desmarais dans la catégorie reportage pour Le vin québécois fait son chemin.
Avec ces 3 prix, cela a permis à Reflet de Société d’être 3e pour le média communautaire de l’année, devancé par Graffici de Gaspésie et le Mouton Noir du bas du fleuve. Nous profitons de l’occasion pour les féliciter pour leur travail et cette reconnaissance de leurs pairs.
Le congrès s’est terminé avec une conférence de Laurence Poole de Sherbrooke. Cette conférence de motivation et de leadership a été une vraie révélation pour notre équipe. Je reviendrais sous peu pour vous en faire part avec plus de détails.
<strong>Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville, gagnant du prix du chroniqueur de l’année de l’AMECQ</strong>
Ste-Adèle, 26 avril 2008. Lors de la remise des prix pour le 27e Congrès de l’Association des médias écrits communautaire du Québec (AMECQ), dans la catégorie meilleure chronique, le gagnant est le chroniqueur du magazine Reflet de Société M. Jean-Pierre Bellemare.
M. Jean-Pierre Bellemare est un prisonnier purgeant une sentence à vie à la prison de Cowansville. Son texte, ”Pas banale la vie carcérale” lui a valu les honneurs dans la catégorie chronique.
M. Bellemare est aussi finaliste, toujours dans la catégorie chronique, pour les Grands Prix de journalisme de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM). Les gagnants des prix de l’AQEM seront dévoilés mercredi le 30 avril prochain.
Pour lire la chronique complète de Jean-Pierre Bellemare.
Gaspésienne et Gaspésien vivant hors Gaspésie recherché par Graffici
Je suis présentement au congrès des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ). Je viens de rencontrer Frédéric Vincent, le directeur du magazine gaspésien Graffici.
Le magazine Graffiti couvre l’ensemble de la Gaspésie depuis 7 ans. Tous les Gaspésiennes et Gaspésiennes reçoivent ce magazine culturel par la poste. Le rêve et l’objectif de Frédéric est de pouvoir rejoindre l’ensemble des Gaspésiennes et Gaspésiens qui ont quitté la Gaspésie et qui vivent partout à travers le monde.
Je profite de mon blogue pour lancer un appel à tous les gaspésiennes et gaspésiens. Laissez-vous un commentaire avec l’adresse mail de tous gaspésienne et gaspésien que vous connaîssez et qui ont quitté la Gaspésie. Le magazine Graffici veut pouvoir leur envoyer des nouvelles de la Gaspésie par l’intermédiaire d’Internet.
Nous attendons vos adresses mail pour les faire parvenir à Frédéric. Vous pouvez les laisser à la suite de ces textes ou encore nous le faire parvenir sur notre adresse couriel: journal@journaldelarue.ca
Merci de votre coopération.
Suis-je Francophone ou Québécois?
Le 1er avril dernier, j’ai fait un billet sur mes vacances à Vancouver. Un peu lorsque j’avais fait l’an dernier une tournée de conférence en France sur l’intervention auprès des jeunes, j’ai décidé de faire une catégorie qui regrouperait les billets que je vais écrire sur ma visite à Vancouver.
J’ai aussi rajouté une autre catégorie; Francophone hors Québec. Parce que je suis déjà convaincu que ce voyage à Vancouver va stimuler plusieurs textes, non seulement sur ma visite à Vancouver, mais sur d’autres contacts à travers le Canada.
J’ai reçu mercredi trois messages de Paul de la Riva, directeur des communications pour le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique. Il m’invite à une visite de l’école de Surrey. 500 élèves du primaire à la 12e année. Vous vous imaginez, une école de 500 étudiants, réparti sur les 13 niveaux du primaire à la 12e année. Cela fait une moyenne de 38 étudiants par niveau! C’est la plus grosse école francophone (langue première) de la Colombie-Britannique.
Je suis déjà touché et ébranlé par ce que peuvent vivre les francophones dans un milieu minoritaire. En plus, une école qui a un haut niveau de multiculturalisme. Je suis surpris d’apprendre qu’il y a 40 écoles francophones à travers la Colombie-Britannique.
M. de la Riva veut me présenter les participats du projet “À vélo pour les sans-abri” - une excursion de 500 km pour appuyer les sans-abri tout en sensibilisant les élèves et la communauté à cette triste réalité.
Mais là ou M. de la Riva m’a vraiment touché c’est le lien qu’il m’a transmis sur une vidéo qui présente des étudiants francophones et la mission que le Conseil scolaire francophone s’est donné. On y parle d’identité, de culture, du droit et du privilège de parler en français et d’étudier en français, l’amour de la langue. De quoi ébranlé un grand sensible comme moi.
J’ai été touché par la vision qu’ils se donnent d’une école francophone: “La réussite scolaire c’est une affaire communautaire. La collaboration, c’est une école communautaire, c’est l’occasion de se parler.”
Je me dois de vous citer 3 étudiants de ce vidéo:
Irina: “À l’école francophone, je fais partie d’une communauté spéciale, avec des profs et des élèves qui se respectent et qui ont une même idée.”
Félix: “Le français c’est une opportunité, surtout en milieu francophone.”
Lisa: “Un message aux jeunes francophones ça serait juste d’être fier d’être francophones.”
C’est le premier message que je reçois des gens de Vancouver pour les 15 jours que je vais y passer. Je suis déjà touché et ébranlé. De voir et d’entendre cette fierté de pouvoir parler et étudier en français. Les liens qui se sont tissés autour d’une école francophone en milieu anglophone.
Peut-être parce que je viens de Montréal. Une ville bilingue où la culture américaine vient ébranler et enterrer notre plaisir d’être juste francophone. Peut-être parce que je travaille depuis 16 ans auprès de jeunes de la culture Hip Hop. Une culture bilingue où les Américains ont plus influencé les montréalais que les Français n’ont réussi à le faire. Peut-être aussi parce que je suis contre les méga-écoles qui comptent 2 000 à 3 000 étudiants.
Merci M. de la Riva, pour votre invitation et pour les liens que vous m’avez partagé.
Dominic Arpin et Martin Petit… Vous m’inspirez!!!
Merci à toi Dominic. Merci à toi Martin.
Depuis quelques jours, je me questionne sur l’avenir des médias au Québec. En tout cas, au moins celui de Reflet de Société et de l’organisme qui le chapeaute, le Journal de la Rue et son projet Café-Graffiti. Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis le directeur de l’organisme, le rédacteur en chef du magazine et le fondateur du Café-Graffiti.
Les abonnements à notre magazine Reflet de Société permettent de soutenir des projets pour les jeunes tels que le Café-Graffiti. Mais voilà que le prix du papier augmente de 6% au printemps, on prévoit une autre augmentation de 6% à l’automne, le timbre poste a augmenté de 5 sous en janvier dernier, le prix de l’essence qui continue de battre des records… On prévoit des baisses et peut-être même la disparition des subventions à l’aide journalistique. Même chose pour la subvention pour les frais d’envois postaux.
Juste de demeurer un média, sans avoir à financer un projet communautaire commence à être du sport. En passant, pour ceux qui pensent que je me plaint pour rien avec mon augmentation de 5 sous par envoie, il faut savoir que nous diffusons près de 500 000 exemplaires de notre magazine par année. Chaque 5 sous d’augmentation finissent par coûter cher.
Cela explique pourquoi depuis un certain temps, je travaille à diversifier nos sources de revenus. J’ai engagé plusieurs consultants pour nous aider dans cet objectif, mais ils ont fait choux blancs. Cela a occasionné des dépenses, mais aucun revenu.
Pour la vente de publicité, il y a transfert des budgets vers l’Internet. Les médias conventionnels attirent moins de publicité que l’Internet réussit à faire. J’ai donc décidé d’appeler quelques régies publicitaires pour nous représenter et vendre de la publicité sur nos blogues et nos sites Internet. Après tout, avec plus de 6 000 visiteurs par jour, on devrait être capable d’attirer quelques publicités.
La première régie publicitaire est spécialisé dans le monde des affaires. On en “fitte” pas dans leur décor. Peut-être à l’automne ou au printemps l’an prochain. On repassera, je n’ai pas le temps d’attendre. Une deuxième régie publicitaire me rappelle, prends quelques informations et ne me rappelle pas! Faut pas me laisser sans nouvelles trop longtemps. J’ai sûrement un profil un peu maniaque. Faut que ça bouge. Ma devise, quand tu fais du surplace, tu recules. Parce que les événements eux continuent d’avancer et à te rentrer dedans. La troisième régie publicitaire ne m’a pas encore retourné mon appel.
Bon! J’ai compris, on ne veut pas de mes 6 000 visiteurs par jour. Tant pis pour eux, quand ils se réveilleront, ils courreront après. Après tout, je ne suis pas intéressé à la publicité Google qui ne donne pas grand chose mais qui pollue les blogues et les sites. De plus, en tant qu’organisme communautaire, nous sommes très difficile sur qui pourrait s’annoncer avec nous. On en refuse plus qu’on peut en prendre.
C’est à ce stade que les constellations se sont enlignés. Je me suis souvenu de l’entrevue que Martin Petit m’avait donné. Il me disait avoir rempli une salle de spectacle avec seulement ses contacts Internet. Ensuite j’ai pensé à Dominic Arpin. Lors d’une conférence devant les relationnistes du Québec, Dominic mentionnait qu’il a décidé de faire cavalier seul et d’avoir son propre blogue, indépendant d’un média. Se vendre lui-même plûtot que de laisser le média le vendre et tout empocher.
Suite à mon délire d’hier soir sur l’avenir de la presse écrite, plus pour faire sourire les gens, j’ai fait un Internet-o-thon en présentant les abonnements du magazine. C’était un gag, une satire, la fin de mon délire, rien de plus. Mais aujourd’hui, je me ravise. Mon fort intérieur était plutôt visionnaire et il m’avait lancé un message pourtant clair, net et précis.
Pourquoi me casser la tête avec une régie publicitaire qui ne semble pas apprécier notre potentiel ou, encore pire, qui ne saurait pas comment nous vendre et à qui nous vendre. Nous n’avons qu’à faire comme Martin Petit et Dominic Arpin. Nous vendre nous-même. Pas vendre la publicité des autres, mais vendre nos propres produits sur nos sites et nos blogues.
Pour un organisme tel le nôtre, de vendre des abonnements à un magazine de réflexion sociale, vendre des documentaires sur l’implication bénévole, vendre des CD de musique des jeunes que nous accompagnons, des livres de cheminement personnel, des guides d’intervention auprès de personnes suicidaires, de joueurs compulsifs et même notre T-shirt à l’effigie du Café-Graffiti, rien de plus naturel. Pour les Internautes qui nous lisent et qui aiment ce que nous écrivons, ce n’est pas de la pollution publicitaire, c’est d’encourager un organisme communautaire dans son orientation en économie sociale et d’offrir des produits et services qui sont la continuité de ce que nous faisons.
Malgré que dans WordPress nous soyons limité dans l’affichage des publicités, nous avions déjà réussi à placer une bannière dans le haut des blogues. Cette bannière annonce les 4 sites de l’organisme. J’ai ensuite fait rajouter une publicité sur chaque côté. Présentement nous y annonçons 2 livres. Nous alternerons régulièrement les publicités pour y présenter l’ensemble de tout ce que nous faisons.
Et voilà ma dernière trouvaille d’hier. À la fin de mes billets apparaîtra une publicité. Elle sera annoncé en caractère gras: PUBLICITÉ. Celui qui ne voudra pas la lire n’aura qu’à arrêter de lire. Mais celui qui aura aimé nos textes, pourra y découvrir les produits et services que nous offrons.
Nous voilà donc dans notre auto-publicité. Nous sommes convaincu que cela sera beaucoup plus pertinent et rentable que les quelques sous qu’on offre pour les “clics” sur des annonces de n’importe quoi. Parce que même si les budgets commencent à se diriger vers l’Internet, les prix offerts pour tout le travail qu’on y fait est encore dérisoire.
Au plaisir de continuer à vous écrire. Au plaisir de vous présenter quelques publicités pertinentes.
PUBLICITÉ
2e journée de notre Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4
Les blogueurs quittent leur écran d’ordinateur
Suite à l’atelier que j’ai suivi avec Dominic Arpin et Patrick Lagacé, j’ai appris qu’il y avait des lieux de rencontres pour les blogueurs de Montréal.
Je n’étais pas au courant de ce type de rencontre et cela pique ma curiosité. Qui va y être? De quoi va-t-on parler? En attendant de pouvoir vous présenter mes commentaires suite à ces rencontres, vous pouvez visiter leur blogue! Yulblog.org organise des rencontres tous les premiers mercredi du mois à la Quincaillerie sur Rachel.
Il y a aussi Yulbiz.org qui organise des rencontres à Montréal, Québec, Paris et Bruxelles. La prochaine rencontre est le 29 avril prochain au Café Méliès sur St-Laurent.
J’ai bien hâte d’assister à ces rencontres. J’aurai possiblement l’occasion de mettre un visage sur certains blogues que je lis ou rencontre dans la blogosphère.
Et si jamais la tenue de mon blogue devient une drogue trop forte, les gens que je rencontrerais pourront m’aider à créer des rencontres Blogueurs Anonymes!!!
Dominic Arpin et Patrick Lagacé devant les relationnistes
En janvier dernier, j’avais assisté à un déjeûner-conférence de La Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP), l’ancienne Société des relationnistes. Ils ont créé une série d’ateliers sur l’utilisation des blogues comme outil de marketing.
En tant que journaliste/blogueur, j’étais curieux de voir comment les relationnistes voulaient utiliser les blogues pour faire de la publicité, du branding… Suite au premier atelier, ils avaient annoncé la tenue d’une rencontre avec Dominic Arpin dans les mois qui suivraient.
Dominic Arpin, le Patrouilleur du net, est un blogueur qui méritait que je mette à mon agenda cet atelier. La SQPRP a dû remettre à plus tard la tenue de l’atelier. Ils cherchaient un 2e journaliste/blogueur pour accompagner Dominic Arpin. L’atelier a finalement eu lieu le 17 avril avec la présence de Patrick Lagacé, ancien blogueur pour Canoe, maintenant pour Cyberpresse.
Puisque messieurs Arpin et Lagacé parlaient d’un sujet qui me passionne, le blogue, l’atelier, même si je n’ai rien appris de nouveau a été intéressant. Pas stimulant. Le blogue est une drogue. Elle m’auto-stimule. Je n’ai pas besoin d’être stimulé pour atterrir plusieurs heures par jour pour noircir quelques pages de mon carnet électronique.
En tant que directeur d’un organisme communautaire qui a régulièrement engagé des professionnels pour exécuter des mandats, entre-autre, de mise en marché, cet atelier et la réaction des relationnistes me fait peur et m’inquiète.
On a parlé de plusieurs anecdotes pendant l’atelier. Une publicité virale de Sony qui avait fourni des appareils photos et vidéos pour permettre à des blogueurs d’assister au making-off d’une de leur publicité. Les blogueurs ont donc parlé de la publicité dans leurs carnets. La publicité était attendu de tous et elle a fait un malheur à sa sortie. Ou encore des vidéos de la compagnie Nike qui se sont retrouvés sur You Tube et qui ont fait le tour du monde et d’être vu par des millions d’Internautes. Et tout le monde de crier “WOW! Et toute cette visibilité qui n’a rien coûté!
Je voyais déjà les lueurs dans les yeux des relationnistes qui se préparaient déjà à vendre l’idée à leur client d’investir dans ce genre de publicité virale. Et c’est là que j’ai commencé à avoir peur. Dominic Arpin et Patrick Lagacé connaissent tout le temps que l’on doit passer devant un ordinateur pour avoir un contenu, être vu, devenir crédible. Je ne suis pas convaincu que les relationnistes ont compris dans quoi ils s’embarquent. Ou plutôt dans quoi ils vont embarquer leur client pendant qu’eux vont facturer à l’heure tout l’investissement qu’il y aura à faire.
Quand on dit qu’une publicité virale ne coûte rien, je répondrais que c’est absolument faux. Si je paye une publicité conventionnelle, je sais quand elle va être en onde, je peux estimer combien de personnes vont la voir et je peux faire une évaluation de l’impact qu’elle aura. Pour une publicité virale, c’est le hasard qui va jouer en faveur ou en défaveur de notre publicité. Parce qu’on ne contrôle pas les Internautes et leurs réactions.
Quand Sony a fait sa campagne avec les blogueurs, ils ont payé des gens pour contacter des blogueurs, les intéresser au projet, leur fournir des équipements Sony, les déplacer, leur donner accès à la création de la publicité… Ça coûté de l’argent tout ça. Dans ce cas-là, le résultat a été bon. Mais le tout aurait pu être un flop total. Il n’y avait aucune garantie de réussite.
Et n’oublions pas que nous sommes aux États-Unis, en version anglophone dans un marché mondial. C’est rentable pour Sony d’être vu autant aux États-Unis, qu’en Angleterre qu’au Canada. Reprenons l’exercice pour un marché comme le Québec. Je suis chef d’une entreprise québécoise et je veux faire connaître mon produit. Un relationniste me propose une campage virale avec des blogueurs. Parce que le “temps d’antenne” est gratis, ça devrait être bon pour la compagnie.
1- Il faut trouver suffisamment de bons blogueurs crédibles prêt à faire la promotion du produit et ayant suffisamment de trafic pour que ça vaille la peine. Gros mandat. Je vois mal un gars comme Patrick Lagacé commencer à verser dans l’info-pub!
2- Le montage visuel ou le travail des blogueurs demeurent en compétition avec les publicités internationales. Si un jeune derrière son écran sur You Tube a le choix entre une vidéo de Nikes qui font toutes sortes d’aventures rocambolesques ou un vidéo sur un aspirateur québécois, votre aspirateur est mieux de savoir sauter haut pour concurrencer Nikes et être vu.
3- La visibilité d’un site ne donne pas la réalité de la visibilité d’une publicité. Exemple, les sites et blogues que je gère génère plus de 6 000 visites par jour. Je ne suis pas dans la catégorie de Patrick Lagacé qui en génère de 10 000 à 25 000 par jour, mais c’est tout de même respectable pour le Québec. Une publicité sur nos sites ne seraient pas vu par les 6 000 visiteurs que nous avons. Parce que j’ai beaucoup de trafic qui viennent dans un but particulier, entre autre, lire ou commenter des textes sur le suicide ou la prévention du jeu compulsif. La publicité pour une balayeuse passerait inaperçu sur mon blogue. Il faut donc trouver les blogueurs qui sont pertinents pour le produit qu’on représente. Et au Québec, je ne pense pas qu’on ait suffisamment de choix pour espérer réussir dans ce genre de mandat.
4- Les blogueurs sont capables d’être très critiques. Cela peut être positif pour une bonne campagne, mais mortel pour un produit qui n’était pas bien préparé pour affronter le cyber-marché.
Je suis suffisamment renseigné sur les blogues et sur l’Internet pour comprendre que si un relationniste me propose une campagne virale pour faire connaître notre organisme, je ne l’engagerai pas. Mais qu’arrivera-t-il aux chefs d’entreprise qui vont faire confiance à un relationniste qui ne connaît pas l’ampleur du travail et des préalables pour soutenir une campagne Internet? Il risque de payer pour l’incompétence du relationniste qui lui, va facturer à l’heure pour apprendre.
CROCS prend une mordée au Québec!
Publié le 15 avril 2008
Les CROCS, vous connaissez? Ce sont des espèces de sandales en plastique munies de trous d’aérations un peu partout dans la chaussure. Pour un aperçu, cliquez ici.
L’idée, le concept vient de créateurs du Québec. Le produit a rapidement fait son bout de chemin à travers le monde pour sa simplicité, sa légèreté, son look bon enfant. En été, ils sont parfaits pour quelconque activité de plage. Dans les hôpitaux, il n’est pas rare de croiser une infirmière en porter.
L’entreprise, aujourd’hui entre les mains de propriétaires américains du Colorado, semble en vouloir particulièrement à sa famille créatrice, le Québec.
Un lieu culturel déchiqueté
Dans la capitale provinciale, sur la rue Saint-Jean, CROCS est propriétaire d’une boutique où on vent la fameuse chaussure ainsi que ses produits dérivés tous aussi ridicules les uns que les autres, allant de la chaussure de luxe à la botte de pluie. Jusqu’en janvier dernier, cette boutique avait comme voisin d’en haut un bar chansonnier dénommé Chez son Père. Un bar qui roulait sa bosse modestement depuis plus de 25 ans dans la capitale. Une boîte à chansons qui avait reçu les plus grands: Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Bob Walsh, etc.
L’endroit a ensuite servi de bar de prédilection à bon nombre de résidents de la ville de Québec. On pouvait y entendre plusieurs soirs par semaine des chansonniers sympathiques mener une foule à la fête avec la seule aide d’une guitare, d’un micro et d’un répertoire musical francophone. Un arrêt obligé pour n’importe quel touriste visitant la vieille capitale et souhaitant vivre une expérience typiquement québécoise.
Eh bien, vu l’importance que prenaient les produits CROCS dans la capitale, l’entrepreneur est devenu envahisseur. Alors que Chez son père s’apprêtait à négocier un nouveau loyer avec son propriétaire, les voisins d’en bas sont venus jouer les trouble-fêtes. Ils ont offert à ce même propriétaire une somme faramineuse pour le loyer d’en haut, un montant que le bar chansonnier n’avait certes pas les moyens de concurrencer. CROCS a tout calculé. Le bar a fermé ses portes. Les lieux vont désormais servir…d’entrepôt pour chaussures en plastique!
Déjà là, il y a matière à détester l’entreprise. J’ai passé des soirées au bar Chez son père. Je ne suis pas de la ville de Québec. Mais chaque fois, l’ambiance était des plus divertissantes et chaleureuses. On s’y sentait chez soi. J’ai de beaux souvenirs logés dans cet endroit et je sais que c’est le cas de bien des gens. La fermeture du bar a fait bien des malheureux à Québec, et donne une franche claque en pleine figure à notre culture.
Ce n’est qu’un début
L’envahisseur CROCS n’avait pas l’intention de s’arrêter ici. Ça non. Après être passé d’entrepreneur à envahisseur, l’envahisseur est devenu déserteur.
Sur le site de Radio-Canada, j’apprends aujourd’hui même la fermeture de l’usine CROCS de Québec. L’usine fonctionnait bien, on avait dû rappeler des anciens travailleurs dernièrement pour faire face à la grande demande de production. Le syndicat était en discussion pour un nouveau contrat, mais semble-t-il que tout se déroulait bien. Le siège social à Denver, probablement très conscient de la situation (sentez-vous le sarcasme?), a tout simplement préféré transférer on ne sait où pour l’instant, à Atlanta ou au Mexique… On ne sait pas plus pourquoi.
Ça me dépasse tout ça. L’entreprise est née ici. Et l’acheteur américain ne se donne même pas la peine de respecter l’origine du produit. Un vrai de vrai requin. Ou un vrai de vrai crocodile devrais-je plutôt dire!
Que faire maintenant? Personnellement, j’ai décidé de vouer une haine sans vergogne aux chaussures CROCS. Les faits énoncés ici, je ne me gêne pas pour les chanter à quiconque croise mon chemin avec ces chaussures aux pieds. Et pas besoin de vous préciser que du fin fond de mon bureau, mes grands pieds ne se vautrent pas dans le confort d’une paire de CROCS. À ça non, plus jamais! Elles sont peut-être jolies et pratiques ces chaussures, mais elles sont aujourd’hui trop entachées à mon goût…
Le Café-Graffiti “ride again”
Cela fait un certain temps que je ne vous ai pas parlé des jeunes du Café-Graffiti. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas des nouveautés à vous annoncer. C’est qu’il y en a trop, je ne sais plus par où commencer.
Animé par une culture urbaine et underground, le Hip Hop, les artistes du Café-Graffiti sont devenus des professionnels dans leur art. Entreprises, agences de communication, festivals internationaux, cinéma… tout le monde fait appel au Café-Graffiti pour avoir accès à des professionnels du Hip Hop.
Dans sa mission de création d’emploi et de réinsertion, le Café-Graffiti représente ces artistes maintenant devenus des professionnels, mais encadrent et soutient la relève, ceux qui seront les artistes de demain.
Que ce soit les vitrines des magasins Simon’s, l’Hôtel alt quartier Dix-30 à Brossard ou encore celui de Québec, l’aréna des Olympiques de Gatineau, les Francofolies, un décor de 10 000 pieds carré pour le Bal en Blanc, les magasins Oakley, la promotion de Volkswagon au Mont St-Anne ou encore celle au Lac Louise en Alberta, je ne réussis même pas à mettre bout-à-bout la liste de tous les contrats où les artistes urbains ont performés.
Vous pouvez voir plusieurs de leurs réalisations sur le site mis-à-jour du Café-Graffiti. J’en profite pour mentionner que l’organisme n’est pas subventionné. C’est à partir des abonnements à la revue Reflet de Société que nous pouvons continuer notre soutien aux jeunes. Pour la venue du printemps, le Café-Graffiti vous offre aussi un souvenir pour montrer votre soutien à la cause.
L’avenir du livre est entre nos mains
(Agence Science-Presse) – Au Japon, cinq des 10 livres les plus vendus en 2007 ont commencé leur vie comme des «romans de téléphones cellulaires» —oui oui, des romans qu’on peut lire sur son téléphone et qui sont ensuite mis en ligne (source: New Scientist).
Au Québec, les magazines people en baisse de vitesse
Le Print Mesurement Bureau (PMB) est une firme qui certifie le lectorat des magazines membres. Selon leur dernier rapport, présenté par Cyberpresse, seul Star Système et Famous Québec ont réussi à maintenir leur lectorat (augmentation de 1%) tandis que tous les autres magazines à potin en ont perdu.
Échos Vedettes et Dernière Heure ont perdu respectivement 16 % et 29 % de leur lectorat. La Semaine, 7 Jours, Star inc. et le Lundi ont eux aussi connu une baisse de leur lectorat.
75 % des magazines québécois ont une perte de lectorat. Selon le président de PMB le nombre grandissant de publications et la popularité de l’internet justifierait les diminutions.
Claude J. Charron a lancé plusieurs magazines people qu’il revendait par la suite. Avec la conjoncture actuelle que les magazines people, nous pouvons supposer que M. Claude “bonne semaine” Charron ne trouvera pas d’acheteur pour ses magazines.
Opitciwan dans les tripes
Nathalie Girard, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008
J’avais oublié à quel point les Amérindiens aiment rigoler. C’est la première pensée qui me traverse l’esprit en reparlant à Mariette, la secrétaire du département d’éducation d’Opitciwan.
Pourquoi contacter, après 12 ans de silence, cette communauté où j’ai débuté ma carrière d’enseignante spécialisée en troubles graves du comportement ? Je ne sais plus trop. Peut-être parce que j’ai décidé de changer de profession, de raccrocher mes patins. En contactant les gens avec qui j’avais commencé ce chapitre de ma vie, j’espérais peut-être refermer la boucle, clore le sujet.
Mon aventure a commencé avec une valise et l’espoir d’inspirer des vies. J’étais ravie d’inaugurer ma carrière au cœur de la forêt québécoise en compagnie d’un peuple qui m’avait fascinée depuis mon enfance. Je ne pouvais me douter de ce qui m’attendait…
Arrivée au village, j’avais l’impression d’avoir été téléportée dans un autre pays à une autre époque. Des chemins sablonneux et déserts encadrent un amas de maisons désordonné. Le magasin général dispose, la majorité du temps, des denrées essentielles, pain, patates, œufs, tous à des prix dérisoires. Le courrier arrive par hydravion le mardi et le jeudi, si la météo le permet. Pas de télévision, pas toujours l’eau courante.
Ma classe était constituée de 12 adolescents, 2 filles et 10 garçons de 15-16 ans, tous plus «poqués» les uns que les autres. Syndrome alcoolique fœtal, abus physique et verbal, inceste et drogues fortes empoisonnaient quotidiennement leurs vies. Leurs comportements étaient imprévisibles, la violence sans provocation, surtout chez les garçons.
Par exemple, un jeune pouvait dessiner tranquillement, et, soudainement, se lever et attaquer un voisin avec son pupitre. Les filles étaient plutôt effacées, évitant à tout prix le contact avec les garçons. Certains ne savaient pas lire. Les plus avancés étaient de niveau académique 3e année.
J’ai découvert cette année-là un niveau de souffrance et de violence que je n’aurais jamais cru possible. Un mal de vivre commun qui, comme une odeur nauséabonde, enveloppe et déforme toute expérience sur son passage. J’ai été agressée physiquement à tous les jours ; les garçons me prenaient par la gorge pour me projeter sur un mur. Un élève particulièrement perturbé a tenté de me dévêtir en classe; il m’a également mis un couteau à la gorge. On a tenté de me violer dans le bois. Et pourtant, malgré la peur et les larmes, je suis restée. Je voulais leur montrer, ne serait-ce qu’un instant, que la vie pouvait aussi être belle, qu’il y avait une lumière au bout du tunnel.
Contre toute attente, j’ai réussi, à force de persévérance, à calmer partiellement le mal qui les habitait. La violence physique avait considérablement diminué dès janvier. J’ai trouvé une place parmi eux. Une complicité s’est établit entre nous. Ils m’ont laissée entrevoir la fleur fragile qu’ils défendaient si férocement. Nous allions souvent dans le bois en après-midi. Cela les calmait énormément et ils adoraient m’enseigner tout ce qu’ils connaissaient. D’eux, j’ai appris à pêcher, à chasser le lièvre, et surtout qu’il y a une partie indestructible en chacun de nous. De moi, ils ont appris un peu de français, de mathématiques et surtout qu’une relation humaine peut être autre que violente.
Mais aujourd’hui, où en est Opitciwan? Mariette s’est fait un plaisir de me donner des nouvelles du village. Un de mes amis amérindiens s’était marié; un prof de Shawinigan avec qui j’avais travaillé était toujours sur la réserve ; la bibliothécaire avait été promue «agente de réussite». D’entendre parler de tous ces gens qui ont joué un rôle plus ou moins important dans ma vie, m’a replongée dans mes souvenirs. Je revivais du coup les bons moments, mais aussi la souffrance. J’ai appris qu’une fillette de 8 ans s’était suicidée, ne pouvant plus supporter l’abus sexuel de son grand frère, un jeune que je connaissais bien. Ouf! Mis à part les routes pavées, le câble et la poste ouverte trois fois par semaine, rien ne semble avoir vraiment changer sur la réserve. Le mal de vivre y règne toujours.
Et mes premiers élèves? Aujourd’hui, ils ont 27 ans, ou du moins ceux qui restent. Mariette m’a appris que beaucoup d’entre eux s’étaient suicidés.
Pendant les 12 ans où j’enseignais à travers le monde, eux, ils sont restés dans leur enfer. Cela me rend triste. C’est la seule porte de sortie qu’ils ont trouvée afin de se délivrer du mal qui les assaillait. J’ai la consolation d’avoir donné un instant de répit à ces enfants, mais aussi la culpabilité de les avoir abandonnés. Je regrette de n’être pas retournée à temps pour leur dire à quel point ils ont été importants pour moi.
Heureusement, certains d’entre eux demeurent. Dave travaille maintenant à la scierie ; la petite Tina est mariée et a 3 enfants. Une partie de moi aimerait bien les retrouver, leur parler, les féliciter d’être restés forts malgré tout. Je suis tellement fière d’eux. Mais se rappellent-ils seulement de moi? Ai-je eu le même impact qu’ils ont eu sur moi? Que valent mes félicitations puisque je ne suis pas restée?
Je n’ai pas encore décidé si un jour j’y retournerai. Mais, ai-je vraiment complètement quitter? Peu importe où j’irai dans le monde, j’aurai toujours Opitciwan dans les tripes. Mon année là-bas m’a marquée à jamais. Elle a grandement contribué à forger qui je suis aujourd’hui. Je serai toujours reconnaissante à ces jeunes de m’avoir ouvert leurs cœurs et leurs vies et d’avoir ainsi transformé la mienne.
Les adieux de Nathalie Simard
Plusieurs médias ont annoncé la retraite de Nathalie Simard dans l’industrie du Show Business.
Après un long silence, un silence qui tue, en 2003 Mme Simard fait son coming out et dénonce les abus sexuels qu’elle a subi de la part de son gérant et pédophile Guy Cloutier. S’en suit un procès éprouvant. Il ne faut vraiment pas banaliser la charge émotive d’un tel procès médiatisé pour une victime d’abus sexuel.
À la fin du procès, s’enchaînera à un rythme d’enfer: entrevues médiatiques, lancement d’un livre, création de la Fondation Nathalie Simard, séries de conférences sur les abus sexuels à travers le Québec, une chicane familiale… Un retour à la vie publique dès plus essoufflants.
Ensuite Nathalie Simard planifie son retour à la chanson, sa carrière, sa raison d’être professionnelle. Épuisement, fatique, panique… Les détenteurs de billets pour une tournée trop “booké” pourront se faire rembourser. Nathalie Simard quitte la vie publique, se retire.
Cela n’est pas sans me rappeler plusieurs histoires qui ont certaines similitudes. Un parent qui a perdu en enfant par suicide, une femme qui perd sa soeur dans une tuerie, un père qui a perdu sa fille au main d’un meurtrier, un père dont son fils s’est suicidé à cause du jeu compulsif, un joueur compulsif qui a survécu a une tentative de suicide, un homme séropositif… Lise Mondor, Heidi Rathjen, Pierre-Hugues Boisvenu, Sol Boxenbaum, Did Tafari Bélizaire, François Blais… Et j’aurais pu mettre une quantité énorme de noms.
Lorsque nous traversons des événements qui nous sont pénibles, il n’est pas rare d’observer qu’une des réactions est de vouloir sauver le monde et tous les autres qui passent par les mêmes souffrances que nous. Nous devenons hypersensibles. La cause prend le dessus. Au départ, la mission que l’on se donne peut être une forme de thérapie. Elle peut aussi rapidement devenir un fardeau lourd à porter. Très lourd.
J’ai vu des gens vouloir partir des fondations et des organismes d’intervention. Des gens qui ont fait un burn out, d’autres qui se sont suicidés. Par respect pour les survivants, je ne mettrais pas de noms sur ces victimes qui sont devenues leurs propres bourreaux.
Je suis content d’apprendre que Nathalie Simard a su se respecter et mettre des limites. Question de se respecter. Question de respecter toutes les victimes d’abus sexuels qui se sont reconnues en elle et qui n’auraient pas pu survivre à un burn out qui aurait pu amener à son suicide.
Merci Mme Simard de prendre soin de vous.
Journaliste en prison avec une sentence à vie, finaliste aux Grands Prix 2008 des éditeurs de magazines
Le magazine Reflet de Société, spécialisé dans les sujets sociaux, publie depuis quelques années une chronique d’un prisonnier, Jean-Pierre Bellemare. J’ai connu Jean-Pierre lors de mes années de bénévolat à l’Institut Leclerc, une prison fédérale à sécurité médium. Par la suite, Jean-Pierre a été transféré à la prison de Cowansville. Nous sommes resté en contact par la poste et Jean-Pierre a continué sa chronique dans notre magazine.
À chaque année, l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM), organise un concours pour souligner les meilleurs journalistes dans différentes catégories. Pour les Grands Prix 2007, la gagnante dans la catégorie “Chronique d’humeur, billet” a été Geneviève St-Germain de Châtelaine. Les finalistes avaient été Richard Martineau d’Elle Québec ainsi que Bernard Arcan et Serge Bouchard pour Québec Science.
Pour les Grands Prix 2008, les finalistes sont Jean-Pierre Bellemare de Reflet de Société. Les 3 billets présentés étaient:
- Pas banale la vie carcérale.
- Traitement de faveur pour délateurs.
- La sexualité au pénitencier.
Les 2 autres finalistes dans cette catégorie sont Émilie Dubreuil de Urbania et André Marois d’Info Presse.
La remise des prix aura lieu le 30 avril. Une demande de sortie spéciale est demandé à la prison de Cowansville pour permettre à M. Bellemare d’être présent lors de la remise des prix. Si la permission spéciale est refusée, à titre de rédacteur, je serais présent pour le représenter.
Toute l’équipe de Reflet de Société est extrêmement fière de la reconnaissance qui est ici offerte à M. Jean-Pierre Bellemare.
Nous avons envoyé l’information à M. Bellemare par la poste et attendons ses réactions. Nous vous tiendrons au courant de ses commentaires dès qu’ils nous parviendrons.
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Média sans papier
L’équipe de CentPapiers, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008
Un média citoyen?
Absolument! Comme n’importe quelle source d’information que l’on peut retrouver sur le web, que ce soit le site de Radio-Canada ou celui de La Presse par exemple, CentPapiers a été créé, il y a près de deux ans, dans un désir d’utiliser le pouvoir de plus en plus imposant de cet outil de communication qu’est Internet. À la différence que CentPapiers a été conceptualisé et créé en fonction du citoyen, afin de permettre une diffusion de nouvelles plus personnelles, mieux dirigées vers le citoyen, et surtout, par le citoyen.
L’objectif? Faire participer tout un chacun à la production d’information afin d’amener sur une échelle plus large et interactive les débats de société et d’intérêt public!
Et ça fonctionne?
En fait, ça fonctionne très bien! À chaque jour, près d’une dizaine de nouveaux textes, qui touchent à des sujets d’actualité, de débats de société et des opinions sur des événements du moment, qui soulèvent passions et intérêts, sont publiés! Ces textes sont produits par plus de 300 rédacteurs et lus par plus d’un million de lecteurs depuis sa création et par près de 100 000 visiteurs à chaque mois!
Il est clair aujourd’hui que l’information et la communication sont à la base de la cohésion sociale. De fait, la circulation de l’information est primordiale, non seulement pour la survie des sociétés mais particulièrement pour leur développement.
Avec l’avènement de ces sociétés où l’information, grâce aux technologies, prend une place prépondérante, chacun d’entre nous a le moyen de partager l’information, de la faire circuler. Les téléphones portables, les ordinateurs, la télévision ont amené le citoyen vers un désir toujours plus grand d’être informé et surtout, de partager cette information.
Les nouvelles technologies ont amené avec elles de nouvelles manières de fonctionner. Entre les médias traditionnels, où l’information est souvent statique, et les blogues et autres sources diverses qu’on retrouve sur le web, il est facile de s’y perdre.
Le média citoyen se situe alors à la croisée des chemins. Autant il est nécessaire de pouvoir accéder à une source d’information fiable, autant il est important de pouvoir la communiquer facilement. CentPapiers a été créé dans cet esprit: permettre au citoyen de s’informer et d’informer, quand bon lui semble.
Mais attention! Il ne faut pas croire que toute information doit être communiquée sans être vérifiée! Les textes soumis par les citoyens, lecteurs et rédacteurs de CentPapiers, sont scrutés attentivement. Car la rigueur est de mise! L’information est à la source de toute société en développement et il est primordial d’en assurer la qualité.
CentPapiers a instauré une plateforme solide, reconnue pour sa rigueur et sa qualité. Une source d’information qui est aujourd’hui inévitable dans l’univers médiatique francophone! Et tout ça grâce aux citoyens des quatre coins du monde!
Plus qu’une simple source, ou qu’un véhicule d’information, CentPapiers devient également un forum où les idées sont regroupées pour être vivement débattues. Tous les citoyens ont alors le pouvoir d’écrire, de publier et d’être lus. C’est toute la force de CentPapiers et tout son succès!
Car être un citoyen comporte plus que la simple obligation de voter, mais bien le devoir de s’informer, de discuter, de partager. Tel est le devoir du citoyen et tel est le pouvoir de CentPapiers.com où l’on espère vous retrouver afin que vous puissiez faire grandir la communauté!
