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La Banque Nationale en feu, vandalisme dans Hochelaga-Maisonneuve: gang de rue, groupe criminalisé ou anarchistes?

Notre organisme, le Journal de la Rue et son projet Café-Graffiti sont situés en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve. Notre compte de banque se trouve à la Banque Nationale. Celle dont les guichets ont passé au feu.

Un événement malheureux que nous déplorons. Quelques jours plutôt un autre événement s’était produit. 6 auto-patrouilles du poste de quartier 23 sont incendiées, une vingtaine de voitures d’un concessionnaires Mazda et 2 camionnettes de Bell qui stationnent pas loin.

Un communiqué sur le site de la Coalition des médias alternatifs du Québec (CMAQ) revendique les événements. Les anarchistes attaquent, les médias s’emballent et les blogues s’enflamment! De quoi faire peur à toute la population. Même les journalistes Claude Poirier et Paul Arcand parlent d’une possibilité que l’événement des auto-patrouilles de la police soit relié à des groupes criminalisés.

Il faut faire attention pour en pas mettre tout dans le même panier. D’un côté, Claude Poirier, dans son entrevue à LCN parle de cette possibilité pour les auto-patrouilles de la police. Mais il ne fait pas de lien avec la Banque Nationale. Il peut y avoir ici plusieurs événements indépendants les uns des autres.

Pour la Banque Nationale, nous avons été informés que des jeunes de 10 à 12 ans ont utilisé les enveloppes de dépôt en papier pour mettre le feu. Pour les auto-patrouilles, il y a avait des accélérants. Deux histoires qui n’ont pas du tout les mêmes circonstances.

Est-ce que les jeunes qui ont mis le feu à la Banque Nationale ont été influencé par cette montée de vandalisme pour faire le leur? Peut-être. Mais nous n’en savons pas plus pour l’instant et il faut attendre de nouvelles informations avant de spéculer dans toutes les directions.

Est-ce que le quartier Hochelaga-Maisonneuve est plus dangereux qu’un autre quartier? Aucunement. Malgré ces incidents, la violence n’a pas augmenté, au contraire, elle a diminué. La population augmente, les mises en chantier sont les plus hautes à Montréal, le nombre de propriétaires occupants augmentent, des commerces de qualité ne cessent de prendre leur place… Hochelaga-Maisonneuve, un quartier où il fait bon vivre.

Groupes criminalisés et mafia: le crime paie-t-il?

J’ai rencontré de grandes quantité de personnes qui ont eu des activités illicites. Toutes sortes de magouilles pour faire de l’argent. Des plus petites au plus grosses.

Pour la très grande majorité de ces personnes, elles sont encore plus pauvres aujourd’hui. Surprenant. Pourtant, il y a de la grosse argent qui se brasse dans les différentes mafias et groupes criminalisés. Mais ou va tout cet argent?

L’argent mal acquis se centralise autour de quelques individus. Ceux qui contrôlent, ceux qui prennent les décisions. Les petits qui tournent autour, ceux qui pensent qu’ils vont devenir riches, habituellement, restent pauvres et petits.

Il y a beaucoup de promesses dans le monde criminel. “Fais-ça et on va t’arranger ça”. “Fais-nous confiance…” “Là, on est un peu serré financièrement, mais laisse-nous arranger nos finances pis on te paye après…”. La réalité est que ce ne sont que des discours vide de sens. Les criminels sont de grands vendeurs de rêves. Et comme beaucoup de vendeurs, ils sont de vrais menteurs. C’est comme ça qu’ils montent leur fortune.

Pour chaque criminel qui monte en grade et qui fait de l’argent, combien de loosers vont demeurer en reste? Les très rares qui ont fait un peu d’argent, ce sont des gens qui ont su s’organiser sans compter sur le crime organisé. Parce que le crime organisé ne sert qu’à organiser leur crime et leur fortune.

Pour le crime organisé et les différentes mafias, tu n’es que de la chair à canon. On t’envoie faire les mauvais coups, on se sert de ton crédit, on te fait travailler gratuitement en attendant des faveurs qui ne viendront jamais. Ils t’entretiennent dans la misère, sous le seuil de la pauvreté.

Parce qu’ils aiment ça que tu dépendent d’eux. Plus tu dépends d’eux et plus tu vas faire des conneries pour eux. Au début pour espérer faire de l’argent. Ensuite, juste pour survivre.

J’ai vu des gars faire de l’argent. Ils se sont fait voler. Bizarre. Qui savait qu’ils transportaient de la drogue ou de l’argent? Pas des groupes ennemis. Trop souvent se sont ceux que tu appelles tes amis, ta gang. Quand tu ouvres les yeux et que tu finis par comprendre, tu as un dossier criminel, tu dois de l’argent à tout le monde, plus personne ne te fait confiance.

Et ne dit surtout pas que tu n’as pas été chanceux. Tu as choisi le crime. Et le crime est bien plus fort et plus gros que tu ne peux te l’imaginer. Tu te pensais plus intelligent que le crime organisé. Ils sont bien plus organisés que tu ne peux le penser.

Quand ils te font attendre parce qu’ils te disent qu’ils doivent finaliser des transactions, dis-toi qu’ils ont décidé de ne pas te payer. Ils vont te faire attendre jusqu’à ce que tu ne sois plus capable d’attendre. Et après, tu fais quoi? Tu vas voir la police pour réclamer ton dû? Tu te retrouves seul dans ton coin et tu essayes de comprendre ce qui s’est passé.

Je n’essaye pas de te faire la morale. Seulement te partager l’expérience de beaucoup de gens qui ont passé par là.

Sexe, drogue et école

Sous la plume de Pierre St-Arnaud, nous pouvions lire dans le Journal de Montréal du 27 novembre dernier que Médecins du monde va donner un cours d’éducation sexuelle et une sensibilisation à la réalité du VIH-Sida à une dizaine d’écoles de Montréal.

En 2005, la réforme de l’éducation fait sauter les cours de Formation Professionnelle et sociale (FPS) ou l’on parlait, non seulement de sexualité, mais aussi de la consommation de drogue. Les taux d’infection des maladies transmises sexuellement (MTS) est en hausse chez les jeunes. C’est ce qui a motivé Médecins du monde à revenir à la charge avec les cours de sexualité dans certaines écoles de Montréal.

On parle ici d’un cours de 2 heures. Cela est peut-être suffisant pour que des jeunes reçoivent l’information de base. Mais est-ce suffisamment? Est-ce que des cours sur la sexualité se limitent aux connaissances reliées au Sida et aux MTS? En tant que travailleur de rue, les 2 sujets que je devais discuter le plus souvent avec les jeunes que je croisais étaient la sexualité et la spiritualité. Ce sont les sujets que les jeunes avaient besoin de parler, de discuter, de partager entre eux et avec des adultes. Que reste-t-il dans les écoles pour nourrir la réflexion de nos jeunes?

Toutes les réformes scolaires que j’ai vues passer semblent oublier l’essentiel. Le besoin des jeunes de s’exprimer et de mieux comprendre la société dans laquelle ils évoluent. Ces instants de réflexion et de débats forment la jeunesse. C’est une gymnastique intellectuelle qui permet d’éviter l’obésité mentale.

Qui doit faire cette réflexion avec les jeunes? Un travailleur de rue lorsque le jeune a décroché, le chef de gang, le pimp du coin… Et si c’était votre enfant qui avait besoin de forger sa réflexion, avec quelles sortes d’adultes voulez-vous qu’il s’initie?

Textes sur la toxicomanie. Commentaires du rédacteur sur la drogue.

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Jeunes, bénévolat et gang de rue

Je viens de lire le blogue de Folliculaire sur le bénévolat. Une vision intéressante qui nous montre que les jeunes ne sont pas que des membres de gangs de rue, des alcooliques, toxicomanes et autres.

Pour les jeunes, le bénévolat est une implication et une présence importante dans notre société. En étant bénévole dans un milieu donné, le jeune expérimente sa citoyenneté, crée des relations, socialise, se trouve un milieu d’appartenance… On ne peut sous estimer l’importance d’avoir un milieu d’appartenance. C’est la meilleure façon de faire de la prévention aux gangs de rue. C’est souvent par défaut que les jeunes se retrouvent intéressés ou attirés par les gangs de rue. Les jeunes ont besoin d’appartenir à un milieu et d’y évoluer.

Le bénévolat n’est pas juste une présence continue dans un milieu de vie. C’est un état d’esprit. Aider une vieille dame à traverser la rue, balayer le trottoir devant sa résidence… ce sont aussi des façons de faire du bénévolat, ponctuel, à notre rythme, au hasard des rencontres.

DVD sur la promotion du bénévolat.

Légaliser ou décriminaliser les drogues?

Tout un sujet qui s’ouvre ici. Difficile d’y répondre ou de lancer le débat en quelques paragraphes. D’emblée, je ne cacherais que, comme la très grande majorité des intervenants en toxicomanie, je suis pour la décriminalisation de la drogue et cela, dans un but que les gens consomment moins et mieux.

Les avantages d’une décriminalisation sont multiples. Sur la marché noir, le consommateur achète n’importe quoi. Il ne connaît pas la concentration ou encore les produits intégrés à la drogue. Certains produits rajoutés sont plus néfastes que la drogue elle-même. On a déjà vu de la vitre broyé dans de la cocaine de mauvaise qualité, juste pour faire saigner du nez le consommateur et qu’il pense avoir du bon stock! Pour la concentration, certains ont fait des overdoses et en sont morts. Le dealer avait oublié de couper son stock et il était trop concentré!

En décriminalisant, on arrête de taper sur la tête du consommateur qui, dans un marché noir, doit se cacher et se couper des ressources pouvant l’aider. Combien de fois le dealer fait crédit pour soutenir la consommation de ses clients? Il ne veut pas l’aider à arrêter. Il prend les moyens pour que ses clients continuent à consommer. J’ai déjà vu des dealers tout simplement donner gratuitement un peu de drogue à un jeune qui avait arrêté de consommer.

Décriminaliser ne veut pas dire légaliser. Aucune forme de publicité pouvant encourager la consommation de drogue n’est acceptée. Une sorte de Société des drogues permettra d’assurer la qualité du produit et un prix constant. Des intervenants seraient sur place pour aider à diminuer la consommation.

En décriminalisant, cela veut dire enlever de gros revenus aux groupes criminalisés et aux gangs de rue. Ces revenus doivent servir à la prévention et l’intervention.

Il y a certains préalables importants pour en arriver en décriminaliser la drogue. Pour cela, on doit avoir une Société des drogues bien investie d’une mission en réduction des méfaits. Juste le contraire de ce que fait le gouvernement avec Loto-Québec et la Société des Alcools du Québec (SAQ). Le gouvernement ne pourrait pas exiger des revenus de cette entité pour arrondir son budget. Ce n’est pas le Ministère des Finances qui devrait avoir la main mise sur une Société des drogues, mais le Ministère de la Santé.

Textes sur la toxicomanie et commentaires du rédacteur sur les drogues.

Rockwell Family, le Match des Étoiles, les gangs de rue et Yves Desgagnés

Mercredi le 3 octobre, Normand Brathwaite nous présente le Match des Étoiles avec un numéro de danse Hip Hop réalisé par le Rockwell Family.

Dans l’hystérie de la fin de l’émission, le juge Yves Desgagnés lance un appel qui m’a marqué: “Que toutes les gangs de rue aillent sur le site du Match des Étoiles et s’inscrivent pour participer”.

Désolé M. le juge Yves Desgagnés, mais j’ai sursauté dans mon siège quand je vous ai entendu dire cette phrase. Est-ce que vous voulez insinuer que tous les B-Boys font parti des gangs de rue? Est-ce que vous vouliez dire que le Rockwell Family était une gang de rue?

On a encore beaucoup de chemin à parcourir dans la compréhension de la culture Hip Hop. En tant que travailleur de rue, je connais des membres de gang de rue. En tant que directeur du Café-Graffiti qui vit près de la culture Hip Hop depuis maintenant 15 ans, je connais beaucoup d’artistes de cette culture.

Si vous osez insiner M. Desgagnés que les artistes Hip Hop sont tous ou majoritairement ou en partie des membres de gang de rue, désolé, votre discours passe à côté de la réalité. Je vous invite M. Desgagnés à m’appeler au Café-Graffiti. Nous prendrons rendez-vous et je vous présenterais des artistes de la culture Hip Hop. Vous pourrez leur parler et leur demander s’il font partie d’un gang de rue.

Textes sur gang de rue, Hip Hop et commentaires du rédacteur sur gang de rue, Hip Hop.

Marc Pigeon et les gangs de rue

Marc Pigeon est adjoint au directeur de l’information pour le Journal de Montréal. Le 21 décembre, il prend la plume pour dénoncer les accusés de la rue Pelletier et amis de “Ti-Pon” Mathieu qui se promènent dans le Palais de Justice avec cagoule et lunette fumée.

Sur ce premier point, je suis parfaitement d’accord avec Marc Pigeon. Mon incompréhension des règles de sécurité s’en retrouve tout autant dépassé que lorsque j’ai vu des ministres signer une entente avec des Warriors en cagoule!

Marc Pigeon a cependant dérapé quelque peu lorsqu’il a voulu faire une comparaison avec le policier Serge Côté de la sureté municipale de Varennes qui est venu témoigner en uniforme dans une cause personnelle. Serge Côté avait écopé de deux jours de suspension.

Marc Pigeon nous dit: “entre la sanction à l’honnête policier qui témoigne en uniforme et l’inaction à l’endroit d’un accusé à cagoule, il y a une marge… Le policier en habit de police dans une salle de cour, ça ternit l’image de la justice. Mais un bandit présumé avec un habit de bandit… c’est correct?”

Qu’un policier se serve de son uniforme pour impressionner et tenter d’influencer un jugement de cour dans une cause personnelle est inacceptable. Que des bandits présumés se promènent dans un palais de justice avec cagoule et lunette fumée, c’est aussi inacceptable. Un jugement est venu remettre à l’ordre le policier. Et c’est bien ainsi. Le problème soulevé c’est que nous n’aurions jamais dû accepter ou tolérer les gangs de rue présumés avec leur cagoule. Aucune comparaison ne tient entre les deux incidents. Il n’y en a pas un plus “correct” que l’autre. Les deux événements son inacceptable.

Il faut questionner le laxisme des autorités face à la mascarade de cagoule dans un Palais de justice, mais cela ne permet pas d’innocenter un policier qui a fait usage de son uniforme pour une cause personnelle.  

Autres textes sur gang de rue:

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/franco-nuovo-et-les-gangs-de-rue/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/06/les-gangs-de-rue-sexportent-en-region/

Les jeunes nous parlent de sexe et des gangs de rue. Août 2005,

Notre journaliste, Dominic Desmarais publie un excellent reportage sur les gangs de rue (vol 13 no 6). Ce reportage a été repris par d’autres médias à travers le Québec. L’école secondaire de la Magdelaine à Laprairie s’est servi de ce reportage pour amorcer une réflexion auprès de leurs jeunes. Nous rapportons ici les commentaires de 14 de ces jeunes du Secondaire IV. Leur âge varie de 15 à 16 ans.

Janyck Beaulieu

Le problème des gangs de rue est devenu inquiétant. Les parents absents sont une cause importante. Avec les années, sans encadrement et à se débrouiller seul, il risque de développer des moyens de survie illégaux. Afin de faire de l’argent, ces jeunes se rassemblent et deviennent des gangs de rue. Il serait important que l’enfant soit bien encadré par des organismes si ses parents ne s’en occupent pas.

Le gouvernement devrait donner plus de fond à ces organismes et en créer de nouveaux. La drogue y est aussi pour quelque chose. La drogue affecte non seulement notre corps mais aussi notre façon de penser et d’agir. Elle provoque une forme de négligence face à l’éducation et à tout ce qui l’entoure. Ne voulant plus aller à l’école, ils se promènent en petite gang et cherche à faire de l’argent. La drogue est un moyen facile pour en faire.

Je crois que les gangs de rue sont un problème de plus dans la société. Ils reflètent bien comment le Québec s’occupent de ses jeunes. Il serait grand temps d’agir et de leur donner la chance d’avoir une vie stable.

Julie Lefrançois et Jean-Michel Tessier

Les acteurs concernés tels que les écoles, les familles ou encore la police devraient s’unir rapidement afin de sauver le plus de jeunes de leur détresse profonde. Les parents doivent s’investir dans leur rôle. Les jeunes ont grandement besoin d’attention, de valorisation ainsi que de protection. C’est aux parents que revient ce devoir. Un enfant qui manque d’affection et d’encadrement risque plus d’adhérer à un gang. C’est le seul moyen qu’il trouve pour combler un vide intérieur.

Les jeunes sont-ils trop influençables? Autrefois, la valeur familiale fracassait le palmarès des valeurs. Aujourd’hui, elle s’est fait déclasser par l’argent. Le gangster RAP, dont le chanteur 50 cents, contribue à véhiculer l’image que l’argent est synonyme de beaux chars, de belles filles, de drogue, d’armes, de sexe. La vie facile. Pourtant, la vision qu’ils offrent dans leur vidéo n’a rien à avoir avec la réalité. Une solution qui aiderait à contrer les gangs serait d’investir dans les milieux concernés et de sensibiliser les gens à cette triste réalité.

Sébastien Houle

Taxage, intimidation, menaces, vente de drogue, prostitution et règlements de compte. Voilà ce qu’est l’enfer des gangs de rue. Les morts ne cessent d’augmenter et la plupart sont reliés aux gangs de rue.

Plusieurs familles pleurent, font le deuil de personnes qui étaient proches d’eux. Pourquoi s’enrôler dans des gangs de rue? Ce problème prend beaucoup d’ampleur. Il faut trouver des solutions qui régleront au plus vite ce problème. Sommes-nous en train de perdre le contrôle de la situation? L’univers des gangs de rue est un système très violent et dangereux. Plusieurs jeunes ne connaissent pas les dangers qu’ils courent en entrant dans les gangs de rue. Ils vivent parfois des problèmes familiaux ou il manque tout simplement d’encadrement.

Nous devrions dès maintenant informer nos jeunes et aider ceux qui sont déjà dans cet univers. Tout cela doit changer au plus vite. Les jeunes sont souvent influencés par les chanteurs de rap. Le style gangster rap est devenu très populaire auprès des jeunes ados. Les vidéo clip ne leur donnent pas toujours un bon exemple. Dans ces vidéos, le chanteur 50 cent fait allusion à la force des armes ou aux pouvoir que peut apporter l’argent. Les jeunes se basent sur ces modèles pour donner un sens à leur vie. Il faut à tout prit intervenir.

Qu’est-ce que ces jeunes deviendront à l’âge adulte? La société doit réagir au plus vite à ce problème et venir en aide aux jeunes ados qui vivent l’enfer des gangs de rue. Pour les autres jeunes, il faut les prévenir des graves dangers qu’ils risquent en s’enrôlant dans un gang. Il faut aussi dire aux parents d’intervenir auprès des jeunes et de faire appel à des organismes pour leur venir en aide.

Joanie et Mélyanne

Le phénomène des gangs de rue touche de plus en plus la jeune population de Montréal. Pour notre part, nous sommes confrontées à la peur et à l’insécurité de sortir seules le soir. Les policiers sont impuissants face aux méfaits des gangs de rue. Comment peut-on se sentir en sécurité lorsque nous regardons ce qui nous entoure? Personne n’est à l’abri de la violence.

Ne croyez-vous pas qu’il serait peut-être temps de réagir à ce trouble de société grandissant? Quel est l’influence des vidéo-clips chez les jeunes? Pourquoi des femmes s’exposent à peine vêtu devant un public de tous âges? Ce phénomène vulgaire et superficiel est incompréhensible. Oui, les chanteurs auront plus de profit en provocant les spectateurs, mais ils ne se soucient pas des méfaits qu’ils causent. Ces méfaits poussent les jeunes vers une pensée négative et les amènent vers les gangs de rue. Pourquoi pousser les jeunes vers la haine au lieu de leur apprendre les belles choses de la vie?

Pour solutionner nos nombreux problèmes sociaux, nous devons premièrement en prendre conscience. Les policiers devraient être plus présents dans les rues pour éviter et diminuer la violence. Les postes de télévision devraient arrêter de passer de tels vidéo-clips et d’en passer des plus réalistes, qui montrent les vraies choses de la vie.

Marie-Lucie Chénier et Jean-Christophe Emond

Les gens ne font que parler des gangs de rue mais personnes ne donnent de vraies solutions. Ils ne comprennent pas réellement ce qui attire les jeunes à aller dans un gang. La plupart des jeunes joignent les gangs de rues pour l’argent. C’est dix fois plus payant qu’un travail légal et ça demande beaucoup moins d’effort.

On devrait encourager les jeunes à travailler légalement en augmentant leurs salaires et en améliorant les conditions de travail des jeunes. Ce qui pousse aussi les adolescents à joindre les gangs est la protection. De nos jours, on ne se bat plus un contre un. Ils appellent tout leurs amis pour se défendre. Un jeune qui appartient à une gang est protégé par les autres membres. Tant que les jeunes pourront se faire de l’argent facile et qu’ils seront protégés par leurs gangs de rues, ils en feront partis. Il faut agir en favorisant le travail légal.

Marc-Alexandre Croteau et Jean-Nicholas Bourdon

Les gangs sont de plus en plus présentent dans les rues. Nous sommes d’avis que le rappeur 50 cents et le gangster rap ont une mauvaise influence sur les jeunes. Tous ces fans veulent faire comme lui. Je connais un ami qui n’écoute que ça. Comme fond d’écran sur son ordinateur il a deux AK47 et deux M4. Il se promène à tous les jours avec un canif sur lui! Le gangster rap montre une mauvaise vision aux jeunes. Les jeunes sont violents parce qu’ils sont trop laissés à eux-mêmes. Les parents ne sont pas assez présents dans la vie de leurs jeunes. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent et les parents n’en savent rien.

Bénédicto Desbiens

De plus en plus de jeunes cherchent à se valoriser. C’est pourquoi ils veulent faire parti de «gangs de rue». Les adolescents ont besoin de se référer à un modèle pour être «cool». Le rappeur 50 cents a une influence sur les jeunes. Les adolescents voient dans ses vidéo-clips qu’il est riche et ils veulent faire pareil. Pour les adolescents, riche signifie: avoir toutes les filles, des grosses maisons, etc. Il faudrait réduire ce phénomène car il grossit d’année en année.

Les policiers ont essayé de trouver des trucs pour réduire ce phénomène, mais sans résultats. Les gangs de rue dureront tant et aussi longtemps que ces modèles existeront. Nous devrions changer leurs perceptions et proposer d’autres modèles. Mais allons-nous vraiment réussir à réduire ce phénomène?

Danny Arseneault

Les gangs de rue sont de plus en plus présente dans notre région. Les jeunes font parti de gangs de rue parce qu’ils veulent avoir une protection. Les jeunes qui ont de la misère avec leur famille et qui sont dans des milieux défavorisés sont plus portés à faire partie d’un gang. Ils se font influencer par d’autres jeunes.

Les jeunes veulent aussi imiter leur idole. Le rappeur 50 cents est un des modèles pour les jeunes. Dans ces vidéos, on peut y voir le luxe, les chars, l’argent, les filles. Les jeunes pensent améliorer leur image en adoptent celle de leur idole.

Marian Kissi

Ce n’est pas tous les membres d’un gang de rue qui sont violents. Le sentiment d’être en sécurité est une des raisons de vouloir appartenir à une gang. En étant en gang, on sait qu’on a un groupe d’amis qui sera toujours là pour nous. Il deviendra notre famille. On se sentira moins seule. Je ne crois pas que c’est la solution idéale pour se sentir aimer.

En regardant les vidéos clips de 50 cents tenant une arme, ça influence les jeunes. Mais c’est la responsabilité des médias. Ce sont eux qui projettent ce genre de vie aux jeunes. On allume le téléviseur. On voit du monde riche. Pleins de voitures coûteuses. Une grande maison. C’est ça que la majorité des gens vont vouloir! Pour que les adolescents n’envisagent pas ce mode de vie, les parents doivent être présents et montrer à leurs enfants qu’ils sont là pour eux. Ils doivent aussi les soutenir dans leurs décisions afin d’assurer leurs futurs.

Marc-Antoine Serré

Il y a trop de jeunes qui sont membres de gangs de rues. Est-ce normal? Dans les écoles, il y a beaucoup trop de violence. Les écoles doivent prendre des mesures de sécurité tels des caméras. Ils conservent même les numéros de casiers des suspect et envoient l’escouade canine. C’est anormal de devoir prendre de tels mesures.

Des jeunes entrent dans les gangs de rues en pensant devenir riches et puissants. Ils ne pensent pas aux conséquences que cela peut leurs apporter. Je partage l’avis de l’inspecteur Jean Baraby de la police de Montréal. Le devoir primordial des parents est de dire à leurs enfants qu’ils les aiment et qu’ils le fassent sentir mieux. De plus, le projet de l’organisme communautaire de la Maison d’Haïti avec ses travailleurs de rue est une très bonne idée pour minimiser la violence. Les gangs de rue existeront toujours. La facilité à se procurer des armes encourage ce phénomène. Mais on peut toujours la minimiser!

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/hypersexualisation-le-quebec-abandonne-t-il-ses-enfants/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/le-sexe-banalise/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/17/publicites-sexistes-au-college-notre-dame/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/lhypersexualisation-pas-juste-une-mode/

Autres textes sur gang de rue, le hip hop et sur la sexualité.

L’indifférence ou la compassion

L’indifférence, trop répandue dans le monde, perpétue la souffrance de millions, voir de milliards d’individus.

Les criminels, les dictateurs, les gouvernements, les industriels trop concentrés sur le pouvoir et le profit ainsi que tous les individus inconscients, n’ont que faire des conséquences de leur indifférence.

Les producteurs, distributeurs et vendeurs de narcotiques n’ont aucune pensée pour les conséquences qu’auront leurs marchandises sur la santé physique et mentale de leurs victimes.

Que dire aussi de ceux qui entretiennent la prostitution, la violence générée par les gangs de rue, la violence familiale, les vols perpétrés sur les sans abris et encore bien d’autres cas semblables et pires encore, décrit chaque jours dans les journaux.

Chaque individu concerné, consciemment ou pas, entretien ce cercle vicieux de la domination aux profits de quelques individus qui se foutent éperdument de leurs victimes et ce quoi qu’ils en disent.

Les profiteurs des faiblesses de ces personnes, souffrent d’une absence de compassion envers leurs victimes.

Les nombreuses conséquences de l’indifférence ont des répercussions qui sont impossibles à imaginer, puisque nous ne pouvons prévoir l’ampleur du tort infligé aux victimes ainsi qu’à leurs entourages.

Le seul remède à toute cette indifférence est notre prise de conscience des conséquences désastreuses que l’indifférence peut engendrer.

Nous devons tous être conscients que chaque individu a un énorme potentiel créatif et spirituel qui ne doit surtout pas être détruit mais plutôt développé.

Parce que nous pouvons mettre notre volonté au service du bien être de la société, nous nous devons de réaliser que certaines de nos actions, si insignifiantes soit-elles, peuvent avoir des conséquences négatives sur un individu. Nous nous devons de méditer sur notre présente façon de penser et d’agir et d’y apporter les correctifs nécessaires qui nous permettra de faire, dans notre environnement familial, social et gouvernemental, que du bien à chacune nos actions.

Nous nous devons aussi de prodiguer de la COMPASSION. Tout comme l’indifférence, les conséquences de la COMPASSION ne nous sont pas tous connues, mais soyons confiant que les fruits engendrés par l’amour pour les autres seront des plus savoureux. Plus nous progresserons sur son chemin, plus nous pourrons intégrer dans nos actions quotidiennes de nouvelles façons de faire qui seront toujours aux profits des plus démunis.

Pour nous aider à mieux comprendre la compassion, nous pouvons nous référer à l’histoire du CHRIST, qui tout le long de sa vie l’a prodiguée avec joie à tous les individus et il savait dénicher la personne qui en avait le plus grand besoin. Tous ses enseignements étaient empreints de COMPASSION qui n’avait que pour seul but de nous faire réaliser que l’amour et le service envers les autres étaient le seul remède à toute cette indifférence.

Combattons l’indifférence en adoptant dans notre propre vie son enseignement de s’aimez les uns les autres. Soyons compatissant envers les humains qui ont de grands besoins psychologiques, spirituels et matériels et qui, régénérés par notre exemple, oseront peut-être appliquer cette approche dans leur propre vie.

Sierra Leone, dans 18 jours, l’aventure!!! 24-05-2006

C’est maintenant fait! Je viens tout juste d’acheter mon billet aller-retour Bruxelles - Freetown (capitale de la Sierra Leone). Je pavoise un peu, mais pas pour très longtemps! D’ici mon départ, je dois rencontrer des ONG qui ont des coopérants là-bas qui travaillent avec les enfants soldats. Question d’avoir, avant mon arrivée, des contacts dans ce pays que je ne connais pas du tout.

Mais ce n’est pas tout. J’ai beau partir 5 semaines pour y faire des reportages qui s’échelonneront sur 3 numéros, j’ai aussi des articles à remettre avant mon départ. un article sur la santé, sur des régions, une rencontre - à déterminer - avec des détenus qui sont derrière les barreaux depuis presqu’une vie, une autre avec d’anciens membres d’un gang de rue, bref, je suis débordé!

Encore heureux que mes vaccins soient déjà pris… Non, avec tout ce travail, j’ai comme l’impression que c’est seulement une fois bien calé sur mon siège, dans l’avion, que je réaliserai que je retourne en Afrique, 2 ans après avoir passé 3 mois en République démocratique du Congo.

Vive l’aventure!


Légalisation
de la prostitution


Des jeunes de l’école secondaire de La Magdeleine à Laprairie nous ont fait parvenir leurs positions. 70% sont contre la légalisation et 30% sont pour. Ces pourcentages demeurent les même parmi les 64 filles et les 19 garçons qui nous ont écrit.

Légaliser la prostitution fera en sorte que l’image de la femme reste encore celle d’un objet sexuel. Cela ne va provoquer qu’une hausse de la demande comme la «saucisse Hygrade». La légalisation de la prostitution n’apportera rien de bon aux prostituées et ne signifiera que «l’exploitation de l’un par le plaisir de l’autre». Isabelle Grenier

Le plus scandaleux pour moi, c’est que ces femmes risquent de passer des années derrière les barreaux tandis que les hommes, à qui elles ont offert leurs services, ne payent qu’une petite amende! Tania Raymond

Il faut arrêter de réprimer les prostituées de rue qui font simplement partie de la chaîne des diverses formes de prostitution. Sellina-Anne

En tant que société, nous avons le devoir de subvenir à leur sécurité psychologique, physique et sociale. Justine Lajoie

Avant de légaliser la prostitution, nous ferions mieux d’établir des programmes pour aider les prostituées qui veulent s’en sortir. Amélie Lévesque Rousselle et Alexandre Vincart-Emard

La sollicitation est illégale, alors pourquoi laisser des annonces dans nos magazines? C’est de la sollicitation et pourtant, personne n’est puni. Claude Côté Dupuis

Pourquoi légaliser un métier où les pratiquants ne demandent qu’à s’en sortir? Stephany

Elle ne vend pas son corps, mais des services sexuels. Les prostituées sont parfois les seules voies d’accès au plaisir physique, notamment aux personnes invalides ou handicapées. Amanda Mesbah

Il est sûr que les groupes criminels seront les principaux administrateurs de ces bordels. Si nous légalisons la prostitution et que les groupes criminels s’en occupaient, nous ne pourrions plus dire que c’est légal. Nous croyons qu’il est temps de ne plus poser la question. Il est temps que nos politiciens mettent leurs culottes et prennent la meilleure décision possible pour que la société soit en meilleures conditions. Simon G. Lamarre et Guillaume Leclerc

Si les prostituées devenaient des travailleuses autonomes, elles obtiendraient certainement des avantages et auraient à payer des impôts. Mais sommes-nous naïfs au point de croire qu’il serait possible de gérer le domaine? D’un autre côté, légaliser, c’est non seulement montrer aux organisations criminalisées que nous ne pouvons rien contre elles, mais aussi leur offrir une plus grande liberté d’action. Charles Lapointe

Ce qu’il faut changer, ce n’est pas la réglementation, mais la mentalité des gens. Alexandre Raymond-Beaulieu

Je n’ai pas envie d’élever mes enfants dans un monde où la prostitution est omniprésente. Je ne me vois pas en train d’expliquer à mes enfants pourquoi, dans le journal, il y a des femmes presque nues qui disent être des vraies cochonnes au lit! Virginie Godin

Il est vrai que la pornographie et la prostitution ont connu un essor incroyable durant les dernières années. Il est rendu impossible de naviguer sur Internet sans se faire harceler par l’une de ces satanées publicités! Tenez-vous vraiment à montrer aux prochaines générations à quel point il est dégradant d’être une femme? C’est l’effet que laissera paraître la légalisation de la prostitution sur la société de demain. Édith Plamondon

Les abus persisteront même si la prostitution est légalisée. Si le client profite de la prostituée, elle ne va pas nécessairement aller le dénoncer. Même de simples citoyennes n’y vont pas! Natacha Binette et Vanessa Costa

En légalisant les danses à dix, les groupes criminels ne se sont pas éloignés des bars. Pourquoi il n’en serait pas de même avec la prostitution? Keven et Anthony

Ce métier est en fait une forme de discrimination pour les femmes puisque celui-ci est basé sur son apparence et non sur son expérience. Élisabeth Lefort et Mélanie Leduc

La prostituée qui se promène sur la rue n’est pas plus illégale que le gérant d’une agence qui fait de la publicité. Serait-ce qu’une prostituée, à moitié nue, à moitié consciente, à moitié refaite, qui se promène sur le trottoir est plus choquante qu’une petite annonce? L’image est drôlement plus dramatique pour la «coureuse des rues». Gabrielle Godin

Nous entendons parler d’histoires d’horreurs. Même si ces jeunes femmes vendent leur corps, elles sont quand même des êtres humains. Il y a des prostituées qui se font violer, qui se font battre et gardent le silence parce que leur gagne-pain est illégal. Elles ont autant le droit à la justice que quiconque. Dans certains emplois, nous devons obligatoirement porter des caps d’acier. Les clients devraient porter le condom. Mériam Duchesne

La prostitution fera toujours partie de notre société. Alors, pourquoi ne pas apprendre à vivre avec? Je ne suis pas nécessairement pour la légalisation de la prostitution. Je crois que nous devrions les aider plutôt que de leur étamper dans le front «criminel ayant aucun droit». Catherine Perrault

La légalisation de la prostitution serait un cadeau aux proxénètes et à l’industrie du sexe. En légalisant, la loi leur permettra de continuer leurs crimes. Amine Soulhi

Sous prétexte que cela serait légal, le gouvernement permettrait d’utiliser la femme comme un objet. La légalisation de la prostitution serait un affront à toutes les femmes qui se sont battues pour l’égalité. Stéphanie Bannon et Sandy Lebeau

Qu’elle soit permise ou non, cela ne changerait rien à la situation. Que la fille soit dans un bordel ou dans la rue, le client est «roi» et il a tous les droits sur elle. Karine Albert et Geneviève Boissonneault

Imaginez votre enfant qui vous annonce qu’il a trouvé la formation qu’il désire suivre: Prostitution. Pensez à ce qu’il apprendrait dans son cours. Certains disent que c’est un métier comme un autre. Vendre son corps ou vendre des voitures, c’est complètement différent. Marie-Pier Lavallée et Bénédicte Millien

La prostitution n’est pas un travail comme un autre, mais principalement une conséquence des inégalités sociales dont les femmes et les enfants sont les premières victimes. Leur situation ne s’est améliorée dans aucun pays qui a libéralisé les lois sur la prostitution. Vendre son corps est une exploitation des plus pauvres qui porte atteinte à leur dignité. Cela n’a rien à voir avec la liberté sexuelle.

En légalisant la commercialisation du sexe, le proxénétisme devient vertueux. Trop de femmes subissent les pressions et les violences de leurs proxénètes. Aimeraient-elles que leur condition de femmes bafouées soit reconnue et légalisée? Jessica Pelletier et Vanessa Lopez-Robert

Les filles ayant déjà des maladies et des problèmes de drogues ou d’alcool ne seront pas engagées dans les bordels légaux. Elles vont continuer à se faire de l’argent comme elles l’ont toujours fait, en se prostituant dans la rue. Mélissa Tremblay et Marie-Claude Gendron

La meilleure solution serait de dépénaliser les prostituées, mais pas les proxénètes. Ces derniers devraient se retrouver derrière les barreaux. Les jeunes, quant à eux, devraient être pris en charge sans être punis. Aucun mineur n’aurait voulu se prostituer de plein gré. Légaliser entraînerait une augmentation du trafic au noir. L’organisation pour les droits des enfants estime que dans un pays où le proxénétisme a été légalisé, le nombre de mineur vendant leur corps est passé de 4 000 à 15 000 en à peine cinq années. Pourquoi ne pas essayer de trouver un moyen qui ne soit ni tout blanc, ni tout noir? Catherine

J’ai de la difficulté à m’impliquer dans ce débat car j’ai plusieurs arguments pour et contre. Il devrait y avoir un juste milieu. Nous pouvons aider les prostituées à s’en sortir, mais pas en changeant la loi. Geneviève Ladouceur

Ce dont une prostituée a besoin, ce n’est pas d’être forcée à être aidée, mais de savoir qu’elle a droit à de l’aide si elle désire en recevoir. De toute façon, on ne peut pas aider une personne qui ne veut pas de notre aide. Marie-Christine Boucher

Légaliser la prostitution serait une grosse erreur. Elle nous entraînerait dans un cercle vicieux où il nous serait désormais impossible de nous en sortir. Jessie Tremblay Brosseau

La police n’a ni les moyens, ni le personnel suffisant pour enquêter dans les bordels afin de poursuivre les dirigeants illégaux. Prenez la loi des cigarettes dont la vente est interdite aux mineurs. Malgré les efforts faits pour empêcher les jeunes de fumer, combien le font malgré tout? Il y aura toujours de la fraude.

Un article de Janice G. Raymond de l’Université du Massachusett mentionne que la Coalition contre le trafic des femmes (CATW) a mené une étude révélant que 80% des victimes affirment avoir subi des violences physiques de la part des proxénètes et des clients avec des conséquences sur leur santé. La protection des femmes contre les abus est secondaire voire sans importance. Karine et Andréa

Autres textes sur la prostitution:

http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/11/lettre-ouverte-a-jean-francois-lisee-de-lactualite/

http://journaldelarue.wordpress.com/2007/02/24/avons-nous-largent-necessaire-pour-legaliser-la-prostitution/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/22/maria-mourani-et-mario-dumont-chez-les-francs-tireurs-richard-martineau-et-patrick-lagace/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/trois-prostituees-nous-parlent/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/effets-pervers-de-la-legalisation-de-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/doit-on-legaliser-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/pour-ou-contre-la-legalisation-de-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/certaine-formes-de-prostitution-sont-plus-legales-que-dautres/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-lendemains-de-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-premiers-pas-vers-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/au-secours-on-a-legalise-la-prostitution/

Trois prostituées nous parlent

prostitution

Claudette

Quand une fille a été abusée durant son enfance, le pimp n’a pas grand-chose à faire pour que la fille fasse de la prostitution. Moi, c’est le père de mes enfants qui me disait avec qui il fallait que j’aille. J’avais 16 ans. On faisait partie du milieu des motards.

J’ai consommé de tout. J’ai fait désintox sur désintox. J’ai eu beaucoup de rechutes. La dernière fois que je suis retournée sur la rue c’est parce que j’avais reconsommé.

Y’a des commerces où les filles achètent. On habite ce quartier, on est leurs clientes. Les propriétaires de logements acceptent le cash de la piaule mais ne veulent pas de la fille qui est devant le logement! Pourtant c’est lié.

Prendre une tasse de café, entre 5h et 8h le soir, quand il fait froid, j’aurai bien aimé ça. Il faudrait une place avec des intervenants, du café, un peu de grignotage, juste pour les femmes qui font la prostitution. Tu peux rester au calme, au chaud. Tu peux parler avec les intervenants. Ils te réfèrent à des thérapies.

Ce qu’il faudrait c’est apprendre au monde à respecter son corps, ses sentiments. Mes parents m’ont rien appris de ça, bien au contraire. J’ai maintenant 35 ans et j’ai appris par moi-même à m’en sortir. Dans les écoles ça serait la meilleure place pour parler des conséquences aux jeunes.

Cindy

Mes parents, ma famille sont tout ce qu’il y a de plus normaux. C’est moi qui ne me sentais pas aimé, pas à ma place, différente. J’avais toujours besoin de l’avis des autres. J’ai été gâtée, peut-être trop. J’étais une solitaire. Toujours le même coin de rue, dans des rues différentes à des périodes différentes. J’allais chez nous avec le client et je ne me mêlais pas aux autres prostituées.

Je me suis prostituée pour consommer. Je vivais avec un drogué alcoolique. Il s’est suicidé. J’ai dû me débrouiller toute seule pour me procurer ma drogue. La prostitution ce n’est pas un choix, c’est pour la drogue que j’en ai fait. Sinon, jamais je n’aurai fait la rue pour payer un compte. Dans la prostitution, y’a rien de bon.

Quand j’avais besoin de ma drogue, j’avais pas peur du client. J’avais des craintes mais j’avais besoin de son argent. Le plus dur sur la rue, c’est le regard des enfants. Ça nous fait mal. On se débrouille pour être sur la rue quand ils n’y sont pas. Les résidants eux, nous insultent.

Pour se faire aider et que ça marche, il faut être prête. Il faut apprendre à se connaître. Moi, j’avais besoin de douceur, de tendresse. Toutes les thérapies que j’ai faites ne m’ont servi à rien tant que je n’étais pas prête. Aujourd’hui, j’y crois. Ceux qui m’entourent, y croient aussi. J’ai maintenant 40 ans et je suis heureuse de m’en être sortie.

Chantale

J’étais en centre d’accueil. J’en suis partie mais je ne savais pas où aller. Ma famille ne voulait plus de moi. J’avais faim. Une fille du centre m’a dit comment faire de la prostitution. Je suis allée sur St-Laurent.

La première fois, c’était facile. Je gagnais beaucoup d’argent. Peu de temps après, je me suis fait violer par un client. J’ai eu très peur. J’y suis retournée quand même.

J’étais tombée en amour avec un gars. C’était un pimp mais je ne le savais pas. Il avait des maîtresses qu’il faisait travailler. Il m’a mis enceinte pour mieux m’attacher à lui. Il était très violent. Il me prenait tout mon argent. J’avais même pas de quoi acheter une pinte de lait pour mon enfant. Et pourtant, j’en ai fait de l’argent. J’ai fait escorte, mais je n’aimais pas parce que l’agence me prenait la moitié. Remarque mon pimp me prenait tout, mais lui c’était pas pareil, je l’aimais! Danseuse, tu es toute seule et tout le monde te regarde. J’aimais pas. Ce que j’ai fait ces derniers temps, c’est de mettre des annonces dans la presse. Tu reçois chez toi et y’a moins de risque avec la police.

Même si on n’est pas devant chez eux, y’a des commerçants qui nous crient après: «Va faire des clients ailleurs, tu nuis à ma clientèle» Y’en a un qui descendait de ses bureaux pour me dire ça. Je me mettais au coin de la rue ou à un arrêt de bus et je ne gênais personne. À une époque, je me suis fait courir. C’était chaud! J’ai changé de quartier, ce n’est pas pareil. Ici, c’est comme la campagne mais en ville. Tout le monde se connaît, se parle. Le monde s’entraide même s’il est pauvre. C’est comme une grande famille.

Il faut aider les filles et aider les familles. Le gouvernement devrait faire plus pour les familles pauvres. Avec l’aide sociale, tu existes mais tu ne vis pas. Les mères seules, elles descendent sur la rue et elles font quelques clients. J’appelle ça de la prostitution de survie. Il faut aller dans les écoles et parler des conséquences de la prostitution aux enfants. Il faut les prévenir de ce que ça fait. J’ai 40 ans et, malheureusement, j’y retourne encore.

Les noms ont été changés pour préserver leur anonymat.

Autres textes sur la prostitution:

http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/11/lettre-ouverte-a-jean-francois-lisee-de-lactualite/

http://journaldelarue.wordpress.com/2007/02/24/avons-nous-largent-necessaire-pour-legaliser-la-prostitution/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/22/maria-mourani-et-mario-dumont-chez-les-francs-tireurs-richard-martineau-et-patrick-lagace/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/pour-ou-contre-la-legalisation-de-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/16/effets-pervers-de-la-legalisation-de-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/doit-on-legaliser-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/certaine-formes-de-prostitution-sont-plus-legales-que-dautres/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-lendemains-de-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/10/les-premiers-pas-vers-la-prostitution/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/au-secours-on-a-legalise-la-prostitution/

Effets pervers de la légalisation de la prostitution
Recherche de Daniel Lauzon et Richard Morris

Les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Australie ont légalisé la prostitution depuis maintenant 10 ans. Que conclure de leur expérience? La Coalition against trafficking in women (CATW) a pris position (www.catwinternational.org) ainsi que Yolande Geadah dans son livre «La prostitution, un métier comme un autre?». Reflet de Société vous a préparé un court résumé des attentes initiales et de la réalité qui en a découlé après 10 années de légalisation de la prostitution.

Redonner une dignité aux femmes prostituées ainsi qu’un statut professionnel

La légalisation ou la décriminalisation du sexe redore le blason de l’industrie du sexe et les femmes demeurent à la merci des opérateurs du système.

Aider à mettre fin à l’exploitation de femmes immigrantes victimes de la traite aux fins de prostitution

Selon un rapport de recherche, 80% des femmes qui sont dans les établissements de prostitution légale des Pays-Bas ont fait l’objet d’un trafic d’immigrants. Selon des organismes communautaires, un an après la légalisation des maisons closes aux Pays-Bas, le nombre de victimes de la traite avait augmenté. En Allemagne, plus de 85% des prostituées proviennent de l’immigration et ont reçu une aide pour entrer sur le territoire allemand (coût du billet d’avion, papiers officiels…). Ces femmes se retrouvent souvent en dette envers leurs employeurs qui facturent des intérêts et des frais administratifs. Cette dette permet à l’employeur de garder un contrôle sur ces femmes pendant des années. En Australie, depuis la légalisation de la prostitution, il est devenu difficile, voire impossible, de s’attaquer à la traite des femmes.

Contrôler l’expansion de l’industrie du sexe

L’industrie du sexe a progressé de 25% aux Pays-Bas. À toute heure du jour et de la nuit, des femmes de tous les âges et de toutes origines sont exposées quasiment nues, derrière les tristement célèbres vitrines des établissements. En Australie, la prostitution est une activité qui suit la hausse du tourisme et l’expansion des casinos. Le nombre de bordels a triplé! En Suisse, le nombre de maisons closes a doublé en quelques années après la légalisation partielle de certains quartiers réservés à la prostitution. Les riverains se sentent envahis par cette activité et sont confrontés au va-et-vient permanent même dans des zones où la prostitution n’est pas autorisée.

Faire disparaître les prostituées de la rue

Plusieurs femmes refusent le contrôle et l’exploitation par ces nouveaux «hommes d’affaires». Elles se retrouvent à la rue. De plus, en augmentant le nombre de bordels et de prostituées dans les pays où il y a eu légalisation, lorsque celles-ci ne répondent plus aux normes de leurs employeurs, elles n’ont pas d’autres choix que de se retrouver à la rue pour survivre. Elles deviennent vite en compétition avec de la viande fraîche plus facilement disponible par l’immigration, ce qui les amène de plus en plus tôt à la rue.

Supprimer le contrôle des groupes criminalisés et les importants revenus rattachés à la prostitution

En Australie, la prostitution s’est véritablement développée dans le secteur illégal. Pensons-y bien. Du jour au lendemain on légalise la prostitution. Qui a les moyens pour se trouver un prête-nom et trouver rapidement les sommes nécessaires pour aménager des centres commerciaux pour la vente du sexe? Ce sont les groupes criminalisés qui bénéficient de cette nouvelle réglementation. Au lieu d’enrichir les groupes criminalisés, ramener des taxes et des impôts aux gouvernements pour investir dans la prévention et le soutien aux femmes.

Malgré les revenus générés, en Australie, les institutions en place n’ont ni les moyens, ni le personnel suffisant pour enquêter sur les maisons closes, faire le nettoyage de la corruption installée et poursuivre les directeurs illégaux. L’augmentation des revenus de l’état ne compense pas l’augmentation des dépenses pour les corps policiers et les institutions qui doivent contrôler la prostitution. Ceci laisse libre cours à toutes sortes d’abus dont les groupes criminalisés s’amusent à profiter.

Protéger les femmes prostituées contre les abus et la violence

Certaines études réalisées auprès de victimes d’exploitation sexuelle commerciale démontrent que les établissements de prostitution, qu’ils soient légaux ou non, se préoccupent des clients et non de protéger les femmes. De plus, malgré la légalisation de la prostitution en Australie, la prostitution enfantine a augmenté de façon dramatique.

Faire la promotion de la santé des femmes

Dans les maisons closes contrôlées, une politique pour l’usage du préservatif est en place. Malgré tout, selon une étude, 47% des clients demandent des rapports sexuels sans préservatif. Les trois quarts de ces clients proposent même de payer plus cher un rapport sans préservatif et presque la moitié des prostituées ont été agressées si elles insistaient pour que l’homme utilise un préservatif. C’est donc dire, que malgré la légalisation de la prostitution, les femmes demeurent impuissantes et vulnérables face aux 15% d’hommes violents. Les promoteurs de la commercialisation de la femme ne les protègent en rien. Avec la légalisation de la prostitution, il y a une augmentation du nombre de relations non protégées.

Autres textes sur la prostitution:

http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/11/lettre-ouverte-a-jean-francois-lisee-de-lactualite/

http://journaldelarue.wordpress.com/2007/02/24/avons-nous-largent-necessaire-pour-legaliser-la-prostitution/

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http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/pour-ou-contre-la-legalisation-de-la-prostitution/

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Le défi des gangs de rue        Par Dominic Desmarais  vol.13.6  Août 2005

Des jeunes patrouillent les parcs, une polyvalente engage un ancien policier comme médiateur… des solutions se mettent en place pour affronter les gangs de rue. Mais les moyens sont dérisoires. «Si c’était si simple, ça ne ferait pas 20 ans qu’on y réfléchirait. On est pas arrivé à une solution.» Le verdict tombe comme un coup de massue. De la part d’un poids lourd de la lutte contre le phénomène des gangs de rue, l’impact fait mal.

Chantal Fredette est criminologue au Centre jeunesse de Montréal. Avec 3 collègues, elle a rédigé en 1998 un rapport sur les gangs de rue, commandé par la police de Montréal. Les chercheurs ont découvert que les jeunes solidement attachés à leurs parents, à leur école, à des amis et à leur communauté risquent moins d’adhérer à un gang de rue. D’où la nécessité d’impliquer tous les acteurs de la région concernée, police, écoles, familles, ville, gouvernement, milieu judiciaire, milieu communautaire, CLSC. Ensemble, ils peuvent combler les besoins d’appartenance, de valorisation et de protection que certains vont chercher dans les gangs de rue. «La solution aux gangs de rue, ce n’est pas juste la responsabilité de la police mais de tout le monde. Du citoyen au premier ministre du Québec», plaide Mme Fredette.

«Pour l’instant, chacun rame de son côté. On est pas encore rendu à la perfection, mais c’est en train de s’améliorer. Il y a 6 ou 7 ans, c’était n’importe quoi», note Harry Delva, coordonnateur de la Maison d’Haïti, un organisme communautaire offrant des activités aux jeunes. M. Delva constate une ouverture récente des différents acteurs. «Les écoles et les CLSC acceptent le partenariat. On se dit que oui, c’est vrai, on intervient avec le même jeune.»

La criminologue Chantal Fredette n’est pas aussi optimiste. «On a pas encore trouvé une façon de travailler ensemble. On a pas les moyens de nos ambitions. On tire partout. On fait n’importe quoi. Ça m’inquiète, s’emporte-t-elle. Les gangs de rue, ça touche 10% des jeunes. Il faut aborder la pauvreté, pas juste les gangs.» Elle propose de contrer l’attrait des gangs en prenant de front plusieurs problèmes sociaux. «Ce qui marche pour les gangs de rue va marcher pour le taxage, la drogue, la violence, le décrochage scolaire, la prostitution. Pourquoi alors financer des problématiques plutôt qu’un programme dirigé sur le jeune?», demande-t-elle, dénonçant cette pensée à court terme. «On est dans la mode. C’est tendance de parler gangs. Mais l’an prochain, on ne va parler que d’hypersexualisation. Pas de gangs. Et on ne fera pas de liens entre les autres problématiques comme la faible estime de soi et la prostitution…», déplore Mme Fredette, découragée. Mais son enthousiasme ressurgit aussitôt. La battante refait surface. «Ce qui me réconcilie, c’est que je suis en contact avec des intervenants extraordinaires qui ont la volonté de changer les choses.»

Une approche concentrée sur le jeune? Harry Delva n’est pas tout à fait contre. «C’est sûr que ce serait intéressant de pouvoir l’axer sur le jeune. Mais qui dit jeune dit famille. Il faut un projet qui peut aider le jeune dans la famille.» L’inspecteur Jean Baraby, de la police de Montréal, interpelle les parents, facteur le plus susceptible d’empêcher le jeune d’adhérer à un gang. «Intéressez-vous à vos enfants. Dites-leur: t’es important pour moi. Valorisez les études!»

Bien qu’il ne veuille pas minimiser le phénomène des gangs de rue, l’inspecteur Baraby tient à rappeler que, malgré la visibilité des gangs de rue dans les médias, il ne faut pas voir derrière tout jeune un membre de gang. «On a des énergies à mettre dans la lutte contre les gangs, mais il y a toujours bien 99% des jeunes qui fonctionnent bien.»

Et malgré le bon vouloir de tous, du citoyen au premier ministre du Québec, le jeune a un gros mot à dire. «Tant que le jeune n’a pas décidé par lui-même de quitter le gang, il n’arrivera rien», observe Harry Delva. Un argument de plus pour concentrer les ressources sur le jeune?

Autres textes sur gang de rue, prostitution:

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/13/genese-des-gangs-de-rue/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/les-filles-dans-les-gangs-de-rue/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/10/les-jeunes-nous-parlent-de-sexe/

Genèse des gangs de rue  Par Dominic Desmarais vol.13.6   Août 2005

Le phénomène des gangs de rue s’amplifie à Montréal, touchant 10% des jeunes. Apparus dans les années 1980, ces groupes partent désormais à la conquête de la province. Ils attirent des jeunes rêvant de pouvoir et de richesse.

Le visage fraîchement rasé, les cheveux coupés courts, la chemise soigneusement repassée, l’inspecteur-chef Jean Baraby, de la police de Montréal, ressemble au bon père de famille typique. Seule la présence d’une attachée de presse dans son bureau rappelle la délicatesse du sujet. Le phénomène des gangs de rue, c’est du sérieux. De sa voix chaleureuse, le policier transmet ses connaissances: «Dans les années 1980, c’était des ados. C’était des batailles en dehors des écoles, dans les parcs. Il n’y avait pas d’activités criminelles. Si je fais un parallèle, dans les années 1960–1970, les francophones se battaient contre les anglophones.»

Une carrière

Alain Clément est également policier. Depuis cinq ans, tous les mercredis, il se rend à l’école secondaire Henri-Bourrassa pour prévenir les élèves de secondaire I des méfaits d’adhérer aux gangs de rue. «Avant, tu pouvais trouver un gang qui volait des voitures. Ils ne faisaient pas d’argent. Ils se sont rendus compte qu’il y avait de l’argent à faire et ont dit aux plus jeunes comment faire.» Mais voilà, ces jeunes de la première génération ont vieilli, se sont endurcis. Ils ont emprunté la voie de la criminalité, offrant de nouveaux modèles pour les jeunes frères, les cousins. «Maintenant, tu peux faire carrière dans les gangs de rue. Il y a des modèles. Les plus jeunes regardent ça et se disent “wow, je peux faire comme eux!’’, explique l’inspecteur Baraby. Les jeunes se réunissaient par besoin de valorisation, par désir de constituer une famille. Les intervenants pouvaient alors combler leur besoin d’affection. Les choses ont évolué, le roi dollar a pointé le bout de son nez. «La valeur, aujourd’hui, c’est l’argent. Le jeune a tout ce qu’il veut dans la vie. Il est millionnaire. Il a les filles, la drogue. Comment dire au jeune qu’il est un mauvais modèle?», explique Harry Delva, coordonnateur des projets jeunesse à la Maison d’Haïti depuis 13 ans. L’homme en connaît un rayon. Il s’occupe d’un projet de patrouilleurs de rue composé de jeunes dont certains ont flirté avec des gangs. Ils essaient de conseiller leurs pairs dans le quartier Saint-Michel à Montréal.

M. Delva reconnaît qu’il est aujourd’hui plus difficile de ramener les membres de gangs dans le droit chemin. «Entre 1997 et 2000, des jeunes, qui ne faisaient pas nécessairement partie de gangs, se sont enrichis avec des fraudes. Ils ont encouragé nombre de jeunes ayant envie d’adhérer à un gang. Maintenant, ces jeunes ne cherchent plus une famille mais une richesse, explique M. Delva. En voyant des jeunes qui ont réussi, les gangs se sont dit qu’ils pouvaient y arriver.»

Les jeunes à risque

Quel jeune éprouve le besoin de s’intégrer à un gang? À en croire l’inspecteur Baraby, tous les jeunes sont susceptibles d’être recrutés. Chantal Fredette, criminologue et spécialiste des gangs de rue au Centre jeunesse de Montréal, apporte des précisions. Les plus à risque viennent de familles dont l’un des membres fait déjà partie d’un gang. Une très grande majorité des jeunes qui ont déjà des problèmes y trouvent leur niche, explique la chercheure. «Le défi, c’est d’identifier, parmi les jeunes des gangs, les 10 à 20% qui vont constituer le noyau dur, qui sont très criminalisés. Un des facteurs, c’est la précocité. Celui qui fréquente tôt les gangs, par exemple à neuf ans, va être plus à risque. Le 10% du noyau dur a la perception que la vie est dangereuse, qu’il y a deux côtés: les gagnants et les perdants. Pour gagner, il faut imposer», s’exclame la jeune femme tout en gesticulant. «Pour une minorité de jeunes au Québec, en 2005, le gang de rue offre une meilleure perspective de vie que tout autre chose», constate la criminologue qui a rencontré une trentaine de ces jeunes pour rédiger un rapport sur le sujet. 

Violence extrême

L’univers des gangs est extrêmement violent, a observé Chantal Fredette dans ses recherches. Il faut être tolérant à la violence pour supporter ce climat. Il y a un 20% des jeunes qui ont cette tolérance», note-t-elle.

Dans ses visites à la polyvalente Henri-Bourrassa, le sergent Alain Clément a senti lui aussi l’apparition de ce problème: «Depuis les 5 dernières années, je constate autant d’événements, mais ils sont de plus en plus violents.» L’accès facile aux armes expliquerait l’intensité des altercations. «C’est plus facile pour eux d’acheter une arme qu’un paquet de cigarettes», dit Harry Delva d’un ton détaché de celui qui a tout vu. Les jeunes ont les moyens de s’outiller. D’autant plus qu’ils ont un réseau de drogue, de prostitution, d’extorsion à protéger.

«Ça ressemble au temps d’Al Capone. Ce qu’on voit, ce sont des règlements de compte entre gangs pour un territoire. Maintenant, ils sont partout. Parce que les motards ont libéré certains secteurs, les gangs de rue décident d’occuper et d’agrandir leurs territoires. Quand ils se rencontrent au centre-ville, ils se tirent dessus», décrit M. Delva.  Accroupi, les coudes sur les genoux, il se relève, esquissant une mimique d’impuissance. Attirés par le gain, les gangs de rue reluquent les territoires délaissés par les motards, affaiblis à la suite de l’opération policière Printemps 2002 qui a permis de mettre derrière les barreaux plusieurs Hells Angels et Rock Machines.

Libérés de cette concurrence, les gangs s’exportent. «Ce qu’on constate, c’est que les membres de gangs s’installent en périphérie de Montréal et vont faire des activités plus éloignées comme le trafic de stupéfiants, la prostitution juvénile. On en a retrouvé en Gaspésie, au Lac St-Jean, en Outaouais et à Sherbrooke. Ils ne sont pas encore rendus à s’y installer», avoue l’inspecteur Baraby, qui rajoute du même souffle la mise sur pied d’une escouade de choc. Pour contrer cette expansion, la Police de Montréal, de Laval, la Sécurité du Québec et la GRC ont uni leurs forces.

Cette nouvelle union policière sera-t-elle suffisante pour contrer le phénomène? Probablement pas, de l’aveu de l’inspecteur. «Tant qu’il y aura l’appât du gain, il va toujours y avoir des jeunes qui vont s’y intéresser. On a pas la prétention de penser qu’on va enrayer le problème. Comme la prostitution, on travaille fort, mais on peut pas l’empêcher.» Réaliste, le coordonnateur de la Maison d’Haïti n’en pense pas moins. «C’est un phénomène qui est là pour rester, croit-il. Autour, on a la vente de drogues, la prostitution. C’est de l’argent facile. Ça fait partie de notre société. Mais on peut baisser ça, prévenir, diminuer le nombre de gens qui entourent les gangs.»

Autres textes sur gang de rue:

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/les-filles-dans-les-gangs-de-rue/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/13/le-defi-des-gangs-de-rue/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/10/les-jeunes-nous-parlent-de-sexe/

Textes de référence sur les gangs de rue:

http://www.college-gerald-godin.qc.ca/cgi-bin/index.cgi?page=c5_6_26_2

http://www.centrejeunessedemontreal.qc.ca/irds/gang_de_rue.htm

http://www.ledevoir.com/2006/01/04/98857.html

http://www.selection.ca/mag/2006/05/Bras_fer.php

http://www.spvm.qc.ca/fr/service/1_4_3_gangs-de-rue.asp

http://www.csc-scc.gc.ca/text/rsrch/reports/r161/r161_f.shtml

http://www.telequebec.tv/emissions/gangderue/presentation.aspx

http://www.canoe.com/infos/dossiers/archives/2006/09/20060930-073830.html

Pleins feux sur le taxage.                 Par Philippe Patenaude

Carleton- Lorsqu’on parle des jeunes, on parle de décrochage et non de réussites. La Maison des jeunes de Carleton a compris que frapper sur le bobo n’est pas la meilleure méthode pour faire fleurir l’ardeur adolescente. Elle a décidé d’exploiter la vidéo pour éclairer leurs talents et leurs envies. Cette année, deux projets ont vu le jour. D’abord, Action! Contre l’intimidation, un vidéo de sensibilisation à l’intimidation, adressé aux jeunes du primaire dont certains ont participé à sa réalisation. L’autre projet, Studio libre, offre à la fois un accès gratuit à du matériel de production vidéo et un encadrement pour la réalisation de courtes vidéos.

De prime abord, la vidéo est très populaire auprès des jeunes ayant un intérêt marqué pour les films et les vidéo-clips. Ils s’identifient aux acteurs et s’émerveillent devant la beauté du résultat. Figurant dans Action! Contre l’intimidation, Nicolas Barriault précise: «J’ai décidé de m’impliquer, car j’adore les films. J’ai l’intention de participer à nouveau et de détenir un rôle principal.»

La Maison des jeunes de Carleton offre la possibilité de porter à l’écran le talent de chacun des participants. «Ce qui est intéressant, avec la vidéo, c’est qu’elle permet de rejoindre différents intérêts des jeunes», mentionne Sébastien Dubois, chargé de projet de Studio libre. Car, même si bien des jeunes rêvent d’être acteurs, d’autres sont davantage portés à développer leur côté artistique dans la conception de décors ou de costumes, ou encore dans la réalisation, le montage et le maniement d’une caméra.

Grâce aux projets de film, «les jeunes peuvent prendre la parole et mettre en valeur leurs côtés positifs. La réalisation d’un film fait vivre des réussites», explique Sébastien Dubois. Conçu à la fois par des adolescents de la Maison des jeunes et par les jeunes du primaire de l’école Bourg, la vidéo de sensibilisation Action! Contre l’intimidation a été une belle expérience pour plusieurs jeunes, qui ont donné des exemples de cette réalité. Jacqueline Bouchard, chargée de projet de cet outil de sensibilisation, raconte: «Avant sa participation aux décors, une de nos jeunes adolescentes avait le réflexe de parler constamment de ses problèmes. Maintenant, lorsqu’elle vient à la Maison des jeunes, elle dessine et se concentre davantage sur ce qu’elle aime.»

D’autres, en se voyant à l’écran, ont pu se faire leur propre image d’eux-mêmes, et non simplement à travers les commentaires désobligeants des autres. Ou encore, une des actrices de la vidéo, de nature plutôt timide, a personnifié le rôle de l’intimidatrice. Cette expérience lui a permis de découvrir la sensation d’être leader d’une gang. La vidéo devient alors un moyen de défoulement, qui ne blesse personne, car on joue.

La caméra est à la disposition des jeunes. Sébastien Dubois les accompagnera dans les différentes étapes de la réalisation. Il désire organiser deux à trois soirées par année pour diffuser les vidéos des jeunes.

Action! Contre l’intimidation sera présenté dans les écoles primaires et servira de point de départ pour discuter de la problématique de l’intimidation. Il sera en vente à la maison des jeunes.

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/09/le-taxage-cessez-danalyser-agissez/

Les filles dans les gangs de rue       Par Marie-Hélène Proulx

Pas facile de rencontrer une jeune fille qui a participé à la vie d’une gang de rue! Non seulement sont-elles rares mais les centres doivent respecter les lois sur la protection de la jeunesse qui visent à préserver leur anonymat jusqu’à l’âge de 18 ans. Malgré tout, j’ai la chance aujourd’hui de rencontrer Océane (nom fictif), qui m’impressionne par son calme. Dans ce lieu où l’on veille sur elle, Océane manifeste un grand besoin de confier son expérience et espère que cela permettra à d’autres jeunes filles de bien se protéger.

Les gens qui l’entourent semblent reconnaître ses forces. La directrice m’a même avoué l’admirer «pour le chemin qu’elle a fait». Malgré tout, on ne peut s’empêcher de remarquer l’épaisseur des murs qui la protègent. Mais pourquoi toutes ces lois et ces précautions? D’un côté, il faut éviter les représailles, de l’autre, éviter de dévoiler trop brutalement un passé de violence et de prostitution qui peut être difficile à assumer pour une jeune fille de 15 ans.

Marie-Hélène Proulx: Comment la gang t’a approchée?

Océane: Lorsque j’avais treize ans, mon père est entré en prison. Ma mère s’est fait un nouveau chum qui m’a fourni de la cocaïne. Ensuite, j’ai rencontré un garçon qui faisait partie d’une gang. Il avait 17 ans, il prenait soin de moi et me fournissait de la drogue.

J’ai commencé à passer de la drogue pour lui et sa gang à l’école. Au début, c’était facile. Je me foutais des conséquences. Je pense que j’aimais ça le trouble. Je me suis mise à consommer toujours plus. Deux mois après avoir connu mon chum, j’ai dû quitter l’école parce que ça n’allait plus du tout.

MHP: Et avec ta mère, comment cela se passait?

O: Avant, elle me voyait comme une petite fille modèle. Même si ce n’était pas facile pour nous, j’étudiais et je passais dans toutes les matières à l’école. Puis elle a trouvé de la drogue dans ma chambre. On a commencé à se chicaner. Un intervenant est venu pour nous réconcilier mais cela n’a pas marché. J’ai commencé à faire des fugues.

MHP: Comment la gang t’a-elle accueillie?

O: Au début, j’étais la petite préférée. Il y avait beaucoup de garçons. J’avais besoin d’une présence masculine. Et puis, ces gars-là savent se donner un air intéressant. On n’exigeait rien en retour. J’ai su montrer que j’étais une dure.

J’allais battre les filles qui ne payaient pas leur drogue. Sur le coup, je considérais que ces filles-là le méritait. Pourtant j’haïs ça la violence. Je me battais parce qu’on me le demandait. Je me droguais pour en être capable.

Je me sentais obligée de le faire parce qu’on me le disait. Je savais qu’en gang, c’est très important d’être fidèle au groupe, pour que les autres sachent que tu ne les trahis pas. Parfois, il y a même des gars qui sont obligés de tuer pour la gang.

MHP: De quoi vivais-tu?

O: Il y en a qui se contente de vendre de la drogue. Moi, je consommais trop pour cela. Mon chum m’a proposé de me prostituer. Il me répétait aussi qu’il m’aimait quand même. J’ai cru que cela pourrait être un travail comme un autre. Et puis, je ne faisais cela qu’avec des gars de la gang. Ils étaient jeunes. Cela me paraissait bien moins pire qu’avec des vieux.

MHP: Qu’est-ce qui t’a fait changer d’idée?

O: Je me faisais de moins en moins respecter. Dans la gang, c’est la règle. Au début, il ne faut pas toucher aux nouvelles blondes, que ce soit pour les battre ou pour coucher avec. Ils agissent comme cela le temps que la fille sente qu’elle doit rendre ce qu’elle a reçu.

Je devais parfois coucher avec trois ou quatre gars à la fois et ils ne faisaient pas toujours attention pour les maladies. Si je voulais arrêter, ils me battaient. Ils n’auraient pas dû me traiter comme ça. Après tout, j’étais une prostituée, pas une pute…

MHP: C’est quoi la différence entre une prostituée et une pute?

O: Une prostituée, c’est organisé, elle a un appartement et elle fait partie d’une gang alors qu’une pute c’est dans la rue et ça le fait avec n’importe qui. Avec le temps j’ai réalisé que c’est peut-être la même chose, au fond…

MHP: Comment t’en es-tu sortie?

O: Les Centres jeunesse m’ont pris en charge à cause de mes problèmes de drogue à 14 ans. Je crois que c’est la meilleure chose qui pouvait m’arriver, même si des amis de mon chum m’ont fait des menaces. Cela ne m’a pas empêchée de quitter le Centre pour aller les retrouver.

MHP: Comment s’est passé ton retour?

O: En revenant, j’ai commencé à m’occuper d’organiser la prostitution, dans un réseau de filles à part. Les garçons nous fournissaient encore des filles mais moi aussi, j’ai trouvé des fugueuses auxquelles j’ai proposé mon aide. Elles ne voulaient pas se retrouver toutes seules.

MHP: Lorsque les filles s’organisent entre elles pour la prostitution, est-ce que les choses se passent différemment?

O: Oui, on prend soin les unes des autres, on est moins violentes. Plutôt que de battre les filles, je leur donnais moins d’argent si elles ne travaillaient pas bien. Je crois que des gangs de filles comme ça, il y en aura de plus en plus, parce qu’elles ont besoin de groupes où elles se sentent reconnues et où on fait attention à elles.

MHP: Et pourquoi as-tu décidé de partir alors?

O: Au début, je pensais que j’étais entourée de gens qui m’aimaient, mais finalement ce n’était que des rencontres. Je crois que si mon chum m’avait vraiment aimée, il ne m’aurait pas demandé de me prostituer. Un jour, je me suis battue avec une fille de ma gang et je suis partie.

MHP: Quels sont maintenant tes projets?

O: J’ai repris l’école. J’aimerais devenir intervenante en toxicomanie et je voudrais avoir ma maison en Amérique du Sud. Il faudra que je travaille fort … Je trouve ça difficile parce qu’à l’école je suis seule avec mon secret. Autour de moi, il y a des jeunes qui font les durs avec leur look de gangster et qui ne savent même pas ce que ça signifie et où cela peut les mener. S’ils savaient…

Merci Océane, pour tous ces secrets que tu acceptes de nous offrir.  Il ne me reste plus qu’à te souhaiter que, le temps faisant son œuvre, tu pourras de nouveau te balader librement dans les rues de Montréal ou d’un pays lointain sans ne plus jamais craindre de représailles.

Autres textes sur gang de rue:

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/13/genese-des-gangs-de-rue/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/13/le-defi-des-gangs-de-rue/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/10/les-jeunes-nous-parlent-de-sexe/

Journal de la Rue, Reflet de Société, CAFÉ-GRAFFITI.

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