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Suis-je Francophone ou Québécois?

Le 1er avril dernier, j’ai fait un billet sur mes vacances à Vancouver. Un peu lorsque j’avais fait l’an dernier une tournée de conférence en France sur l’intervention auprès des jeunes, j’ai décidé de faire une catégorie qui regrouperait les billets que je vais écrire sur ma visite à Vancouver.

J’ai aussi rajouté une autre catégorie; Francophone hors Québec. Parce que je suis déjà convaincu que ce voyage à Vancouver va stimuler plusieurs textes, non seulement sur ma visite à Vancouver, mais sur d’autres contacts à travers le Canada.

J’ai reçu mercredi trois messages de Paul de la Riva, directeur des communications pour le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique. Il m’invite à une visite de l’école de Surrey. 500 élèves du primaire à la 12e année. Vous vous imaginez, une école de 500 étudiants, réparti sur les 13 niveaux du primaire à la 12e année. Cela fait une moyenne de 38 étudiants par niveau! C’est la plus grosse école francophone (langue première) de la Colombie-Britannique.

Je suis déjà touché et ébranlé par ce que peuvent vivre les francophones dans un milieu minoritaire. En plus, une école qui a un haut niveau de multiculturalisme. Je suis surpris d’apprendre qu’il y a 40 écoles francophones à travers la Colombie-Britannique.

M. de la Riva veut me présenter les participats du projet “À vélo pour les sans-abri” - une excursion de 500 km pour appuyer les sans-abri tout en sensibilisant les élèves et la communauté à cette triste réalité.

Mais là ou M. de la Riva m’a vraiment touché c’est le lien qu’il m’a transmis sur une vidéo qui présente des étudiants francophones et la mission que le Conseil scolaire francophone s’est donné. On y parle d’identité, de culture, du droit et du privilège de parler en français et d’étudier en français, l’amour de la langue. De quoi ébranlé un grand sensible comme moi.

J’ai été touché par la vision qu’ils se donnent d’une école francophone: “La réussite scolaire c’est une affaire communautaire. La collaboration, c’est une école communautaire, c’est l’occasion de se parler.”

Je me dois de vous citer 3 étudiants de ce vidéo:

Irina: “À l’école francophone, je fais partie d’une communauté spéciale, avec des profs et des élèves qui se respectent et qui ont une même idée.”

Félix: “Le français c’est une opportunité, surtout en milieu francophone.”

Lisa: “Un message aux jeunes francophones ça serait juste d’être fier d’être francophones.”

C’est le premier message que je reçois des gens de Vancouver pour les 15 jours que je vais y passer. Je suis déjà touché et ébranlé. De voir et d’entendre cette fierté de pouvoir parler et étudier en français. Les liens qui se sont tissés autour d’une école francophone en milieu anglophone.

Peut-être parce que je viens de Montréal. Une ville bilingue où la culture américaine vient ébranler et enterrer notre plaisir d’être juste francophone. Peut-être parce que je travaille depuis 16 ans auprès de jeunes de la culture Hip Hop. Une culture bilingue où les Américains ont plus influencé les montréalais que les Français n’ont réussi à le faire. Peut-être aussi parce que je suis contre les méga-écoles qui comptent 2 000 à 3 000 étudiants.

Merci M. de la Riva, pour votre invitation et pour les liens que vous m’avez partagé.

Le Café-Graffiti “ride again”

Cela fait un certain temps que je ne vous ai pas parlé des jeunes du Café-Graffiti. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas des nouveautés à vous annoncer. C’est qu’il y en a trop, je ne sais plus par où commencer.

Animé par une culture urbaine et underground, le Hip Hop, les artistes du Café-Graffiti sont devenus des professionnels dans leur art. Entreprises, agences de communication, festivals internationaux, cinéma… tout le monde fait appel au Café-Graffiti pour avoir accès à des professionnels du Hip Hop.

Dans sa mission de création d’emploi et de réinsertion, le Café-Graffiti représente ces artistes maintenant devenus des professionnels, mais encadrent et soutient la relève, ceux qui seront les artistes de demain.

Que ce soit les vitrines des magasins Simon’s, l’Hôtel alt quartier Dix-30 à Brossard ou encore celui de Québec, l’aréna des Olympiques de Gatineau, les Francofolies, un décor de 10 000 pieds carré pour le Bal en Blanc, les magasins Oakley, la promotion de Volkswagon au Mont St-Anne ou encore celle au Lac Louise en Alberta, je ne réussis même pas à mettre bout-à-bout la liste de tous les contrats où les artistes urbains ont performés.

Vous pouvez voir plusieurs de leurs réalisations sur le site mis-à-jour du Café-Graffiti. J’en profite pour mentionner que l’organisme n’est pas subventionné. C’est à partir des abonnements à la revue Reflet de Société que nous pouvons continuer notre soutien aux jeunes. Pour la venue du printemps, le Café-Graffiti vous offre aussi un souvenir pour montrer votre soutien à la cause.

Fluke, Hérésy et le Café-Graffiti sur You Tube

Lancement officiel du premier vidéo du Café-Graffiti sur You Tube. Nos premières vedettes: les artistes graffiteurs Fluke et Hérésy lors d’un contrat pour les magasins Oakley.

Le vidéo d’une durée de près de 5 minutes est une sorte de “Making off” de ce contrat. On y voit la préparation, la réalisation et le produit finale, le tout agrémenté du choix musical de Fluke.

Le Café-Graffiti prépare une série de vidéo sur les différents événements Hip Hop réalisés dans les dernières années. Au fur et à mesure que le montage sera terminé, il se retrouvera en ligne dans cette nouvelle collection audio-visuelle du Café-Graffiti.

Venez visiter le site régulièrement pour visionner les mises à jour. N’oubliez pas de laisser un commentaire et de voter, question d’encourager Fluke et Hérésy à continuer leur travail.

http://fr.youtube.com/user/cafegraffiti

Voter pour ce texte sur Cent Papier.

Les jumelles de MusiquePlus, Fay et Audrey Sckoropad au Café-Graffiti pour l’émission BO2

Les jumelles de MusiquePlus, Fay et Audrey Sckoropad, dans le cadre de l’émission BO2 sont venues tester leurs connaissances sur le graffiti. Accompagné par les artistes du Café-Graffiti, Arpi et Fluke, Fay et Audrey Sckoropad ont pu expérimenter leur premier graffiti.

Ravi par cette expérience, il n’en fallait pas plus pour que le Père Noel décide d’offrir à Fay et Audrey Sckoropad un cadeau du Café-Graffiti signé par l’artiste Fluke. Celui-ci en a profité pour demander l’autorisation de réaliser 4 toiles représentant l’animatrice de MusiquePlus. Ces toiles sont exposées au Café-Graffiti. Une visite s’impose. Pour informations, (514) 259-6900.

4e encan électronique du Café-Graffiti
Le Café-Graffiti et ses artistes organisent un encan électronique. L’encan se termine vendredi le 25 janvier à 17:00 heures. Elle reprendra avec d’autres toiles tout au long de l’année.

Depuis sa création en 1997, le Café-Graffiti a soutenu des centaines d’artistes underground. Plusieurs gagnent maintenant leur vie grâce à leur art et leur talent. Malgré que la majorité des toiles aient été vendu, avec les années, le Café-Graffiti a bâti un inventaire de toiles. Les artistes ont déjà été payé pour ces toiles. Maintenant pour pouvoir soutenir les artistes qui fréquentent et utilisent les services du Café-Graffiti, il faut faire un peu de place et faire entrer un peu de sous. C’est pourquoi nous avons eu l’idée de cet encan électronique. Une façon originale de soutenir notre intervention auprès des jeunes et d’obtenir un petit souvenir de nos artistes.

Pour cet encan, nous retrouvons la toile Guêpe à l’attaque de Mac. D’une valeur de 150$, cette toile peut faire le charme de votre intérieur pour un prix qui saura vous satisfaire. Annie nous présente une version du Chaperon Rouge tandis que Zes nous offre son nom en graffiti. Ces toiles ont une valeur de 175$ et de 125$ respectivement.

Un encan est une belle occasion pour s’approprier une toile du Café-Graffiti à un prix des plus alléchants. N’oubliez pas que l’encan se termine ce vendredi le 25 janvier à 17:00 heures. Faites votre offre.

Une autre façon de soutenir notre intervention est de passer le mot à vos amis et à votre blogosphère. Présentez-leur l’encan et faites un lien sur celui-ci. http://www.cafegraffiti.com/index.php?option=com_auctionfun

Vous pouvez aussi visiter la galerie des toiles et des murales réalisées par les artistes du Café-Graffiti.

Salon chalets et maisons de campagne 2008 au Stade Olympique

Les artistes du Café-Graffiti ont déjà commencé à préparer les décors du Salon chalets et maisons de campagne qui aura lieu du 14 au 17 février 2008 au Stade Olympique.

L’an dernier, Pierre Dansereau, un spécialiste de l’aménagement paysager avait approché le Café-Graffiti pour faire des décors sur mesure pour le Salon chalets et maisons de campagne. Cette année, des décors supplémentaires seront concus pour certaines sections du salon.

Autour des muralistes professionnels Fluke et Zeck, plusieurs graffiteurs de la relève seront présents cette année. Arpi, tant qu’à lui, est présentement au Mexique et ne pourra pas participer au Salon chalets et maisons de campagne 2008.

3e encan électronique du Café-Graffiti

Le Café-Graffiti et ses artistes terminent cette semaine le 3e encan électronique. L’encan se termine vendredi le 21 décembre à 17:00 heures.

Pour cet encan, nous retrouvons la toile GO du graffiteur ARPI, un collectif pour la toile L’exterminateur et la Fée de Marc-André. Au moment d’écrire ce billet, le prix des toiles varient de 30$ à 90$. Encore une belle occasion pour s’approprier une toile du Café-Graffiti à un prix des plus alléchants. N’oubliez pas que l’encan se termine ce vendredi le 21 décembre, juste à temps pour offrir un cadeau de Noel.

Passez le mot à vos amis et à votre blogosphère.

http://www.cafegraffiti.com/index.php?option=com_auctionfun

Blogue ou billet?

J’ai eu un échange avec Mario Asselin, connu pour son blogue Mario Tout de go. M. Asselin m’a repris pour une faute de français et je le remercie pour ce geste.

J’aime bien la langue française. Même si l’écriture fait partie de ma vie, je ne me considère cependant pas comme un exemple parfait de rectitude.

Les nouvelles technologies nous font créer régulièrement des anglicismes. J’ai été pendant un certain temps à envoyer des “mails” avant d’apprendre à envoyer des “courriels”. Je ne “tchat” pas sur Internet. Peut-être parce que je ne veux pas dire que je fais du “clavardage” ou encore de la “messagerie instantannée”.

Depuis que j’ai débuté ma carrière de blogueur, j’ai adopté tout un vocabulaire autour du terme “blogue”. J’ai un “blogue” quand certain détienne un “carnet”. Je me considère “blogueur” quand d’autres sont des “carnetiers”. Je vais encore écrire un “blogue” au lieu d’écrire un billet. Quoi qu’ici, il m’arrive d’utiliser le verbe “bloguer” pour remplacer le terme “écrire un billet”.

La langue française a parfois des retards sur les nouveaux termes. Cela me rappelle mes mésaventures avec le mot hip hop qui est maintenant dans le dictionnaire. Au début des années 90, sans référence linguistique, nous l’écrivions Hip-Hop. Il m’est très difficile aujourd’hui de mettre des minuscules à cette culture que je cotôye depuis presque 15 ans.

Sans garantir que je vais être parfait sur toute la ligne, je vais tenter de m’améliorer un peu. Un changement de carrière se dessine à l’horizon. Je vais maintenant écrire des billets au lieu d’écrire des blogues. Je vais cependant conserver le titre de blogueur, puisqu’il semble accepté.

Merci encore M. Asselin pour vos précisions sur la langue française.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/12/21/enquete-sur-les-blogueurs-francophones/

http://journaldelarue.wordpress.com/2007/12/24/medias-la-crise-des-%c2%ab-vieux-%c2%bb/

http://journaldelarue.wordpress.com/2007/12/23/le-blogue-pour-les-nuls/

http://journaldelarue.wordpress.com/2007/12/20/et-la-collision-avec-les-blogues/

Lazy Legz, Luca Patuelli, Break-dance et Du talent à revendre

Lazy Legz est un breaker très spécial. Il est affligé d’une maladie très rare, l’arthrogrypose, qui l’empêche de marcher et de développer les muscles de ses jambes. Lazy Legz a subi 16 opérations, ce qui lui permet maintenant de se tenir debout. Il a aussi subit des opérations pour une scoliose au dos. Huit de ces vertèbres sont fusionnées et il a une barre de titanium.

Cela n’empêche pas Lazy Legz d’être un break-dancer et d’avoir été un des 35 finalistes de l’émission “Du talent à revendre”, tourné à Las Vegas l’an dernier. La traduction francophone de cette demi-finale sera diffusée vendredi le 9 novembre à 20:00 heures sur le réseau TVA. Le gagnant de la finale recevra un prix d’un million de dollars.

Lazy Legz, break-dancer bien connu au Café-Graffiti, a eu un reportage dans Reflet de Société.

Rockwell Family, le Match des Étoiles, les gangs de rue et Yves Desgagnés

Mercredi le 3 octobre, Normand Brathwaite nous présente le Match des Étoiles avec un numéro de danse Hip Hop réalisé par le Rockwell Family.

Dans l’hystérie de la fin de l’émission, le juge Yves Desgagnés lance un appel qui m’a marqué: “Que toutes les gangs de rue aillent sur le site du Match des Étoiles et s’inscrivent pour participer”.

Désolé M. le juge Yves Desgagnés, mais j’ai sursauté dans mon siège quand je vous ai entendu dire cette phrase. Est-ce que vous voulez insinuer que tous les B-Boys font parti des gangs de rue? Est-ce que vous vouliez dire que le Rockwell Family était une gang de rue?

On a encore beaucoup de chemin à parcourir dans la compréhension de la culture Hip Hop. En tant que travailleur de rue, je connais des membres de gang de rue. En tant que directeur du Café-Graffiti qui vit près de la culture Hip Hop depuis maintenant 15 ans, je connais beaucoup d’artistes de cette culture.

Si vous osez insiner M. Desgagnés que les artistes Hip Hop sont tous ou majoritairement ou en partie des membres de gang de rue, désolé, votre discours passe à côté de la réalité. Je vous invite M. Desgagnés à m’appeler au Café-Graffiti. Nous prendrons rendez-vous et je vous présenterais des artistes de la culture Hip Hop. Vous pourrez leur parler et leur demander s’il font partie d’un gang de rue.

Textes sur gang de rue, Hip Hop et commentaires du rédacteur sur gang de rue, Hip Hop.

La Maison Simons refait ses vitrines

Presque deux mois ont passé depuis que le Café-Graffiti a eu l’honneur d’exposer 13 immenses toiles de ses artistes dans les vitrines des magasins de La Maison Simons. Lundi le 24 septembre, c’est la journée ou les vitrines doivent être changé. Les toiles partiront de Québec, Sherbrooke, St-Bruno, Laval et Montréal pour se retrouver exposer au Café-Graffiti.

Compte tenu de la grandeur de ces toiles, certaines mesurant 6 pieds de largeur par 13 pieds de haut, des installations spéciales sont prévues pour pouvoir les exposer. Heureusement que le Café-Graffiti a des plafonds qui sortent de l’ordinaire.

Vous pouvez visiter le nouvel accrochage au Café-Graffiti du lundi au vendredi de 9:00 heures à 17:00 heures. En dehors de ces heures, ce sont les artistes qui utilisent le local pour produire de nouvelles toiles ainsi que les danseurs de Break-dance pour se pratiquer.

Au plaisir de vous y rencontrer.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/03/28/le-bal-en-blanc-pour-les-graffiteurs-du-cafe-graffiti/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/29/frank-vs-girard-une-emission-graffitee/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/27/salons-chalets-et-maison-de-campagne-au-stade-olympique/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/22/les-artistes-du-cafe-graffiti-envahissent-le-salon-chalets-et-maisons-de-campagne/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/05/23/les-boxeurs-joachim-alcide-herman-ngoudjo-jean-pascal-et-otis-grant-immortalises-par-arpi/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/07/30/du-graffiti-a-la-maison-simons/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/05/la-maison-simons-des-skates-et-des-vitrines/

Textes sur le graffiti et le Hip Hop.

Le graffiti: France - Pérou avec Mélan de l’association Zomeka

Lors de mon voyage en France au printemps 2007, j’ai rencontré Mélan, fondatrice de l’association Zomeka. Mélan préparait un voyage au Pérou et planifiait de les recevoir par la suite en France. Nous avons échangé sur les pratiques de tels échanges. Le voyage s’est réalisé, Mélan m’a fait parvenir quelques informations lors de son passage en Espagne avec ses Péruviens. Ils avaient au préalable participé à la convention Kosmopolite en France.

Le voyage s’est bien déroulé. Au lieu de tout vous conter l’histoire de Mélan et de ses péruviens, je vous laisse son site Internet. Vous pourrez voir les photos des murales graffitis réalisées et lire les différentes anecdotes. Une photo que vous ne devez pas manquer. Un cheval se fait graffiter!

http://www.zomeka.com/index2.htm

http://raymondviger.wordpress.com/2007/04/22/les-graffiteurs-du-perou/

Textes sur le Hip Hop et le graffiti.

Wall of fame des meilleurs graffiteurs de Montréal

Devant l’affluence des talents des graffiteurs de Montréal, le Café-Graffiti vient de se doter d’un comité de sélection pour les toiles. Ce comité aura  le mandat de déterminer quel graffiteur peut exposer au graffiti, combien de toiles, l’emplacement de son espace…

Les graffiteurs doivent démontrer leur talent et être reconnu par leurs pairs pour pouvoir prendre un espace et le faire évoluer. C’est le même principe qui est utilisé par les différents Conseil des arts.

Le premier comité officiel de sélection et de positionnement du Café-Graffiti sera composé des artistes Kristopher Wilk, Arpi, Zek, le producteur de beat Chilly D ainsi que le directeur du Café-Graffiti Raymond Viger. Des heures et des heures de discussion sont prévus. Certaines zones grises devront être éclaircies et balisées.

Il y aura des distinctions à faire entre les graffiteurs qui fréquentent encore et utilisent les services du Café-Graffiti, les anciens qui sont encore significatifs pour la culture Hip Hop et pour les jeunes fréquentant le local. Il y en aura qui disparaîtront.

Le comité vous tiendra au courant des développements.

Textes sur le graffiti et le Hip Hop.

La machine à liqueur du Café-Graffiti se promène partout

Le Café-Graffiti vit plein de changements. Les murs sont repeinturés d’une autre couleur. Le plancher a été sablé et refait au cristal. Les danseurs vont pouvoir danser directement sur le plancher, évitant d’avoir un plancher flottant rajouté sur le plancher, des sections thématiques sont rajoutés, une murale est en cours de réalisation…

Mais que faire de cette grosse machine distributrice de liqueur qui se retrouve en plein milieu du local??? Première proposition, on l’installe sur le mur du fond près de l’évier. Cela nous libère un mur pour exposer plus de toiles.

Mais voilà que Danielle regarde le local attentivement. Elle réfléchit… Médite encore un peu… Et voilà! L’idée du siècle vient d’être pondue. On coupe le comptoir et on encastre la grosse machine distributrice dans le comptoir près du lavabo! Idée de génie. Tous les artistes remercient du fond du coeur cette idée géniale de Danielle.

On ne parlera pas de l’avantage secondaire de diminuer la grandeur du comptoir près du lavabo. Avec un plus petit comptoir, paraîtrait que les jeunes ne pourront pas laisser traîner autant de vaisselles sales sur le comptoir. Shut! Ne leur dites pas que cette idée nous enchante et nous va à merveille.

Merci Danielle pour ta participation légendaire au nouveau look du Café-Graffiti.

Les Étoiles filantes envahissent le Café-Graffiti

Une émission de télévision, Les Étoiles filantes, cherchaient un local pour le tournage de certaines scènes. Ils cherchaient à y reproduire une galerie. Le Café-Graffiti a été sélectionné pour un tournage le 7 septembre.

Branle-bas de combat général pour tous. Une journée pour vider le local au complet. Une journée pour le repeinturer. Une journée pour faire les décors. Une journée de tournage. Une belle occasion de brasser la routine des jeunes et de vivre une nouvelle expérience.

Puisque nous avons deux stagiaires de France, Élise et Géraldine, qui sont présentes pour brasser nos vieilles habitudes, le timing était parfait pour donner une continuité à cette lancée. On profite d’un local vide pour sabler et repeindre le plancher. Le plancher de break-dance va disparaître. Le plancher au complet sera peinturer avec un sealer pour en faire un plancher aussi lisse qu’un gymnase. Plus nécessaire d’avoir un plancher flottant en plein milieu du local, les danseurs vont pouvoir danser partout.

Une murale va être dessiné sur les murs, Élise et Géraldine vont planifier un nouveau raccrochage des toiles. Un nouveau Café-Graffiti va renaître dans les jours qui viennent. Drôle de coincidence, nous venions d’acheter deux nouveaux présentoirs vitré pour les canettes aérosols. Celles-ci seront maintenant visibles. 120 couleurs côte-à-côte pour faire tripper nos graffiteurs dans leurs choix de couleurs.

Une nouvelle visite des lieux méritent d’être planifié. Au plaisir de vous y accueilllir.

P.S. Un tournage, à Montréal, on est habitué. Mais j’avais oublié qu’Amédé, ce jeune de 18 ans qui nous arrive d’Abitibi, pour lui, c’est quelque chose qu’il n’est pas vraiment habitué de vivre. Il était tout excité d’imaginer qu’il va voir des vedettes de la télévision passer juste à côté de lui! Il devrait être en état de reprendre son poste de travail au service à la clientèle sous peu.

Quand la France vient aménager le Café-Graffiti

Le Café-Graffiti accueille deux stagiaires pour les 6 prochaines semaines à venir. Élise et Géraldine, fraîchement sorties d’une université française auront le mandat de tout virer à l’envers au Café-Graffiti et sur le site Internet.

Elles sont très heureuses de leur première semaine au Québec. Elles sont arrivés juste à temps pour assister à la convention internationale graffiti “Meeting of Styles” qui avait lieu les 1er et 2 septembre dans le Centre-ville de Montréal. Cela leur a permis de prendre contact avec la culture Hip Hop de Montréal et de revoir plusieurs connaissances du milieu underground de Montréal.

Ensuite, elles arrivent au Café-Graffiti. Fini les travaux théoriques universitaires. En résumé, je leur ai remis les clés du local et je leur ai permis d’expérimenter comme elles voulaient. On peut repeindre les murs, le plancher, redisposer toutes les toiles comme bon leurs semblent, faire peindre des murales un peu partout et même le plafond va vivre des changements hauts en couleur. L’équipe du Journal de la Rue et du Café-Graffiti était fière de pouvoir accueillir des stagiaires et que nous leurs laissions l’opportunité de pouvoir expérimenter sans contraintes réelles.

D’une part, l’organisme a une grande ouverture d’esprit pour ce genre d’expérience. D’autre part, nous avons eu une opportunité et une synchronicité dans les événements qui nous a permis d’actualiser ce stage. Nous avons eu la visite de l’équipe des Productions Avanti. Je vous reparlerai de cette belle aventure demain.

Je vais inviter Élise et Géraldine à nous parler un peu plus de leur projet et de leurs stages chez nous. Je vais leur offrir une place dans le blogue des stagiaires. En espérant qu’elles acceptent de se livrer à vous. www.refletdesstagiaires.wordpress.com

www.icebergscience.com  Nouvelle télévision Hip Hop sur Internet

Faut pas manquer les débuts d’une nouvelle télévision qui va nous présenter la culture Hip Hop, ses artisans et les nouvelles plus underground de notre société.

Notre ami Dub D, accompagné de ses compères, Patrick Landry et de DJ Scorpion sont les producteurs de ce nouveau média.

Un petit scoop, DJ Scorpion se promène dans les écoles pour parler des arts, de la culture et de prévention. Il profitera de ses expériences pour faire une nouvelle chronique pour le magazine Reflet de Société. Il nous fera la synthèse de ce qu’il entend dans les écoles et les questions que se posent les jeunes.

Même si le lancement de ce nouveau média est prévu début septembre, quelques clips sont déjà en onde. 

Textes sur le Hip Hop.

www.icebergscience.com  Nouvelle télévision Hip Hop sur Internet

Faut pas manquer les débuts d’une nouvelle télévision qui va nous présenter la culture Hip Hop, ses artisans et les nouvelles plus underground de notre société.

Notre ami Dub D, accompagné de ses compères, Patrick Landry et de DJ Scorpion sont les producteurs de ce nouveau média.

Un petit scoop, DJ Scorpion se promène dans les écoles pour parler des arts, de la culture et de prévention. Il profitera de ses expériences pour faire une nouvelle chronique pour le magazine Reflet de Société. Il nous fera la synthèse de ce qu’il entend dans les écoles et les questions que se posent les jeunes.

Même si le lancement de ce nouveau média est prévu début septembre, quelques clips sont déjà en onde. 

Autres textes sur la culture, le Hip Hop.

Graffiti illégal à Montréal : Malfaiteurs ou artistes ?

Un vox pop réalisé par Reflet de Société auprès d’une trentaine de personnes dans les quartiers Hochelaga-Maisonneuve (où il y a beaucoup de graffitis) et Outremont (où il y en a peu) révèle que les personnes interrogées portent surtout un jugement esthétique sur ce qu’ils estiment être un mode d’expression à part entière. Le coup de sonde ne montre pas qu’il y avait des différences significatives dans la perception du graffiti entre les deux quartiers. Si les personnes interrogées évoquent parfois la notion d’insécurité, c’est en rapport avec les messages violents, haineux et propagandistes que certains graffitis véhiculent. Toutes ont fait la distinction entre les tags (signatures et messages), perçus comme des gribouillages, et les fresques, fréquemment considérées comme de véritables œuvres d’art.

Autre observation, les graffitis dérangent la plupart des passants parce qu’ils constituent une dégradation du paysage urbain. La violation de la propriété privée est aussi un reproche récurrent adressé aux graffiteurs. Selon les personnes interrogées, ils devraient demander l’accord du propriétaire du mur qu’ils convoitent.

Finalement, le graffiteur est aux yeux de certains un jeune homme, marginal, un peu anarchiste, punk, rappeur ou bohème. Pour d’autres, il est simplement avide d’expression publique clandestine. Voici un échantillon représentatif des témoignages récoltés par Claire Gaillard et Morgane Lapeyre.

Outremont

Yannick Senouvo: “Le graffiti m’évoque la pauvreté. C’est souvent dans les quartiers défavorisés qu’on trouve les graffs. Je m’imagine un jeune, style rappeur avec une capuche. Le genre bad boy.”Antonio Curcuruto: “C’est une expression artistique métropolitaine. Le graffeur, c’est un type avec une tuque, un peu marginal. Il s’exprime de cette façon parce qu’il ne peut pas le faire par d’autres moyens.”

Félix Dupont-Foisy: “Je trouve ça beau dans la mesure où c’est pas du gribouillis. Ce sont des jeunes de 15-18 ans. Je ne veux pas généraliser, mais ils sont un peu gangsters.”

Mélanie Riverin: “Je trouve que c’est une forme d’expression. Ça peut mettre de la vie et de la couleur, mais il devrait y avoir des espaces faits pour ça. Un graffiteur, c’est quelqu’un qui a une casquette.”

Isabelle Guédon: “Ça peut embellir des endroits tristes ou dénudés. Mais ce n’est pas correct de faire des graffitis sur les murs des propriétés privées. J’imagine des jeunes d’un style un peu bohème qui ont besoin de s’exprimer.”

Hochelaga-Maisonneuve

Josiane Boulet: “Le graffiti y’en a des super beaux. Tout ce qui est écriture et gribouillage c’est affreux. C’est aussi important d’en faire que sur les supports autorisés. J’en ai fait des graffitis quand j’étais jeune alors je suis bien placée pour dire que n’importe qui peut en faire.”Jean Michel Richard: “Y’en a, c’est de l’art, d’autres du barbouillage. C’est une façon de s’exprimer. Je trouve que ça met de la vie. Le graffiteur est un peu punk. C’est quelqu’un qui doit être un peu flyé.”

Michel Robert: “Il ne devrait pas y en avoir sur les murs des propriétés privées. Y’a des petits jeunes qui écrivent les initiales de leur blonde. Ça devrait être enlevé. Mais il y a aussi des chefs-d’œuvre. Les graffiteurs peuvent être des jeunes de la rue ou de vrais artistes.”

George Dunn: “Un sentiment d’insécurité? Ça dépend de ce qui est marqué. Le graffiteur, c’est un gars qui fait ce qu’il aime, je le vois tout plein de peinture.”

Diane Jean: “Y’en a des laids. Le graffeur, c’est quelqu’un qui veut s’exprimer, mais s’exprimer sur des affaires publiques, ce n’est pas correct. Il y a des murales faites spécialement pour ça.”

Autres textes sur le hip hop.

Graffiti illégal à Montréal : Dialogue de sourds

Charles Messier, Volume 15 no 6, août 2007.

Depuis les années 1990, la Ville de Montréal engloutit des millions de dollars pour effacer les graffitis. Sans l’aide des graffiteurs, elle réfléchit actuellement à une solution pour les laisser s’exprimer à leur guise, tout en diminuant le nombre de graffitis indésirables. D’après la Ville, ils insécuriseraient les citoyens et enlaidiraient la métropole.

Depuis les années 1990, la Ville de Montréal engloutit des millions de dollars pour effacer les graffitis. Sans l’aide des graffiteurs, elle réfléchit actuellement à une solution pour les laisser s’exprimer à leur guise, tout en diminuant le nombre de graffitis indésirables. D’après la Ville, ils insécuriseraient les citoyens et enlaidiraient la métropole.

La Ville de Montréal est bien déterminée à trouver une solution à long terme aux graffitis illégaux. Elle est en ce moment en pourparlers avec le gouvernement du Québec pour obtenir de l’argent pour adopter un nouveau plan d’intervention d’ici la fin de l’année 2007.

Le responsable du dossier graffiti à la Ville, Raymond Carrier, discute également avec les écoles montréalaises, les organismes œuvrant auprès des jeunes et la police pour trouver une façon de contrôler la prolifération des graffitis indésirables.

“Si chacun joue son rôle, on va finir par vaincre ce phénomène-là”, juge le porte-parole en matière de graffiti au Service de police de la Ville de Montréal, le commandant Serge Boulerice.

Le graffiti sans graffiteurs

Pour mieux comprendre le graffiti illégal, les discussions réunissent plusieurs acteurs du milieu, sauf les graffiteurs. “J’ai déjà mentionné au gouvernement que nous pourrions les faire venir pour qu’ils s’expriment 35-40 minutes, dit Raymond Carrier. Mais, j’ai pas eu l’accord des ministères. C’est fort complexe. Chacun d’eux a ses particularités. C’est extrêmement long d’avoir l’avis de tous. Mais, moi, je n’y vois pas d’inconvénients.”Cette situation choque le fondateur d’Under Pressure — événement graffiti le plus important au Canada —, Sterling Downey. Pour lui, la complexité du mouvement demande d’étudier en profondeur toutes ses dimensions. “40 minutes pour connaître une culture qui existe depuis les années 1960? Y’a tellement de mentalités différentes de graffeurs, qu’ils n’auront jamais le temps, en 40 minutes, d’entendre tous les points de vue.”

En juin, Sterling Downey a rencontré Raymond Carrier pendant plus de 3 heures. Le graffiteur est sorti satisfait de cette rencontre. Il a eu l’impression d’avoir été entendu. Trois semaines plus tard, il attendait cependant toujours l’annonce de changements concrets dans l’approche de la Ville.

La Ville dit préconiser une approche adaptée au mouvement graffiti montréalais, mais Sterling Downey en doute. “La plupart des fonctionnaires de la Ville ne savent pas ce qu’ils font. Je ne comprends pas pourquoi ce monde-là mérite un salaire… Ils n’ont aucune compréhension du problème. Pour eux, “nettoyer” veut dire que ça disparaît.”

La communication pourrait être meilleure avec les graffiteurs, admet Raymond Carrier. “Il devrait y avoir plus de discussions entre eux et la Ville pour trouver des solutions.”

Sentiment d’insécurité

“On fait quoi quand les citoyens se sentent insécurisés par les graffitis sur les murs? se demande Raymond Carrier. La solution est dans la prévention, dans la sensibilisation et dans l’application de la réglementation.” Sterling Downey a perdu foi en ces bonnes intentions. “Ça fait longtemps que la Ville parle d’éducation et de prévention, mais elle ne le fait presque pas. Et, ce qu’elle fait, la plupart du temps, ce n’est pas la bonne approche.”Les graffitis insécuriseraient les résidents des quartiers prisés par les graffiteurs. “Le résident n’a pas peur du graffiteur, croit Raymond Carrier, mais ça provoque en lui un sentiment d’insécurité, parce que ce n’est pas net.”

Le conseiller craint que les citoyens finissent par régler eux-mêmes leur compte avec les graffiteurs si la Ville n’intervient pas efficacement. “Jusqu’où les citoyens vont accepter tout ça? J’ai participé à des rencontres dernièrement où des citoyens disaient vouloir se faire justice eux-mêmes. Prendre un batte de baseball.”

La possibilité d’un tel scénario est une raison suffisante aux yeux du commandant Serge Boulerice pour déployer tous les moyens afin d’apaiser les craintes des citoyens. “C’est un problème social, si ça dérange les gens d’un quartier.”

Pourtant, aucun graffiteur interrogé ne pratique cette activité avec l’intention de susciter ce sentiment. Leur démarche n’est pas violente, même si une infime minorité de graffitis expriment de la haine et de la colère. “J’aimerais que les gens voient ça d’une façon positive, qu’ils ne pensent pas que c’est une activité de gang, explique un graffiteur, Fred. Il faut se dire que les graffeurs ne sont pas dangereux.”

Raymond Carrier tient à nuancer de tels propos. “Y’a d’autres motivations qui mènent le tagueur à faire des throw up (signature en lettres “ballounes”) et à passer des messages politiques ou haineux. C’est pas uniquement positif, le graffiti”, dit-il, jugeant que les graffiteurs éprouvent du plaisir à endommager le bien public.

Les graffitis enlaidiraient la métropole, croit la Ville, ce qui est l’autre raison principale pour trouver une solution à la prolifération de graffitis. “Quelqu’un qui arrive de l’extérieur et qui voit toutes les autoroutes graffitées, quelle image que ça donne de la Ville? Du Québec?” se demande Raymond Carrier.

Un vox pop (voir texte suivant) mené par Reflet de Société, auprès d’une trentaine de personnes, montre que le sentiment d’insécurité n’est pas venu spontanément à l’esprit des répondants. La plupart voit plutôt le côté positif de cette pratique.

Faire payer les parents ?

Raymond Carrier pense à la possibilité d’imposer aux parents des graffiteurs illégaux des amendes s’élevant jusqu’à 10 000 $, comme à Saskatoon. “Mais, il faudrait voir si en pratique une telle réglementation a un impact positif.”Raymond Carrier envisage même la possibilité que ce soit les parents qui fassent des travaux communautaires. “Ce sont des dimensions qu’on regarde aussi avec le ministère de la Justice.”

Pour lui, l’achat de bonbonnes de peinture est trop accessible. Il aime l’idée de la ville de London, en Ontario, qui a adopté un règlement interdisant leur vente aux moins de 18 ans. “Mais qu’est-ce qu’on fait de la vente sur Internet? se demande-t-il. Ça, ce n’est pas contrôlable…” ajoute-t-il, constatant la lutte sans fin qu’entraînerait une telle la réglementation.

Autres textes sur le hip hop.

Lazy Legz, Luca Patuelli: Haute voltige sur béquilles 

Entrevue de Charles Messier.

Lazy Legz : le nom accrocheur d’un grand breakdancer montréalais, qui veut conquérir le monde en soulevant des foules ébahies devant les prouesses qu’il réalise malgré un handicap qui le force à marcher avec des béquilles. Le rencontrer donne le courage de passer à travers les petits et grands accrocs du quotidien.

«Lazy Legz, ça veut dire «jambes paresseuses», raconte-t-il. Ça montre que j’ai un sens de l’humour. Oui, j’ai des jambes qui ne marchent pas, mais je peux faire des blagues sur ça.»À la naissance, Luca Patuelli est affligé d’une maladie très rare, l’arthrogrypose, qui l’empêche de marcher et de développer les muscles de ses jambes.

«J’ai subi 16 opérations, ce qui me permet maintenant de me tenir debout. J’ai eu aussi des opérations pour une scoliose au dos. Huit de mes vertèbres sont maintenant fusionnées et j’ai même une barre de titanium.» Malgré son handicap et ses opérations, il remporte des compétitions de breakdancing en se projetant dans les airs, en virevoltant et en retombant sur une main comme si de rien n’était. «Ma mère aime pas ça, mais, bon…»

Luca ne considère pas son handicap comme un obstacle. Il accepte son corps tel qu’il est, sans penser à quoi ressemblerait sa vie s’il pouvait marcher «normalement». «Si je ne considère pas que j’ai un handicap, les autres personnes ne le considéreront pas non plus». Cela explique pourquoi il ne s’est jamais empêché de s’adonner à une quelconque activité.

Ses parents l’ont toujours encouragé à réaliser ses rêves. «Lorsqu’ils ont su que j’avais un handicap, ils se sont dit qu’ils allaient toujours être là pour moi. Ils m’ont toujours encouragé. Ils m’ont laissé faire toutes les activités que je voulais: natation, équitation, escalade, scouts. Je faisais aussi du skateboard sur mes genoux!»

Par rapport au breakdancing, Luca considère que son handicap est un avantage plutôt qu’un inconvénient. «J’ai un problème, oui, mais j’ai trouvé une façon de m’y adapter. Pour la danse, c’est un avantage, car, avec mes mains et mes béquilles, c’est comme si j’avais quatre mains!»

Même si les enfants dans la cour d’école rejettent souvent ceux qui sont différents, Luca a toujours su se faire de bons amis. Jamais il ne s’est senti rejeté.«Je ne veux pas dire que j’étais le plus populaire à l’école, mais… En fait, j’n’aime pas être prétentieux, mais disons que je connaissais tout le monde et tout le monde me connaissait! Si j’avais des problèmes avec un gars, j’avais mes amis qui pouvaient aller le frapper!

«Une fois, on a ri de moi. Je n’aime pas m’en rappeler. Je faisais du skateboard sur mes genoux, une personne m’a demandé si elle pouvait me donner un coup de pied dans le visage. Moi, je lui ai demandé si je pouvais la frapper entre les deux jambes! Ça fait mal de se faire dire des choses comme ça.»

Montréal, ma ville

Fils de parents d’origine italienne Luca est né à Montréal.  À l’âge de 4 ans , il déménage à Washington en raison du travail de son père, un homme d’affaires.  Il est de retour dans la métropole à 17 ans.  Il compte aujourd’hui y rester toute sa vie «J’ai voyagé beaucoup et, honnêtement, je suis heureux à Montréal.  Après avoir vécu 14 ans à Washington , j’affirme quand même que Montréal est ma ville. Aux États-Unis, on pense tout le temps à l’argent.  Par exemple, lorsque j’ai commencé à avoir l’atention des médias, j’ai eu des appels téléphoniques de personnes qui voulaient juste faire de l’argent avec moi en ne me donnant presque rien!» Montréal est aussi une ville qui lui permet de rencontrer beaucoup d’autres bons breakdancers. Il voudrait cependant qu’ils soient mieux reconnus mondialement. «Montréal n’est pas encore très connue dans le monde du breakdancing.  La france, la Corée et les États-Unis, surtout New-York et Los Angeles, sont les pays les plus performants.» 

«Montréal pourrait avoir une plus grande renommée si ses danseurs voyageaient plus et s’ils connaissaient d’autres danseurs partout dans le monde.  Il faudrait que les équipes montréalaises gagnent plus de compétitions.  Elles ont beaucoup de potentiel, car les danseurs ici ont le sens du rythme.  Ils sont très bons, mais ils ne peuvent pas être reconnus s’ils ne voyagent pas.»

La popularité
«Avec les filles, je suis timide, mais j’ai eu des copines. Les filles sont un peu plus autour de moi depuis que j’attire l’attention des médias.  J’aimerais avoir une relation stable avec une fille, mais c’est trop difficiles pour moi, parce que je voyage beaucoup. Je la verrais même pas une fois par semaine.  Je ne vois presque pas mes amis.  En ce moment, ma carrière est plus importante.  Quand je suis arrivé à Montréal, J’ai décidé de ne pas être le meilleur breakdancer au monde, mais que je voulais être connu partout au monde.  C’était après la compétition Under Pressure, alors que j’étais arrivé quatrième contre des participants sans aucun handicap.  La plupart de ceux qui n’ont pas d’handicap sont content pour moi, quand je gagne.  Je veux être jugé comme les autres. »

Les exploits qu’il réalise avec ses béquilles attirent beaucoup l’attention du public, il souhaite en profiter, sans toutefois devenir un aimal de cirque. «Je ne veux pas juste être les gars qui entre sur une scène avec ses équilles et qu fait quelque chose de spectaculaire.  Je sais que j’ai des limites physiques, mais je veux faire le plus possible pour être considéré comme un autre breakdancer, parce que, si un jour une équipe canadienne est formée, je veux en faire partie!  Lazy Legz va être là!»

Il a d’abord été connu aux États-Unis, mais sa popularité est grandissante au québec et même en Corée! «Depuis janvier 2006, j’ai un vidéo qui circule sur Internet.  À partir de ce moment-là, j’ai beaucoup d’attention des médias.  Une équipe de télévision de Corée est venue à Montréal. Elle m’a suivi pendant deux jours, elle est venue à une compétition, ele a interviewé mes parents, ect.  Après, il y a eu à CBC l’émisson The Hour, puis une entrevue à Much Music, ensuite à Salut Bonjour, au magazine 7 jours, au journal the gazette, etc.»

Un producteur de cinéma a déjà offert à Luca de tourner un film sur sa vie.  Après avoir montré le contrat à un avocat, il a décidé de le refuser, considèrant qu’il se ferait exploiter.  Aussi, même s’il rêve de célébrité, il souhaite actuellement garder un peu d’anonymat. «Avec un film, je n’aurais plus le temps de voir mes amis, plus le temps pour les compétitions, parce que ma vie serait complètement différentes.  Avec un film, peut-être que je devrais mettre mes autres projets de côté.  Je me demande comment les gens autour de moi réagiraient.  Seraient-ils jaloux?  Est-ce que j’aurais de la difficulté à sortir dehors?  Je ne veux pas ruiner ma carrière juste pour un film!  Pour l’instant, je veux bâtir une équipe avec d’autres d’anseurs handicapé, qui s’appellera IIImatic Style, je veux voyager partout au monde avec eux, et après je ferai un documentaire sur ce projet.»

L’avenir

Toute la vie de Luca tourne autour du breakdancing, même ses études à l’Université Concordia, où il suit deux à trois cours par année. «J’étudie le marketing. J’aimerais bien mélanger le marketing avec mon breakdancing parce qu’évantuellement je voudrais créer plus d’événements. j’ai déjà commencé à organiser des compétitions et des événements à Montréal»

Il pense à long terme, croyant qu’il ne pourra pas continuer plus de dix ans à danser comme il le fait.«J’ai des tendinites sur mes deux bras et je fais de la physiothérapie pour les guérir.  Mon corps est comme une voiture qui peut seulement faire un certain nombre de kilomètrage avant de ne plus fonctionner»

«En ce moment, je vais dans les écoles pour faire des conférences sur la motivation.  Je raconte mon histoire, j’apprends aux enfants à faire deux-trois mouvements de breakdancing.  J’aime les rencontrer, car je vois dans leurs yeux qu’ils apprécient vraiment ce que je viens leur dire: transformez le négatif en positif »

Site Internet de Luca Patuelli: www.lazylegz.com

Autres textes sur le hip hop.

Du Graffiti à la Maison Simons

En marge de la rentrée scolaire 2007, du 30 juillet au 24 septembre, les différentes succursales de la Maison Simons du Québec vont exposer les oeuvres de nombreux graffiteurs.

Les artistes-graffiteurs Fluke, Arpi, Monk-e1, Vivian, Kris, Zeck, 156, Axe Choke ont réalisé 9 murales sur toile de 10 à 12 pieds de haut. Ces oeuvres seront exposés dans les vitrines de la Maison Simons de Montréal, Laval et St-Bruno.

Lors de l’événement Limoilou en fête, les artistes-graffiteurs Patrick et Sbire, du collectif de la galerie Morgan Bridge du quartier St-Roch, ont réalisé chacun une oeuvre sur toile. Elles seront exposées dans les vitrines de la Maison Simons de Ste-Foy. Le travail a été réalisé sous la supervision d’Arpi, un artiste-graffiteur du Café-Graffiti.

Phile d’Oktoshop et Fluke du Café-Graffiti, ont également réalisé chacun une murale sur toile de 10 pieds de hauteur. Il sera possible de les admirer à la Maison Simons de Sherbrooke.

Sherbrooke.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/03/28/le-bal-en-blanc-pour-les-graffiteurs-du-cafe-graffiti/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/29/frank-vs-girard-une-emission-graffitee/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/27/salons-chalets-et-maison-de-campagne-au-stade-olympique/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/22/les-artistes-du-cafe-graffiti-envahissent-le-salon-chalets-et-maisons-de-campagne/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/05/23/les-boxeurs-joachim-alcide-herman-ngoudjo-jean-pascal-et-otis-grant-immortalises-par-arpi/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/09/24/la-maison-simons-refait-ses-vitrines/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/05/la-maison-simons-des-skates-et-des-vitrines/

Textes sur le graffiti et le Hip Hop.

Le Hip Hop à l’honneur aux Francofolies de Montréal

Du 26 juillet au 4 août aux Francofolies de Montréal, vous aurez l’occasion d’admirer les prestations des artistes-graffiteurs du Café-Graffiti aux Francofolies. Ils réaliseront des oeuvres en direct.

Les partys du Shag Molson Dry se feront dans un environnement graffiti réalisé par Arpi, un artiste du Café-Graffiti.

Les break-dancers seront aussi présents pour vous offrir le meilleur d’eux-mêmes.

Consultez l’horaire des Francofolies pour les heures et lieux des événements.

http://www.francofolies.com/Francos2007/accueil_fr.aspx

Autres textes sur le hip hop.

Meeting of Styles 2007

Beaucoup de monde ont fait des recherches et m’ont demandé si notre ami Zeck organisait cette année un autre événement Meeting of Styles. Après m’être informé auprès de lui, il confirme que le premier week-end de septembre, les 1er 2 septembre, pour être plus précis, aura lieu le Meeting of Styles 2007 de Montréal.

Toujours au même endroit, à l’îlot Balmoral, à côté de Musique Plus, juste à l’ouest de la Place des Arts. 2007 sera la deuxième édition de cette convention internationale graffiti. Évidemment, breakers, DJ et rappers seront aussi de la partie. Un événement à ne pas manquer.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/09/09/meeting-the-style-un-succes-international/

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/11/meeting-the-style-evenement-international-de-graffiti-les-2-et-3-septembre/

Textes sur le Hip Hop et le graffiti.

Montréal, ville-graffiti
Charles Messier
Juin 2007

Montréal n’est pas la capitale du graffiti, titre pouvant être attribué à New York ou Paris. Plusieurs autres villes européennes surpassent d’ailleurs la métropole québécoise en importance, où la population est plus petite et l’art du graffiti plus récent.

Or, Montréal a su se démarquer récemment grâce à un événement comme Under Pressure, selon Kaséko, un graffiteur. «Avec Under Pressure et les liens qui se sont tissés avec les autres villes, je dirais que Montréal fait maintenant partie des 10 villes les plus importantes dans le monde pour le graffiti.»

Fluke, un autre graffiteur montréalais, proclame aussi l’importance de Montréal en Amérique du Nord. «On est la capitale du graff au Canada. Montréal est un endroit très artistique et très ouvert. C’est une culture underground qui a pris sa place. Si tu vas à Ottawa, y sont juste quelques graffeurs!» Selon Fluke, la qualité des œuvres exposées un peu partout sur les murs de la ville impressionne les graffiteurs étrangers. «C’est peut-être pas la forme d’art la plus clean, mais quand le monde descend à Montréal pour la première fois et qu’ils voient de grosses productions sur les murs, y’en reviennent pas!»
La culture montréalaise favoriserait la popularité de la métropole. «Montréal est bien située parce qu’elle est à mi-chemin entre Paris et New York, dit Kaséko. On a donc une représentation qui est à la fois européenne et américaine. Notre style se démarque par ces deux influences.»

Malgré la réglementation stricte, la liberté d’expression des graffiteurs serait plus grande que partout ailleurs en Amérique du Nord, selon Kaséko. «Le besoin des graffeurs de s’exprimer est plus reconnu ici que dans plusieurs villes américaines et canadiennes. Il y a plus de laisser-vivre.»

Autres textes sur le hip-hop

Galerie d’art sous l’autoroute
Charles Messier
Juin 2007

Lieu mythique des graffiteurs montréalais, le TA Wall est une véritable galerie d’art à ciel ouvert. Le mur pourrait bientôt être inaccessible, craignent des graffiteurs. La transmission des connaissances sur le graffiti et la complicité qui les unit telle une communauté sont menacées.

À l’hiver, pour se rendre au TA Wall, le visiteur doit franchir une clôture métallique accessible par les rues Saint-Antoine et Lenoir dans le quartier du métro Lionel-Groulx. «Avant, y’avait pas de problème. C’était beaucoup plus ouvert», raconte Fluke, guidant une visite du lieu. Après, il doit gravir une butte en s’agrippant à des morceaux de métal pour ne pas glisser sur de la glaise. Le TA Wall se profile. Sa splendeur est digne d’une galerie d’art des plus imaginatives.

Le mur présente des œuvres qui se suivent sans espacement. Elles sont aussi élevées que la hauteur atteinte par les bras tendus des graffiteurs et aussi longues qu’une Cadillac. Derrière le TA Wall, il y a l’auto-route Ville-Marie. Devant, des bâtiments abandonnés. Par exemple, une usine sans fenestration. «On a enlevé les fenêtres récemment pour pas qu’on vienne squatter ou faire des feux», croit le guide.

À l’ombre des condos
Bientôt, des condos pourraient y être cons-truits, s’inquiète Fluke. Pour lui, ce serait la fin du mur; la police ne tolérerait aucun graffiteur. «Il y a quelques années, dans le coin de Pointe-Saint-Charles, c’est arrivé à un endroit qui s’appelait la Redpath, une raffinerie de sucre. Il y avait aussi le Jenkins à Lachine, qui a aussi été démoli. C’est le TA Wall qui a pris la relève.» Craignant que le mur ne devienne inaccessible, les graf-fiteurs multiplient leur visite au célèbre mur, explique Fluke. «C’est comme quelqu’un qui fait du kayak et qui apprend que sa rivière va disparaître. Il va en faire une dernière shot le plus tôt possible!»

La Redpath, le Jenkins et le TA Wall ont tous une valeur mythique dans le hip-hop montréalais, le graffiti étant un des volets de cette culture, avec le rap, le breakdancing, et le DJ. Un pan de l’histoire du graffiti et de l’art urbain s’est achevé avec la disparition des 2 premiers endroits. Ils constituaient des lieux de rassemblement et de socialisation de jeunes. Des touristes venaient de par le monde admirer le travail des graffiteurs.

Un mur comme le TA Wall, deux fois plus long qu’une allée de quilles, permet aux artistes de la canette d’établir des critères esthétiques et de déterminer des règles communes. Un jeune graffiteur apprend par exemple auprès des plus vieux qu’il ne peut pas graffiter des églises et des voitures. Le «TA», comme le nomment ses adeptes, est également un catalyseur pour la communauté du graffiti. «Souvent, les gars amènent de la bière, des radios, raconte Fluke. On fait même des barbecues sur le toit de l’usine abandonnée, située juste en face. Des fois, l’été, quand il fait beau, tu peux aller là et il y en a 20 qui peinturent en même temps.»

Fuir pour mieux revenir
Selon les années, les policiers permettent ou interdisent aux graffiteurs de peindre sur le TA Wall, avance Fluke. «Y avait des policiers qui venaient des fois, qui nous parlaient, et qui ne nous arrêtaient pas. Y voyaient bien qu’on ne brisait pas de bouteilles de bière et qu’on faisait juste faire ce qu’on aime. On dirait que ça dépend si la police est occupée ou pas… D’autres fois, y descendaient icitte, pis y partaient à courir après tout le monde. Y mettaient des menottes sur tous les graffeurs et y leur donnaient des amendes.»

Fluke est un adepte de la course à pied lorsqu’il voit arriver un policier, mais il est conscient que cette technique comporte le risque de se blesser en raison des nombreuses pentes et obstacles du lieu. La police a dû s’adapter, selon Fluke. «Pour mieux nous pogner, y’ont fait venir un bulldozer qu’y a fait un chemin derrière le TA Wall pour que les chars de police puissent se rendre.»

Un nouveau TA Wall
À une centaine de mètres de l’endroit se trouve un autre mur investi par les graffiteurs. Il est aussi imposant que le premier. Les graffitis y sont cependant moins achevés. Cette impression devrait se résorber au fur et à mesure que les moins beaux graffitis seront recouverts par d’autres d’une plus grande qualité esthétique.

Cet autre mur, plutôt en retrait des terrains où risquent d’être construits des condos, pourrait devenir un endroit aménagé et légal pour laisser libre cours aux élans artistiques. «Je suis convaincu que la Ville peut faire quelque chose de bien ici, confie Fluke. Ajouter des lampadaires, aménager une piste cyclable… Ça pourrait être le même esprit que le TA Wall.» Selon lui, ce nouveau mur est essentiel pour les graffiteurs. «Si le TA Wall n’existe plus, il ne restera que quelques endroits légaux. Mais, pour le nombre de graffeurs qu’il y a à Montréal, c’est pas assez.»

Prospecter pour graffiter
Seaz, découvreur du mur, n’est pas de ceux qui tiennent à tout prix à la sauvegarde du TA Wall. «Le monde en parlera toujours, il y aura toujours des photos. C’est entré dans l’histoire. Si le mur n’est plus accessible, il sera encore plus mythique. Ce sera alors aux nouveaux graffeurs de découvrir de nouveaux endroits et de les nommer.»

Fluke n’est pas convaincu qu’il serait évident de trouver un lieu aussi rassembleur et qui permet de s’exprimer aussi librement. «Ce sont des places comme ça qui permettent aux graffeurs de se rencontrer. Sans le TA Wall, il n’y aurait presque plus d’endroits où faire des graffs de belle qualité.»

Seaz est encore nostalgique de l’époque où il sillonnait la ville pour trouver de nouvelles surfaces où laisser sa trace. «Dans mon temps, on devait chercher et découvrir des endroits cachés pour peinturer, où c’était juste une poignée de personnes qui venaient. Aujourd’hui, le monde veut peinturer dans des endroits déjà découverts, dans des endroits faciles. Ils veulent pas aller découvrir.

Tié-ouâle
TA Wall se prononce avec l’accent anglophone en détachant le «T» du «A»: T-A-Wall. Cette expression signifie «Team Autobot Wall» (mur du groupe Autobot), en référence au personnage principal du dessin animé Transformers. Cette série mettait en scène des robots pouvant adopter une posture humaine ou se transformer en objet. C. M.

Premiers jets
Seaz est le premier à avoir laissé sa trace sur ce qu’il a nommé avec Stack et Maink le «TA Wall», en 1995. «Il avait l’avantage d’être long mur beaucoup d’espace pour peindre, raconte-t-il. C’est un endroit plutôt tranquille. La chance de se faire prendre par la police était assez faible, même si c’est arrivé souvent. Il a aussi l’avantage d’être accessible, parce que c’est près du métro Lionel-Groulx.» Le lendemain de sa découverte, il y est retourné avec 4 autres graffiteurs qui se le sont appropriés en le peignant d’un bout à l’autre. «J’aurais jamais cru en le nommant ainsi il y a 12 ans que ça allait durer aussi longtemps.»

En 1995, une dizaine de graffiteurs venaient au moins une fois par mois. En quelques années, le TA Wall est devenu un endroit aussi populaire que les 2 ou 3 autres les plus fréquentés à cette époque. Alors que le graffiti commençait à émerger à Montréal, ce mur a favorisé le regroupement des artistes de la canette. «Au début, les graffeurs ne se connaissaient pas, mais à force de se croiser là, ils ont formé un crew [groupe], explique Kaséko, un des premiers artistes du mur. Le TA Wall est un des endroits qui a permis à beaucoup de graffeurs de se rencontrer.»

«Y’a du monde de partout sur la planète qui vient ici, explique Fluke. Par exemple, ici, y’a un graff d’Allemands. Y sont descendus à Montréal pour faire un petit quelque chose. Le TA Wall, c’est la place. Tous les graffeurs à Montréal le connaissent. Mais, plus que ça, beaucoup d’étudiants en photographie et en art viennent y observer les graffs.» C. M.

Autres textes sur le hip-hop

Titre et vox pop 

Quel bonheur de pouvoir faire entendre son opinion… Que nos suggestions soient non seulement bien reçues, mais également prises en compte! Claire et moi avons eu le privilège d’assister mais surtout de participer à la réunion de titrage ce vendredi matin. Chaque titre est construit, petit à petit, à partir d’une première proposition que l’on décortique, et fait l’objet d’une réflexion collective. Bien que certains termes succombent aux bombardements d’idées, d’autres au contraire qui ont remporté la bataille lexicale, sont élevés au rang de titre.Mon tout premier vox pop. C’était également vendredi. Des propos que nous avons recueillis, Claire et moi retenons un certain consensus, une tendance vers l’unanimité: le graffiti semble susciter une réaction similaire chez les montréalais, un même sentiment… Lequel? Nous vous le dévoilerons dans le prochain numéro… Et ce, qu’ils habitent Outremont ou Hochelaga-Maisonneuve, deux quartier pourtant très différents notamment en terme de concentration de graffitis au pied carré! On peut en effet parler de densité du graff… faible dans le premier, élevée dans le second. Le challenge : parvenir à faire s’exprimer, sur un sujet plutôt intemporel que d’actualité, les gens que nous arrêtons dans la rue. Quel est l’impact du graffiti sur leur existence…

Les circonstances sont en notre faveur : une journée ensoleillée et la fin de semaine à l’horizon. D’autre part, Claire et moi nous attaquons aux passants qui marchent avec nonchalance ou bien le sourire aux lèvres. Nous visons également ceux qui sont assis, sur un banc, un porche ou un escalier. Ceux qui semblent songeurs, dont on peut profiter de l’état méditatif.La mondialisation et l’urbanisation auraient-elle engendré une convergence des opinions? Il est légitime qu’après avoir identifier un consensus à l’issue de notre vox pop, nous nous posions la question. Vous connaissez le jeu du téléphone? Tout commence par un mot. À son origine, il y a une personne, dont le vécu singulier justifie qu’elle est certaines idées, certaines valeurs et certaines croyances distinctes de celles de son prochain. Il y a donc un esprit mais aussi un cœur, et un individu appartenant à une société.

Le mot passe de bouche à oreille, et au fur et à mesure qu’il voyage, il revêt un tout autre sens, puis encore un autre. Recueilli par différentes oreilles, transmis par d’autres bouches, il est également déformé par les esprits qu’il traverse. Nous interprétons l’information, souvent à notre avantage, en fonction de nos expériences et de notre vécu, selon ce que l’on connaît et ce que l’on veut. ” Je pense donc je suis ” a dit Descartes. Fidèle à cette formule, mais dans un tout autre esprit, je dirai ” je veux donc je crois “. Le meilleur exemple est celui du rapport amoureux : ” L’amour est aveugle ” et l’amoureux aussi. Un amoureux donnera aux signes les plus évidents d’indifférence une signification contraire. Il verra un ” oui ” dans ce qui est incontestablement un ” non “. Il verra une preuve d’amour dans ce qui n’est qu’un élan généreux, une intention amicale ou simplement un geste galant. L’amour d’autrui refuse la défaite qui est un coup porté à l’amour de soi.

Morgane

Les boxeurs Joachim Alcide, Herman Ngoudjo, Jean Pascal et Otis Grant immortalisés par Arpi

Les boxeurs du groupe Yvon Michel, Joachim Alcide, Herman Ngoudjo, Jean Pascal et Otis Grant se retrouvent maintenant représentés sur les murs des bureaux de leur gérant et promoteur. Après s’être fait remarquer dans la décoration des vitrines de la Maison Simon’s l’an dernier, au Salon chalets et maison de campagne au Stade Olympique et pour les décors du Bal en Blanc au Palais des Congrès, l’artiste muraliste du Café-Graffiti, le graffiteur Arpi, a réalisé une gigantesque fresque de ces quatres boxeurs.

Une création qui mérite de faire un petit détour pour l’admirer. Félicitations Arpi et bonne continuité dans ton cheminement artistique.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/03/28/le-bal-en-blanc-pour-les-graffiteurs-du-cafe-graffiti/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/29/frank-vs-girard-une-emission-graffitee/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/27/salons-chalets-et-maison-de-campagne-au-stade-olympique/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/22/les-artistes-du-cafe-graffiti-envahissent-le-salon-chalets-et-maisons-de-campagne/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/09/24/la-maison-simons-refait-ses-vitrines/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/07/30/du-graffiti-a-la-maison-simons/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/05/la-maison-simons-des-skates-et-des-vitrines/

Textes sur le graffiti et le Hip Hop.

Un vrai régal pour les yeux!

Une forte odeur de peinture. Un tapis de terre et de rocailles. La lumière s’invite de chaque côté du long couloir.

Chic! Des graffiteurs à l’oeuvre! Je les aperçois au loin. Tandis que j’évolue sous l’autoroute Ville-Marie et que je navigue entre les poteaux déguisés, je réalise que ma présence doit probablement leur sembler suspecte: pas de cannette en main, mais un appareil photo… Sans compter mon regard intrigué et impétueux qui trahit ma curiosité et ma candeur.

Véritable musée d’art urbain, cette galerie est un concentré d’imagination matérialisée. Les fresques me paraissent des esquisses d’une planche de bande dessinée. Messages, personnages, visages…

Quel paysage! 

Merci à Guillaume et à Charles de m’avoir confié cette mission!

Morgane

Autres textes sur le hip hop

Ville de Montréal, les graffitis et l’insécurité. 

La Ville de Montréal juge que le graffiti suscite un sentiment d’insécurité chez ses citoyens et qu’il enlaidit la métropole. Reflet de Société souhaite recueillir votre opinion:

1) Vous sentez-vous menacés par la présence de graffitis dans votre quartier?

2) Décrivez l’image que vous vous faites d’un graffiteur (attributs physiques et comportements).

Laissez-nous votre commentaire.

Les résultats du sondage seront publiés dans le numéro d’août de Reflet de Société.

journaldelarue.wordpress.com/2007/08/13/graffiti-illegal-a-montreal-malfaiteurs-ou-artistes/

http://journaldelarue.wordpress.com/2007/08/13/graffiti-illegal-a-montreal-dialogue-de-sourds/

Textes sur le graffiti, le Hip Hop.

Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

Encan électronique du Café-Graffiti

Le Café-Graffiti et ses artistes viennent de débuter un encan électronique. du 1er au 31 mai, trois toiles de trois artistes différentes sont livrées au grand public pour un encan. Dès le 1er juin, trois autres toiles seront sélectionnées.

Pour le premier encan, les artistes choisis sont Ahcer, Olga et Zeck. Vous pouvez voir les toiles sur http://www.cafegraffiti.com/index.php?option=com_auctionfun&Itemid=2

Vous pouvez en profiter pour faire votre offre sur la toile qui vous intéresse.

Bon encan!

Autres textes sur le hip hop

Le graffiti en France

Conférence en France no 32

Mélanie et Adrien m’invite à une petite tournée graffiti. Le tout va se dérouler dans le 93, un quartier chaud de Paris.

On débute par la visite des murs du Kosmopolite à Montreuil. Sur ce mur, ainsi que des murs avoisinants, se déroule, une fois l’an, la plus grosse convention graffiti en France. On ne peut manquer un graffiteur hyper-réaliste tel que FAST. J’ai eu la chance de voir le graff que Zeck avait fait. Il y avait signé comme crew JKR et 156, sa nouvelle appartenance française. J’ai pu aussi voir des yeux et des visages réalisés par Marco, le graffiteur qui a inspiré Monke-1 de Montréal.

Pour ceux qui ne sont pas de la culture Hip Hop, je viens possiblement de parler chinois et vous avez le goût de décrocher. Petite traduction synthèse. Il y a le nom de l’artiste qui est souvent une série de lettres qui ne ressemblent en rien à ce que vous connaissez. Il y a le nom des crew, c’est-à-dire des équipes de graffiteurs qui travaillent ensemble. Prêt à continuer? Merci.

Nous nous sommes rendu ensuite au 115. C’est une sorte de centre d’artiste