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Une côté riche méconnue
Paru le 6 mai 2008

La semaine dernière, je suis disparu de ce blogue. Volatilisé? Désintéressé? Nan… j’étais juste trop occupé!

Le grand départ approche. Dans 2 semaines et 1 jour exactement, à nous le Costa Rica. Les dernières préparations sont sur la table… et dans mes pensées en tout temps. Depuis plusieurs mois, je partage sur mon blogue les étapes de la préparation de ce stage journalistique: les bons coups, les moins bons, mes impressions, mes déceptions, mon exctiation, etc.

J’ai fait un constat aujourd’hui. Depuis que je vous parle de ce voyage, je n’ai jamais précisé ce que nous allons faire là-bas.

J’ai l’intention de continuer d’alimenter ce blogue pendant le séjour au Costa Rica. Pour les deux semaines à venir, je vais essayer de vous mettre un peu plus dans le bain, dans NOTRE bain! Vous pourrez ainsi mieux nous accompagner.

Laissez-moi d’abord vous expliquer ce qui nous amène au Costa Rica.

Le Costa Rica: La côte riche méconnue
Le Costa Rica: que penser de ce pays? C’est la première question qui m’est venue à l’esprit après avoir appris notre destination. En quoi le Costa Rica est-il intéressant? On en entend très peu parler. Les Guatemala, Nicaragua et Honduras de ce monde en ont, à première vue, plus long à raconter avec les guerres civiles qui les ravagent encore aujourd’hui.

La particularité du Costa Rica se trouve justement dans ce fait. Après avoir pris part pendant plusieurs années aux guerres entre les nombreuses milices d’Amérique centrale, le Costa Rica en avait plein le c**. Il en avait ras-le-bol, disons-le ainsi. En 1949, à la surprise de tous, le pays abolit son armée. Et s’engage dans une restructuration de son économie, de son éducation, de ses politiques sociales. Depuis, les Guatemala, Nicaragua et Honduras de ce monde n’ont que le Costa Rica à envier.

Le pays repose aujourd’hui sur trois principales industries: le tourisme (l’éco-tourisme surtout), la production agricole (bananes, café, ananas, etc.) et les hautes technologies. Sa force: sa nature grandiose. À lui seul, le Costa Rica contient 5% de la diversité animale sur Terre! Il est également le chef de file en environnement parmis tous les pays d’Amérique, du Nord et du Sud confondus.

Cette nature, me direz-vous, les Ticos ne la doivent qu’à leur situation géographique exceptionnelle. En partie, oui. Mais sa préservation, ils la doivent à leur politique environnementale. Le tourisme, principale économie nationale, veut faire visiter les grandioses jungles et volcans aux étrangers. Mais pour les Ticos, il est primordial de poursuivre cette économie dans un soucis de la préservation de la nature et de la considération des communautés locales. Tout le monde y gagne, ou presque. Et le Costa Rica est aujourd’hui en plein boom économique!

Voilà ce qui nous amène au Costa Rica. Nous voulons en apprendre plus sur un pays qui dans une situation géo-politique difficile, était voué au même échec que ses pays voisins, mais qui a su se redresser. Certes, des problématiques perdurent. D’autres naissent avec le développement monstre qui se produit dans certaines régions. Nous voulons également aborder ces questions. Mais je crois que nous avons entre les mains un beau sujet: un pays qui a compris ce qu’il lui fallait pour s’en sortir, ou plutôt ce qu’il ne lui fallait pas: la guerre.

C’est sur cette pensée que nous décollerons vers les Ticos, et leur Pura Vida dont on entend tant parler depuis que ce voyage est né dans nos têtes.

Peut-on construire une ville verte dans le désert?

(Agence Science-Presse) - Une ville écologique dans le désert? C’est la question provocante que pose le journaliste de la revue Nature, en décrivant le dernier des rêves fous d’un des émirats arabes. Peut-on être écologique tout en vidant la nappe phréatique?

En effet, il y a quelque chose d’un peu contradictoire entre une ville bâtie suivant des principes écologiques… mais qui pomperait l’eau à un rythme effréné — l’eau, la plus précieuse des ressources du Moyen-Orient, bien plus précieuse que le pétrole.

Masdar City, dont les plans ont été dévoilés le mois dernier, serait construite près d’Abu Dhabi, dans les Émirats arabes unis. Elle serait à tout le moins une cité originale: 100 % énergie solaire… et surtout, pas d’automobiles! Le rêve prévoit jusqu’à 50 000 habitants en 2018, et zéro émission de carbone.

Parmi les critiques émises jusqu’ici : une oasis pour riches, avec ses terrains de golf et ses pentes de neige artificielle; un lieu pour se déculpabiliser d’avoir «l’empreinte de carbone» par habitant la plus élevée au monde — c’est la «performance» des Émirats arabes unis et les troisièmes émissions de gaz à effet de serre par habitant au monde — derrière… deux autres pays du Golfe Persique, le Qatar et le Koweït! Comment croire, alors, au sérieux écologique?

Et pourtant, note Philip Ball, le journaliste de Nature, «que ça nous plaise ou non, nous devons prendre le “vert” là où nous le trouvons». Nous ne devons pas être naïfs, mais pas trop «prétentieux» non plus. De la même façon que les prétentions écologiques de la Chine signifient quelque chose d’important, même si ce pays est voué à voir son empreinte de carbone grossir exponentiellement dans les prochaines années, les prétentions écologiques d’un émirat arabe peuvent finir par avoir un impact bénéfique.

Par exemple, au plan technologique, et plus particulièrement autour du facteur critique, l’eau: la nécessité étant la mère de l’invention, la centrale de désalinisation de l’eau — transformer l’eau salée en eau potable — de Jebel Ali, à 35 kilomètres au sud-ouest de Dubai sur le Golfe Persique, génère déjà 300 millions de mètres cubes d’eau potable par année. Les États arabes sont devenus les chefs de file mondiaux des technologies liées à l’eau, et avec la croissance de la population — sans parler d’un rêve comme Masdar City — ils n’auront pas le choix que d’investir énormément d’argent dans des technologies plus performantes — qui serviront ailleurs dans le monde.

Certes, il vaudrait mieux qu’il n’y ait pas de cité dans le désert du tout — mais comme le fait remarquer Nature, en Israël, la centrale de désalinisation d’Ashkelon a coûté ce qu’aurait coûté un chasseur F-16. Ce fut de l’argent bien dépensé…

Suis-je Francophone ou Québécois?

Le 1er avril dernier, j’ai fait un billet sur mes vacances à Vancouver. Un peu lorsque j’avais fait l’an dernier une tournée de conférence en France sur l’intervention auprès des jeunes, j’ai décidé de faire une catégorie qui regrouperait les billets que je vais écrire sur ma visite à Vancouver.

J’ai aussi rajouté une autre catégorie; Francophone hors Québec. Parce que je suis déjà convaincu que ce voyage à Vancouver va stimuler plusieurs textes, non seulement sur ma visite à Vancouver, mais sur d’autres contacts à travers le Canada.

J’ai reçu mercredi trois messages de Paul de la Riva, directeur des communications pour le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique. Il m’invite à une visite de l’école de Surrey. 500 élèves du primaire à la 12e année. Vous vous imaginez, une école de 500 étudiants, réparti sur les 13 niveaux du primaire à la 12e année. Cela fait une moyenne de 38 étudiants par niveau! C’est la plus grosse école francophone (langue première) de la Colombie-Britannique.

Je suis déjà touché et ébranlé par ce que peuvent vivre les francophones dans un milieu minoritaire. En plus, une école qui a un haut niveau de multiculturalisme. Je suis surpris d’apprendre qu’il y a 40 écoles francophones à travers la Colombie-Britannique.

M. de la Riva veut me présenter les participats du projet “À vélo pour les sans-abri” - une excursion de 500 km pour appuyer les sans-abri tout en sensibilisant les élèves et la communauté à cette triste réalité.

Mais là ou M. de la Riva m’a vraiment touché c’est le lien qu’il m’a transmis sur une vidéo qui présente des étudiants francophones et la mission que le Conseil scolaire francophone s’est donné. On y parle d’identité, de culture, du droit et du privilège de parler en français et d’étudier en français, l’amour de la langue. De quoi ébranlé un grand sensible comme moi.

J’ai été touché par la vision qu’ils se donnent d’une école francophone: “La réussite scolaire c’est une affaire communautaire. La collaboration, c’est une école communautaire, c’est l’occasion de se parler.”

Je me dois de vous citer 3 étudiants de ce vidéo:

Irina: “À l’école francophone, je fais partie d’une communauté spéciale, avec des profs et des élèves qui se respectent et qui ont une même idée.”

Félix: “Le français c’est une opportunité, surtout en milieu francophone.”

Lisa: “Un message aux jeunes francophones ça serait juste d’être fier d’être francophones.”

C’est le premier message que je reçois des gens de Vancouver pour les 15 jours que je vais y passer. Je suis déjà touché et ébranlé. De voir et d’entendre cette fierté de pouvoir parler et étudier en français. Les liens qui se sont tissés autour d’une école francophone en milieu anglophone.

Peut-être parce que je viens de Montréal. Une ville bilingue où la culture américaine vient ébranler et enterrer notre plaisir d’être juste francophone. Peut-être parce que je travaille depuis 16 ans auprès de jeunes de la culture Hip Hop. Une culture bilingue où les Américains ont plus influencé les montréalais que les Français n’ont réussi à le faire. Peut-être aussi parce que je suis contre les méga-écoles qui comptent 2 000 à 3 000 étudiants.

Merci M. de la Riva, pour votre invitation et pour les liens que vous m’avez partagé.

Attention aux sports violents

(Agence Science-Presse) – Si vous souffrez d’un problème cardiaque, vous devriez éviter les sports qui font battre le coeur trop vite… incluant le sport à la télé! Une étude allemande publiée dans le New England Journal of Medicine conclut qu’à Munich, pendant la Coupe du monde de football 2006, les crises cardiaques furent 2,66 fois plus nombreuses, les jours où l’équipe allemande jouait. Les admissions à l’hôpital ont atteint un sommet le 30 juin… jour où l’Allemagne a battu l’Argentine au tir de barrage.

On décolle le 21 mai!
Publié le 14 avril 2008

La vie continue ici à Reflet de Société, sans relâche. Après un bref séjour à Québec la semaine dernière, j’en suis à la rédaction de nouveaux articles et le projet au Costa Rica prend de plus en plus de place dans mes pensée. Dans mon travail aussi.

D’ailleurs, nos billets d’avion sont achetés. Je peux enfin l’écrire: 21 mai, direction Costa Rica! Un soulagement qui fait beaucoup de bien à l’équipe. On voit peu à peu le rêve devenir réalité. Ce que ça fait du bien après tant d’acharnement!

Plusieurs personnes et institutions nous attendent là-bas. Beaucoup de nouveaux apprentissages aussi. Un pays inconnu s’ouvre à nous, et nous avons tous hâte de le rejoindre. Par contre, le retrait de 3 personnes ainsi que les difficultés à amasser l’argent nécessaire au projet commençaient à peser lourd sur notre positivisme.

C’est un retour en force à la réalité qui nous permet aujourd’hui d’envisager le tout avec un peu plus de sagesse. Nous sommes maintenant plus forts, mais surtout plus conscients de la fragilité d’un tel projet, et des efforts nécessaires à sa concrétisation. Nous nous devons de poser un regard d’ensemble sur tout ce qui nous attend, et sur ce que nous avons réussi à réaliser jusqu’ici malgré les embûches.

Somme toute, et histoire de donner une image qui rejoint un peu tout le monde, partir au Costa Rica pour réaliser des reportages internationaux, c’est comme se préparer à la conquête de la Coupe Stanley. Ça prend un esprit d’équipe, quelques défaites au passage, des rectifications stratégiques et une frappe de force qui ne doit pas râter sa cible trop souvent!

La ville est peut-être hockey, mais nous, on est Costa Rica!
Sur ce, bonne semaine,
Gabriel.

L’avenir du livre est entre nos mains

(Agence Science-Presse) – Au Japon, cinq des 10 livres les plus vendus en 2007 ont commencé leur vie comme des «romans de téléphones cellulaires» —oui oui, des romans qu’on peut lire sur son téléphone et qui sont ensuite mis en ligne (source: New Scientist).

Des roses empoisonnées
Par les Débrouillards
Marie-Ève Favron

Les roses de la Saint-Valentin sont-elles cultivées par des gens qui s’empoisonnent en travaillant?

Depuis vingt ans, la culture des roses s’est concentrée dans les pays du Sud. Un quart des roses produites dans le monde le sont en Équateur… souvent au mépris de la santé des travailleurs et de l’environnement.

Certains producteurs brûlent leurs terres à force d’utiliser des pesticides toxiques, qui se retrouvent ensuite dans l’eau de consommation. Plusieurs de ces produits sont interdits, même en Équateur! Ils causent maux de tête, irritations, maladies respiratoires, rénales ou sanguines, cancers chez les travailleurs et même des mutations génétiques chez certains bébés. Les enfants ne sont pas épargnés, car plusieurs travaillent pour faire vivre leur famille.

«Les travailleurs ruinent leur santé et n’ont même pas un salaire adéquat et la sécurité d’emploi!» , s’indigne Roberto Nevado, président d’une compagnie de roses équitables en Équateur.

L’espoir bourgeonne
Des associations se sont formées pour aider les travailleurs à obtenir de meilleures conditions de travail. La moitié des 400 entreprises florales équatoriennes se sont jointes à l’association Expoflores. Elles n’embauchent pas d’enfants et respectent l’environnement ainsi que le code international du travail et la déclaration internationale des droits de la personne.

Julia Malquin, de l’association de certification équitable FLO, est fière des accomplissements des plantations équitables: «Chez Agriful, tous les enfants ont reçu un diagnostic de leur état de santé. De son côté, Planterra a monté un programme de diplomation pour les enfants et chez Nevado Ecuador, on a installé une garderie.»

Carmen Lascano travaille pour une ferme de roses équitables. «Sans l’aide apportée par la certification équitable, je n’aurais pas pu envoyer mes enfants à l’école.»

Vancouver d’abord…
Au Canada, ce n’est qu’à Vancouver qu’on retrouve des roses certifiées «commerce équitable». À travers le pays, certaines compagnies vendent des roses cultivées dans des conditions respectueuses des travailleurs et de l’environnement. Espérons que comme pour le café, on verra bientôt des roses équitables dans les supermarchés.

Un symbole de justice
Voici un des symboles du «commerce équitable»: c’est celui de Transfair. Pour l’obtenir dans l’industrie de la rose, certaines exigences doivent être respectées :
• Interdiction du travail des enfants
• Présence d’une garderie pour les enfants des travailleurs
• Respect des congés de maternité et pauses d’allaitement durant la journée de travail
• Accès à des logements décents près du lieu de travail ou à un moyen de transport gratuit
• Sécurité d’emploi et salaire au-dessus du salaire minimum
• Bannissement d’une centaine de pesticides et port d’habits spéciaux pour protéger les travailleurs des pesticides permis.
• Accès à des visites médicales sur demande pour les employés
• Protection de l’environnement à l’intérieur et autour de la plantation

Merci à Éric Bouron pour la traduction de l’entrevue de Julia Malquin.

Ça bouge!
Publié le 3 avril 2008

Bonjour à tous,

Houlala! Là est la seule onomatopée qui me vient à l’esprit en ce moment précis… Beaucoup de choses se passent présentement dans mon petit bureau de 4 mètres par 4 mètres.

D’abord, je débouche présentement des entrevues pour le prochain numéro du magazine. Lundi et mardi, je pars pour Québec. Je vais rencontrer un organisme qui oeuvre auprès des personnes atteintes de maladie mentale. Un organisme qui peine à soutenir sa cause faute de fonds. Un organisme composé d’une équipe qui affiche quelques aspects bien peu communs. Je garde le mystère!

Je compte aussi me rendre prochainement à Saint-Félix-de-Valois, dans Lanaudière. Dans ce petit coin du Québec, un gang de jeunes travaille à rendre leur lieu de vie scolaire le plus vert possible. Un projet qui demande plus que de placer des caisses de recyclage un peu partout dans l’école.

Peut-être d’autres articles viendront, je ne sais pas encore. Je vous fais signe du clavier s’il y a développement.

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Costa Rica! Ça bouge.

Des 8 stagiaires n’en reste maintenant plus que 5. Ce n’est pas ce que je souhaitais dans ce projet. Surtout pas au moment où tout semble vouloir se concrétiser. C’est par contre le choix qu’ont fait 3 d’entre elles et je le respecte.

C’est la première fois que Reflet de Société s’implique dans un tel projet. C’est la première fois de ma vie que je fais face à l’organisation d’un tel projet. Il y a eu des erreurs de commises. C’est normal, je crois. Il y en aura d’autres. Nous tirerons des conclusions de cette perte de joueuses et ne pourront que faire mieux à l’avenir.

Le projet n’est pas à l’eau. Loin de là. Il plane bien au-dessus du niveau de la mer en fait. Les contacts au Costa Rica se multiplient. Les Ticos (habitants du Costa Rica) veulent nous voir, nous rencontrer, nous parler, nous faire voir leur pays et ses gens. Je ne suis pas sur place encore pour réellement témoigner de leur accueil. Mais déjà à partir d’ici, je peux sentir une ouverture et un goût de faire découvrir. C’est bon à savoir avant de partir.

Sur ce, vivement le printemps! Et à bientôt,
Gabriel.

Recherché: prostituées ayant couché avec politiciens de Québec ou Ottawa

Suite au scandale américain du gouverneur démocrate de New-York Eliot Spitzer qui s’est fait prendre avec la prostituée de luxe Ashley Alexandra Dupre, le Journal de Montréal, sous la plume de Mathieu Bélanger, nous présente l’hypothèse qu’il y aurait à Ottawa un scandale sexuel qui se trame.

Plusieurs agences d’escortes de la région d’Ottawa-Gatineau ont été contacté pour confirmer que certains politiciens fédéraux jouent avec le feu.

Depuis quelques années, dans mes écrits je vous parle d’une prostituée à 4 000$ pour un week-end qui a eu des relations avec des politiciens. L’heure est maintenant venu d’aller un peu plus loin dans la présentation de cette prostituée et de son réseau de clients politiciens.

Reflet de Société prépare pour son numéro de juin un reportage sur l’inceste et la prostitution. Il y sera question d’un des réseaux de prostitution impliqués avec des politiciens provinciaux et fédéraux.

Un reportage qui saura attirer l’attention. En attendant, est-ce que le Journal de Montréal va déguiser Brigitte McCan en prostituée pour tenter de prendre sur le fait l’un de nos politiciens?

Terre des Débrouillards
Des projets de développement pour une planète solidaire
Chronique de l’Agence Science-Presse préparée en collaboration avec le magazine Les Débrouillards

Passe-moi le ballon, la chicane est finie!
Nicole Castéran

L’Albertaine Jennifer Heil, championne du monde de ski acrobatique, revient d’un séjour au Rwanda. Des jeunes victimes de la guerre s’y réconcilient en faisant du sport!

Au Rwanda, en 1994, les membres de deux ethnies, les Tutsi et les Hutu, se sont entretués. Il y a eu 800 000 morts. Quatre millions de personnes ont fui leur foyer. Aujourd’hui, tout est à reconstruire. Il reste beaucoup de haine entre les deux peuples.

Débrouillards: Jennifer, au Rwanda, on se réconcilie par le sport?
Jennifer Heil: Oui! En jouant tous ensemble, ils apprennent une foule de choses: régler les conflits, accepter les autres, se maintenir en bonne santé et éviter les maladies. Ils abandonnent moins l’école et réussissent mieux en classe. Le jeu leur procure un moment loin des dures réalités de leur vie.

C’est l’organisme Right to Play Canada (Le droit de jouer), dont je suis une ambassadrice, qui organise ces jeux.

1-0 pour la paix
Jouer ensemble, c’est apprendre la coopération, l’esprit d’équipe et la tolérance. De retour à la maison, les jeunes sportifs transmettent un message positif à leur famille et à leur communauté. Ainsi, toutes les générations en profitent.

Débrouillards: Comment apprend-on à éviter les maladies par le jeu?
Jennifer Heil: Voici un exemple. Dans le jeu du pont, on demande aux jeunes de traverser une rivière infestée de crocodiles en marchant sur un étroit morceau de bois. On étend une bande de tissu (c’est le cours d’eau) et on y dépose des peaux de crocodiles. Les enfants qui ne réussissent pas ont droit à un deuxième pont (plus large), puis à un troisième si nécessaire.

Après, on discute. Que symbolisent les crocodiles? Les microbes qui nous donnent des maladies. Les ponts, eux, représentent les divers moyens de les éviter: par exemple se laver les mains, ne pas boire l’eau des ruisseaux, se faire vacciner, etc.

Débrouillards: Les discussions ont donc un rôle très important. Qui les anime?
Jennifer Heil: Ce sont des moniteurs rwandais spécialement formés. J’ai rencontré plusieurs de ces filles et garçons d’une vingtaine d’années. Ce sont des survivants du génocide de 1994. Ils ont terriblement souffert, pourtant aujourd’hui ils s’emploient, avec une admirable compassion, à réconcilier les ethnies. Le travail est immense.

Débrouillards: Qu’est-ce que ce voyage t’a apporté?
Jennifer Heil: La plus grande leçon que j’en tire, c’est la force de l’esprit humain. Comment des gens qui ont si peu reçu peuvent-ils tant donner? Ça fait réfléchir quand, comme moi, on a beaucoup reçu.

«Je suis allée au Rwanda pour aider l’organisation Right to Play Canada à recueillir des fonds, relate Jennifer. L’exemple de Clara Hughes, médaillée d’or en patinage de vitesse et déjà ambassadrice, m’avait beaucoup inspirée. Je suis convaincue que l’on peut apprendre énormément avec le sport et le jeu.»

Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

Le marché des dinosaures

(Agence Science-Presse) – Le Nord-Est de la Chine est devenu depuis des années la terre d’élection des chasseurs de dinosaures. Et les fermiers locaux le savent: récemment, sept paysans du village de Shaping, dans la province du Henan, ont été emprisonnés pour avoir tenté d’empêcher des agents du gouvernement de confisquer des fossiles trouvés chez eux. C’est qu’il y a là un marché très lucratif, et les paysans réclament de plus en plus leur part du gâteau. Ils seraient des milliers, selon le paléontologue américain David Eberth, à fouiller eux-mêmes, dans l’espoir de trouver le gros lot. Dans certains pays, il est très clair qu’un fossile trouvé sur le territoire national appartient à l’État, mais la législation est plus floue en Chine. Résultat, un paysan qui fait une trouvaille et réussit à la vendre lui-même à une université ou un centre de recherche vient de s’assurer un revenu largement supérieur à ce que sa terre lui aurait rapporté.

Note2be: outil à proscrire ou outil de démocratisation?

Suite à la publication de mon billet Le Web 2.0 devant la justice. Est-ce la fin du Web 2.0? sur Cent Papiers, Pierre R. m’a lancé cette question :

J’aimerais connaître votre avis sur cette expérience qui a tourné court en France : la notation en ligne des professeurs. Note2be, un site Internet qui proposait aux élèves d’évaluer leurs enseignants, n’a plus le droit de mettre en ligne le nom des professeurs concernés. Ses créateurs ont fait appel de cette décision, qui devrait faire jurisprudence. Ce cas précis fait appel la justice pour en interdire une notation ad hominem pour protéger les droits des professeurs. En opposition, il y a la liberté pour le citoyen de noter ce professeur au nom d’une information publique. Droit individuel vs droit collectif.

J’ai dû prendre quelques temps avant de répondre à cette épineuse question sur la notation des enseignants par leurs élèves. D’une part, j’ai un emploi du temps épouvantable qui me tient en haleine. D’autre part, parce que je suis déchiré dans la réponse que je vais donner. La réponse étant trop longue pour me limiter à en faire un simple commentaire. J’ai donc décidé d’en faire un billet que je présente à tous.

Certains des enseignants qui ont eu la lourde tâche de m’éduquer et de parfaire mes connaissances ont été d’excellents mentor. D’autres ne méritent aucune référence. Dès mon primaire, je me suis retrouvé régulièrement devant le bureau du directeur pour dénoncer l’incompétence de certains enseignants dont je proposais le congédiement. Ce cirque m’a suivi pendant mes 22 années de scolarité! Ce n’est qu’à l’université que j’ai réussi à faire congédier quelques professeurs dont leur enseignement était archaique.

Je n’ai jamais eu l’impression qu’on m’ait pris au sérieux dans ma demande de congédiement de certains enseignants. J’aurais bien aimé avoir accès à un tel classement quand j’étais étudiant. Le plus honnêtement possible, j’aurais pu reconnaître les grandes qualités de mes mentors, mais aussi y dénoncer quelques enseignants et certaines lacunes de notre système d’éducation. Cela m’aurait permis de débattre avec d’autres étudiants et peut-être d’adoucir certaines de mes opinions très tranchées que j’avais à l’époque. Et l’inverse aurait été aussi vrai.

Tout outil de travail que nous nous donnons a malheureusement ses limites. Il y aurait dérapage. Les mêmes cancres auraient possiblement pris le contrôle de cet outil et nous aurions fini avec un derby de démolition. Mais peut-être aussi qu’avec une bonne modération nous aurions pu conserver un endroit de discussion et de réflexion. Je pense que oui.

En parallèle, je pense au répertoire des écoles du Québec que L’actualité nous présente à chaque année. Répertoire que j’ai questionné pour 2 raisons importantes. D’une part, j’ai vu des directeurs d’école changer leur système de notation pour mieux réussir dans le classement. Leur remontée n’était pas dû à une amélioration des résultats des étudiants, mais à la façon de les présenter. Une école qui était faible en anglais avait divisé leurs étudiants en 2. Les cours d’anglais se donnaient sur la moitié de l’année au lieu de toute l’année. Les moins bons héritaient de la session septembre à décembre, tandis que les meilleurs, ceux qui seraient notés dans le répertoire de L’actualité se retrouvaient avec la session janvier à juin. Belle remontée symbolique.

D’autre part, avec le Père André Durand, nous nous retrouvions à intervenir auprès de plusieurs écoles avec des jeunes qui vivaient des difficultés importantes avec un taux de détresse majeure. L’une de ces écoles figurait bonne dernière du classement tandis qu’une autre figurait toute première. Le classement ne tient pas compte du taux de détresse de ses étudiants. Et cela m’a toujours dérangé énormément. J’imagine un parent bien intentionné et qui décide de tout sacrifier pour envoyer son enfant dans LA meilleure école et qu’en bout de ligne je doive intervenir avec ce jeune pour éviter qu’il ne se suicide. Le choix de LA meilleure école aura-t-il été LA meilleure chose?

Pour conclure ma réflexion, je ne pense pas qu’un outil tel que le Note2be soit problématique. C’est la façon qu’on l’utilise qui pourrait l’être. Et comme certains disent pour l’alcool : La modération a bien meilleure goût.

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Le Web 2.0 se retrouve en cour de Justice; l’histoire de Fuzz.fr

Il y a des blogueurs qui génèrent des billets, du contenu, des prises de position. Tous les sujets se retrouvent sur les blogues.

Il existe une blogosphère. Tel que Renart L’Éveillé m’a souligné dans les commentaires, c’est la somme des blogues, ce qui inclus tout ce qui tourne autour de ces blogues.  On pourrait la définir comme étant les fans d’un blogue donné. Les lecteurs et commentateurs réguliers d’un blogue sont le lectorat et le commentariat d’un blogue.

Le blogueur, comme un média conventionnel, veut se faire connaître et être lu par un nombre de plus en plus grand d’Internautes. Il veut faire grossir sa blogosphère. Il y a des sites collaboratifs et agrégateurs d’informations en ligne. Des blogueurs vont sur ces sites et présentent différents billets qu’ils ont publiés. Le public est appelé à voter sur la qualité de ceux-ci. Les meilleurs vont monter, les moins bons vont descendre et disparaître. Les blogueurs peuvent s’y faire connaître et les meilleurs augmentent leur blogosphère en récupérant de nouveaux lecteurs. 

Fuzz.fr est un de ces sites. Un blogueur aurait présenté un billet qui n’a pas été apprécié par une vedette Française. Celle-ci poursuit le créateur du site Fuzz.fr, Éric Dupin pour avoir laissé publié un article calomnieux.

Cela ébranle la communauté du Web 2.0 et la met en péril. Le site Linkertop.com a eu peur et a fermé l’accès à son site en attendant le prononcé de la Justice envers Fuzz.fr.

Je me questionne énormément sur cet événement qui passera devant le juge le 19 mars prochain. D’une part, qui est responsable du contenu dans un site collaboratif? L’auteur du billet qui vient le présenter ou le site qui offre à tous les Internautes de déposer son billet? Si on dit que c’est le site collaboratif, alors est-ce que Google, MSN, Yahoo et autres vont être tenu responsables des référencements que leurs moteurs de recherches font sur des sites qui pourraient causer préjudices à une vedette?

Le Web 2.0 n’est pas parfait. Il a ses histoires de dérapages. Quelle sorte de précédent la Justice Française va nous réserver le 19 mars? Certains médias conventionnels font face à la Justice. Mais les revenus publicitaires leurs permettent d’envisager et de prévoir les conséquences. Les revenus du Web 2.0 sont embryonnaires et souvent inexistants pour plusieurs. Va-t-on tuer le Web 2.0 en faisant peur aux blogueurs et aux sites collaboratifs?

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/13/cybermanifestation-de-reporter-sans-frontiere/

PS. Dimanche 16 mars. Nous venons d’apprendre que le site collaboratif Gmiix a aussi fermé son site en attendant le jugement de la cour.

Voter pour ce texte sur Cent Papiers.

Drôle de Busherie
Paru le 11 mars 2008

La politique, je n’ai jamais trouvé ça palpitant. C’est important de savoir ce qui se passe dans notre pays et chez les autres nations, mais on dirait que les politiciens et grosses têtes de ce monde font tout pour nous emmerder quand vient le temps d’essayer de s’informer. Nous emmerder, ou nous faire rire…

Bush, dans ces déclarations, me fait plus souvent rire (ironiquement) que réfléchir. Il dit ce qu’il veut, selon ce qui est approprié et quitte à se contredire constamment, en autant qu’il paraisse bien. Je ne sais pas qui écrit ses lignes, mais le caricaturer n’a même plus de valeur, il le fait lui-même. En voici deux exemples que j’ai notés dans l’actualité récente:

**** Exemple 1: Dernièrement, la Colombie a mené une frappe militaire en Équateur et a réussi à tuer sur ce territoire qui n’est pas le leur le numéro 2 des FARC (forces armées révolutionnaires de Colombie), groupe classé terroriste et détenteur de l’otage Ingrid Bétancourt. L’Équateur et Hugo Chavez, président du Vénézuela, ont contesté cette attaque de laquelle pas même l’Équateur n’a été averti. Et qu’est-ce que le président Bush est venu déclarer dans toute cette polémique?

En apportant son appui à Alvaro Uribe (président de la Colombie), et en mise en garde au Vénézuela et à l’Équateur face à toute action de contre-attaque, Bush a dit ceci: «l’Amérique apporte son soutien total à la démocratie colombienne et nous nous opposons fermement à tout acte d’agression qui pourrait déstabiliser la région.» L’acte d’agression qui pourrait déstabiliser la région, c’est la Colombie qui l’a posé. Jamais la tension n’aura été aussi grande dans cette région de l’Amérique du Sud depuis maintes années. Tout ça à cause de la Colombie qui souhaitait à tout prix abattre un supposé terroriste d’un groupe marginalisé qui collaborait de plus en plus pour poser de bonnes actions… D’ailleurs, ce serait grâce à des informations fournies par l’armée américaine que la Colombie aurait mené cette opération commando!****

**** Exemple 2: Mon deuxième exemple concerne la Chine. Voici un extrait pris sur cyberpresse.ca : La Chine, qui figurait l’an dernier et en 2005 dans la liste des «pires violateurs systématiques des droits de l’homme dans le monde», est reléguée par les États-Unis, en cette année de Jeux Olympiques, au rang de «pays autoritaire en pleine réforme économique ayant vécu des changements sociaux rapides mais n’ayant pas procédé à des réformes politiques et continuant à nier à ses citoyens les droits de l’Homme et les libertés fondamentales basiques».Le rapport souligne que le bilan du régime chinois en 2007 est resté «mauvais», faisant état de cas de torture et de contrôle abusif des naissances mais note que le gouvernement a procédé à «plusieurs réformes importantes», notamment l’examen par le parlement chinois de certains aspects de la législation sur la peine de mort.

Alors si la Chine reste mauvaise pour torture, que deviennent les États-Unis avec Guantanamo??? ****

Georges W. Bush aime donner le bon rôle aux États-Unis. Mais je crois que plus les choses avancent, plus il se ridiculise. Ce qui est triste dans toute cette histoire, c’est que j’ai l’impression que les habitants des États-Unis ne sont pas suffisamment conscients de l’image que projette leur président: celle d’une marionnette à qui on peut tout faire dire…

Bonne semaine!
Gabriel.

Terre des Débrouillards
Des projets de développement pour une planète solidaire

Chronique préparée par l’Agence Science-Presse en collaboration avec le magazine Les Débrouillards

«Dehors, sorcier!»
Nicolas Castéran

Ils errent par milliers dans les rues de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Pourchassés, battus, parfois tués: ce sont les «enfants-sorciers». On les accuse de porter malheur.

Responsables de tous les maux
Les parents de Ngandu sont morts. Alors qu’il vivait chez son oncle, celui-ci a perdu la vie dans un accident de train. Des voisins ont convaincu le reste de sa famille que Ngandu lui avait jeté un sort. «C’est un sorcier» ont-ils prétendu. On l’a maltraité et chassé de la maison.

Lui aussi orphelin, Munu a huit ans. Une de ses cousines a perdu son bébé. Elle a prétendu que c’était à cause de Munu. Lui aussi a fini à la rue.

Heureusement, ces deux garçons ont trouvé refuge à l’ORPER (Œuvre de reclassement et de protection des enfants de la rue), un organisme qui vient en aide aux enfants de la rue. À Kinshasa, de 20 000 à 25 000 enfants vivent seuls dans la rue. La majorité est accusée de sorcellerie, presque toujours par des membres de leur famille appartenant à une secte ou par des pasteurs.

Les infortunés «sorciers» sont souvent confiés à des gourous de sectes religieuses pour être exorcisés: on les prive de nourriture, on les oblige à boire d’étranges mixtures, on les ligote, on les enferme dans des cachots. Plusieurs enfants en meurent.

Pourquoi martyriser des enfants?
La population congolaise est parmi les plus pauvres du monde. Les guerres, le sida, le divorce et le chômage ont brisé de nombreuses vies. Devant tant de malheurs, on tente de trouver des coupables. Avec l’aide de gourous sans scrupules, on montre du doigt les plus faibles: les enfants.

Le phénomène des «enfants-sorciers» se rencontre également dans d’autres pays pauvres, comme l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Nigéria, et le Togo. Il est même présent dans certaines communautés africaines vivant en Europe.

Non, ce n’est pas ta faute
En république démocratique du Congo, l’organisme local ORPER tente de changer les choses. Une centaine d’enfants sont hébergés dans ses quatre foyers. Les jeunes y sont soignés et y apprennent à lire et à écrire. On leur montre aussi un métier. Il existe également deux centres d’accueil, où les enfants de la rue viennent prendre un repas, se faire soigner, passer une nuit, faire leur lessive ou parler avec un adulte bienveillant.

Une autre équipe tente de réinsérer les enfants dans leur famille. Pour cela, il faut beaucoup discuter. Il faut bien faire comprendre à la famille que les enfants ne sont pas responsables de ses malheurs. Ils sont plutôt d’innocentes victimes.

En 2006, l’ORPER a accueilli près d’un millier d’enfants dans ses centres.

Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

Cybermanifestation de Reporter Sans Frontière 

Dans le monde, 62 cyberdissidents sont emprisonnés. Plus de 2 600 sites Internet, blogues ou forums de discussions ont été fermés ou rendus inaccessibles en 2007.

Reporter Sans Frontière organise une cybermanifestation. La liste des pays ennemis de l’Internet sont la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Égypte, la Tunisie, le Turkménistan, le Viêt-nam, l’Arabie saoudite, le Bélarus, l’Éthiopie, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie et le Zimbabwe.

Est-ce que cette cybermanifestation va changer quelque chose? J’en doute. Mais au moins, elle aura l’avantage de sensibiliser les gens. À l’ère de l’Internet et de la mondialisation, la répression est encore présente et mérite d’être dénoncé.

Merci à Renart L’Éveillé et Regardez la musique pour le lien sur cette information.

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/15/le-web-20-se-retrouve-en-cour-de-justice-lhistoire-de-fuzzfr/

Le journalisme, l’Internet et les ordinateurs en classe 

Mardi le 4 mars, j’ai écrit un billet intitulé: L’usage d’ordinateurs en classe nuit à l’éducation des jeunes. M. Thierry Benquey me laisse un commentaire en mentionnant qu’il aurait aimé que je fasse un lien sur la recherche de Michael Zwaagstra financé par l’organisme Frontier Centre for Public Policy.

Le commentaire de M. Benquey était très pertinent. Après tout, nous sommes sur l’Internet. Rien de plus facile que de faire les liens appropriés. Parce qu’aujourd’hui, les lecteurs ne sont plus des gens passifs qui ne font que recevoir la nouvelle. Ils sont plus curieux. Ils en veulent plus. Ils veulent avoir accès aux documents et se faire leurs propres opinions pour pouvoir commenter et prendre position. Une forme de journalisme interactif.

La nouvelle a été publié par la Presse Canadienne, un média qui offre ses textes à plus de 600 autres médias. C’est pourquoi j’ai pu retrouver la même nouvelle sur les sites de Corus, Canoe, le National Post, le Journal de Montréal… Tout le monde reprend la même nouvelle, textuelle, mais personne ne fait le lien sur la source.

En fouillant sur le site de l’organisme, j’ai finalement réussi à trouver la recherche qui a fait le sujet de la nouvelle. Je ne l’ai pas lu encore. Je ne sais pas si je vais avoir le temps de le faire. Je travaille tout de même 80 heures semaines, il y a une tempête de neige et ma souffleuse neuve ne fonctionne pas!!!

Je vais tenter de le faire et je vous reviendrais sur mes commentaires. Je peux cependant vous partager ma réaction initiale en ayant visité le site de Frontier Centre for Public Policy et vu le document de 4 pages de Michael Zwaagstra. Cela ne semble pas être une recherche indépendante, mais plutôt un mémoire déposé par un organisme qui a une idée à vendre aux autorités en place.

La nouvelle de la Presse Canadienne faisait état d’un rapport, ensuite d’un mémoire et finalement l’étude de Michael Zwaagstra. Cette série de synonyme ne nous permet pas de qualifier si ce mémoire est vraiment sérieux ou une simple prise de position d’un organisme revendicateur.

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/10/how-computers-make-our-kids-stupid-la-conclusion-sur-les-ordinateurs-a-lecole/

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/04/lusage-dordinateurs-en-classe-nuit-a-leducation-des-jeunes/

Des projets de développement pour une planète solidaire
Terre des Débrouillards - Agence Science-Presse

Chronique préparée en collaboration avec le magazine Les Débrouillards

Le karité, l’arbre à beurre

Qu’y a-t-il de commun entre du chocolat et une crème pour le visage ? Le beurre de karité, qui aide des milliers de familles du Burkina Faso.

Le karité est un arbre sacré qui pousse en Afrique occidentale. En Afrique, les femmes fabriquent du beurre avec les fruits du karité depuis toujours. Elles s’en servent pour cuire leurs aliments, faire du savon et en enduisent leur peau pour l’hydrater et la guérir.

De l’amande au beurre
De juin à septembre, les fruits mûrs du karité tombent par terre. On en mange la pulpe. Les femmes collectent les noyaux et en retirent les amandes. Elles les lavent, les trient, les sèchent au soleil et les cuisent à feu vif. Elles en font ensuite une pâte, semblable à du chocolat, mais sans son odeur sucrée.

Cette pâte est barattée pour séparer le beurre des autres composantes. Une fois bouilli et filtré le beurre est prêt pour la vente. Dans les villages, les productrices de beurre font tout manuellement. Mais lorsqu’elles travaillent au sein d’associations, comme l’ASY, elles utilisent des appareils qui leur facilitent la tâche : concasseur, moulin, etc.

S’associer pour tripler son salaire
Honnore Ilbouldou est productrice de beurre de karité. Cette mère de quatre enfants fait partie de l’Association Songtaab-Yalgré (ASY), un regroupement de femmes du Burkina Faso qui produit surtout du beurre de karité biologique pour les cosmétiques

Grâce à ce travail, Honnore gagne 100 $ par année. C’est peu, mais trois fois plus que lorsqu’elle fabriquait du beurre conventionnel chez elle et le vendait au marché. Ses consœurs de l’ASY, qui collectent des amandes, étaient dans la même situation qu’elle. S’associer, ça rapporte !

Dur, le marché du chocolat!
Dans le monde, le beurre de karité est surtout utilisé par les fabricants de chocolat car il est un bon substitut au beurre de cacao. Or, les fabricants s’approvisionnent auprès de sociétés européennes, qui transforment eux-mêmes les amandes de karité. L’ASY ne peut donc pas percer ce marché. Il est difficile de trouver des clients.

Malgré tout, les femmes de l’ASY sont optimistes. Et Honnore Ilbouldou, elle, aime retrouver ses consœurs, chaque jour, dans le bâtiment de production de l’Association.

* L’Association Songtaab-Yalgré, nom qui signifie « s’entraider largement », en langue moré, est soutenue par le CECI, un organisme canadien de coopération. L’ASY compte 2 000 membres.

Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

Santé et éducation à Cuba, une fierté nationale

Je reviens d’une semaine de vacances à Cuba. Je m’étais promis de ne rien faire d’autres que de profiter de la plage, du soleil et d’un peu de lecture. Mais, dans mon cas, une semaine à ne rien faire, ça devient un peu long. Danielle et moi avons donc décidé de faire une journée de visite à la Havane.

J’ai été touché de voir le sentiment d’appartenance que la guide cubaine avait envers son pays. Quand elle nous présentait les différentes décisions que son gouvernement avait pris pour traverser différents événements marquants, j’avais l’impression qu’elle avait été présente pour voter en faveur de ces décisions. Elle les endossait et les assumait.

J’ai pu sentir aussi la fierté qu’elle avait dans les valeurs sociales que Cuba possède. Lors de la révolution en 1959, Cuba n’avait plus de médecin, les 6 000 médecins que Cuba avait se sont tous exilés dans différents pays.

Fidel Castro a reconstruit le système d’éducation. L’éducation est gratuite pour tout le monde. Si tu demeures trop loin de l’université, l’état paye pour ton transport et ta chambre. De quoi faire rêver plusieurs de nos étudiants. C’est plus de 69 000 médecins qui ont été formé entre 1959 et 1992! Ils en ont tellement formé, qu’ils soutiennent les pays du tiers-monde. Le Vénézuela reçoit 20 000 médecins cubains! J’ai laissé le nom du Québec comme pays qui mériterait d’être soutenu par la visite de médecins pour diminuer nos listes d’attente et pour permettre à tous les citoyens d’avoir un médecin de famille. Peut-être que Fidel Castro va recevoir mon message.

La famille est importante à Cuba. Chaque municipalité a sa maison pour soutenir les femmes enceintes.

Famille, Santé et Éducation, des valeurs nationales importantes dans le coeur des Cubains. Et ils ont pris les moyens pour assumer leurs choix sociaux. Est-ce que nous aurons un jour au Québec des politiciens capable d’assumer nos choix sociaux?

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Les enfants au micro
Terre des Débrouillards
Des projets de développement pour une planète solidaire
Chronique d’Agence Science-Presse préparée en collaboration avec le magazine Les Débrouillards

Des enfants afghans prennent le micro. Pour faire connaître leurs droits. Mais aussi pour chanter et lire de belles histoires.

Shukria a treize ans. Elle anime l’émission La voix des enfants. Tous les dimanches et tous les mercredis à 11 h, des milliers de jeunes oreilles se mettent à l’écoute de Radio Sahar. Elle leur parle d’histoire ou de géographie, leur donne des conseils et leur récite des poèmes ou des contes. Cette station de radio communautaire de Hérat, en Afghanistan, a été fondée grâce à l’appui du Canada.

À l’école de la radio
Comme plusieurs autres filles et garçons, Shukria a suivi des ateliers pour apprendre à faire de la radio. En Afghanistan, peu de gens possèdent une télé et beaucoup d’enfants et d’adultes ne savent pas lire. La radio est donc un excellent moyen d’apprendre et de se distraire.

Une autre émission de Radio Sahar renseigne les enfants sur leurs droits : le droit à la vie, à l’éducation, au divertissement, au respect et à la sécurité. Parfois, l’animatrice invite un enfant. Laieq, un garçon de 11 ans, est ainsi venu expliquer sur les ondes qu’il aimerait beaucoup aller à l’école. Malheureusement, il doit vendre des biscuits dans la rue toute la journée pour gagner de l’argent, car son père, malade, ne peut pas travailler.

Encadré
Avec l’aide de Canadiennes
Des spécialistes canadiennes ont aidé des Afghanes à mettre sur pied des stations de radio communautaires dans plusieurs villes pour renseigner les femmes sur leurs droits et sur une foule d’autres sujets.

Radio Sahar, qui se trouve dans la ville de Hérat, à l’ouest du pays, est l’une d’elle. Quand les talibans étaient au pouvoir, il était interdit aux femmes de travailler et aux filles de fréquenter l’école. Voilà pourquoi sept Afghanes sur dix ne savent pas lire.

Ce sont également des Canadiennes qui ont donné les premiers ateliers pour apprendre à des enfants de 5 à 17 ans les rudiments de la radio. Comme Shukria, ces jeunes continuent aujourd’hui d’animer leurs émissions.

Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

Suicide et intervention de crise en France

L’organisme, Le Journal de la Rue, possède 2 sites Internet et plusieurs blogues. Cela permet de faciliter la navigation des Internautes selon leurs besoins et leurs goûts.

Nous avons donc un site artistique et culturel pour le Café-Graffiti. www.cafegraffiti.net. Nous avons le site général de l’organisme, www.journaldelarue.com. Nous sommes à finaliser un nouveau site, spécifiquement pour le magazine, www.refletdesociete.com.

Nous gérons plusieurs blogues. Les 2 principaux sont celui des archives de Reflet de Société. www.journaldelarue.wordpress.com et le blogue du rédacteur en chef, www.raymondviger.wordpress.com.

Cela nous amène un trafic différent mais aussi de provenance différente pour chacun de ces sites et blogues. Les 2 sites Internet génèrent un trafic 100% canadien. Selon les statistiques d’Alexa, le Café-Graffiti se retrouve pour le Canada à la 20 254e place, tandis que le site pour Reflet de Société arrive à la 40 663e place. Seulement à titre de référence pour mieux comprendre ces statistiques, le site de L’actualité génère 63% de trafic canadien et il obtient ainsi la 17455e place pour le Canada.

Ce qui m’a surpris, c’est le trafic généré par les 2 blogues. Le blogue du rédacteur en chef génère un trafic à 56% de France et 11% provenant du Canada. Celui de la revue en a 39% de France et 18% du Canada. En France, ces blogues arrivent en 104 929e place et 95 719e place. Celui de L’actualité arrivant au 132 221e place. 

Quelles sont les textes qui génèrent un si grand trafic provenant de la France? Les textes sur le suicide. En plus de générer beaucoup de visites, les textes reliés au suicide génèrent beaucoup de commentaires, surtout provenant de gens habitant la France.

Lors de ma tournée de conférence en France en avril dernier, j’avais remarqué que le suicide est une problématique ou les intervenants n’osent pas prendre leur place, ne laissant que les services spécialisés tel la psychiâtrie intervenir. Malgré l’expérience de plusieurs, lorsque j’ai donné une formation sur l’intervention auprès de personnes suicidaires, pour plusieurs des intervenants français, c’était une révélation d’apprendre qu’ils pouvaient et qu’ils se devaient d’intervenir. 

À partir des commentaires reçus d’Internautes français vivant des difficultés, j’ai eu l’occasion d’établir un relation thérapeutique par mail. Le manque de ressources pouvant intervenir en France est flagrant et évident. Cela isole encore plus les personnes en crise.

Le Québec demeure encore un endroit privilégié pour ses ressources communautaires et son implication auprès des personnes plus démunies, que ce soit physiquement, financièrement ou émotivement.

Le télémarketing et les fraudes dans les supermarchés

Nous avons entendu parler dans les médias de plusieurs grosses fraudes qui se sont produites en utilisant le télémarketing. Les victimes étaient des américains. Les fraudeurs des canadiens.

Des gens vous appellent, vous font miroiter que vous avez gagné un prix. Seule formalité avant de recevoir votre prix, vous devez acquitter des taxes ou certains paiements d’impôts pour pouvoir toucher votre prix. Je me suis toujours questionné comment les gens pouvaient être si naif et se faire prendre dans de telle arnaque.

J’ai eu la chance de rencontrer des gens qui ont travaillé pour ces entreprises peu recommandables. La fraude débute aux États-Unis. Des super-marchés font des tirages auprès de leur clientèle. Des gens volent les boîtes contenant vos informations personnelles. Les voleurs vous connaissent, savent que vous avez participé à un concours dans un super-marché.

Fort de toutes ces informations, la fraude devient plus crédible. En vous appelant chez vous, par votre nom, connaissant vos coordonnés et pouvant vous mentionner que vous venez de gagner le premier prix de votre épicier du coin lors du tirage ou vous avez effectivement participé, les bases pour une fraude réussie sont toutes en place.

Morale de cette histoire, est-ce vraiment sécure de laisser toutes vos coordonnés personnelles dans une grosse boîte qui est trop facilement accessible?

Morale de cette morale, lorsque des gens vous mettent de la pression en vous mentionnant que vous devez leur donner de l’argent rapidement sinon ils vont remettre votre nom dans la boîte et que quelqu’un d’autre va gagner à votre place, c’est OFFICIELLEMENT, une fraude.

Que ce soit un vendeur sous pression ou des fraudeurs par télémarketing, la nuit porte conseil. Prenez le temps de consulter, de vérifier et de questionner.

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Éthanol, l’or vert du Brésil
Marc Gallichan - Agence Science-Presse

(São Paulo) — Une automobile totalement verte, roulant au biocarburant, composée de pièces de plastique dérivées de l’éthanol. Une réalité peut-être pas si lointaine pour bon nombre de Brésiliens. Bienvenue au pays de l’éthanol!

Allez dans une station de service et la question sera toujours la même. Alcool ou «gasolina»? Ici, les véhicules roulent à la canne à sucre. Ou plutôt, à l’éthanol. Il est offert à toutes les pompes. L’essence? Elle contient 25% d’éthanol. En comparaison, le Québec s’est donné comme objectif d’ajouter, dans son essence d’ici 2012, seulement 5% de carburant de provenance bio.

«Ce succès, le Brésil le doit aux voitures flex-fuel», affirme l’Union de l’industrie de la canne à sucre de São Paulo. Sous le capot: un moteur permettant autant l’usage de l’alcool, de l’essence ou un mélange des deux. Le moteur conventionnel accepte jusqu’à 10% d’éthanol, au-delà de ce pourcentage, on doit le modifier. Mise au point par des ingénieurs de Volkswagen, le moteur flex-fuel se retrouve déjà dans 87,7% des voitures neuves.

Ce n’est pas d’hier que l’alco-essence coule au pays de la samba. En réponse à la crise du pétrole en 1975, on a commencé à la produire dans le cadre du programme Pro-alcool. Il visait à mettre fin à la dépendance du pays envers le pétrole. Cette longue expérience a permis aux chercheurs d’acquérir un bagage de connaissances sur la canne à sucre, ses dérivés et sur le processus de fabrication de ce nouveau carburant.

De là, de nouvelles innovations surgissent. Qu’on pense au premier polyéthylène vert certifié fait à partir d’éthanol de la compagnie Braskem, par exemple. Cette résine unique contient 100% de matières premières renouvelables. On travaille déjà à l’élaboration de propène et polypropène – plastiques utilisés notamment dans l’industrie de pièces automobile.

Des sommes colossales sont aussi investies pour tenter d’extraire de l’éthanol de la cellulose à partir des rejets de canne à sucre à l’aide de la technique enzymatique – qui comme son nom l’indique utilise des enzymes pour aider la cassure des molécules de cellulose. Le Projet Bioéthanol réunit environ 150 chercheurs de 14 universités brésiliennes, en plus de centres de recherche nationaux et étrangers.

L’usage de l’éthanol comme carburant au Québec gagnera-t-il en popularité? Chose certaine, si on veut atteindre la cible de 2012, le maïs ne suffira pas à la demande. On devra utiliser autre chose. La fabrication d’éthanol à partir de la biomasse forestière et agricole, et des déchets urbains semble prometteuse. Le gouvernement Charest a d’ailleurs annoncé le printemps dernier des investissements dans la recherche sur l’éthanol cellulosique en Estrie.

Vacances pour Cuba

Quand vous lirez ce texte, j’aurai déjà les deux pieds dans le sable sur une plage de Cuba. Une semaine de vacances avec Danielle. Ça fait déjà 3 ans que nous n’avions pas pris de vacances. Nous n’avions pas le temps d’en prendre, mais mon corps m’a hurlé qu’il avait besoin de passer le cap des 50 ans au repos.

Nous avions travaillé, Danielle et moi, pendant 5 années avant de commencer à prendre des vacances. Après avoir goûté aux bienfaits de ne rien faire pendant une semaine complète, nous nous étions promis de récidiver à toutes les années. Une autre promesse qui n’aura pas su trouver sa place dans le tourbillon de la gestion d’un organisme communautaire. Comme celle que j’avais faite de publier un livre par année. Je ne réussis à le faire qu’au 5 ans!

Vous croyez peut-être que mon blogue sera fermé pendant une semaine. Détrompez-vous. Nous pouvons écrire des billets et leur donner une date ultérieure de publication. J’ai quelques billets en réserve qui s’auto-publieront dans les jours qui suivent. 

Entre-temps, je peux aussi vous raconter à l’avance nos vacances à Cuba. Danielle et moi on ne fera rien d’autre que de profiter du soleil, s’étendre sur la plage et, au plus, faire quelques lectures. Un point c’est tout. Pas de visites ou d’activités spéciales. Une semaine à ne rien faire.

Je ne rechercherais pas d’ordinateur et je ne visiterais pas le blogue pendant toute la semaine. Du moins, c’est la promesse que je vais tenter de tenir. Vous pourrez lire quelques nouveaux textes mais je ne pourrais pas répondre à vos commentaires avant une semaine.

Et comme le dit bien M. Charron: Bonne semaine!

Que faire après le primaire?
Chronique Les Débrouillards
Agence Science-Presse en collaboration avec le magazine Les Débrouillards
Texte : Day Robertho Isaac (Syfia International), adapté par Raphaëlle Derome

En Haïti, la majorité des jeunes qui habitent à la campagne ne peuvent pas faire leur secondaire, faute d’écoles.

Après son primaire, Jeannot a rejoint son père dans la plantation de canne à sucre. «On ne pouvait pas payer le collège», soupire-t-il, triste d’avoir dû abandonner son rêve de devenir agronome.

Jeannot a 14 ans. Il habite à Plaisance, dans le nord d’Haïti. Dans cette région, des milliers d’élèves terminent chaque année leur primaire, mais il n’existe qu’une seule école secondaire publique pour les accueillir. Ceux qui en ont les moyens fréquenteront un collège privé, où les conditions d’apprentissage laissent beaucoup à désirer. Et tant pis pour les autres…

Décrocheurs nombreux
À Plaisance, beaucoup de jeunes abandonnent l’école avant la fin du primaire. Sans métier, ils travaillent dans les plantations, deviennent «restavek»* (littéralement « reste avec », un domestique non payé que leurs parents trop pauvres placent dans des familles plus riches), ou vont grossir le nombre des enfants des rues…

À Desdunes, dans la région de l’Artibonite, la seule école secondaire reçoit plus de 300 élèves… dans le même bâtiment que l’école primaire. Pas étonnant que les jeunes Desduniens aboutissent très tôt dans des rizières.

Pourquoi ?
L’État haïtien est absent en milieu rural. L’accès aux services sociaux est difficile, ou inexistant. La moitié des Haïtiens n’ont pas accès à l’eau potable et plus du quart des jeunes vivent à plus de 15 km de marche d’une école ou d’une clinique médicale.

Heureusement, il y a des solutions. La Fondation Paul-Gérin Lajoie, un organisme non gouvernemental financé en partie par l’Agence canadienne de développement international, a développé un programme original.

Des directeurs d’école et des enseignants québécois à la retraite passent plusieurs mois avec leurs collègues haïtiens des régions de Saint-Marc, de Jacmel et de Port-au-Prince. Ils leur donnent des conseils pour améliorer l’efficacité et la qualité des écoles existantes.

L’appui du Canada a également servi à nettoyer et rénover les écoles endommagées par les graves inondations survenues en 2004 après le passage de l’ouragan Jeanne.

L’éducation, un luxe
À Haïti, plus d’un million d’enfants de 6 à 11 ans n’ont aucun accès à l’école. Ces jeunes qui vivent à la campagne ou dans les quartiers pauvres de la capitale, Port-au-Prince. Ce sont surtout les filles qui ne vont pas à l’école. Le tiers des jeunes filles âgées de 10 à 14 ans sont au travail, touchant un revenu de misère.

Pour aider : la Dictée P.G.L.
Chaque année, plus de 100 000 jeunes Québécois font une dictée en classe, puis demandent à leurs proches de les parrainer. Les écoles conservent une partie des fonds pour des projets spéciaux, et envoient le reste à la Fondation Paul Gérin-Lajoie.

Depuis 15 ans, la Dictée a recueilli plus de sept millions de dollars pour des projets d’éducation en Haïti et en Afrique.

Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international

Le réchauffement des maladies tropicales

(Agence Science-Presse) – Une des conséquences les plus inquiétantes du réchauffement, ce sont ces maladies tropicales qui pourraient tout à coup progresser vers le Nord, atteignant des pays qui n’y sont pas du tout préparés. Par exemple, en août, l’Italie a recensé 200 personnes infectées par le chikungunya: c’était la première apparition de ce virus en-dehors des Tropiques. Et ce n’était pas une surprise, puisque ce virus est transmis par un moustique, Aedcs albopictus, dont les entomologistes signalent la présence en Europe depuis des années. Aux États-Unis, on l’a identifié à Houston, Texas dès 1985… dans des pneus usagés importés d’Asie. Pis encore, ce moustique est un vecteur de transmission de plus de 20 maladies infectieuses. Si le chikungunya est rarement mortel, il frappe dur: en 2006, une épidémie a touché 1,25 million de personnes en Inde, et le total réel est peut-être plus élevé encore. En 2005 et 2006, le virus a rendu malade près de 300 000 personnes sur l’île française de la Réunion, soit plus du tiers de la population.

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?

(Agence Science-Presse) – Les solutions les plus simples sont souvent les meilleures. Les décès d’enfants à cause de la malaria ont diminué de moitié au Kenya, depuis 2003, grâce à la distribution gratuite de moustiquaires dans les zones les plus à risque (la malaria est un virus transmis par un moustique). Cette distribution, au coût de 13,5 millions$, était d’une ampleur sans précédent en Afrique. Dans le bilan qu’elle en a fait récemment, l’Organisation mondiale de la santé a recommandé, pour la première fois, que les moustiquaires soient données, plutôt que vendus, dans l’ensemble des pays en voie de développement menacés par de tels parasites. Rien qu’au Kenya, chaque année, 34 000 personnes meurent des suites d’une maladie transmise par un moustique.

Afghanistan : Faites fleurir le pavot, pas la guerre

La présence de soldats canadiens en Afghanistan a pris un visage différent lorsque les médias nous ont présenté des soldats canadiens morts au combat. Des lors, des gens ont demandé le rapatriement des soldats canadiens de l’Afghanistan.

En se référant à un article publié par Jean-Claude Leclerc dans le Devoir du 23 octobre 2006, les problèmes que connaît l’Afghanistan pourraient être résolu autrement.

Les États-Unis ont dépensé 780 millions de dollars pour tenter vainement d’éradiquer le pavot en Afghanistan. Même les talibans ultrareligieux, avaient interdit cette culture et n’avaient pu l’éliminer. Les Nations unies estiment à plus du tiers du produit national brut de l’Afghanistan l’importance de ce commerce illégal. L’héroïne qu’on en tire fait plus de victimes dans le monde que les conflits militaires. Aucune plante de remplacement n’est aussi payante. En s’en prenant à la culture du pavot, Washington menace avant tout la subsistance des fermiers et des cueilleurs, de quoi les pousser du côté des insurgés.

Le pavot sert à fabriquer l’héroïne, une drogue illégale qui fait des ravages. Mais elle sert aussi à fabriquer la morphine et la codéine que l’on retrouve dans la fabrication de médicaments contre la douleur. Des pays riches (États-Unis, Royaume-Uni, France, Japon, Allemagne, Australie, Canada) consomment la quasi-totalité de ces médicaments. Le reste du globe, soit 80 % de la population, en est privé.

Une meilleure stratégie existe pourtant, signale le professeur John Polanyi, un chimiste canadien et Prix Nobel : légaliser la culture du pavot et fabriquer des médicaments. En doublant la production afghane de pavot, on fait d’une pierre deux coups: aider l’économie de ce pays et soulager les patients des pays pauvres qui en sont privés. En recyclant le pavot dans le marché des médicaments, on prive les trafiquants de revenus colossaux. L’achat de ce pavot devenu légal coûterait 600 millions de dollars, beaucoup moins que ce qui est dépensé pour tenter de l’éliminer!

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Esprit blessé mais cœur intact
Chronique Les Débrouillards (collaboration avec Agence Science-Presse)

Tu aimes te dépasser ? Les handicapés intellectuels aussi ! Vois comment ils aident avec cœur des jeunes déficients d’Haïti.

Cap vers les Antilles
C’est quoi, l’Arche ? C’est une communauté qui offre aux personnes handicapées intellectuellement un foyer où elles se sentent appréciées et utiles. À l’Arche Carrefour d’Haïti, tout le monde travaille ensemble, dans un atelier, selon ses capacités. On y fait du mamba, c’est-à-dire du beurre d’arachides. Certains écalent les cacahuètes, d’autres les torréfient dans une barrique au-dessus d’un feu de charbon, d’autres les broient à l’aide d’un moulin. On produit aussi du miel, du maïs et on élève de petits animaux. De quoi occuper tout le monde et gagner un peu d’argent.

Les plus jeunes fréquentent l’école «Cœurs contents». La classe de l’Arche est aussi ouverte aux enfants du quartier. Chacun apprend à son rythme.

Une famille pour Ismaël
Il y a quelques années, le curé a trouvé un enfant de 4 ou 5 ans abandonné. On l’a tout de suite accueilli à l’Arche Carrefour. Ismaël souffre de paralysie cérébrale. Il ne parle pas, ne marche pas, mais il voit et entend tout. Aujourd’hui âgé d’une dizaine d’années, il sait manger seul. Et surtout, il a découvert une famille.

Québec ♥ Haïti
Haïti est un des pays les plus pauvres du monde. Les deux Arches du pays manquent d’argent pour s’occuper de leurs 65 pensionnaires. C’est pourquoi les huit communautés de l’arche du Québec leur viennent en aide.

«Cette année, nous avons fait deux activités pour Haïti, relate Marie-Josée Hardy, qui réside au foyer La Moisson, de l’Arche Mauricie. D’abord, une vente de t-shirts. Comme dessin, on a choisi deux bateaux avec des gens qui se donnent la main. Cela représente les deux arches du Québec et d’Haïti qui s’entraident. On les a tous vendus !»

Ensuite, les pensionnaires ont organisé une vente de garage, qui a très bien marché. «On a aussi fabriqué des tirelires pour chacun des trois foyers de l’Arche Mauricie et à l’Atelier, dit Marie-Josée. Pendant toute l’année, les gens donnent. Tout va à Haïti.»

L’Arche est une organisation internationale fondée en 1964 par le Canadien Jean Vanier. Il voulait sortir les personnes ayant une déficience intellectuelle de l’oubli et de l’indifférence. Il existe aujourd’hui plus de 130 communautés de l’Arche, dans une trentaine de pays. Leurs 5 000 membres forment de véritables petites familles. L’entraide est un principe fondamental de l’Arche et plusieurs pays du Sud sont jumelés à des pays du Nord, comme Haïti et le Québec.

On compte au Québec 224 000 personnes ayant une déficience intellectuelle. Les huit communautés de l’Arche en accueillent 123.

Haïti en bref
Superficie : 28 000 km2
Population : 8,5 millions d’habitants (Québec : 7,6 millions)
Capitale : Port-au-Prince
Espérance de vie : 52 ans (80 ans au Canada)
Haïti occupe la partie ouest de l’île d’Hispaniola, dans la mer des Antilles. Haïti est le moins développé des pays des Amériques : sept habitants sur dix vivent sous le seuil de la pauvreté.

Le baroudeur range son sac-à-dos: sabbatique des voyages annoncées  

Ça fait cliché ou eau de rose. Ça sonne comme un mauvais roman: je me sens comme un étranger chez moi… C’est que, depuis 4 ans, j’ai trimballé mon pack-sac à quelques reprises. Oh, pas 4 ans durant, remarquez.

 Maintenant, je suis de retour pour un bon moment. Je prends une sabattique indéterminée des voyages. Je vois la vie d’une drôle de manière. Je suis tellement sur une autre planète que je regarde les gens, même mes proches, comme si je me trouvais parmi une autre culture que la mienne. Pas toujours mais bon, vous voyez le topo.

 J’ai envie de savourer ce moment. Réapprendre à vivre chez moi! M’enraciner. Mais voilà. J’ai cet article à terminer - sur l’Afghanistan - qui m’angoisse. À vrai dire, tous mes articles qui portent sur l’international ont été douloureux à pondre. Sans exception. Peur de ne pas avoir saisi un peu d’une culture étrangère, peur de ne pas bien l’avoir rendue à l’écrit, peur d’être passé à côté du sujet, peur d’avoir mal transmis mes connaissances. Bref, je me mets une tonne de pression quand vient le temps de composer. Évidemment, je ne suis jamais pleinement satisfait. Comment rendre avec justesse - et justice! -, en quelques milliers de mots, mes liens avec ces autres cultures, mon regard, mes rencontres. Comment concilier la culture d’un pays et le sujet choisi? Alors j’angoisse devant cette tâche que JE considère titanesque. Pour la petite histoire, j’ai décidé, afin de répondre à mon besoin en ce sens, d’écrire un livre sur mes expériences délurées de voyage. J’ai en tête, et au coeur, la République démocratique du Congo, la Sierra Leone, le Vietnam, le Cambodge, Haïti, l’Afghanistan, les Phlippines, le Nicaragua et un peu de l’Europe. Se mêlent à ces pays les enfants soldats, le trafic sexuel, la guerre, la criminalité, l’insécurité sous toutes ses formes (santé, éducation, environnement, économie,..), la reconstruction d’un État. À cela se rajoutent des rencontres hors de l’ordinaire, des aventures dignes de films d’action! C’est ça, mes 4 dernières années.

J’ai vu, assez pour ne plus les apercevoir, des femmes à genoux, la main tendue vers le haut, espérant recevoir l’aumône. Jour après jour, semaine après semaine. Elles y resteront toute leur vie, si ça se trouve. Des enfants utilisés comme du vulgaire bétail à transporter des charges qu’un adulte comme moi ne parviendrai pas à soulever. Des gens qui, à longueur de vie, traîneront dans le coeur cette angoisse ancrée à jamais: vais-je pouvoir manger aujourd’hui? Mes enfants auront-ils de quoi se nourrir?

C’est ce genre de vie que j’ai côtoyée, ces dernières années. Alors pour moi, les problèmes de circulation, de grèves, les accrocs au boulot, ça me passe 10 pieds par dessus la tête. Je ne reproche en rien les gens qui en discutent, qui vivent ces problèmes. C’est là leur réalité. C’est juste moi qui cloche. Je suis encore ailleurs, voilà tout. Un étranger parmi les siens.

Pour m’enraciner, je me suis trouvé quelques moyens. Mon blogue, par exemple. Je n’y écris plus depuis belle lurette. Je vais m’y remettre. En espérant être en mesure, avant longtemps, de susciter un intérêt parmi les miens!

D’ailleurs, pour ceux qui, comme moi, se sont déjà sentis déconnectés… N’hésitez pas à me donner vos trucs! sait-on jamais, ça pourrait m’aider!

Sur ce, à demain… j’espère!

Un opéra pour mon ordinateur

(Agence Science-Presse) – Le Britannique Julian Wagstaff a présenté cet été à Edimbourg son premier opéra, sur l’histoire de deux informaticiens qui sont en concurrence pour la création de «l’ultime machine intelligente». Intitulé The Turing Test, du nom de ce test censé mesurer l’intelligence artificielle, l’opéra, loin des gondoles de Venise et des palais royaux, sort indéniablement des sentiers battus. De dire le directeur de l’École d’informatique de l’Université d’Edimbourg, invité à la première : «Je ne connais aucun autre opéra qui mette en scène un ordinateur chantant.»

Arpi, artiste-muraliste, nous quitte

Arpi a réalisé les décors de l’hôtel alt, quartier Dix-30, participé les 2 années à la réalisation des vitrines de la Maison Simons, créé quatre murales pour les bureaux de la compagnie Johnson and Johnson, participé au décor du Bal en Blanc au Palais des Congrès, à ceux du Salon