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Photos de Julie Couillard (ex-conjointe d’un Hells Angels et d’un Rockers) et Maxime Bernier, ministre conservateur
Tout un titre direz-vous. Je viens de lire un billet de notre ami Renart l’éveillé qui titre: Enfin, une autre photo de Julie Couillard. Le 8 mai dernier, le scandale éclate en première page du Journal de Montréal. On y voit le ministre Maxime Bernier accompagné de Julie Couillard. La photo est pixellisé pour éviter qu’on reconnaisse Julie Couillard. Le 9 mai, Renart L’éveillé lance son billet sur son blogue. Il se pète les bretelles à dire que beaucoup de gens sont venus sur son site en cherchant des photos de Julie Couillard dans Google.
Toujours le 9 mai, après lecture du billet de Renart, le journal d’un Wannabe écrit le billet suivant: Profitant de l’intérêt pour des photos de Julie Couillard. S’amusant à faire compétion à Renart, il dit avoir reçu 420 clics sur ce billet en seulement une heure!
Bon, je dois faire mon méa culpa de blogueur. J’avais entendu vaguement parler de cette histoire entre Maxime Bernier et son ex-amie Julie Couillard. Je suis souvent 7 à 10 jours en retard sur ma lecture de l’actualité. Je savais que je voulais réagir à cet événement. Et comme il arrive souvent, mon opinion aurait sorti 15 jours après ceux-ci.
Mon ami Renart vient cependant de me faire réaliser une chose importante. Quand je blogue, je ne suis plus un rédacteur dans un magazine publié 2 mois après les événements. Je ne suis plus un écrivain qui peut écrire sur des événements qui se déroulent sur plusieurs années. Le blogue, c’est l’instantannéité, le moment présent. On commence à en parler et à présenter des photos avant même que les événements ne soient terminés!
Ouf!!! Va falloir que je me lève encore plus tôt et que je me couche encore plus tard si je veux arriver à reprendre le beat, à être présent sur le web en même temps que tout le monde. Pour mon opinion sur Julie Couillard et Maxime Bernier, vous allez devoir attendre encore un peu. Mon retard est encore évident. Mais la réflexion va se faire sur ma capacité à être si vite et pouvoir livrer une opinion décente plus rapide, malgré mes 100 heures de travail par semaine déjà à l’agenda.
P.S. Après être retourné sur Google en tapant Photo de Julie Couillard, on peut y retrouver en 40e position le blogue de Stéphane Gendron. Voici la description des tags qui nous amènent à son site: Photos Favorites. Photos Favorites · Photos Favorites …. par association tout simplement parce qu’il s’est lié avec une dénommée Julie Couillard. Beaucoup de photos pour une seule ligne sur Julie Couillard dans son billet!!!
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L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. 19,95$
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La survie du communautaire passe par l’Internet
Telle est l’opinion de Patrick Dion dans un billet écrit sur le portail Branchez-vous.
Les organismes communautaires, tout comme les entreprises privées, doivent maintenant composer avec les nouvelles technologies. Celles qui n’oseront pas franchir cette étape risque d’y laisser leur peau.
C’est vrai que le Web 2.0 permet d’être plus proche de ses membres, de ses lecteurs et des citoyens. Les gens peuvent commenter rapidement des textes ou des idées que nous émettons, influencer rapidement les directions que nous prendrons. Les gens peuvent émettre des propositions qui changeront notre orientation.
Les Internautes peuvent bonifier chaque commentaire que nous recevons. Dans certains cas, cela ressemble à des séances de “brain storming”, des rencontres d’équipe. Parce qu’aujourd’hui les citoyens veulent s’impliquer. Ils ne veulent plus être seulement des témoins passifs. Ils veulent être des acteurs de changement et participer. Le Web 2.0 devient un outil supplémentaire pour favoriser la démocratie d’une société.
Les blogues ont maintenant leur gala
Découverte ce matin. En vérifiant les statistiques de mon blogue, je remarque que j’ai un trafic provenant d’un blogue nommé exivrogne. Curieux, je clique pour savoir qui me fait une référence et pourquoi.
Intitulé Blogu’or 2008, j’y découvre 18 catégories où des blogues sont mis en nominations. Mon blogue l’est dans la catégorie Meilleur blogueur sérieux… très sérieux. J’y découvre aussi que le blogue du Journal de la Rue est aussi nominé dans la catégorie Meilleure blogueuse sérieuse… très sérieuse.
Je ne connaissais pas ce gala. Je ne savais pas que je me retrouverais en nomination. C’est plaisant d’apprendre que dans la blogosphère, quelqu’un trouvait nos blogues suffisant intéressant pour les proposer à ce gala.
Je reconnaîs plusieurs blogueurs dans les différentes catégories. Martin Petit, Dominic Arpin, Richard Martineau, Renart L’éveillé, le maire Stéphane Gendron, Mario Asselin, Folliculaire, Nicolas Langelier, Un taxi la nuit, Patrick Dion, Carl Charest…
Une belle occasion pour visiter ces différents blogues et apprendre à les connaître. Je remercie les blogueurs qui ont mis mon blogue et celui du Journal de la Rue en nomination. Je remercie aussi les Internautes qui vont aller voter pour nos blogues. Vous avez jusqu’au 16 mai pour faire vos choix. Le Gala aura lieu le 24 mai prochain.
Les Grands Prix de journalisme de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM)
Mercredi le 30 avril. Une journée spéciale pour le journalisme magazine. Qu’ils soient éditeurs, rédacteurs en chef, journalistes, photographes ou autres, tous se réunissent pour une journée d’échange. Cet événement annuel de l’Association des éditeurs de magazine (AQEM) se termine par une remise des Grands Prix de journalisme magazine pour souligner le travail de ses artisans.
L’équipe de Reflet de Société était très fier de voir Jean-Pierre Bellemare se retrouver finaliste dans la catégorie Chronique. Je profite de cette occasion pour remercier les membres du jury et l’AQEM de reconnaître et d’accepter le travail parfois différent et original de notre magazine.
Le prix du bénévole de l’année a été remis à M. Félix Maltais. Pendant plus de 15 ans M. Maltais a siégé sur le conseil d’administration de l’AQEM. Il a fait partie de plusieurs débats et il est très impliqué dans le journalisme magazine et scientifique. M. Maltais travaille pour Bayard qui publie les magazines Pomme d’Api, J’aime Lire, Les Explorateurs et Les débrouillards. Merci M. Maltais pour votre implication.
Un journaliste m’a touché tout particulièrement lors de cette remise des Grands Prix. M. Daniel Chrétien de L’actualité. M. Chrétien a commencé par remporter le prix Article pratique ou de service. Le dernier prix de la soirée est le prix Jean Paré nommé en l’honneur du fondateur du magazine L’actualité. Ce prix couronne le journaliste de l’année et récompense la constance dans la qualité, l’originalité du traitement, la qualité de la langue et la pertinence des sujets. Félicitations M. Chrétien pour ce prix que vous méritez largement.
J’ai été très fier et heureux de voir M. Chrétien gagné ce prix. J’ai été ému par son allocution. Il remerçiait sa rédactrice en chef, Carole Beaulieu, pour avoir été difficile avec lui, l’avoir fait travailler et retravailler pour en arriver à sortir le meilleur de lui-même. Je le trouvais chanceux d’avoir un tel environnement de travail.
Personnellement, je suis un ancien perfectionniste qui est devenu un généraliste. Je dû m’adapter à faire 12 000 choses en même temps. Je n’ai souvent même pas le temps de relire mes textes! Intervenant, journaliste, blogueur, rédacteur, écrivain, mise en marché, gérant d’artiste, organisateur de spectacles, conférences… Il m’arrive de plus en plus souvent à rêver de ne faire qu’une chose et de pouvoir la perfectionner, d’aller au bout de l’idée, du projet.
Je pensais à l’article sur la transformation extrême de la Mission Bon Accueil organisée par le Groupe Aldo. Cet article va paraître dans notre édition de juin. Même si j’ai fait 6 entrevues et dégagé un photographe pour une journée complète, j’aurais aimé pouvoir amener l’article encore un peu plus loin. M’assurer de pouvoir bien représenter les bénévoles mobilisés dans l’événement, les organismes qui en ont bénéficiés, mais surtout les gens à qui profitent cette action communautaire. Nos textes doivent bien représenter les gens derrière ces événements.
Est-ce le fait qu’un sondage vient de paraître soulignant que notre magazine est maintenant lu par 7% de la population du Québec qui crée cette pression à en faire plus? À cela, nos sites Internet et nos blogues génèrent plus de 6 000 visites par jour. Ça commence à faire beaucoup de monde qui nous lisent. En plus, Internet donnent une permanence à nos textes. J’ai reçu aujourd’hui des commentaires sur des textes que j’ai écrits il y a plusieurs années.
Il y a une pression à toujours faire mieux. En contre-partie, nous avons des limites financières, mais surtout humaine. Je travaille déjà 7 jours, près de 100 heures par semaine. Je mets tout mon coeur dans mes textes. J’aimerais pouvoir y ajouter un peu plus de temps.
Je me remémore tous les sujets que j’aurai voulu faire et qui n’ont jamais trouvé leur espace. Je vis leur absence comme un deuil.
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Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.
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Dominic Arpin et Martin Petit… Vous m’inspirez!!!
Merci à toi Dominic. Merci à toi Martin.
Depuis quelques jours, je me questionne sur l’avenir des médias au Québec. En tout cas, au moins celui de Reflet de Société et de l’organisme qui le chapeaute, le Journal de la Rue et son projet Café-Graffiti. Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis le directeur de l’organisme, le rédacteur en chef du magazine et le fondateur du Café-Graffiti.
Les abonnements à notre magazine Reflet de Société permettent de soutenir des projets pour les jeunes tels que le Café-Graffiti. Mais voilà que le prix du papier augmente de 6% au printemps, on prévoit une autre augmentation de 6% à l’automne, le timbre poste a augmenté de 5 sous en janvier dernier, le prix de l’essence qui continue de battre des records… On prévoit des baisses et peut-être même la disparition des subventions à l’aide journalistique. Même chose pour la subvention pour les frais d’envois postaux.
Juste de demeurer un média, sans avoir à financer un projet communautaire commence à être du sport. En passant, pour ceux qui pensent que je me plaint pour rien avec mon augmentation de 5 sous par envoie, il faut savoir que nous diffusons près de 500 000 exemplaires de notre magazine par année. Chaque 5 sous d’augmentation finissent par coûter cher.
Cela explique pourquoi depuis un certain temps, je travaille à diversifier nos sources de revenus. J’ai engagé plusieurs consultants pour nous aider dans cet objectif, mais ils ont fait choux blancs. Cela a occasionné des dépenses, mais aucun revenu.
Pour la vente de publicité, il y a transfert des budgets vers l’Internet. Les médias conventionnels attirent moins de publicité que l’Internet réussit à faire. J’ai donc décidé d’appeler quelques régies publicitaires pour nous représenter et vendre de la publicité sur nos blogues et nos sites Internet. Après tout, avec plus de 6 000 visiteurs par jour, on devrait être capable d’attirer quelques publicités.
La première régie publicitaire est spécialisé dans le monde des affaires. On en “fitte” pas dans leur décor. Peut-être à l’automne ou au printemps l’an prochain. On repassera, je n’ai pas le temps d’attendre. Une deuxième régie publicitaire me rappelle, prends quelques informations et ne me rappelle pas! Faut pas me laisser sans nouvelles trop longtemps. J’ai sûrement un profil un peu maniaque. Faut que ça bouge. Ma devise, quand tu fais du surplace, tu recules. Parce que les événements eux continuent d’avancer et à te rentrer dedans. La troisième régie publicitaire ne m’a pas encore retourné mon appel.
Bon! J’ai compris, on ne veut pas de mes 6 000 visiteurs par jour. Tant pis pour eux, quand ils se réveilleront, ils courreront après. Après tout, je ne suis pas intéressé à la publicité Google qui ne donne pas grand chose mais qui pollue les blogues et les sites. De plus, en tant qu’organisme communautaire, nous sommes très difficile sur qui pourrait s’annoncer avec nous. On en refuse plus qu’on peut en prendre.
C’est à ce stade que les constellations se sont enlignés. Je me suis souvenu de l’entrevue que Martin Petit m’avait donné. Il me disait avoir rempli une salle de spectacle avec seulement ses contacts Internet. Ensuite j’ai pensé à Dominic Arpin. Lors d’une conférence devant les relationnistes du Québec, Dominic mentionnait qu’il a décidé de faire cavalier seul et d’avoir son propre blogue, indépendant d’un média. Se vendre lui-même plûtot que de laisser le média le vendre et tout empocher.
Suite à mon délire d’hier soir sur l’avenir de la presse écrite, plus pour faire sourire les gens, j’ai fait un Internet-o-thon en présentant les abonnements du magazine. C’était un gag, une satire, la fin de mon délire, rien de plus. Mais aujourd’hui, je me ravise. Mon fort intérieur était plutôt visionnaire et il m’avait lancé un message pourtant clair, net et précis.
Pourquoi me casser la tête avec une régie publicitaire qui ne semble pas apprécier notre potentiel ou, encore pire, qui ne saurait pas comment nous vendre et à qui nous vendre. Nous n’avons qu’à faire comme Martin Petit et Dominic Arpin. Nous vendre nous-même. Pas vendre la publicité des autres, mais vendre nos propres produits sur nos sites et nos blogues.
Pour un organisme tel le nôtre, de vendre des abonnements à un magazine de réflexion sociale, vendre des documentaires sur l’implication bénévole, vendre des CD de musique des jeunes que nous accompagnons, des livres de cheminement personnel, des guides d’intervention auprès de personnes suicidaires, de joueurs compulsifs et même notre T-shirt à l’effigie du Café-Graffiti, rien de plus naturel. Pour les Internautes qui nous lisent et qui aiment ce que nous écrivons, ce n’est pas de la pollution publicitaire, c’est d’encourager un organisme communautaire dans son orientation en économie sociale et d’offrir des produits et services qui sont la continuité de ce que nous faisons.
Malgré que dans WordPress nous soyons limité dans l’affichage des publicités, nous avions déjà réussi à placer une bannière dans le haut des blogues. Cette bannière annonce les 4 sites de l’organisme. J’ai ensuite fait rajouter une publicité sur chaque côté. Présentement nous y annonçons 2 livres. Nous alternerons régulièrement les publicités pour y présenter l’ensemble de tout ce que nous faisons.
Et voilà ma dernière trouvaille d’hier. À la fin de mes billets apparaîtra une publicité. Elle sera annoncé en caractère gras: PUBLICITÉ. Celui qui ne voudra pas la lire n’aura qu’à arrêter de lire. Mais celui qui aura aimé nos textes, pourra y découvrir les produits et services que nous offrons.
Nous voilà donc dans notre auto-publicité. Nous sommes convaincu que cela sera beaucoup plus pertinent et rentable que les quelques sous qu’on offre pour les “clics” sur des annonces de n’importe quoi. Parce que même si les budgets commencent à se diriger vers l’Internet, les prix offerts pour tout le travail qu’on y fait est encore dérisoire.
Au plaisir de continuer à vous écrire. Au plaisir de vous présenter quelques publicités pertinentes.
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2e journée de notre Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Les blogueurs quittent leur écran d’ordinateur
Suite à l’atelier que j’ai suivi avec Dominic Arpin et Patrick Lagacé, j’ai appris qu’il y avait des lieux de rencontres pour les blogueurs de Montréal.
Je n’étais pas au courant de ce type de rencontre et cela pique ma curiosité. Qui va y être? De quoi va-t-on parler? En attendant de pouvoir vous présenter mes commentaires suite à ces rencontres, vous pouvez visiter leur blogue! Yulblog.org organise des rencontres tous les premiers mercredi du mois à la Quincaillerie sur Rachel.
Il y a aussi Yulbiz.org qui organise des rencontres à Montréal, Québec, Paris et Bruxelles. La prochaine rencontre est le 29 avril prochain au Café Méliès sur St-Laurent.
J’ai bien hâte d’assister à ces rencontres. J’aurai possiblement l’occasion de mettre un visage sur certains blogues que je lis ou rencontre dans la blogosphère.
Et si jamais la tenue de mon blogue devient une drogue trop forte, les gens que je rencontrerais pourront m’aider à créer des rencontres Blogueurs Anonymes!!!
Dominic Arpin et Patrick Lagacé devant les relationnistes
En janvier dernier, j’avais assisté à un déjeûner-conférence de La Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP), l’ancienne Société des relationnistes. Ils ont créé une série d’ateliers sur l’utilisation des blogues comme outil de marketing.
En tant que journaliste/blogueur, j’étais curieux de voir comment les relationnistes voulaient utiliser les blogues pour faire de la publicité, du branding… Suite au premier atelier, ils avaient annoncé la tenue d’une rencontre avec Dominic Arpin dans les mois qui suivraient.
Dominic Arpin, le Patrouilleur du net, est un blogueur qui méritait que je mette à mon agenda cet atelier. La SQPRP a dû remettre à plus tard la tenue de l’atelier. Ils cherchaient un 2e journaliste/blogueur pour accompagner Dominic Arpin. L’atelier a finalement eu lieu le 17 avril avec la présence de Patrick Lagacé, ancien blogueur pour Canoe, maintenant pour Cyberpresse.
Puisque messieurs Arpin et Lagacé parlaient d’un sujet qui me passionne, le blogue, l’atelier, même si je n’ai rien appris de nouveau a été intéressant. Pas stimulant. Le blogue est une drogue. Elle m’auto-stimule. Je n’ai pas besoin d’être stimulé pour atterrir plusieurs heures par jour pour noircir quelques pages de mon carnet électronique.
En tant que directeur d’un organisme communautaire qui a régulièrement engagé des professionnels pour exécuter des mandats, entre-autre, de mise en marché, cet atelier et la réaction des relationnistes me fait peur et m’inquiète.
On a parlé de plusieurs anecdotes pendant l’atelier. Une publicité virale de Sony qui avait fourni des appareils photos et vidéos pour permettre à des blogueurs d’assister au making-off d’une de leur publicité. Les blogueurs ont donc parlé de la publicité dans leurs carnets. La publicité était attendu de tous et elle a fait un malheur à sa sortie. Ou encore des vidéos de la compagnie Nike qui se sont retrouvés sur You Tube et qui ont fait le tour du monde et d’être vu par des millions d’Internautes. Et tout le monde de crier “WOW! Et toute cette visibilité qui n’a rien coûté!
Je voyais déjà les lueurs dans les yeux des relationnistes qui se préparaient déjà à vendre l’idée à leur client d’investir dans ce genre de publicité virale. Et c’est là que j’ai commencé à avoir peur. Dominic Arpin et Patrick Lagacé connaissent tout le temps que l’on doit passer devant un ordinateur pour avoir un contenu, être vu, devenir crédible. Je ne suis pas convaincu que les relationnistes ont compris dans quoi ils s’embarquent. Ou plutôt dans quoi ils vont embarquer leur client pendant qu’eux vont facturer à l’heure tout l’investissement qu’il y aura à faire.
Quand on dit qu’une publicité virale ne coûte rien, je répondrais que c’est absolument faux. Si je paye une publicité conventionnelle, je sais quand elle va être en onde, je peux estimer combien de personnes vont la voir et je peux faire une évaluation de l’impact qu’elle aura. Pour une publicité virale, c’est le hasard qui va jouer en faveur ou en défaveur de notre publicité. Parce qu’on ne contrôle pas les Internautes et leurs réactions.
Quand Sony a fait sa campagne avec les blogueurs, ils ont payé des gens pour contacter des blogueurs, les intéresser au projet, leur fournir des équipements Sony, les déplacer, leur donner accès à la création de la publicité… Ça coûté de l’argent tout ça. Dans ce cas-là, le résultat a été bon. Mais le tout aurait pu être un flop total. Il n’y avait aucune garantie de réussite.
Et n’oublions pas que nous sommes aux États-Unis, en version anglophone dans un marché mondial. C’est rentable pour Sony d’être vu autant aux États-Unis, qu’en Angleterre qu’au Canada. Reprenons l’exercice pour un marché comme le Québec. Je suis chef d’une entreprise québécoise et je veux faire connaître mon produit. Un relationniste me propose une campage virale avec des blogueurs. Parce que le “temps d’antenne” est gratis, ça devrait être bon pour la compagnie.
1- Il faut trouver suffisamment de bons blogueurs crédibles prêt à faire la promotion du produit et ayant suffisamment de trafic pour que ça vaille la peine. Gros mandat. Je vois mal un gars comme Patrick Lagacé commencer à verser dans l’info-pub!
2- Le montage visuel ou le travail des blogueurs demeurent en compétition avec les publicités internationales. Si un jeune derrière son écran sur You Tube a le choix entre une vidéo de Nikes qui font toutes sortes d’aventures rocambolesques ou un vidéo sur un aspirateur québécois, votre aspirateur est mieux de savoir sauter haut pour concurrencer Nikes et être vu.
3- La visibilité d’un site ne donne pas la réalité de la visibilité d’une publicité. Exemple, les sites et blogues que je gère génère plus de 6 000 visites par jour. Je ne suis pas dans la catégorie de Patrick Lagacé qui en génère de 10 000 à 25 000 par jour, mais c’est tout de même respectable pour le Québec. Une publicité sur nos sites ne seraient pas vu par les 6 000 visiteurs que nous avons. Parce que j’ai beaucoup de trafic qui viennent dans un but particulier, entre autre, lire ou commenter des textes sur le suicide ou la prévention du jeu compulsif. La publicité pour une balayeuse passerait inaperçu sur mon blogue. Il faut donc trouver les blogueurs qui sont pertinents pour le produit qu’on représente. Et au Québec, je ne pense pas qu’on ait suffisamment de choix pour espérer réussir dans ce genre de mandat.
4- Les blogueurs sont capables d’être très critiques. Cela peut être positif pour une bonne campagne, mais mortel pour un produit qui n’était pas bien préparé pour affronter le cyber-marché.
Je suis suffisamment renseigné sur les blogues et sur l’Internet pour comprendre que si un relationniste me propose une campagne virale pour faire connaître notre organisme, je ne l’engagerai pas. Mais qu’arrivera-t-il aux chefs d’entreprise qui vont faire confiance à un relationniste qui ne connaît pas l’ampleur du travail et des préalables pour soutenir une campagne Internet? Il risque de payer pour l’incompétence du relationniste qui lui, va facturer à l’heure pour apprendre.
Blogues et démocratie
Joindre le web à l’agréable
Raymond Viger, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008
Les blogues et l’Internet peuvent créer des histoires d’horreur, de désinformation. On parle même de cyberdépendance. Lorsque j’ai commencé à bloguer, je ne savais pas dans quelle galère je m’embarquais. Reflet de Société étant publié chaque 2 mois, je me retrouvais avec des tonnes d’idées d’articles et de prises de position qui ne peuvent prendre place dans le magazine. Partager avec le cyberespace ces prises de position me permet de trouver un équilibre dans ma vie et de protéger ma santé psychologique.
Au début, je n’ai pas pris au sérieux le potentiel des blogues. J’avais l’impression qu’il y avait des millions de pages dans le cyberespace et que personne ne finirait par tomber sur les miennes. Il est vrai que je ne suis qu’une goutte d’eau dans l’Internet. Mais lorsque j’ai écrit un billet sur une publicité mensongère d’une certaine entreprise, je me suis rendu compte, grâce aux outils statistiques, qu’à tous les jours des gens cherchaient des informations sur le magasin et arrivaient sur mon billet.
Même s’il y a des millions de pages Internet, ma page présentant la publi-cité frauduleuse de ce magasin devenait particulière. Pour la majorité des internautes, ce texte passe inaperçu. Mais pour les internautes désirant faire affaire avec cette entreprise, je suis devenu une source d’information. J’ai partagé ma mauvaise expérience avec les bonnes personnes.
La journée même où je me suis rendu compte qu’il y avait une publicité frauduleuse, j’ai pu en témoigner. Les recours conventionnels tel que l’Office de la protection du consommateur ne me permettent pas de réagir aussi rapidement. Enquête, étude, prise de position avant de rendre disponible l’information: pendant ce processus, un marchand frauduleux continue d’arnaquer des consommateurs. Un blogue permet de lancer un avis rapidement. Il ne remplace pas ces démarches, mais il peut être un outil complémentaire d’information pour le consommateur.
Si j’ai une nouvelle information, je peux la rajouter. Mieux encore, tout citoyen qui a un commentaire à formuler peut le faire aussi. Pas nécessaire d’attendre la publication du prochain magazine. La mise à jour rapide de l’information est un avantage certain.
Les blogues permettent aussi de donner une permanence à l’information. En page 39 d’un grand quotidien, nous avons lu qu’une grande entreprise a été condamnée par l’Office de la protection du consommateur. Peu de gens l’auront vu ou s’en souviendront une semaine plus tard. Si elle est reprise par un blogue, cela permet à tous les consommateurs qui font des recherches de retracer cette nouvelle. Et ça, même des années après les faits. Si un consommateur est insatisfait d’un commerçant, même si l’information n’est pas publiée dans un média, même s’il décide de ne pas porter plainte, il pourra trasnmettre les faits à d’autres consommateurs par l’intermédiaire de son blogue.
Un blogue aura permis d’aider des consommateurs à faire un choix plus éclairé. Cela répond à l’objectif que je me suis fixé: donner une voix plus puissante aux citoyens. Le blogue permet de rajouter un peu de démocratie dans une société devenue trop anonyme.
J’ai vu un organisme communautaire passer en entrevue sur caméra vidéo des politiciens et d’autres acteurs significatifs pour leur communauté. Les vidéos intégrales se retrouvent sur leur blogue. Les promesses des politiciens en visite dans la communauté peuvent maintenant être immortalisées.
Un blogue n’est pas un remède miracle pour tous nos besoins de justice, d’équité et de vérité. Cependant, bien utilisé, il peut faire parti des moyens que nous utilisons pour atteindre nos objectifs.
Blogosphère
Tête à tête avec Martin Petit
Raymond Viger, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008
Dans une vie sans blogues, je n’aurais pu m’approcher de Martin Petit plus près que la 4e rangée dans une salle où il présente son spectacle. Et voilà que j’échange des courriels avec lui, on partage des liens sur nos blogues respectifs comme si on était de vieux copains.
Pour ceux qui pensent que les ordinateurs créent un isolement… Vlan dans les dents! Les blogues peuvent autant créer une dépendance nocive qu’être un outil valable de relation. Martin a plusieurs anecdotes à nous raconter sur les avantages qu’ils peuvent nous offrir:
Il y a 15 ans, avec mon groupe les Bizarroïdes, on n’avait pas l’argent pour se payer de la publicité. On faisait des affiches que l’on collait dans les cafés. Aujourd’hui, j’ai organisé un cabaret littéraire, rempli à pleine capacité, juste par mes invitations sur Facebook. Je sauve du temps et de l’argent.
Cette expérience de Martin l’amène à questionner l’industrie du spectacle. Grâce à ce contact plus direct avec les gens, peut-on imaginer qu’il y aura moins de coûts publicitaires à l’avenir? Ces coûts représentent plus de la moitié du prix du billet. Est-ce que cela va permettre de baisser le prix du billet?
Les blogues créent des possibilités de nouveaux projets. J’y ai découvert des plumes, des auteurs intéressants. Certains ont pu publier un livre, d’autres ont pu se présenter au cabaret littéraire que j’organise depuis 7 ans. Les blogues créent des réseaux de contacts.
Ils peuvent aussi offrir des outils, des alternatives. Récemment, j’ai frappé le «mur du net»: j’ai l’impression de m’emmerder, que j’ai fait le tour du jardin. Je cherche quelque chose d’intéressant, mais j’ai atteint mes limites. Est-ce la fin de ma vie de blogueur?
J’ai lancé un appel aux blogueurs en leur partageant mon état d’âme. On m’a suggéré d’installer dans mon ordinateur «Stumble». Ce programme prend en notes mes préférences, les sujets que j’aime. Il me propose ensuite des sites qui correspondent à mes intérêts. Un souffle nouveau pour ma carrière de blogueur et je repars à l’aventure.
Martin définit bien ce qui m’avait rejoint dans son blogue. Bloguer élimine le vedettariat. Nous sommes tous égaux. Même si tu es un artiste connu, si tu écris mal, tu ne seras pas lu. Les gens t’apprécient vraiment pour ce que tu es, ce que tu livres. Quand tu es lu, tu gagnes en confiance, ça te donne le goût de passer à autre chose, d’aller plus loin.
Le blogue, c’est un investissement de temps. C’est un média qui carbure à l’huile de bras. Les blogues créent un réseautage, forgent notre conscience aux enjeux. J’y crois parce que c’est un immense laboratoire pour expérimenter et découvrir toutes sortes de choses. C’est un espace de liberté qu’il faut soutenir, encourager.
Internet a aussi influencé le travail d’humoriste de Martin. Dans mon écriture, je dois faire beaucoup de recherche. Pour un «show», je dois lire sur les grands thèmes que je développe. Internet me donne accès à une information rapide. Ça facilite ma recherche et la construction de mon numéro. Parfois, je tombe sur de l’information qui risque de m’intéresser, je l’archive pour y revenir plus tard.
Avec une recherche sur Google, je ne trouve pas toujours ce que je veux. Ça vaut la peine de développer autre chose. Les blogues sont une belle technologie qui anime mon travail à la maison.
C’est comme la machine à café au bureau. Le lieu ou l’on prend sa pause et où l’on jase avec des amis quelques instants avant de retourner au boulot. J’y ai découvert du monde, des nuances. Un ton différent qui tranche avec les médias de masse. Les blogues sont un courant de gratuité qu’il faut encourager, une liberté dans un effort personnel.
Que ce soit Facebook ou les autres programmes pour structurer nos échanges et nos besoins, de grandes corporations veulent s’accaparer le temps que les gens passent devant leur ordinateur. C’est devenu l’enjeu de demain. Pour l’entreprise qui veut grossir ses profits et pour le citoyen qui veut changer le monde.
Vous pouvez visiter le blogue de Martin Petit ainsi qu’une critique de son blogue.
Du blogue… au livre
(Agence Science-Presse) – Pour ceux qui doutent encore que les blogues puissent offrir un contenu durable et de grande qualité, un petit groupe de «blogueurs en science» publie pour la deuxième année The Open Laboratory: The Best Science Writing on Blogs (Lulu.com, 2008), recueil des meilleurs textes parus sur des dizaines de blogues —rédigés par des scientifiques ou non— en 2007. Du stress d’un étudiant tentant d’achever sa thèse jusqu’à la joie du paléontologue devant son fossile de mammouth en passant par une explication du syndrome d’Asperger, l’ouvrage démontre que le passage du numérique au papier peut se faire dans les deux sens. Publicité gratuite: l’ouvrage québéois Science! On blogue, publié par l’Agence Science-Presse cet automne, contient lui aussi certains des meilleurs textes publiés sur les blogues de l’Agence, comme quoi le livre conserve encore son utilité…
Éditorial - Le cyberespace
Navigation en eaux troubles?
Raymond Viger, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008
Des sites où on se moque des jeunes. Des vidéos de jeunes battus par un gang. Des histoires de pédophiles qui contactent leurs victimes par l’intermédiaire de sites Inter-net. Cyberdépendance. Rupture amoureuse parce qu’un des conjoints est «drogué» par son ordinateur…
Des histoires d’horreur, Internet et ses différents réseaux sociaux nous en ont fait vivre. Dans ce numéro, nous ne voulons pas jouer à l’autruche et faire semblant que tout est beau dans le meilleur des mondes de l’Internet. Parce que l’Internet peut nous offrir l’enfer tout comme il peut nous présenter des «success story». Cela dépend de notre façon d’utiliser l’Internet.
Je me souviendrai longtemps de la petite Marie. Déprimée, la veille du Jour de l’an. Il est minuit moins le quart. Elle lance un message dans le cyberespace. Par habitude, je patrouille plusieurs fois par jour et même de nuit sur les «cyberroutes». Une sorte de travailleur de rue pour l’Internet. Je capte le message à minuit moins dix. Marie et moi aurons plus de 60 échanges Internet dans les mois qui suivront. Aujourd’hui, elle va bien. Elle s’est sortie de sa période de crise. Que se serait-il passé si l’Internet ne nous avait pas mis en contact la veille du Jour de l’An?
Dans ce numéro, nous vous présentons quelques belles histoires. L’humoriste Martin Petit nous parle de ces expériences sur l’Internet et les changements positifs que cet outil de communication peut nous offrir. Le média citoyen Cent Papiers présente les avantages d’un nouveau type de média et de journalisme. Finalement, je présenterai les avantages démocratiques de l’Internet ainsi que le pouvoir qu’il offre aux consommateurs.
Un nouveau site Internet
Cette présentation arrive en même temps que la refonte de nos sites Internet. Un travail long et ardu. Il n’est pas encore terminé mais suffisamment avancé pour que nous commencions à vous le présenter. L’organisme le Journal de la Rue, son projet le Café-Graffiti, votre magazine Reflet de Société et les Éditions TNT se présentent comme 4 entités qui se complètent et travaillent ensemble. Pour couronner le tout, 2 blogues, celui du rédacteur en chef et celui de l’organisme viennent soutenir la présentation des sites Internet.
Cette nouvelle présentation permettra à tous de mieux naviguer et de trouver plus facilement ce qu’ils cherchent: un texte pour faire des photocopies pour animer un groupe de jeunes, des ressources, des exemples de contrats que les artistes du Café-Graffiti ont réalisé, des documentaires, une galerie, une boutique… De quoi satisfaire tout le monde.
Est-ce que le site Internet que nous vous présentons est terminé? Vraiment pas. L’Internet est un peu comme une aventure dont on ne voit plus la fin. Ce n’est que la pointe de l’iceberg. Nous avons encore de nouvelles sections, de nouveaux espaces de débats et de réflexions que nous voulons présenter. Le tout continuera de se bâtir au fil des ans.
Décrochage scolaire
Dans ce numéro, nous présentons également 2 textes que nous avons reçus de gens qui ont décroché et qui ont réussi à en faire un «success story». Notre objectif, encore une fois, n’est pas de motiver les jeunes à décrocher pour réussir leur vie. Le message qui est lancé est que même si tu as décroché, tu peux réussir ta vie et trouver ta voix.
Nous espérons que ces textes et témoignages seront stimulants pour votre continuité. N’hésitez pas à participer à nos débats de société par courrier ou directement sur notre site Internet: www.refletdesociete.com. Chaque texte présenté dans nos archives peut être commenté directement sur le site.
Éducation 2.0: les blogueurs de science se prennent en main
Pascal Lapointe et Josée Nadia Drouin - Agence Science-Presse
Toutes ces notions, ces faits, ces connaissances, qu’un prof a toujours souhaité aborder en classe, mais qu’il a dû écarter, faute de temps: Internet, et tout particulièrement le blogue, le permet ! Et des profs de science sont de plus en plus nombreux à le découvrir.
Lancer les étudiants sur des recherches, démarrer des discussions, susciter des tempêtes d’idées, explorer de nouvelles façons de communiquer… Là où beaucoup de ces pistes se rejoignent, c’est dans la possibilité qu’elles offrent au prof de «sortir du programme», un élément qui a retenu l’attention des participants à l’atelier «Teaching Science», organisé le 19 janvier, en Caroline du Nord, dans le cadre d’un congrès intitulé «Science Blogging» — les blogues en science.
La seule existence de ce congrès est révélatrice que quelque chose d’important est en train de prendre forme dans l’univers anglo-saxon: 225 personnes — scientifiques, journalistes, communicateurs et enseignants — participaient en fin de semaine à ce congrès, tenu pour la deuxième fois à Raleigh.
L’événement s’appelle «North Carolina Science Blogging Conference», parce qu’il a été lancé l’an dernier par une poignée de blogueurs de la région, mais les 225 participants provenaient des quatre coins des États-Unis, et d’un peu au-delà.
On retrouvait dans l’atelier sur l’enseignement des sciences les mêmes préoccupations qui ont animé la non-conférence Vers l’Éducation 2.0, en septembre dernier à Québec: le désir de faire de la classe un lieu plus animé, plus participatif.
L’ensemble du congrès, pour marquer cette tendance plus «participative» qui se manifeste aux quatre coins de l’Amérique et de l’Europe avec les blogues, la balado et le «web 2.0», avait d’ailleurs adopté la formule «non-congrès» (en anglais, unconference), où les projecteurs sont tournés vers la salle, plutôt que vers une table ronde traditionnelle.
Pourquoi, de tous les outils d’Internet, choisir tout particulièrement le blogue? «Parce que c’est facile à mettre en place, a simplement résumé un des participants. Mes étudiants étaient déjà familiers avec le concept, il était possible de choisir entre un blogue public ou privé, et ils pouvaient signer de leur propre nom.»
Pour «sortir du programme», certains profs se servent du blogue, pour lancer les élèves sur des pistes de recherche et de discussions qui les passionnent, mais qu’ils n’avaient pas le temps d’aborder en classe; «ça permet aussi de voir ce qu’ils comprennent et les questions qu’ils se posent encore», a ajouté Salman Hameed, du Collège Hampshire. «S’ils se sentent impliqués, concernés, ils retiendront mieux», a souligné David Warlick, auteur du livre Classroom Blogging.
Révélation: les élèves les plus timides, qui n’osent jamais prendre le plancher en classe, se révèlent aussi volubiles que les autres sur un blogue. Apprentissage: plus le prof se tient en retrait, et plus les élèves participent.
Même dans l’environnement privilégié de ce congrès toutefois, il apparaît évident que, si les outils existent, tout le monde ne se sent pas encore prêt à les utiliser. Cela faisait parfois passer la «non-discussion» du coq à l’âne, entre ceux qui avaient déjà mené des expériences et parlaient avec enthousiasme de leur cours «upgradé», et ceux qui demandaient des ressources de base pour démarrer. La discussion se poursuivra peut-être cette année sur plusieurs des blogues des participants…
Encadré
Un outil encore méconnu : Scivee.tv, un émule de Teacher Tube, lui-même un émule de YouTube, pour les scientifiques et profs de science.
Ce texte a été publié le 25 janvier sur le site de l’Infobourg, l’agence de presse pédagogique à l’adresse suivante :
http://www.infobourg.com/sections/actualite/actualite.php?id=12673
Fluke, Hérésy et le Café-Graffiti sur You Tube
Lancement officiel du premier vidéo du Café-Graffiti sur You Tube. Nos premières vedettes: les artistes graffiteurs Fluke et Hérésy lors d’un contrat pour les magasins Oakley.
Le vidéo d’une durée de près de 5 minutes est une sorte de “Making off” de ce contrat. On y voit la préparation, la réalisation et le produit finale, le tout agrémenté du choix musical de Fluke.
Le Café-Graffiti prépare une série de vidéo sur les différents événements Hip Hop réalisés dans les dernières années. Au fur et à mesure que le montage sera terminé, il se retrouvera en ligne dans cette nouvelle collection audio-visuelle du Café-Graffiti.
Venez visiter le site régulièrement pour visionner les mises à jour. N’oubliez pas de laisser un commentaire et de voter, question d’encourager Fluke et Hérésy à continuer leur travail.
http://fr.youtube.com/user/cafegraffiti
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Travailler le jour de Noël
(Agence Science-Presse) – Avez-vous allumé votre ordinateur le jour de Noël? Si oui, vous n’êtes pas seul du tout. De plus en plus de scientifiques le font, révèlent le biologiste britannique Richard J. Ladle et deux collègues, qui se sont amusés à chercher, avec Google Scholar, la phrase «reçu le 25 décembre». Il faut savoir que lorsqu’elles publient un article scientifique, les revues savantes ajoutent la date où cet article a été reçu. Résultat: entre 1996 et 2006, le nombre d’articles soumis un 25 décembre a augmenté de 600%, même en tenant compte de l’augmentation du nombre de revues. Une des raisons, selon les auteurs: la tâche de travail des chercheurs a augmenté pendant cette période, et le polissage et l’envoi d’un article empiètent de plus en plus sur les soirs et les fins de semaine. Autre raison, plus prosaïque: avec Internet, les revues peuvent désormais recevoir des articles 365 jours par année!
Commerce Internet, E-Marketing et H2H interactif
Malgré mon emploi du temps très chargé, je me fais un devoir d’assister régulièrement à des formations données par des spécialistes dans différents domaines. C’est ma façon personnelle de faire une formation continue. Peu importe le domaine dans lequel on se retrouve, la formation continue est essentielle. Accepteriez-vous de vous faire opérer par un médecin qui travaille encore avec les outils et les connaissances d’il y a quelques décennies? Même chose pour le mécano de ma bagnole. Il doit se tenir à l’affût des nouvelles technologies.
Je me retrouve donc à une journée de formation organisée par Magazines Canada donné par Alexandre Hénault de H2H interactif. L’objectif est de nous familiariser avec la vente de publicité sur Internet. Le thème de la journée m’attire parce qu’il faut que notre organisme développe de nouvelles stratégies de ventes. De plus, j’ai déjà eu une journée de formation avec Alexandre Hénault et je le sais très compétent.
Je surpris du peu de personnes qui assistent à la journée de formation. Nous ne sommes que 4 participants représentant 3 médias. Bayard a dégagé 2 personnes et une autre pour L’actualité médicale. Je complète la formation en représentant Reflet de Société.
Je profite de l’occasion pour remercier Alexandre Hénault pour cette journée de formation. J’en ressorts complètement stimulé. J’ai eu des idées qui vont pouvoir me tenir occupé encore une autre décennie.
Les idées sont là. La grande difficulté est de trouver les gens compétents pour arriver à faire ce que j’ai en tête. Plusieurs de ces idées vont nécessiter de la programmation Flash. Malheureusement, les bons programmeurs en Flash sont rares et très en demande. Cela veut dire que les tarifs augmentent en conséquences et qu’ils ont une liste d’attente pour leurs nouveaux clients. On se croiraient dans un corridor d’hôpital!
Étant un organisme communautaire, je dois surveiller mes budgets. Les chances que je puisse engager un programmeur Flash, au taux horaire qu’ils chargent, sont peu probable. Je vais devoir trouver une solution à ce dilemne.
J’ai appris un nouveau terme d’un partenaire que je dois trouver. Une régie publicitaire. Ce sont eux qui font le lien entre les clients qui achètent de la publicité Internet et les sites comme le nôtre. Je vais commencer à les rencontrer pour en choisir une qui nous représentera. L’objectif sera de ramener des revenus pour payer nos prochains investissements Internet.
Les blogues: l’avenir du journalisme?
Pascal Lapointe - Agence Science-Presse
RALEIGH, Caroline du Nord - Les blogues sauveront-ils le journalisme scientifique? Chose certaine, aux États-Unis, on est en train d’assister à un basculement des pouvoirs: tandis que les blogueurs expérimentent à fond de train et vont chercher un public déjà motivé, les médias, eux, en sont encore à se questionner.
«Le New York Times a fait beaucoup de chemin depuis trois ans», décrit Tom Levenson, enseignant au MIT, en donnant en exemple le blogue du journaliste Andrew Revkin, qu’il voit comme un modèle d’appropriation de la blogosphère. «Mais leur ADN est encore un vieil ADN.»
Tom Levenson était l’un des 225 inscrits au deuxième congrès annuel sur le «science blogging» —les blogues en science— un congrès auquel assistait l’Agence Science-Presse pour Science! On blogue. Et un congrès dont l’existence témoigne que quelque chose est en train de se passer, qui bouscule les vieilles habitudes.
Il y a d’abord de moins en moins de journalistes scientifiques, a rappelé Becky Oskin, journaliste pigiste en Caroline du Nord, et ce déclin, qui a commencé bien avant Internet, oblige à considérer avec optimisme le débarquement d’une foule de blogueurs intéressés par les sciences: s’il y a moins d’informations d’un côté, il y en a plus de l’autre.
Ce débarquement suscite certes, en contrepartie, des inquiétudes: la facilité avec laquelle on émet son opinion dans la blogosphère conduit-elle à une confusion entre opinions et faits? Qu’en est-il de la crédibilité des blogueurs? Et de l’absence de contrôle éditorial?
Ces inquiétudes ne sont pas nouvelles. On les retrouve par exemple, en plus détaillées, dans le livre Science! On blogue publié cet automne par l’Agence Science-Presse. Ce qui est plus récent, c’est d’entendre des artisans des médias vanter les avantages du blogue —davantage de transparence dans la collecte et la diffusion de l’information— et les opportunités que cela ouvre à tout le monde.
Par exemple, a-t-on pu entendre lors de l’atelier «Science journalism», un individu qui veut en savoir plus sur la sonde américaine Messenger, arrivée la semaine dernière en orbite de Mercure, peut aller sur le site de la NASA, puis chez ses blogueurs préférés. Résultat: un grand nombre de lecteurs et de téléspectateurs arrivent devant leur «média traditionnel» beaucoup mieux préparés qu’avant. Journaux et magazines ont intérêt à s’ajuster…
Ceci dit, il ne faut pas attendre de miracles. L’importance qu’accordent les médias à la science est toute relative. En après-midi, Jennifer Jacquet, biologiste et blogueuse à l’Université de Colombie-Britannique, a jeté une douche d’eau froide —et lancé dans la salle une séance de défoulement contre les médias— en racontant comment une conférence de presse d’Al Gore sur la plus importante fonte de la calotte glaciaire depuis des décennies, avait été évincée de l’actualité le 1er octobre par Britney Spears.
Selon elle, sur 20 ans, le pourcentage du public portant une «très grande attention» à l’information scientifique aurait reculé de moitié.
Face à tout cela, il serait simpliste de résumer le futur par «les blogues sauveront-ils le journalisme scientifique», a relancé la Californienne Jennifer Ouellette —elle-même journaliste scientifique— en faisant la synthèse de cette journée.
«Le journalisme scientifique n’a pas besoin d’être sauvé. Mais il a certainement besoin d’être amélioré.»
Note2be: outil à proscrire ou outil de démocratisation?
Suite à la publication de mon billet Le Web 2.0 devant la justice. Est-ce la fin du Web 2.0? sur Cent Papiers, Pierre R. m’a lancé cette question :
J’aimerais connaître votre avis sur cette expérience qui a tourné court en France : la notation en ligne des professeurs. Note2be, un site Internet qui proposait aux élèves d’évaluer leurs enseignants, n’a plus le droit de mettre en ligne le nom des professeurs concernés. Ses créateurs ont fait appel de cette décision, qui devrait faire jurisprudence. Ce cas précis fait appel la justice pour en interdire une notation ad hominem pour protéger les droits des professeurs. En opposition, il y a la liberté pour le citoyen de noter ce professeur au nom d’une information publique. Droit individuel vs droit collectif.
J’ai dû prendre quelques temps avant de répondre à cette épineuse question sur la notation des enseignants par leurs élèves. D’une part, j’ai un emploi du temps épouvantable qui me tient en haleine. D’autre part, parce que je suis déchiré dans la réponse que je vais donner. La réponse étant trop longue pour me limiter à en faire un simple commentaire. J’ai donc décidé d’en faire un billet que je présente à tous.
Certains des enseignants qui ont eu la lourde tâche de m’éduquer et de parfaire mes connaissances ont été d’excellents mentor. D’autres ne méritent aucune référence. Dès mon primaire, je me suis retrouvé régulièrement devant le bureau du directeur pour dénoncer l’incompétence de certains enseignants dont je proposais le congédiement. Ce cirque m’a suivi pendant mes 22 années de scolarité! Ce n’est qu’à l’université que j’ai réussi à faire congédier quelques professeurs dont leur enseignement était archaique.
Je n’ai jamais eu l’impression qu’on m’ait pris au sérieux dans ma demande de congédiement de certains enseignants. J’aurais bien aimé avoir accès à un tel classement quand j’étais étudiant. Le plus honnêtement possible, j’aurais pu reconnaître les grandes qualités de mes mentors, mais aussi y dénoncer quelques enseignants et certaines lacunes de notre système d’éducation. Cela m’aurait permis de débattre avec d’autres étudiants et peut-être d’adoucir certaines de mes opinions très tranchées que j’avais à l’époque. Et l’inverse aurait été aussi vrai.
Tout outil de travail que nous nous donnons a malheureusement ses limites. Il y aurait dérapage. Les mêmes cancres auraient possiblement pris le contrôle de cet outil et nous aurions fini avec un derby de démolition. Mais peut-être aussi qu’avec une bonne modération nous aurions pu conserver un endroit de discussion et de réflexion. Je pense que oui.
En parallèle, je pense au répertoire des écoles du Québec que L’actualité nous présente à chaque année. Répertoire que j’ai questionné pour 2 raisons importantes. D’une part, j’ai vu des directeurs d’école changer leur système de notation pour mieux réussir dans le classement. Leur remontée n’était pas dû à une amélioration des résultats des étudiants, mais à la façon de les présenter. Une école qui était faible en anglais avait divisé leurs étudiants en 2. Les cours d’anglais se donnaient sur la moitié de l’année au lieu de toute l’année. Les moins bons héritaient de la session septembre à décembre, tandis que les meilleurs, ceux qui seraient notés dans le répertoire de L’actualité se retrouvaient avec la session janvier à juin. Belle remontée symbolique.
D’autre part, avec le Père André Durand, nous nous retrouvions à intervenir auprès de plusieurs écoles avec des jeunes qui vivaient des difficultés importantes avec un taux de détresse majeure. L’une de ces écoles figurait bonne dernière du classement tandis qu’une autre figurait toute première. Le classement ne tient pas compte du taux de détresse de ses étudiants. Et cela m’a toujours dérangé énormément. J’imagine un parent bien intentionné et qui décide de tout sacrifier pour envoyer son enfant dans LA meilleure école et qu’en bout de ligne je doive intervenir avec ce jeune pour éviter qu’il ne se suicide. Le choix de LA meilleure école aura-t-il été LA meilleure chose?
Pour conclure ma réflexion, je ne pense pas qu’un outil tel que le Note2be soit problématique. C’est la façon qu’on l’utilise qui pourrait l’être. Et comme certains disent pour l’alcool : La modération a bien meilleure goût.
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Le Web 2.0 se retrouve en cour de Justice; l’histoire de Fuzz.fr
Il y a des blogueurs qui génèrent des billets, du contenu, des prises de position. Tous les sujets se retrouvent sur les blogues.
Il existe une blogosphère. Tel que Renart L’Éveillé m’a souligné dans les commentaires, c’est la somme des blogues, ce qui inclus tout ce qui tourne autour de ces blogues. On pourrait la définir comme étant les fans d’un blogue donné. Les lecteurs et commentateurs réguliers d’un blogue sont le lectorat et le commentariat d’un blogue.
Le blogueur, comme un média conventionnel, veut se faire connaître et être lu par un nombre de plus en plus grand d’Internautes. Il veut faire grossir sa blogosphère. Il y a des sites collaboratifs et agrégateurs d’informations en ligne. Des blogueurs vont sur ces sites et présentent différents billets qu’ils ont publiés. Le public est appelé à voter sur la qualité de ceux-ci. Les meilleurs vont monter, les moins bons vont descendre et disparaître. Les blogueurs peuvent s’y faire connaître et les meilleurs augmentent leur blogosphère en récupérant de nouveaux lecteurs.
Fuzz.fr est un de ces sites. Un blogueur aurait présenté un billet qui n’a pas été apprécié par une vedette Française. Celle-ci poursuit le créateur du site Fuzz.fr, Éric Dupin pour avoir laissé publié un article calomnieux.
Cela ébranle la communauté du Web 2.0 et la met en péril. Le site Linkertop.com a eu peur et a fermé l’accès à son site en attendant le prononcé de la Justice envers Fuzz.fr.
Je me questionne énormément sur cet événement qui passera devant le juge le 19 mars prochain. D’une part, qui est responsable du contenu dans un site collaboratif? L’auteur du billet qui vient le présenter ou le site qui offre à tous les Internautes de déposer son billet? Si on dit que c’est le site collaboratif, alors est-ce que Google, MSN, Yahoo et autres vont être tenu responsables des référencements que leurs moteurs de recherches font sur des sites qui pourraient causer préjudices à une vedette?
Le Web 2.0 n’est pas parfait. Il a ses histoires de dérapages. Quelle sorte de précédent la Justice Française va nous réserver le 19 mars? Certains médias conventionnels font face à la Justice. Mais les revenus publicitaires leurs permettent d’envisager et de prévoir les conséquences. Les revenus du Web 2.0 sont embryonnaires et souvent inexistants pour plusieurs. Va-t-on tuer le Web 2.0 en faisant peur aux blogueurs et aux sites collaboratifs?
http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/13/cybermanifestation-de-reporter-sans-frontiere/
PS. Dimanche 16 mars. Nous venons d’apprendre que le site collaboratif Gmiix a aussi fermé son site en attendant le jugement de la cour.
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Cybermanifestation de Reporter Sans Frontière
Dans le monde, 62 cyberdissidents sont emprisonnés. Plus de 2 600 sites Internet, blogues ou forums de discussions ont été fermés ou rendus inaccessibles en 2007.
Reporter Sans Frontière organise une cybermanifestation. La liste des pays ennemis de l’Internet sont la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Égypte, la Tunisie, le Turkménistan, le Viêt-nam, l’Arabie saoudite, le Bélarus, l’Éthiopie, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie et le Zimbabwe.
Est-ce que cette cybermanifestation va changer quelque chose? J’en doute. Mais au moins, elle aura l’avantage de sensibiliser les gens. À l’ère de l’Internet et de la mondialisation, la répression est encore présente et mérite d’être dénoncé.
Merci à Renart L’Éveillé et Regardez la musique pour le lien sur cette information.
How computers make our kids stupid: la conclusion sur les ordinateurs à l’école
Tel que promis, j’ai pris le temps de lire la recherche de Michael Zwaagstra. Le rapport de quelques pages étaient très synthèse. Pas de place au débat ou aux explications. J’avais l’impression d’avoir une table des matières avec une série de référence pour d’autres lectures à faire.
Une des références utilisé par Michael Zwaagstra a attiré mon attention. Un texte écrit par Sue Ferguson en juin 2005 pour MacLean’s. How computers make our kids stupid. There’s growing evidence that too much cyber-time dumbs down our children. Traduction maison: Comment les ordinateurs rendent nos enfants stupide. Il est de plus en plus évident que trop de temps passé sur les ordinateurs rendent plus niaiseux nos enfants.
Ce texte est plus consistant et développe plus la problématique. En plus des références à plusieurs chercheurs et études sur le sujet, nous y retrouvons aussi des témoignages d’enseignants, de direction d’école et d’étudiants.
La référence à une étude de la sociologue Janice Newson de York University auprès de 100 membres de la faculté est révélatrice. Le tiers des répondants ont des problèmes de mémoire et des difficultés de concentration qu’ils associent aux ordinateurs. 70% mentionnent qu’au lieu de lire en profondeur ils ne font que survoler l’information. Leur communication est devenue plus superficielle et moins personnelle.
La conclusion est intéressante. “The world’s full of all kinds of things — automobiles, sexuality, and we have appropriate times and places for all these aspects of our lives. Traduction maison: “Le monde est rempli de toutes sortes de choses: automobiles, sexualité, et nous avons des temps et des places appropriés pour tous ces aspects de notre vie.
http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/09/le-journalisme-linternet-et-les-ordinateurs-en-classe/
Le journalisme, l’Internet et les ordinateurs en classe
Mardi le 4 mars, j’ai écrit un billet intitulé: L’usage d’ordinateurs en classe nuit à l’éducation des jeunes. M. Thierry Benquey me laisse un commentaire en mentionnant qu’il aurait aimé que je fasse un lien sur la recherche de Michael Zwaagstra financé par l’organisme Frontier Centre for Public Policy.
Le commentaire de M. Benquey était très pertinent. Après tout, nous sommes sur l’Internet. Rien de plus facile que de faire les liens appropriés. Parce qu’aujourd’hui, les lecteurs ne sont plus des gens passifs qui ne font que recevoir la nouvelle. Ils sont plus curieux. Ils en veulent plus. Ils veulent avoir accès aux documents et se faire leurs propres opinions pour pouvoir commenter et prendre position. Une forme de journalisme interactif.
La nouvelle a été publié par la Presse Canadienne, un média qui offre ses textes à plus de 600 autres médias. C’est pourquoi j’ai pu retrouver la même nouvelle sur les sites de Corus, Canoe, le National Post, le Journal de Montréal… Tout le monde reprend la même nouvelle, textuelle, mais personne ne fait le lien sur la source.
En fouillant sur le site de l’organisme, j’ai finalement réussi à trouver la recherche qui a fait le sujet de la nouvelle. Je ne l’ai pas lu encore. Je ne sais pas si je vais avoir le temps de le faire. Je travaille tout de même 80 heures semaines, il y a une tempête de neige et ma souffleuse neuve ne fonctionne pas!!!
Je vais tenter de le faire et je vous reviendrais sur mes commentaires. Je peux cependant vous partager ma réaction initiale en ayant visité le site de Frontier Centre for Public Policy et vu le document de 4 pages de Michael Zwaagstra. Cela ne semble pas être une recherche indépendante, mais plutôt un mémoire déposé par un organisme qui a une idée à vendre aux autorités en place.
La nouvelle de la Presse Canadienne faisait état d’un rapport, ensuite d’un mémoire et finalement l’étude de Michael Zwaagstra. Cette série de synonyme ne nous permet pas de qualifier si ce mémoire est vraiment sérieux ou une simple prise de position d’un organisme revendicateur.
De nouveaux blogues à découvrir
Je profite de cette journée pleine de neige pour vous présenter quelques blogues qui méritent une petite visite. Cette présentation se fait dans la continuité du Blog action Day.
Il y a André, surnommé Aiglestates, est un membre très actif de la blogospère. André a un blogue spécialisé qui touche les nouvelles technologies et l’Internet. Pour les amateurs de vélo et de grand air, il y a Gaétan. Pour les jeunes, un site Internet avec un lieu pour partager ses billets, Québec Jeunes, un webzine pour les ados. L’art du blogue est un lieu d’initiation sur les blogues et la blogosphère. Finalement, le blogue d’Antipollution mérite aussi un petit détour.
Profitez de votre visite sur ces sites pour laisser un petit commentaire et participer au débats proposés.
Autre texte présentant quelques blogues: http://raymondviger.wordpress.com/2007/10/15/blog-action-day-du-vin-tout-pres-de-chez-vous/
L’usage d’ordinateurs en classe nuit à l’éducation des jeunes
Au secondaire, j’ai été le dernier étudiant au Québec à utiliser la règle à calcul en classe. J’ai tenté de boycoter et de m’opposer à la venue des calculatrices électroniques. Il est vrai qu’avec une calculatrice on peut plus facilement donner une réponse avec 8 chiffres après le point. Cependant la règle à calcul nous pousse à la réflexion et exige de nous que nous soyons capable de connaître l’ordre de grandeur d’une réponse. Elle oblige à la concentration et au calcul mental. Avec une calculatrice, une erreur de doigté et l’étudiant peut nous sortir une ânerie du style 2 + 2 font 8!
Je m’opposais au fait qu’on exige de moi et ma règle à calcul une précision qui n’avait aucune valeur éducative. Mes professeurs de science m’ont convoqué à leurs bureaux. Je devais accepter l’inévitable et prendre la calculatrice ou accepter de couler mon secondaire. Moi qui était premier de classe, à regret, je me suis résigné.
La Presse Canadienne présente nous présente maintenant un rapport rédigé par Michael Zwaagstra, titulaire d’une maîtrise en éducation pour Frontier Centre for Public Policy. Il en ressort que:
- Le temps passé devant un ordinateur devrait l’être à apprendre la lecture, l’écriture et apprendre à interagir avec l’enseignant.
- On peut perdre beaucoup de temps d’enseignement avec l’ordinateur.
- Les 26 millions par année que le Manitoba consacre à cette technologie pourrait être mieux utilisé.
- Il n’y a aucune preuve d’une corrélation positive entre un accès accru aux ordinateurs à l’école et la réussite scolaire.
Ce rapport ne fait pas concensus dans le milieu de l’éducation. Mais, en tant qu’ancien rebelle qui s’est opposé à la calculatrice en classe, il y a matière à réflexion.
http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/09/le-journalisme-linternet-et-les-ordinateurs-en-classe/
Le patrouilleur du net: le retour de Dominic Arpin
C’est avec grand plaisir que j’apprends que Dominic Arpin fait son retour sur le web. Son blogue, le patrouilleur du net, ne sera pas affilié à son employeur. Complètement indépendant Dominic Arpin sera libre comme l’air pour l’écriture de son blogue.
Tout un retour en force, beaucoup d’Internautes l’attendaient. Dès la mise en ligne de son nouveau blogue, Dominic a reçu 80 commentaires de bienvenue!
J’avais été attristé par son départ à l’automne, ce qui m’a amené à lui écrire une lettre ouverte à Dominic Arpin sur mon blogue: http://raymondviger.wordpress.com/2007/11/02/la-mort-de-dominic-arpin-le-blogueur/
Son retour va stimuler la blogosphère québécoise. Tout le monde en parle, tout le monde fait des liens. Un retour en force bien attendu.
Je suis content aussi que Dominic Arpin ait fait son retour sur la blogosphère avant une conférence qu’il va donner le 19 février prochain pour la SQPRP (Société québécoise des professionnels en relation publique). Il y est invité à titre de journaliste-blogueur. Pouvait-il être présenté sous ce titre en ayant fermé son blogue? Je préfère qu’il soit de retour et j’ai bien hâte d’assister à sa conférence.
Feuilleter un magazine sur Internet
J’avais déjà entendu parler de plusieurs innovations en matière de lecture électronique. Déjà notre organisme met à la disposition des Internautes ses archives en ligne. Classé par thèmes sociaux, le texte se retrouve cependant sans aucun montage infographie.
Je ne m’attendais pas que nous en arrivions à dépasser cette étape. Les nouvelles technologies deviennent cependant accessibles plus rapidement qu’on peut le penser. Un nouveau programme nous permet de vous offrir en ligne le magazine complet, tel que publié originalement.
Dans les semaines qui vont suivre, nous mettrons en ligne tous les numéros que nous avons encore en version électronique. Pour l’instant, question de vous mettre l’eau à la bouche, je vous laisse le lien pour un exemplaire électronique de Reflet de Société:
Retour de vacances, le suicide, la semaine de prévention du suicide et le Journal de Montréal
Nous sommes le 8 février. Mon blogue et celui du Journal de la Rue m’ont créé une certaine commotion. Le trafic continue d’augmenter sur les différents textes, mais plus spécialement sur ceux touchant le suicide. Ces textes sur le suicide, à eux seuls, génèrent plus de 475 visites par jour! C’est plus de 3 000 visites de gens qui souffrent et qui cherchent un moyen pour se suicider qui ont passé sur mon site pendant ma semaine de vacances! C’est aussi plus de 70 commentaires ou demandes d’aide qui se sont rajoutés dans les billets et dans mon mail.
Je voudrais remercier mon ami Folly, un autre blogueur, qui est venu intervenir à quelques reprises pour aider les gens qui ont passé par mon blogue. Folly a aussi répondu à une demande du Journal de Montréal pour une entrevue sur le suicide qui a été publié aussi sur Canoe.com. Cela a permis de partager les chiffres et l’achalandage que nous recevons sur nos blogues touchant cette détresse qui nous pousse à vouloir en finir et envisager le suicide comme la seule solution “viable” pour éviter de souffrir.
Jean-Michel Nahas, reporter du Journal de Montréal, a écrit cet article, motivé par la semaine de prévention du suicide du 3 au 9 février. Jean-Michel Nahas m’avait laissé un message samedi le 2 février me demandant de le rappeler la journée même pour compléter son article. Mais j’étais en vacances.
Vous vous demandez peut-être comment une personne, sensible au suicide comme moi, peut se retrouver en vacances pendant la semaine de prévention du suicide? Parce que dans mon cas, le suicide se vit 365 jours par année. On peut profiter d’une semaine thématique pour faire de la prévention dans les médias ou dans les écoles. Mais la détresse est omniprésente toute l’année durant.
Cela faisait 3 années que je n’avais pas pris de vacances. La seule semaine de vacances qui pouvait entrer dans l’agenda était celle-là. Et je l’ai prise.
Merci à tous pour votre fidélité et votre présence dans mon blogue. Continuer à prendre votre place et à vous exprimer.
Suicide et intervention de crise en France
L’organisme, Le Journal de la Rue, possède 2 sites Internet et plusieurs blogues. Cela permet de faciliter la navigation des Internautes selon leurs besoins et leurs goûts.
Nous avons donc un site artistique et culturel pour le Café-Graffiti. www.cafegraffiti.net. Nous avons le site général de l’organisme, www.journaldelarue.com. Nous sommes à finaliser un nouveau site, spécifiquement pour le magazine, www.refletdesociete.com.
Nous gérons plusieurs blogues. Les 2 principaux sont celui des archives de Reflet de Société. www.journaldelarue.wordpress.com et le blogue du rédacteur en chef, www.raymondviger.wordpress.com.
Cela nous amène un trafic différent mais aussi de provenance différente pour chacun de ces sites et blogues. Les 2 sites Internet génèrent un trafic 100% canadien. Selon les statistiques d’Alexa, le Café-Graffiti se retrouve p
