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Photos de Julie Couillard (ex-conjointe d’un Hells Angels et d’un Rockers) et Maxime Bernier, ministre conservateur
Tout un titre direz-vous. Je viens de lire un billet de notre ami Renart l’éveillé qui titre: Enfin, une autre photo de Julie Couillard. Le 8 mai dernier, le scandale éclate en première page du Journal de Montréal. On y voit le ministre Maxime Bernier accompagné de Julie Couillard. La photo est pixellisé pour éviter qu’on reconnaisse Julie Couillard. Le 9 mai, Renart L’éveillé lance son billet sur son blogue. Il se pète les bretelles à dire que beaucoup de gens sont venus sur son site en cherchant des photos de Julie Couillard dans Google.
Toujours le 9 mai, après lecture du billet de Renart, le journal d’un Wannabe écrit le billet suivant: Profitant de l’intérêt pour des photos de Julie Couillard. S’amusant à faire compétion à Renart, il dit avoir reçu 420 clics sur ce billet en seulement une heure!
Bon, je dois faire mon méa culpa de blogueur. J’avais entendu vaguement parler de cette histoire entre Maxime Bernier et son ex-amie Julie Couillard. Je suis souvent 7 à 10 jours en retard sur ma lecture de l’actualité. Je savais que je voulais réagir à cet événement. Et comme il arrive souvent, mon opinion aurait sorti 15 jours après ceux-ci.
Mon ami Renart vient cependant de me faire réaliser une chose importante. Quand je blogue, je ne suis plus un rédacteur dans un magazine publié 2 mois après les événements. Je ne suis plus un écrivain qui peut écrire sur des événements qui se déroulent sur plusieurs années. Le blogue, c’est l’instantannéité, le moment présent. On commence à en parler et à présenter des photos avant même que les événements ne soient terminés!
Ouf!!! Va falloir que je me lève encore plus tôt et que je me couche encore plus tard si je veux arriver à reprendre le beat, à être présent sur le web en même temps que tout le monde. Pour mon opinion sur Julie Couillard et Maxime Bernier, vous allez devoir attendre encore un peu. Mon retard est encore évident. Mais la réflexion va se faire sur ma capacité à être si vite et pouvoir livrer une opinion décente plus rapide, malgré mes 100 heures de travail par semaine déjà à l’agenda.
P.S. Après être retourné sur Google en tapant Photo de Julie Couillard, on peut y retrouver en 40e position le blogue de Stéphane Gendron. Voici la description des tags qui nous amènent à son site: Photos Favorites. Photos Favorites · Photos Favorites …. par association tout simplement parce qu’il s’est lié avec une dénommée Julie Couillard. Beaucoup de photos pour une seule ligne sur Julie Couillard dans son billet!!!
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Le crime organisé et les danseuses nues
Un article de la Presse Canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 avril mentionne que la ministre fédérale de l’Immigration, Diane Finley, a reçu des menaces depuis qu’elle a proposé d’empêcher les stripteaseuses étrangères de pratiquer leur métier au Canada.
On y apprend aussi que des fonctionnaires du ministère de l’Immigration ont déjà été la cible de tentatives d’intimidation par le crime organisé lorsqu’il s’agissait de règlements limitant l’accès au Canada de danseuses nues.
Qu’attend-on pour sévir et règlementer encore plus? Doit-on laisser le crime organisé abattre un ministre? Des journalistes ont déjà subi les représailles du crime organisé. C’est su et connu depuis longtemps que les demandes d’immigration pour les danseuses nues sont majoritairement contrôlées par le crime organisé. Le Canada perd la trace de plusieurs immigrantes qui finissent, cachées dans le monde de la prostitution sous le contrôle du crime organisé. Des filles à qui ont leurs enlèvent leur passeport, on les empêchent de demander de l’aide, des filles qui se retrouvent obligé de se prostituer.
Qu’attend-on pour agir? J’ai l’impression parfois que tout le monde est au courant et que personne ne fait rien. Qu’est-ce que je fais de mots tels que “Justice sociale”? Je les mets au poubelle parce que personne n’ose mettre ses culottes? Je les banis de mon vocabulaire parce que personne ne peut s’organiser à désorganiser le crime organisé?
Quel message envoyons-nous à nos jeunes? Est-ce une façon de leur dire qu’ils sont aussi bien d’adhérer à un gang de rue et envisager le proxénétisme comme une bonne source de revenu? Dans les années 1970, nous avons laissé des motards se regrouper, s’organiser et devenir des institutions. La criminalité est le reflet de notre laxisme social.
Il reste encore un peu d’espoir qui m’habite. Que justice et équité puissent trouver leur place dans notre pays. Mais quand je vois le Canada avoir de la difficulté à prendre sa place et mettre les choses en ordre, comment puis-je espérer que, mondialement, les pays du tiers-monde accèdent eux aussi à cette justice tant espéré?
Pas banale la vie carcérale
Jean-Pierre Bellemare vient de quitter l’Institut Leclerc. Il a été transféré à la prison de Cowansville.
Parce que nous, les prisonniers, vivons dans un milieu fermé, nous apprenons à nous connaître en détails très rapidement. Les gens qui m’entourent possèdent tous un bagage personnel très intéressant. Il est pratiquement impossible de s’ennuyer lorsqu’un compagnon d’infortune raconte son vécu.
Tous ceux qui ont fait la première page des journaux se retrouvent ici. On est en mesure de vérifier les allégations des journalistes avec les personnes directement concernées. On réalise que, trop souvent, les médias déforment la réalité pour la rendre plus attrayante aux lecteurs. On découvre l’envers de la médaille expliquant ces comportements qui semblent, à prime abord, incompréhensibles. Surtout si l’on ne se fie qu’aux journaux qui sombrent trop facilement dans le sensationnalisme.
“Il a reçu 25 coups de couteau.” Pourquoi autant d’acharnement? Cette façon de communiquer la nouvelle est vendeuse. Pour moi, qui me trouve en prison et qui rencontre l’auteur de ces actes, je comprends mieux les raisons qui l’ont mené à réagir de la sorte. Je prends le temps de l’écouter me raconter le calvaire des 18 ans où il a été abusé sexuellement par la “supposée victime”, sa faillite psychologique qui explique la perte de contrôle, l’expression d’une douleur si grande, si forte, si puissante que la raison a fait place à la folie, une sorte de black-out.
À l’intérieur des murs, j’ai l’impression qu’on a l’occasion de connaître ceux qui font l’actualité québécoise de façon beaucoup plus objective. C’est généralement une suite consécutive de malheurs, d’échecs, d’abandons, de solitudes qui font glisser inexorablement un tel individu vers la surdose, le suicide, l’agression, voire le meurtre.
Cette façon d’exprimer sa douleur est un exutoire aux conséquences catas-trophiques pour tous. Cette souffrance s’exprime par des actes abominables pour la simple raison qu’elle est insupportable. Une personne en feu peut se jeter en bas d’un édifice seulement pour éviter de ressentir la douleur intense l’envahir. Imaginez-vous en train de subir cette douleur qui brûle à l’intérieur de soi…
Je reviens à l’intensité de la vie carcérale, celle de fréquenter ces gars avec qui on ne s’ennuie jamais. D’être continuellement surveillés par des gardes armés nous questionne sérieusement sur notre criminalité. Une sécurité de plusieurs millions de dollars autour de nous finit par créer un effet certain dans notre esprit. Être entouré de gars qui vivent des dépressions les unes après les autres, des psychoses, des complexes aigus ou de sérieux troubles de personnalité égaye une journée comme vous ne pouvez pas l’imaginer. Dans le même après-midi, on rencontre toute la gamme de criminels inimaginables avec leur propre façon de se comporter. Lorsqu’on a un conflit avec l’un d’eux, toutes les surprises sont possibles, et elles ne s’avèrent pas toujours agréables!
Vivre aussi intensément pendant plusieurs années augmente la difficulté à se réhabiliter et à retrouver sa place en société. Le premier obstacle est une sorte de morosité qui s’installe. La quiétude, qui est recherchée par la majorité des gens, est effrayante pour un gars de prison. Elle représente pour lui le moment avant un meurtre, le moment avant la fouille générale, le moment avant l’émeute.
Le silence en prison est très rare. Lorsqu’il se présente, cela ne présage jamais rien de bon. Voilà peut-être, en partie, pourquoi nous avons de la difficulté à nous réinsérer. Vous seriez étonné des effets secondaires que peut créer une longue période d’incarcération.
Vivre intensément peut paraître grisant lorsqu’on pratique un sport ou quand on triche sa femme pour la première fois. Mais, une longue période d’incarcération cause des dommages dans la façon de percevoir le quotidien et son silence.
*Tous mes textes sont soumis à des codétenus pour être jugés avant publication.
Autres chronique de Jean-Pierre Bellemare.
Le Web 2.0 se retrouve en cour de Justice; l’histoire de Fuzz.fr
Il y a des blogueurs qui génèrent des billets, du contenu, des prises de position. Tous les sujets se retrouvent sur les blogues.
Il existe une blogosphère. Tel que Renart L’Éveillé m’a souligné dans les commentaires, c’est la somme des blogues, ce qui inclus tout ce qui tourne autour de ces blogues. On pourrait la définir comme étant les fans d’un blogue donné. Les lecteurs et commentateurs réguliers d’un blogue sont le lectorat et le commentariat d’un blogue.
Le blogueur, comme un média conventionnel, veut se faire connaître et être lu par un nombre de plus en plus grand d’Internautes. Il veut faire grossir sa blogosphère. Il y a des sites collaboratifs et agrégateurs d’informations en ligne. Des blogueurs vont sur ces sites et présentent différents billets qu’ils ont publiés. Le public est appelé à voter sur la qualité de ceux-ci. Les meilleurs vont monter, les moins bons vont descendre et disparaître. Les blogueurs peuvent s’y faire connaître et les meilleurs augmentent leur blogosphère en récupérant de nouveaux lecteurs.
Fuzz.fr est un de ces sites. Un blogueur aurait présenté un billet qui n’a pas été apprécié par une vedette Française. Celle-ci poursuit le créateur du site Fuzz.fr, Éric Dupin pour avoir laissé publié un article calomnieux.
Cela ébranle la communauté du Web 2.0 et la met en péril. Le site Linkertop.com a eu peur et a fermé l’accès à son site en attendant le prononcé de la Justice envers Fuzz.fr.
Je me questionne énormément sur cet événement qui passera devant le juge le 19 mars prochain. D’une part, qui est responsable du contenu dans un site collaboratif? L’auteur du billet qui vient le présenter ou le site qui offre à tous les Internautes de déposer son billet? Si on dit que c’est le site collaboratif, alors est-ce que Google, MSN, Yahoo et autres vont être tenu responsables des référencements que leurs moteurs de recherches font sur des sites qui pourraient causer préjudices à une vedette?
Le Web 2.0 n’est pas parfait. Il a ses histoires de dérapages. Quelle sorte de précédent la Justice Française va nous réserver le 19 mars? Certains médias conventionnels font face à la Justice. Mais les revenus publicitaires leurs permettent d’envisager et de prévoir les conséquences. Les revenus du Web 2.0 sont embryonnaires et souvent inexistants pour plusieurs. Va-t-on tuer le Web 2.0 en faisant peur aux blogueurs et aux sites collaboratifs?
http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/13/cybermanifestation-de-reporter-sans-frontiere/
PS. Dimanche 16 mars. Nous venons d’apprendre que le site collaboratif Gmiix a aussi fermé son site en attendant le jugement de la cour.
Voter pour ce texte sur Cent Papiers.
Cybermanifestation de Reporter Sans Frontière
Dans le monde, 62 cyberdissidents sont emprisonnés. Plus de 2 600 sites Internet, blogues ou forums de discussions ont été fermés ou rendus inaccessibles en 2007.
Reporter Sans Frontière organise une cybermanifestation. La liste des pays ennemis de l’Internet sont la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Égypte, la Tunisie, le Turkménistan, le Viêt-nam, l’Arabie saoudite, le Bélarus, l’Éthiopie, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie et le Zimbabwe.
Est-ce que cette cybermanifestation va changer quelque chose? J’en doute. Mais au moins, elle aura l’avantage de sensibiliser les gens. À l’ère de l’Internet et de la mondialisation, la répression est encore présente et mérite d’être dénoncé.
Merci à Renart L’Éveillé et Regardez la musique pour le lien sur cette information.
Jeff Fillion, CHOI, Patrice Demers et Genex Communications
Dans le Journal de Montréal du 26 janvier, on y lit un article provenant de la Presse Canadienne. Jeff Fillion est poursuivi par son ancien employeur, CHOI, Patrice Demers et Genex Communications. Ses biens personnels ainsi que ceux de sa conjointe, Marie-Claude Grenier ont été saisi par Patrice Demers et Genex Communications. Patrice Demers veut récupérer la quote-part de Jeff Fillion dans les actions en justice que les deux partis ont perdu vis-à-vis Sophie Chiasson, Pierre Jobin de TVA ainsi que Robert Gillet.
Jeff Fillion, pour sa défense, tente de nous faire pleurer. Il mentionne qu’il n’a pas à payer pour la témérité de Patrice Demers. Ce dernier a voulu aller à procès contre Sophie Chiasson. Cela leur a couté 300 000$. Jeff Fillion voulait tenter d’éviter d’aller devant le juge, ce qui aurait peut-être pu se faire avec une entente hors cours à coût moindre.
Même si Jeff Fillion considère qu’il n’a pas à payer pour la témérité de Patrice Demers, peut-être que Patrice Demers n’a pas à payer pour les injures profanées par Jeff Fillion sur les ondes!
Incohérence à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ)
J’ai reçu mon renouvellement de permis de conduire. Cette année, pour conserver la classe MOTO, il faut payer des frais supplémentaires. Au cas ou le “trip” de refaire de la moto ferait parti du démon du midi que je devrais possiblement vivre un jour, je décide de conserver la classe MOTO et d’en payer les nouveaux frais en même temps que le renouvellement de mon permis de conduire.
Mon beau-frère, Carmel, n’est pas dû pour son renouvellement de permis de conduire. Il reçoit donc une lettre de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) l’informant des nouveaux frais s’il veut conserver ce privilège. Étant convaincu que la moto ne fait plus parti de ses objectifs de vie, il décide donc de résiller ce privilège de son permis de conduire.
Surprise! Même s’il décide de ne pas payer les frais pour conserver le droit d’utiliser une moto, il doit tout de même payer des frais. En téléphonant à la SAAQ, la raison qu’on lui a donné c’est que la société d’État n’avait pas eu le temps d’envoyer les lettres à temps et que l’année était déjà commencé avec la nouvelle règlementation!!!
Si Carmel avait eu à renouveller son permis cette année, les frais de cancellation du permis de moto aurait passé inaperçu dans les frais de renouvellement.
Morale de cette histoire: quand la SAAQ est en retard, tu payes!
Morale de cette morale: prenez le temps de décortiquer les frais d’une facture, il s’y trouve parfois du camouflage.
Est-ce qu’un missionnaire va avoir le temps, l’argent et l’énergie pour faire un recours collectif contre la SAAQ pour préserver les droits de ceux qui acceptent de perdre leur permis de moto pour ne payer avoir à payer les frais de renouvellements?
Si c’est le cas, SVP m’en aviser.
L’avortement, 20 ans après sa légalisation
Le 28 janvier 1988, la Cour suprême du Canada déclarait inconstitutionnel l’article 251 du Code criminel. Les raisons: il restreignait les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité des femmes.
Le pionnier dans cette lutte est le Dr Henry Morgentaler, qui a été emprisonné pour la cause qu’il défendait: le droit des femmes de choisir elles-mêmes le moment de leurs grossesses et d’avoir accès à des services d’avortement sécuritaires.
Mais rien n’est acquis. Périodiquement, on remet en question le droit des femmes à des services d’avortement, et ce dans la population comme des deux côtés de la Chambre des Communes.
Voici quelques articles.
* “Avortement 1988-2008 - Vingt ans de liberté et d’égalité”, par Des groupes de femmes du Québec
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2879
* “20e anniversaire de l’arrêt Morgentaler - Il y a 20 ans, l’avortement était enfin décriminalisé”, par le Conseil du statut de la femme du Québec
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2880
* “Avortement - “Si aujourd’hui j’apprends que je suis enceinte…”, par Cathy Wong, étudiante en droit
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2878
* “Le point sur l’accessibilité aux services d’avortement dans les hôpitaux canadiens - Recul”, par L’Association canadienne pour la liberté de choix
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2883
* “Des hôpitaux canadiens accueillent cavalièrement les demandes d’information sur l’avortement”, par Isabelle N. Miron
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2710
* “L’Église engage un bras de fer contre l’avortement”, par Anne Roy et Gaël De Santis (L’Humanité)
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2881
* “Avortement - Un sujet tabou”, par Margaret Somerville
Et la réplique de Nathalie Collard de La Presse: “4 mois, 3 semaines et 2 jours”
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2882
Dossier Avortement http://sisyphe.org/rubrique.php3?id_rubrique=128
L’article 212 de la loi sur la prostitution, le proxénétisme et les annonces classées
L’article 212 du code criminel concernant la prostitution stipule que l’on ne peut vivre pleinement ou en partie de la prostitution d’autrui. Un proxénète qui prend un pourcentage sur le travail d’une prostituée est coupable selon cette loi.
Mais qu’en est-il des médias qui font la publicité des services d’escortes et de prostitution? Ces annonces rapportent des profits. Le média vit en partie de la prostitution d’autrui. Depuis longtemps, nous nous questionnons sur le laxisme des autorités à tolérer cette illégalité au code criminel.
Mais voilà que le vent commence à changer. Le Mercury News un journal de San Jose aux États-Unis, vient de publier un reportage Travis Reed, journaliste de l’Associated Press. Trois vendeurs de publicité pour les annonces d’escorte du Orlando Weekly viennent d’être arrêté le 19 octobre dernier par une escouade de la moralité sous le chef d’accusation de faire de l’argent sur le dos de la prostitution. Ils peuvent se faire condamner à une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison.
En ce qui concerne le média, il peut être condamné à une amende de 15 000$. Le juge pourrait aussi décider d’incarcérer un représentant du Orlando Weekly. Le Metropolitain bureau of investigation a fait enquête pendant 2 ans pour en arriver à réaliser ces arrestations.
Est-ce que cela va influencer les autorités canadiennes et québécoises à appliquer la loi? Est-ce que cela va mettre de la pression sur les gros vendeurs d’annonces sur la prostitution tel que le Journal de Montréal, le ICI et les autres médias?
Textes sur la prostitution. Commentaires du rédacteur sur la prostitution.
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Politiciens qui mentent et partenariat public-privé (PPP) néfaste
Les nouvelles se succèdent, parfois subtilement. Un petit texte à la fin des nouvelles, un peu comme les petits caractères d’un contrat d’assurance. En les mettant en évidence, une à la suite de l’autre, il peut arriver de faire de curieuses découvertes.
Le 18 mai, dans le Journal de Montréal, un article de la Presse Canadienne pris dans Le Devoir souligne que l’Agence des partenariats publics-privés (PPP) ne respecte pas les principes en vertu desquels elle a été créée. Un contrat de 430 000$ a été accordé à la firme Price Waterhouse Coopers sans aucune appel d’offre. Le président de l’Agence des PPP, Pierre Lefebvre, est un ancien de Price Waterhouse Coopers. L’appel d’offre permet d’obtenir le meilleur prix pour le service demandé. Ça ressemble à un conflit d’intérêt.
Le 8 septembre, le Journal de Montréal publie un autre de la Presse Canadienne. Selon une étude réalisée par la Fédération canadienne des municipalités, les PPP minent la démocratie, nuisent aux petites entreprises et n’entraînent pas d’économies pour les contribuables!
Avec ces 2 articles et cette étude vous vous demandez pourquoi les politiciens continuent de soutenir les PPP et qu’ils ne cessent de nous dire que cela sera bon pour notre société? La réponse nous vient d’un article de l’Agence France Presse publié le 6 octobre dans le Journal de Montréal: Un politicien a maintenant le droit de mentir. La cour suprême de Washington vient de renverser une loi datant de 1999 qui interdisait la publicité mensongère d’un candidat lors d’une campagne électorale. Maintenant les politiciens peuvent revenir à leurs anciennes habitudes: mentir en période électorale!
http://raymondviger.wordpress.com/2006/10/27/ford-gm-et-toyota-demantelent-le-metro-de-los-angeles/
Masturbation et prostitution
Le 11 septembre dernier, la Presse Canadienne nous rapporte la décision d’un juge de l’Ontario. Le juge Howard Chisvin a statué que le fait de masturber un client pendant un “massage intégral” ne constitue pas un acte de prostitution. Il a ainsi rejeté deux chefs d’accusation qui pesaient contre Valeri Ponomarev, qui exploite le Studio 176 de Vaughan, en Ontario.
La décision du juge Chisvin stipule que l’acte de masturbation optionnel était couvert par les frais exigés pour un massage complet. “Je me demande, et je doute, si la communauté considérerait la masturbation comme un geste sexuel en toutes circonstances”, a-t-il dit.
Dans wikipédia, la masturbation est une pratique sexuelle. Dans mon dictionnaire encyclopédique Hachette, la masturbation est un attouchement des parties génitales destiné à procurer le plaisir sexuel sur quelqu’un.
Dans ces deux références, la prostitution est défini comme le “fait d’avoir des rapports sexuels cont rémunération”.
Comment un juge peut définir que la masturbation n’est pas un acte sexuel? Comment peut-il dire que le fait de payer pour un massage intégral peut inclure la masturbation sans que cela ne soit de la prostitution?
Certains juges créent des précédents et une jurisprudence qui nous compliquent la vie. Est-ce que cela va permettre aux tenanciers de maison close de jouer avec les mots et dire que leur personnel font de la masturbation avec leur bouche pour faire légaliser les fellations?
Textes sur la sexualité, la prostitution et commentaires du rédacteur sur la sexualité et la prostitution.
Éducaloi et les jeunes
Hier matin, j’ai assisté à l’inauguration d’un nouveau site internet d’Éducaloi. Éducaloi est un organisme à but non lucratif qui vise un accès plus facile aux rudiments du monde de la justice et de la loi pour les gens de tous les milieux. Une cause que je trouve fort défendable, vu les minces connaissances que nous avons de nos droits aujourd’hui, et vu l’importance qu’ils peuvent avoir dans la vie de tous les jours.
C’est pour le lancement de Carrières en justice, un outil web qu’Éducaloi vient de créer avec de nombreux collaborateurs, que plusieurs personnes ont été convoquées hier à la Cour d’appel du Québec. Carrières en justice se veut une source d’information pour les jeunes qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur une profession quelconque qui gravite autour du monde de la justice.
C’est sur le site www.jeunepourjeunes.com qu’on peut retrouver cette nouveauté d’Éducaloi. Tout y a été adapté pour que le jeune se sente concerné. Et pour qu’il s’y plaise surtout, ce qui n’est pas peu dire, car comme le faisait remarquer hier le juge en chef du Québec, l’honorable J.J. Michel Robert, les jeunes ont souvent une opinion négative du monde de la justice, et ont besoin de se faire prouver le contraire.
Allez voir ça : www.jeunepourjeunes.com
Gabriel
Sarkozy, des graffitis et vandalisme à Montréal
Le Journal de Montréal nous apprenait ce matin que le local montréalais de Nicolas Sarkozy a été vandalisé. Des graffitis plein la vitrine, des affiches collées un peu partout avec des mentions telles que: ” Sarkozy, sacre ton camp d’ici ” ou encore “Lutte sans frontière contre le facisme “. Selon Mme Khadija Doukali, la directrice de campagne de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), cela serait la deuxième fois que les partisans de Sarcozy sont victimes de vandalisme depuis le début de la campagne présidentielle.
Malik Dussaud, secrétaire de la section du Parti socialiste de Montréal se dissocie du vandalisme et trouve regrettable les événements.
Personnellement, je ne suis pas surpris de la tournure des événements. Je suis revenus de France le 23 avril dernier. À mon retour, des jeunes que j’accompagne à Montréal me font part de l’arrogance des gens qui travaillent pour Nicolas Sarkozy à Montréal. Par hasard, ils étaient près de l’ambassade de France et des gens de l’équipe de Nicolas Sarkozy tentaient d’empêcher des gens de passer des tracts qui dénoncaient les agissements de Nicolas Sarkozy et de ne pas voter pour lui. La police a dû intervenir et mentionner aux gens de Nicolas Sarkozy, qu’au Québec, les gens ont le droit de faire cabale contre un candidat politique et qu’elle ne pouvait pas empêcher les gens de s’exprimer.
Les gens de l’équipe de Nicolas Sarkozy étaient furieux et arrogants. Les jeunes de Montréal ont été surpris de leurs agissements et de leur façon de faire, comme s’ils étaient les seuls maîtres à bord, que la démocratie leur appartenait et qu’ils pouvaient contrôler les faits et gestes de tout le monde.
D’une part, l’équipe de Nicolas Sarkozy n’a pas été appréciée. Ni dans cet altercation près de l’ambassade, ni pour ses agissements dans les événements incendiaires dans les cités. D’autre part, depuis la venue d’Internet, les jeunes marginalisés sont en contact ensemble à travers le monde. Ils voyagent plus aussi. Quand les jeunes se sentent persécutés et opprimés en France, ce sont tous les jeunes à travers le monde qui se questionnent et qui sont prêts à riposter.
La France est un pays beaucoup plus rigide que le Québec. Sarcozy, tel que vous le verrez dans mon blogue de demain, n’y a pas été de main morte avec les jeunes et les cités. Je suis contre toute forme de violence. Mais nous devons nous questionner à savoir si Sarkozy est en train de récolter ce qu’il a semé? La violence attire la violence.
Après avoir séjourné 15 jours en France, après avoir rencontré des intervenants, des jeunes et avoir visité les cités, je fais des prières pour que Nicolas Sarkozy ne soit pas élu président de la république.
http://raymondviger.wordpress.com/2007/05/02/pourquoi-la-france-a-brule/
Le Doc Mailloux et Yves Boisvert de La Presse
Dans sa chronique du 5 février, Yves Boisvert de La Presse souligne un fait intéressant dans l’histoire du Doc Mailloux. Le comité de discipline des médecins a été provisoirement radié. Ceci est une mesure exceptionnelle utilisé pour qu’il y ait un arrêt d’agir immédiat sur un médecin dangereux. Une radiation avant que le comité ait le temps de juger de la situation.
M. Boisvert nous mentionne que c’est une décision purement politique. Même si plusieurs, comme moi, en avait assez de l’entendre dire des absurdités dans les médias, en tant que psychiatre, il n’y a eu aucune plainte contre le Doc Mailloux.
Et c’est là que je suis un peu bouleversé. Dans ce cas-ci, sans aucune plainte, non seulement le comité de discipline des médecins va juger l’affaire Mailloux, mais ils ont été jusqu’à le radier immédiatement en attendant d’étudier le cas. Dans d’autres histoire, nous entendons régulièrement des institutions tel Santé Canada nous dire qu’ils ne peuvent rien faire tant qu’il n’y a pas de plainte. Deux poids, deux mesures.
Quand c’est politiquement dérangeant, on procède. Si ce n’est que la sécurité des citoyens qui est en jeu, on s’en lave les mains et il faut attendre des plaintes en bonne et dû forme. Est-ce une façon d’utiliser les institutions en place à son avantage personnel?
Hérouxville, André Drouin, Jacques Proulx et les accommodements raisonnables
Hier un blogue sur notre policier raciste avec une chanson sur Internet, aujourd’hui, le cas André Drouin d’Hérouxville. Moi qui ne voulait pas parlé des accommodements raisonnable!
Au départ, quand j’ai lu dans La Presse que l’équipe de Guy A. Lepage cherchait André Drouin pour l’inviter à l’émission Tout le monde en parle, j’ai été déçu. Tout le monde le passait déjà en entrevue. Pourquoi faire comme tout le monde? C’est après avoir regardé l’émission que j’ai compris la différence. Parce que l’émission Tout le monde en parle… différemment. D’une part, la présence de Jacques Proulx de Solidarité rurale a permis de mettre en contexte la présence d’André Drouin. D’autre part, l’émission Tout le monde en parle, c’est un peu comme une drogue. Cela fait ressortir et amplifie une partie de ce que nous sommes. Si notre discours est cohérent et bien fondé, il va se véhiculer encore plus et mieux. Si notre discours est décousu et ne tient pas la route, tout le monde va pouvoir se faire une bonne idée de la situation.
Je ne doute pas des bonnes intentions d’André Drouin. Mais d’affirmer qu’à Hérouxville on ne peut lapider une femme, est-ce à dire qu’on peut les tuer avec un couteau mais pas avec une roche? Affirmer que l’on doit manger du cochon dans sa ville, n’est-ce pas de l’ingérence dans nos assiettes? Le code de vie adopté par les conseillers tels André Drouin est basé sur un racisme qui mérite d’être dénoncé.
Je suis déçu que les gouvernements, autant provincial que fédéral, ne soient pas encore intervenu dans cette affaire. On ne peut laisser une municipalité interférer dans des lois qui ne sont pas de leur ressort. On ne peut laisser une municipalité maltraiter notre relation avec les immigrants de la sorte sans réagir.
Il y a distorsion de la définition de la démocratie à Hérouxville. Je me souviens d’une phrase d’une ancienne présidente de notre organisme en ce qui concernait la démocratie. Avec notre projet Café-Graffiti, nous éduquons des jeunes marginaux, souvent en apprentissage de la communication, à prendre position sur le devenir de l’organisme. Ces jeunes ont souvent tendance à exclure les autres jeunes. Ils s’approprient les lieux et en deviennent les seigneurs. Et je cite notre ancienne présidente: “Nous représentons les jeunes qui fréquentent le Café-Graffiti ainsi que ceux qui devraient le fréquenter”.
Une telle citation change la couleur de la démocratie souvent totalitaire des seigneurs en poste. En tant que gardien de la mission d’un organisme communautaire, cela nous permet de rester ouvert à de nouvelles fréquentations et aux autres groupes.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/03/les-accommodements-raisonnables/
Textes sur Tout le monde en parle.
Les accommodements raisonnables, un policier et une chanson
Je m’étais promis de ne pas aborder ce sujet. Ni les accommodements raisonnables, ni cette chanson raciste que le policier à écrite. L’ensemble des commentaires que j’ai lu sur le sujet me force cependant à prendre quelques instants pour commenter cet événement.
L’ensemble des commentaires du public semble donner raison à ce policier. “Il a fait la chanson sur son temps.” “Question de liberté d’expression, il n’est pas dans le tort.”
Son employeur, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) semble être du même avis. Il ne l’a pas fait sur le temps de la compagnie et il n’a pas utilisé le matériel du SPVM, donc pas de réprimande et pas de problème, on ferme les yeux et on oublie cette histoire.
Personnellement, je vis un gros malaise dans cet événement. D’une part, tout le monde s’entend pour dire que la chanson est raciste. Le monsieur est policier. Si je suis un immigrant et que je me fais arrêter par ce même monsieur, est-ce possible que je me questionne sur son intégrité et son impartialité?
Un policier représente la justice et la loi. Je dois m’attendre à un minimum de neutralité et d’objectivité. Un policier peut-il être raciste? Sommes-nous raciste seulement à la maison sur notre temps? Est-ce que le simple fait de mettre un uniforme nous enlève notre côté raciste?
La chanson a peut-être été réalisée sur son temps, mais en devenant publique, elle déborde et empiète sur son temps de travail. Si nous tolérons le racisme déclaré d’un policier parce qu’il l’a fait sur son temps, pouvons-nous accepter qu’il fasse pousser du ”pot” sur son temps le soir et que le jour il soit policier?
Et c’est là que nous avons à nous positionner en tant que société. Pouvons-nous accepter et tolérer le racisme?
Ce qui m’inquiète aussi c’est la réaction d’un certain public. «ce policier dit tout haut ce que l’on pense tout bas». Ouf! Ça commence à m’inquiéter. Mais pourquoi l’intolérance des Québécois vient de monter d’un cran dans les derniers mois?
Il y a des abus dans ces fameux accommodements raisonnables. Mais le problème ne vient pas des immigrants. Ils ont le droit de demander tout ce qu’ils veulent. Le problème ce sont les personnes en poste d’autorité, les décideurs qui ne sont pas capable de dire non et de s’affirmer. Par peur d’avoir des crises à gérer. Par peur d’avoir à justifier leurs gestes.
Le public, ce n’est pas après les immigrants qu’il devrait s’emporter, mais auprès de nos autorités. La mollesse de nos décideurs créent des injustices et une intolérance. Et cela se répercute sur notre climat social.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/03/les-accommodements-raisonnables/
Marc Pigeon et les gangs de rue
Marc Pigeon est adjoint au directeur de l’information pour le Journal de Montréal. Le 21 décembre, il prend la plume pour dénoncer les accusés de la rue Pelletier et amis de “Ti-Pon” Mathieu qui se promènent dans le Palais de Justice avec cagoule et lunette fumée.
Sur ce premier point, je suis parfaitement d’accord avec Marc Pigeon. Mon incompréhension des règles de sécurité s’en retrouve tout autant dépassé que lorsque j’ai vu des ministres signer une entente avec des Warriors en cagoule!
Marc Pigeon a cependant dérapé quelque peu lorsqu’il a voulu faire une comparaison avec le policier Serge Côté de la sureté municipale de Varennes qui est venu témoigner en uniforme dans une cause personnelle. Serge Côté avait écopé de deux jours de suspension.
Marc Pigeon nous dit: “entre la sanction à l’honnête policier qui témoigne en uniforme et l’inaction à l’endroit d’un accusé à cagoule, il y a une marge… Le policier en habit de police dans une salle de cour, ça ternit l’image de la justice. Mais un bandit présumé avec un habit de bandit… c’est correct?”
Qu’un policier se serve de son uniforme pour impressionner et tenter d’influencer un jugement de cour dans une cause personnelle est inacceptable. Que des bandits présumés se promènent dans un palais de justice avec cagoule et lunette fumée, c’est aussi inacceptable. Un jugement est venu remettre à l’ordre le policier. Et c’est bien ainsi. Le problème soulevé c’est que nous n’aurions jamais dû accepter ou tolérer les gangs de rue présumés avec leur cagoule. Aucune comparaison ne tient entre les deux incidents. Il n’y en a pas un plus “correct” que l’autre. Les deux événements son inacceptable.
Il faut questionner le laxisme des autorités face à la mascarade de cagoule dans un Palais de justice, mais cela ne permet pas d’innocenter un policier qui a fait usage de son uniforme pour une cause personnelle.
Autres textes sur gang de rue:
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/franco-nuovo-et-les-gangs-de-rue/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/11/06/les-gangs-de-rue-sexportent-en-region/
Le casier judiciaire et son impact sur les assurances personnelles
écrit par Jean-Claude Bernheim et Jean-François Cusson, Vol 15-2, décembre 2006

L’impact du casier judiciaire n’est plus à démontrer. En effet, plusieurs études ont analysé les conséquences du casier judiciaire sur l’emploi, sur les déplacements transfrontaliers ainsi que sur la protection de la vie privée.
De plus, il semble que les locateurs de logement s’informent de plus en plus fréquemment à propos du casier judiciaire de leur futur locataire.
Étant donné le nombre élevé de personnes possédant un casier judiciaire au Canada, il s’agit là d’une situation fort préoccupante, qui touche une grande proportion de la population. En 2004, parmi les personnes de 15 ans et plus, plus de 20% des hommes (2 902 533) et plus de 5% des femmes (798 486) possèdent un casier judiciaire.
Le casier judiciaire punit aussi la famille immédiate
Nous désirons porter votre attention sur le problème de l’assurance personnelle. De plus en plus de personnes ayant un casier judiciaire éprouvent des difficultés avec les compagnies d’assurance.
Plusieurs personnes se voient refuser à titre de clients par des compagnies d’assurance dites «standard». Ou encore, elles voient leurs réclamations rejetées, parce qu’elles n’ont pas précisé, au moment de la demande d’assurance, qu’elles ont un casier judiciaire. Ou plus grave encore, elles sont refusées parce que leur conjoint ou leur enfant qui vit sous leur toit a dossier.
Selon la Loi sur le casier judiciaire, la réhabilitation (le pardon) devrait en principe effacer les conséquences de la condamnation. Dans les faits, on remarque que la réhabilitation a surtout une valeur symbolique et, qu’au mieux, elle peut mitiger les effets de la condamnation (Cour d’appel du Québec).
Le casier judiciaire, tel que nous le connaissons au Canada, est un obstacle important en matière d’assurance, et la notion de réhabilitation demeure tout à fait théorique.
Au cours des dernières années, certains tribunaux ont durci leurs jugements envers ceux qui possèdent un casier judiciaire. Ainsi, la Cour du Québec a statué que le droit à l’assurance, ça n’existe pas en soi.
Des compagnies d’assurance de plus en plus réticentes
Les données recueillies, jusqu’à présent, font ressortir que les compagnies d’assurance sont de plus en plus réticentes à assurer les détenteurs d’un casier judiciaire, et ce, même si la couverture d’assurance demandée n’a rien à voir avec la nature du casier judiciaire. En fait, elles tendent à considérer que le simple fait de posséder un casier judiciaire a pour effet d’augmenter le niveau de risque non seulement de l’assuré, mais de sa famille immédiate. Cette façon de faire, tout en étant discriminatoire, fait fi de la notion de réhabilitation.
La pointe de l’iceberg?
Les cas qui nous ont été jusqu’ici soumis soulèvent les questions suivantes. Pourquoi ne pas inscrire directement dans la documentation et sur les contrats l’obligation qu’a la personne qui demande une assurance de préciser si elle a un casier judiciaire? Pourquoi la présomption d’innocence n’est-elle pas applicable dans le cas d’une personne qui détient déjà une assurance? Pourquoi, dans la perspective où le contrat d’assurance est un contrat de bonne foi, l’assureur n’a-t-il pas l’obligation de faire clairement connaître ses critères de refus avant d’assurer et de faire inclure dans les exclusions le fait d’avoir un casier judiciaire?
D’ailleurs, devant l’attitude des compagnies en matière d’assurance automobile, la Cour d’appel du Québec a mentionné, dans une décision récente (8 février 2005, 2005 QCCA 197), que «si les assureurs ne souhaitent pas assurer les personnes ayant un casier judiciaire non relié à la conduite d’un véhicule ou à sa possession, qu’ils posent directement les questions appropriées». Malgré tout, elles refusent de le faire depuis des décennies.
L’attitude des compagnies d’assurance nous conduit à nous poser la question suivante: s’il est justifié de refuser d’assurer les personnes ayant des antécédents judiciaires, de même que leur conjoint et éventuellement leurs enfants qui demandent directement une assurance, est-il déraisonnable de se demander si la situation devrait être la même pour des locataires qui ont un casier judiciaire? Le locateur est-il, ou encore sera-t-il, en mesure d’obtenir une assurance?
En effet, les employeurs qui envisagent d’embaucher une personne ayant un casier judiciaire peuvent voir leur prime augmenter considérablement ou leur couverture diminuer comme une peau de chagrin. Alors, pourquoi pas les locateurs? Jusqu’où allons-nous continuer cette discrimination? Autoriser la discrimination des personnes ayant des antécédents judiciaires peut-il contribuer à maintenir une société plus juste, paisible et sûre? Nous en doutons.
Une recherche pour mieux comprendre la situation
Nous avons entrepris une recherche sur la situation des personnes ayant un casier judiciaire ainsi que sur les membres de leurs familles. Le questionnaire sera bientôt disponible à l’adresse suivante: www.asrsq.ca.
Nous voulons vérifier quel est l’impact économique de l’exclusion de l’industrie de l’assurance des 500 000 Québécois détenteurs d’un casier judiciaire, ainsi que les centaines de milliers de membres de leurs familles.
Nous examinerons également l’impact relatif aux coûts sociaux qui seront éventuellement assumés par les gouvernements du Québec et du Canada.
En effet, les conséquences de l’impossibilité d’être indemnisé ou de s’assurer peuvent avoir des effets économiques considérables et des répercussions sur la santé des individus ainsi que sur leur potentiel de reprendre une vie normale.
Pour informations: (514) 521-3733
Vol d’automobiles
• Une compagnie refuse d’indemniser un assuré parce que, d’une part, il n’a pas déclaré qu’il possède un casier judiciaire (sentence à vie pour meurtre), et, d’autre part, pour une faillite survenue sept ans auparavant. L’assuré est en libération conditionnelle depuis 10 ans. En conséquence, l’assuré doit continuer à payer son auto volée (528$ par mois). Mais, le plus important, selon lui, c’est l’impact psychologique de se faire répéter qu’il est un criminel dans une affaire qui n’a rien à voir avec son passé et sa vie depuis sa libération.
• Condamné pour meurtre et en libération conditionnelle, il se fait voler son automobile d’une valeur de 10 000$ environ. La compagnie refuse de l’indemniser. Après le dépôt d’une requête à la Cour du Québec (chambre civile), il y a règlement hors cour et la compagnie lui verse un montant de 7 710$ en capital-intérêts et frais.
• Un jeune homme, sous le coût d’un engagement de ne pas troubler l’ordre public à la suite d’une accusation de vol et de fraude, voit la compagnie d’assurance refuser d’indemniser ses parents après qu’il ait commis un vol d’auto. Une compagnie d’assurance refuse d’indemniser le propriétaire d’une automobile volée sous prétexte qu’il n’a pas déclaré que son fils, majeur et domicilié dans une autre région que le père, désigné conducteur principal, avait été condamné pour fraude quatre ans auparavant, pour avoir émis un faux chèque. La Cour du Québec accueille l’action et condamne la compagnie à verser une indemnité de 9 400$.
• Une compagnie refuse d’indemniser le propriétaire d’une automobile, qu’il ne conduit pas, et dont la conjointe est désignée à titre de conductrice principale, sous prétexte qu’il a omis de déclarer ses antécédents judiciaires qui n’ont rien à voir avec l’utilisation et la conduite d’un véhicule automobile. La Cour du Québec accueille l’action et condamne la compagnie à verser une indemnité de 16 295$.
Demande d’assurance feu et responsabilité civile
Le demandeur a une assurance automobile depuis six ans. Les compagnies 1 et 5 lui demandent s’il a un casier judiciaire (une condamnation pour culture de marijuana, en 2001). Devant sa réponse positive, il essuie deux refus. Il se retrouve à devoir envisager de fermer sa compagnie informatique, parce qu’il ne peut obtenir d’assurance responsabilité pour répondre aux exigences de ses clients.
Difficultés d’une conjointe de détenu
L’ex-conjointe d’un détenu a subi une série d’injustices dont l’expulsion de son logement et un refus d’assurance habitation. Cette personne se sent victime et pénalisée du fait qu’elle n’a commis aucune infraction et qu’elle n’a plus de contact avec le condamné.
Résiliation de contrat
Après la diffusion d’un reportage dans le cadre de l’émission La Facture (Radio-Canada, janvier 2003), un ex-détenu contacte sa compagnie d’assurance pour l’informer qu’il a un casier judiciaire et que sa dernière condamnation, pour vol qualifié, remonte à 1993. La compagnie lui envoie une lettre l’informant qu’elle résilie le contrat d’assurance.
À la suite d’un appel téléphonique, la compagnie accepte de poursuivre une partie de la couverture, le feu seulement, mais avec une franchise de 1000$ et en excluant le vol. Évidemment, la conjointe ne peut se prévaloir d’une assurance avec une couverture plus large. Les compagnies sollicitées ont refusé de l’assurer.
http://raymondviger.wordpress.com/2006/09/15/les-prisons-les-tatous-et-les-tests-mts-sida/
http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/25/linstitut-leclerc-sexprime/
Aux trois pivots, La résolution de conflits
Par Anne Lamothe, Tour d’y voir
Deux intervenantes de l’organisme trifluvien Aux trois pivots se sont rendues, au printemps dernier, en Belgique pour présenter leur approche de résolution de conflits à une soixantaine de Belges. Mandatées par le Regroupement des organismes de justice alternative du Québec (ROJAQ), Denise Caron et Evelyne Leblanc reviennent avec dans leurs bagages des façons de faire progresser la médiation au Québec.
La ressource en justice alternative Aux 3 pivots existe depuis 1983 et intervient notamment auprès des jeunes de 12 à 17 ans ayant commis des infractions au code criminel. «C’est lorsque l’adolescent a commis une faute grave et se retrouve devant les tribunaux qu’il est important de tenter un rapprochement avec la victime. En Belgique, les ententes entre les jeunes contrevenants et les victimes sont entérinées par les juges. Ici, les juges sont peu sensibilisés à la médiation. Il faudrait faire bouger les choses et impliquer les juges et les procureurs dans le processus, car c’est eux qui sont en première ligne,» indique Evelyne Leblanc.
Au Québec, les membres du ROJAQ sont d’ailleurs très ouverts à l’innovation. À preuve, au cours de la dernière année, les groupes oeuvrant en justice alternative ont réajusté leur tir en s’inspirant de la méthode d’intervention de l’américain John Umbreit dont l’approche privilégie d’abord le dialogue. La formation donnée en Belgique était axée sur cette façon de travailler. «L’important pour nous est que les deux interlocuteurs établissent une bonne communication. C’est eux qui choisissent comment régler leur conflit. Notre rôle est de favoriser les rapprochement», poursuit Mme Leblanc.
Les intervenantes québécoises ont invité leurs confrères belges à voir la résolution de conflits avec une autre paire de lunettes. «Nous leur avons présenté une nouvelle approche de résolution de conflit en faisant des mises en situation. En jouant plusieurs rôles, les personnes se rendent compte que l’on réagit différemment en fonction de nos expériences de vie face à un conflit.», affirme Mme Leblanc.
En Belgique, les médiateurs considèrent essentielle la signature d’entente entre les deux parties. Ici, les intervenants préconisent plutôt une communication étroite et les résultats sont concluants, même si les deux interlocuteurs n’ont pas signé d’entente formelle. «Au Québec, nous insistons davantage sur la rencontre préparatoire. Nous nous assurerons d’abord que les deux personnes entreprennent la démarche pour les mêmes raisons. Nous devons nous assurer qu’ils se comprennent bien, car parfois le niveau de langage est différent d’une personne à l’autre. Nous les incitons à trouver une solution gagnante pour les deux», explique-t-elle.
Cette méthode implique des modifications au niveau du déroulement de la médiation notamment la présence de deux médiateurs n’est plus requise, une seule suffit. «En étant deux, nous pouvions partager nos impressions sur la rencontre, mais certains participants trouvaient plus difficile d’établir le dialogue car ils étaient intimidés», souligne-t-elle.
Les formatrices de l’organisme trifluvien se rendent en Europe depuis une quinzaine d’années pour échanger avec leurs collègues français, suisses et plus récemment belges. En France, la hiérarchie est beaucoup plus présente dans les différents secteurs d’activité, ce qui influence grandement le travail des intervenants en médiation. «Le principe d’égalité entre les personnes n’est pas respecté et ça crée des embûches et de l’incompréhension. Comme il y a une loi sur la médiation, il y a des médiateurs partout, même dans les hôpitaux. Certaines intervenantes en milieu hospitalier font face à des médecins qui refusent de s’asseoir avec les patients, le rapport de force étant à leur avantage, ils estiment que leurs pratiques n’ont pas à être remises en question», déclare Mme Leblanc.
En septembre 2000, l’organisme de justice alternative de Trois-Rivières a mis sur pied La Boutique de droit. Afin de mettre en place cette initiative, Aux trois pivots s’est inspiré de divers projets en cours dans différents pays, puisqu’il n’y avait aucun service de ce genre au Québec, voire même au Canada. Les intervenants de la Boutique offrent des services à la population du grand Trois-Rivières et de la MRC des Chenaux.
La Boutique de droit propose des mécanismes conviviaux de résolution de conflits. Ceux-ci donnent la possibilité aux parties impliquées dans une situation conflictuelle de discuter, de s’expliquer et de participer à la résolution «à l’amiable» de leur situation. Les citoyens peuvent régler leurs conflits de façon constructive avant qu’ils soient pris en charge par les systèmes légaux.





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