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Photos de Julie Couillard (ex-conjointe d’un Hells Angels et d’un Rockers) et Maxime Bernier, ministre conservateur

Tout un titre direz-vous. Je viens de lire un billet de notre ami Renart l’éveillé qui titre: Enfin, une autre photo de Julie Couillard. Le 8 mai dernier, le scandale éclate en première page du Journal de Montréal. On y voit le ministre Maxime Bernier accompagné de Julie Couillard. La photo est pixellisé pour éviter qu’on reconnaisse Julie Couillard. Le 9 mai, Renart L’éveillé lance son billet sur son blogue. Il se pète les bretelles à dire que beaucoup de gens sont venus sur son site en cherchant des photos de Julie Couillard dans Google.

Toujours le 9 mai, après lecture du billet de Renart, le journal d’un Wannabe écrit le billet suivant: Profitant de l’intérêt pour des photos de Julie Couillard. S’amusant à faire compétion à Renart, il dit avoir reçu 420 clics sur ce billet en seulement une heure!

Bon, je dois faire mon méa culpa de blogueur. J’avais entendu vaguement parler de cette histoire entre Maxime Bernier et son ex-amie Julie Couillard. Je suis souvent 7 à 10 jours en retard sur ma lecture de l’actualité. Je savais que je voulais réagir à cet événement. Et comme il arrive souvent, mon opinion aurait sorti 15 jours après ceux-ci.

Mon ami Renart vient cependant de me faire réaliser une chose importante. Quand je blogue, je ne suis plus un rédacteur dans un magazine publié 2 mois après les événements. Je ne suis plus un écrivain qui peut écrire sur des événements qui se déroulent sur plusieurs années. Le blogue, c’est l’instantannéité, le moment présent. On commence à en parler et à présenter des photos avant même que les événements ne soient terminés!

Ouf!!! Va falloir que je me lève encore plus tôt et que je me couche encore plus tard si je veux arriver à reprendre le beat, à être présent sur le web en même temps que tout le monde. Pour mon opinion sur Julie Couillard et Maxime Bernier, vous allez devoir attendre encore un peu. Mon retard est encore évident. Mais la réflexion va se faire sur ma capacité à être si vite et pouvoir livrer une opinion décente plus rapide, malgré mes 100 heures de travail par semaine déjà à l’agenda.

P.S. Après être retourné sur Google en tapant Photo de Julie Couillard, on peut y retrouver en 40e position le blogue de Stéphane Gendron. Voici la description des tags qui nous amènent à son site: Photos Favorites. Photos Favorites · Photos Favorites …. par association tout simplement parce qu’il s’est lié avec une dénommée Julie Couillard. Beaucoup de photos pour une seule ligne sur Julie Couillard dans son billet!!!

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Le crime organisé et les danseuses nues

Un article de la Presse Canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 avril mentionne que la ministre fédérale de l’Immigration, Diane Finley, a reçu des menaces depuis qu’elle a proposé d’empêcher les stripteaseuses étrangères de pratiquer leur métier au Canada.

On y apprend aussi que des fonctionnaires du ministère de l’Immigration ont déjà été la cible de tentatives d’intimidation par le crime organisé lorsqu’il s’agissait de règlements limitant l’accès au Canada de danseuses nues.

Qu’attend-on pour sévir et règlementer encore plus? Doit-on laisser le crime organisé abattre un ministre? Des journalistes ont déjà subi les représailles du crime organisé. C’est su et connu depuis longtemps que les demandes d’immigration pour les danseuses nues sont majoritairement contrôlées par le crime organisé. Le Canada perd la trace de plusieurs immigrantes qui finissent, cachées dans le monde de la prostitution sous le contrôle du crime organisé. Des filles à qui ont leurs enlèvent leur passeport, on les empêchent de demander de l’aide, des filles qui se retrouvent obligé de se prostituer.

Qu’attend-on pour agir? J’ai l’impression parfois que tout le monde est au courant et que personne ne fait rien. Qu’est-ce que je fais de mots tels que “Justice sociale”? Je les mets au poubelle parce que personne n’ose mettre ses culottes? Je les banis de mon vocabulaire parce que personne ne peut s’organiser à désorganiser le crime organisé?

Quel message envoyons-nous à nos jeunes? Est-ce une façon de leur dire qu’ils sont aussi bien d’adhérer à un gang de rue et envisager le proxénétisme comme une bonne source de revenu? Dans les années 1970, nous avons laissé des motards se regrouper, s’organiser et devenir des institutions. La criminalité est le reflet de notre laxisme social.

Il reste encore un peu d’espoir qui m’habite. Que justice et équité puissent trouver leur place dans notre pays. Mais quand je vois le Canada avoir de la difficulté à prendre sa place et mettre les choses en ordre, comment puis-je espérer que, mondialement, les pays du tiers-monde accèdent eux aussi à cette justice tant espéré?

Les livres de Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont

Avec la sortie du livre de Pauline Marois, chaque chef de parti en poste à Québec a maintenant son livre. Cette rapidité avec laquelle on se met à écrire des livres, avant même que l’histoire ne soit terminée, me dérange quelque peu.

Je n’ai aucun problèmes à ce que d’anciens politiciens comme Jean Chrétien ou Brian Mulroney publient leurs mémoires. Au contraire, cela nous permet d’avoir des traces de leur passage dans la vie publique. Leurs activités et leurs présences sociales sont terminées. Ils peuvent nous faire part de leur état d’âme, leur grief, leur testament… avec tout le recul qu’ils peuvent nous offrir.

Mais quand des gens encore en poste et actifs en politique comme Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont nous font état de leurs vies… désolé, je décroche.

Dans une biographie, je m’attends à entendre parler d’une histoire complète. Pour un politicien qui cherche à se faire élire, ai-je droit à une histoire vraie ou à des promesses de politiciens en quête de vote? Si l’histoire n’est pas encore terminée, comment l’auteur peut-il avoir le recul nécessaire pour nous livrer une histoire intéressante. Si l’un de ces chefs de parti devient le prochain Premier ministre, est-ce à dire que je devrais relire une nouvelle biographie pour être à jour?

Lorsqu’un Premier ministre ou un chef de parti va se déplacer à travers le Québec, le fait-il en tant que chef de parti ou pour faire la promotion de son livre? Y a-t-il confusion dans les genres?

L’océan Arctique retient son souffle
Marie-Pier Désilets – Agence Science-Presse

Depuis maintenant trois ans, Alexandre Forest, doctorant en océanographie, brave le froid du Grand Nord pour y étudier la grande inspiration que prend l’océan Arctique chaque printemps. Cette véritable inspiration – l’étendue d’eau emmagasine une grande quantité de CO2 suite à la débâcle printanière – aide à éliminer naturellement une partie de ce gaz présent dans l’atmosphère.

Au cours des trois années où il s’est retrouvé à bord du brise-glace de recherche Amundsen, Alexandre a noté des variations importantes dans la quantité de CO2 capté dans des algues et déchets organiques. Le jeune chercheur a ainsi en sa possession des données inédites et uniques sur la quantité de CO2 que contiennent ces particules qui tombent au fond de l’océan Arctique.

La compilation des données lui a permis de constater que la quantité de carbone organique que captent ces particules dépend directement de la période à laquelle se produit la débâcle. Si elle est hâtive comme en 2005, la croissance des microalgues est stimulée par la plus longue exposition au soleil favorisant sans doute les consommateurs secondaires comme la morue, mais diminuant la quantité de CO2 qui coule au fond de l’océan pour y être séquestré.

Si au contraire, la débâcle est tardive, comme en 2006, le phénomène inverse se produit : une plus grande quantité de CO2 contenu dans les algues et les déchets se dépose sur le plancher océanique. Par conséquent, on comprend qu’un hiver plus froid favorisera la captation de CO2 par l’étendue d’eau. D’abord, parce que l’eau froide absorbe plus de CO2 que l’eau chaude, ensuite, parce que la débâcle tardive favorise l’exportation de carbone organique vers les fonds marins. «Or il faut un juste milieu entre la rétention de CO2 dans l’océan et une production importante de zooplancton, qui est à la base de la chaîne alimentaire fragile de l’Arctique», explique l’étudiant.

Équilibrer politique et environnement
Le juste équilibre est d’ailleurs l’angle par lequel Alexandre Forest aborde la question des actions à prendre pour contrer le réchauffement climatique. «Il ne faut pas retourner en arrière et oublier toute la technologie au nom de l’environnement, ni ignorer la situation et poursuivre l’exploitation des ressources au même rythme.»

Ainsi, il suggère de se servir des effets a priori négatifs du réchauffement climatique et tenter de voir comment ils peuvent être utiles de façon responsable et durable. Il ajoute que, de concert avec la communauté scientifique, les politiciens doivent se pencher sur des objectifs concrets, ceux de Kyoto par exemple. «L’homme est responsable du réchauffement climatique, c’est sans équivoque. Il faut maintenant que les politiciens trouvent des façons de gratifier l’action citoyenne en matière d’environnement pour qu’elle devienne l’affaire de tous. Je n’entends pas faire de la conscientisation environnementale une mission évangélisatrice, mais je compte bien prêcher par l’exemple», conclut Alexandre Forest.

Russie: où en est-on avec les bombes atomiques?

(Agence Science-Presse) – Il y a une décennie, était lancé un vaste projet pour assurer à la Russie une «dénucléarisation» harmonieuse. Le projet (Initiatives for Proliferation Prevention, ou IPP), géré conjointement par la Russie et les États-Unis —quoique largement financé par ces derniers— visait à éliminer le risque que des scientifiques et des ingénieurs nucléaires ne vendent leur savoir à des pays peu recommandables, en les aidant à se trouver d’autres emplois. Or, ce programme est maintenant sur la glace. Une récente enquête du Congrès, à Washington, a révélé que près de la moitié des scientifiques payés par l’IPP n’ont jamais travaillé dans l’armement, dont certains qui sont même trop jeunes pour avoir pu travailler à l’époque où cela s’appelait encore l’Union soviétique. Depuis sa création, l’IPP a donné 309 millions$ à quelque 17 000 scientifiques. Ce qui semble beaucoup mais qui, au final, ne représente que 35$ par personne par jour. Peut-être pas assez pour empêcher ceux qui détiennent vraiment des secrets de les vendre au plus offrant…

La science perd son accès direct au premier ministre
Pascal Lapointe - Agence Science-Presse

La science ne sera pas la matière forte du gouvernement Harper. Après avoir été à couteaux tirés avec ses opposants pour ses positions sur le réchauffement climatique et, plus récemment, le redémarrage d’un réacteur nucléaire, après avoir vu certains de ses députés s’afficher comme créationnistes, voilà qu’est aboli le seul poste où un scientifique avait un accès direct au premier ministre.

Créé il y a près de quatre ans sous le gouvernement libéral, le «conseiller scientifique national» était inspiré de ce qui existe dans plusieurs pays occidentaux: les présidents français et américain, entre autres, ont, dans leur équipe proche, un conseiller scientifique. Avant 2004, le premier ministre canadien n’en avait pas eu depuis au moins trois décennies.

Arthur Carty était président du Conseil national de recherches depuis 10 ans, lorsqu’il fut choisi par le premier ministre d’alors, Paul Martin. Détenteur d’un doctorat en chimie, il avait auparavant été professeur à l’Université de Waterloo (Ontario) pendant 27 ans.

En 2006, son poste de conseiller scientifique avait été déplacé au ministère de l’Industrie. Il y a deux semaines, il a été annoncé que le poste ne serait pas renouvelé à la fin du mandat de M. Carty, le 31 mars.

«Je suis consterné que le poste disparaisse après quatre ans, et qu’il ne soit pas devenu un aménagement permanent de la science au Canada», a déclaré Arthur Carty à la revue britannique Nature. Interrogé par l’Agence Science-Presse, il a confirmé cette déclaration, mais a dit préférer ne pas donner d’autres entrevues.

Le conseiller national était «la voix de la raison au sein du gouvernement» a regretté, sur un blogue de la CBC, Bob McDonald, l’animateur de l’émission de science Quirks and Quarks. En politique, «les décisions sont rarement prises pour des raisons purement scientifiques; trop souvent, les intérêts de l’industrie, des groupes d’intérêt particulier ou un public mal informé obscurcissent la réalité. Le rôle du conseiller est de fournir de la clarté et une mise en perspective.» Ce billet a généré, en deux semaines, près de 200 commentaires, largement favorables au maintien du poste.

Ces réactions sont typiques des quelques échos qu’a eus cette nouvelle au Canada anglais. Les critiques, parmi lesquels la chef du Parti Vert, Elizabeth May, n’ont pas manqué de faire un parallèle avec le congédiement de Linda Keen, présidente de la Commission de sécurité nucléaire, et ont accusé le premier ministre de vouloir «museler» la science, spécialement si elle aboutit à des conclusions qui dérangent. En chambre, le député libéral Scott Brison, critique en matière d’Industrie, a accusé le premier ministre de faire paraître le Canada «comme la Société de la Terre plate.»

En réponse, le ministre de l’Industrie Jim Prentice a affirmé le 30 janvier que son gouvernement avait au contraire «renforcé sa stratégie scientifique» par la création, en juin 2007, d’un comité d’experts (le Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation) chargé de conseiller «le gouvernement». L’influence qu’aura ce comité auprès du conseil des ministres, et plus encore du premier ministre, n’est toutefois pas claire.

Le bureau du conseiller scientifique était doté d’un budget trop maigre (un million) et d’un mandat trop vague, avaient reproché les observateurs en 2004. Au cours de ces quatre années, Arthur Carty a tout de même été derrière la création d’un Conseil des Académies canadiennes, un organisme privé à but non lucratif inspiré de l’Académie des sciences des États-Unis, qui publie ou supervise des études indépendantes sur des sujets d’actualité. Selon Nature, Carty a également contribué à faire du Canada un chef de file de l’Année polaire internationale. Mais son projet d’une consultation nationale sur le financement des grands projets scientifiques, n’a jamais vu le jour.

À quand un peu de science en politique?
Pascal Lapointe & Josée-Nadia Drouin - Agence Science-Presse

La science a beau être partout, elle demeure le parent pauvre des élections. Aux États-Unis, un petit groupe a lancé il y a quelques semaines une pétition qui réclame que la science soit introduite dans un débat entre les candidats à la présidence. Et déjà, «Science Debate 2008» a recueilli des milliers de signatures, incluant des journalistes, des politiciens et des Prix Nobel.

Le projet n’avait encore eu droit à aucune présentation «officielle», lorsque deux de ses parrains — un journaliste et une biologiste d’environ 30 ans — se sont retrouvé sur une tribune, le 19 janvier, au congrès «Science Blogging» — la science sur les blogues — qui avait lieu en Caroline du Nord. L’ambiance générale où les deux parrains faisaient face à des spectateurs souvent plus expérimentés, dont plusieurs grisonnants, donnait l’impression d’une paire d’étudiants venus présenter un projet d’étude à leurs superviseurs. Un moment historique: car, que leur rêve se réalise ou non en 2008, il s’agit d’une première qui pourrait faire des petits.

«Considérant, dit la pétition, les nombreux et urgents défis en science et en technologie, le besoin croissant d’une information scientifique précise dans la prise de décision politique et le rôle vital de l’innovation scientifique pour aiguillonner la croissance économique et la compétitivité», nous en appelons à «un débat public au cours duquel les candidats à la présidence pourront partager leurs idées sur l’environnement, la santé et la médecine, la science et la technologie».

Lancé le 26 décembre 2007 par un simple communiqué de presse, «Science Debate 2008» n’a pratiquement pas eu d’échos dans les médias, en dehors de ceux que lisent les passionnés de science — et en particulier, les blogues. Mais il n’en a pas fallu davantage pour que la pétition dépasse, dimanche dernier, les 12 500 signatures, incluant des scientifiques, dont une quinzaine de Prix Nobel, des présidents d’universités (Columbia, Stanford, Princeton, etc.), des chefs d’entreprise, des auteurs et des éditeurs (Nature, Science, Popular Science, Sky & Telescope, The New Republic, etc.) et même des politiciens: élus locaux, directeurs d’organismes publics et deux anciens conseillers scientifiques de la Maison-Blanche. Depuis janvier, des associations ont ajouté leur appui: Union of Concerned Scientists, National Academy of Sciences et surtout l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS).

Si les journalistes scientifiques ont l’habitude de traiter de sujets à «l’intersection» de la science et de la politique, le public, lui, continue généralement de voir la science comme un univers à part, détaché du reste de la société. C’est pourquoi l’éminent physicien (et auteur de best-sellers de vulgarisation) Lawrence Krauss a jugé bon de défendre cette pétition: «Presque tous les grands défis auxquels fera face cette nation dans ce nouveau siècle ont une base scientifique ou technologique». Dans une lettre publiée en décembre par le Wall Street Journal, il ajoutait: «Est-ce qu’un président qui n’est pas à l’aise avec la science peut espérer diriger plutôt que suivre?»

Mais un débat télé donnerait-il vraiment l’espace nécessaire pour discuter de tels enjeux? Au cours de la présentation du 19 janvier, plusieurs spectateurs, tout en saluant l’initiative, ont fait part de leur scepticisme — et parmi eux, plusieurs journalistes qui soulignaient combien leurs propres médias n’ont jamais eu la science à coeur. L’un des parrains de cette pétition, le journaliste et auteur — et blogueur — Chris Mooney, en convient: «On fait ce qu’on peut avec les médias qu’on a». N’est-ce pas trop idéaliste, a-t-on demandé à la biologiste Sheril Kirshenbaum? «On est jeunes», a-t-elle répondu avec aplomb et en souriant !

Science Debate 2008 : www.sciencedebate2008.org
Lawrence Krauss : genesis1.phys.cwru.edu/~krauss/dec6opedwsj.html
Congrès «Science Blogging» : www.sciencepresse.qc.ca/node/19671

Encadré
Cinq enjeux pour un Président
(Agence Science-Presse) - Les parrains de la pétition «Pour un débat sur la science» (Science Debate 2008) soulignent cinq thèmes que les candidats à la présidence devraient confronter :

- Changements climatiques. Tous les démocrates ont fixé un objectif de réduction des gaz à effet de serre d’ici 2050 de 80 % par rapport aux niveaux de 1990, soit le chiffre recommandé par les promoteurs d’un deuxième Kyoto. Parmi les républicains, seul John McCain a fixé un objectif précis (60 % d’ici 2050). Dans un éditorial publié vendredi, le rédacteur en chef de la prestigieuse revue Science propose qu’un éventuel débat oblige les candidats à prendre un engagement ferme.

- Cellules souches. Tous les démocrates sont favorables à ce que le gouvernement américain recommence à financer la recherche sur les cellules souches (depuis 2001, en vertu d’un moratoire du gouvernement Bush, seul le secteur privé peut la financer). Les républicains sont divisés.

- Espace. Les républicains sont favorables à un soutien accru à l’exploration habitée, les démocrates hésitent: Hillary Clinton est plus près de la position des républicains, Barack Obama propose de retarder de cinq ans le programme de la NASA (construction d’une nouvelle génération de fusées et de navettes spatiales) pour investir dans son programme d’éducation de 18 milliards $.

- Énergie. Réduire les subventions à l’éthanol, au risque de déplaire au lobby agricole? Tapisser les paysages d’éoliennes? Au moins un des candidats — Giuliani — voulait mousser le nucléaire.

- Qui sera la superpuissance du 21e siècle? Dans sa lettre ouverte au Wall Street Journal, le physicien Lawrence Krauss met en relation science et économie. «La force économique des États-Unis découle d’investissements en recherche fondamentale faits il y a une génération. Le poids futur découlera d’investissements faits aujourd’hui… À mesure que des pays émergents voient s’épanouir leurs systèmes scolaires et leurs économies, notre capacité à attirer et garder de jeunes talents s’érode.»

Big Brother est en bonne santé

(Agence Science-Presse) – Parmi les sociétés où les citoyens peuvent s’estimer «sous surveillance»: la Chine, la Russie… et les États-Unis. C’est ce qui se dégage du dernier rapport annuel de deux groupes (un Britannique et un Américain) voués à la défense de la vie privée. À l’échelle planétaire, conclut Privacy International et l’Electronic Privacy Information Center, on constate par rapport à 2006 un accroissement des technologies de surveillance et un recul des garde-fous censés protéger notre intimité, mais c’est la première fois que les États-Unis se retrouvent en queue de peloton. Le pays de George W. Bush a perdu des points avec l’entrée en vigueur d’une loi qui autorise l’écoute sans mandat d’appels téléphoniques internationaux et des courriels. La Grande-Bretagne se retrouve aussi au bas de l’échelle en raison de son réseau de caméras de surveillance —le plus gros réseau du genre au monde.

Le héros méconnu

(Agence Science-Presse) – Ces dernières années, quand revenait sur le tapis la question de l’ingérence du gouvernement Bush dans la science, un nom surgissait souvent: James Hansen. La saga du réchauffement climatique ne serait pas la même sans ce climatologue de la NASA, un expert de 20 ans du réchauffement planétaire, que la Maison-Blanche a parfois trouvé bien encombrant. Le journaliste américain Mark Bowen vient de lui consacrer un livre, Censoring Science : Inside the Political Attack on Dr James Hansen and the Truth of Global Warming.

Les étudiants sont à gauche

(Agence Science-Presse) – Leurs élus sont à droite, mais les étudiants américains, eux, sont de gauche. Dépouillant un sondage mené auprès de 15 000 étudiants universitaires, deux politologues de Pennsylvanie en arrivent à la conclusion que non seulement les campus universitaires penchent à gauche, mais que parmi les étudiants qui pensent continuer jusqu’au doctorat, jusqu’à 40% s’identifient à la gauche (ou «libéraux», comme ils disent), contre 20% à la droite et 15% qui se qualifient de «modérés». Les étudiants de gauche seraient-ils plus intelligents? Ou y aurait-il un biais «gauchiste» parmi les profs? Ni l’un ni l’autre, concluent Matthew Woessner et sa collègue: lorsqu’on leur demande les valeurs pour eux les plus importantes, les «libéraux» placent la créativité plus haut, tandis que les «conservateurs» sont orientés vers la famille… et le désir de gagner plus d’argent, plus vite.

Recherché: prostituées ayant couché avec politiciens de Québec ou Ottawa

Suite au scandale américain du gouverneur démocrate de New-York Eliot Spitzer qui s’est fait prendre avec la prostituée de luxe Ashley Alexandra Dupre, le Journal de Montréal, sous la plume de Mathieu Bélanger, nous présente l’hypothèse qu’il y aurait à Ottawa un scandale sexuel qui se trame.

Plusieurs agences d’escortes de la région d’Ottawa-Gatineau ont été contacté pour confirmer que certains politiciens fédéraux jouent avec le feu.

Depuis quelques années, dans mes écrits je vous parle d’une prostituée à 4 000$ pour un week-end qui a eu des relations avec des politiciens. L’heure est maintenant venu d’aller un peu plus loin dans la présentation de cette prostituée et de son réseau de clients politiciens.

Reflet de Société prépare pour son numéro de juin un reportage sur l’inceste et la prostitution. Il y sera question d’un des réseaux de prostitution impliqués avec des politiciens provinciaux et fédéraux.

Un reportage qui saura attirer l’attention. En attendant, est-ce que le Journal de Montréal va déguiser Brigitte McCan en prostituée pour tenter de prendre sur le fait l’un de nos politiciens?

Le gros débat

(Agence Science-Presse) – Si vous êtes à la recherche d’un ouvrage de synthèse sur les cellules-souches, bonne chance. Le sujet touche autant à la science qu’à la politique, l’économie et la religion. Un groupe d’auteurs américains a tenté de relever le défi dans Fundamentals of the Stem Cell Debate: The Scientific, Religious, Ethical and Political Issues (University of California Press, 2007). L’ouvrage, qui a notamment obtenu une bonne note de la revue Nature, prétend viser un public le plus large possible. On saura dans quelques mois s’il a atteint son but, mais en attendant, l’effort d’avoir mis sous une même couverture des points de vue aussi contrastés le place dans une catégorie à part, parmi les livres de science.

Le Web 2.0 se retrouve en cour de Justice; l’histoire de Fuzz.fr

Il y a des blogueurs qui génèrent des billets, du contenu, des prises de position. Tous les sujets se retrouvent sur les blogues.

Il existe une blogosphère. Tel que Renart L’Éveillé m’a souligné dans les commentaires, c’est la somme des blogues, ce qui inclus tout ce qui tourne autour de ces blogues.  On pourrait la définir comme étant les fans d’un blogue donné. Les lecteurs et commentateurs réguliers d’un blogue sont le lectorat et le commentariat d’un blogue.

Le blogueur, comme un média conventionnel, veut se faire connaître et être lu par un nombre de plus en plus grand d’Internautes. Il veut faire grossir sa blogosphère. Il y a des sites collaboratifs et agrégateurs d’informations en ligne. Des blogueurs vont sur ces sites et présentent différents billets qu’ils ont publiés. Le public est appelé à voter sur la qualité de ceux-ci. Les meilleurs vont monter, les moins bons vont descendre et disparaître. Les blogueurs peuvent s’y faire connaître et les meilleurs augmentent leur blogosphère en récupérant de nouveaux lecteurs. 

Fuzz.fr est un de ces sites. Un blogueur aurait présenté un billet qui n’a pas été apprécié par une vedette Française. Celle-ci poursuit le créateur du site Fuzz.fr, Éric Dupin pour avoir laissé publié un article calomnieux.

Cela ébranle la communauté du Web 2.0 et la met en péril. Le site Linkertop.com a eu peur et a fermé l’accès à son site en attendant le prononcé de la Justice envers Fuzz.fr.

Je me questionne énormément sur cet événement qui passera devant le juge le 19 mars prochain. D’une part, qui est responsable du contenu dans un site collaboratif? L’auteur du billet qui vient le présenter ou le site qui offre à tous les Internautes de déposer son billet? Si on dit que c’est le site collaboratif, alors est-ce que Google, MSN, Yahoo et autres vont être tenu responsables des référencements que leurs moteurs de recherches font sur des sites qui pourraient causer préjudices à une vedette?

Le Web 2.0 n’est pas parfait. Il a ses histoires de dérapages. Quelle sorte de précédent la Justice Française va nous réserver le 19 mars? Certains médias conventionnels font face à la Justice. Mais les revenus publicitaires leurs permettent d’envisager et de prévoir les conséquences. Les revenus du Web 2.0 sont embryonnaires et souvent inexistants pour plusieurs. Va-t-on tuer le Web 2.0 en faisant peur aux blogueurs et aux sites collaboratifs?

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/13/cybermanifestation-de-reporter-sans-frontiere/

PS. Dimanche 16 mars. Nous venons d’apprendre que le site collaboratif Gmiix a aussi fermé son site en attendant le jugement de la cour.

Voter pour ce texte sur Cent Papiers.

La science appartient-elle aux politiciens?

(Agence Science-Presse) – Est-ce le bilan d’un gouvernement qui s’achemine vers sa fin, un rapport de fin d’année trop tardif, une petite tape sur l’épaule des critiques pour leur dire: vous aviez bien raison? Le rapport de la Chambre des représentants sur l’ingérence du gouvernement Bush dans la science n’offre rien de nouveau sous le soleil, mais il s’agit d’un bilan pas très reluisant qui passera à l’Histoire.

Des journalistes et des auteurs ont déjà écrit que le gouvernement Bush serait celui qui, de tous les gouvernements américains, aurait le plus souvent réécrit les conclusions des scientifiques qui lui déplaisaient, en particulier lorsque cela touchait au climat. Des climatologues et des Prix Nobel ont signé des pétitions, publié des lettres, pondu des mémoires. Dès 2003, un organisme à but non lucratif, l’Union of Concerned Scientists, tirait la sonnette d’alarme.

Le rapport de la Chambre des représentants, présidé par le Californien Henry Waxman, qui avait lui aussi attaqué ce dossier dès 2003, ne contient donc rien de neuf, si ce n’est qu’il provient, pour la première fois, d’un politicien plutôt que de scientifiques.

Plus exactement, d’un groupe de politiciens. De son nom complet, Commission du contrôle et de la réforme gouvernementale, cette commission permanente a pour mandat d’examiner tout ce qui ne tourne pas rond dans les multiples agences gouvernementales, de la NASA à la NOAA (National Oceanographic and Atmospheric Administration). Elle peut donc obliger des fonctionnaires à témoigner et elle a pu mettre la main sur 27 000 pages de documents, dont certains étaient restés inaccessibles aux journalistes qui suivaient ce dossier. Le fait que les démocrates aient obtenu la majorité à la Chambre en novembre 2006 lui a aussi donné un coup de pouce…

- Des communications entre scientifiques et médias strictement encadrées, voire refusées (dont le cas James Hansen).
- Des témoignages devant le Congrès et des rapports qui furent épurés de termes aussi scabreux que «réchauffement planétaire».
- Un Conseil de la qualité environnementale qui a servi de paravent à la Maison-Blanche pour carrément censurer des scientifiques payés par le gouvernement…
- Un employé de la Maison-Blanche, Philip Cooney, chargé de réécrire un rapport sur les changements climatiques, lui qui n’a pour toute expérience scientifique que d’avoir été… lobbyiste de l’industrie pétrolière.
- Un rapport de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) sur le climat, où les réécritures du chapitre sur les changements climatiques en changeaient à ce point le sens que l’EPA décida de supprimer le chapitre au complet, plutôt que de le laisser paraître sous cette nouvelle forme.

La stratégie qui se dégage de tout cela est claire, écrit la Commission: faire oublier combien les résultats scientifiques sur le réchauffement sont solides, et répandre l’idée dans le public qu’il existe au contraire une forte incertitude. Ces pratiques se sont amplifiées après le cyclone Katrina, en septembre 2005.

«Le gouvernement Bush s’est engagé dans un effort systématique pour manipuler la science des changements climatiques et tromper les politiciens et le public sur les dangers du réchauffement climatique.»

Cybermanifestation de Reporter Sans Frontière 

Dans le monde, 62 cyberdissidents sont emprisonnés. Plus de 2 600 sites Internet, blogues ou forums de discussions ont été fermés ou rendus inaccessibles en 2007.

Reporter Sans Frontière organise une cybermanifestation. La liste des pays ennemis de l’Internet sont la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Égypte, la Tunisie, le Turkménistan, le Viêt-nam, l’Arabie saoudite, le Bélarus, l’Éthiopie, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie et le Zimbabwe.

Est-ce que cette cybermanifestation va changer quelque chose? J’en doute. Mais au moins, elle aura l’avantage de sensibiliser les gens. À l’ère de l’Internet et de la mondialisation, la répression est encore présente et mérite d’être dénoncé.

Merci à Renart L’Éveillé et Regardez la musique pour le lien sur cette information.

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/15/le-web-20-se-retrouve-en-cour-de-justice-lhistoire-de-fuzzfr/

Le Premier ministre Jean Charest corruptible?

Un billet de Renart L’Éveillé et d’Antipollution souligne que La Presse Canadienne a publié dans le Messager de Lachine un article mentionnant que le Premier ministre, Jean Charest, en plus de son salaire de premier ministre, reçoit du Parti Libéral du Québec depuis 1998 une somme de 75 000$ par année.

Le salaire annuel de Jean Charest étant de 182 717$, ce bonus de son parti ramène son salaire annuel à 257 717$.

Le plus inquiétant dans cette nouvelle se retrouve presqu’à la toute fin de l’article de la Presse Canadienne:

Selon l’ex-président du PLQ, Marc-André Blanchard, qui a quitté ses fonctions dimanche, le versement d’un salaire constitue la meilleure façon de mettre à l’abri le premier ministre de toute pression ou tentative de corruption.

Ce commentaire ne vient pas de l’opposition, mais d’un membre important du Parti Libéral du Québec, celui qui, jusqu’à dimanche dernier en était le président.

Est-ce que cela nous renseigne sur la mentalité qui existe au Parti Libéral? Est-ce qu’on doit interpréter qu’avec un maigre 182 717$ de salaire le premier ministre crève de faim et risque d’avoir à voler et à se corrompre pour réussir à payer son loyer?

Cela remet-il en question l’honnêteté du parti Libéral du Québec dans certains dossiers importants comme la vente du Mont Orford à des amis de Jean Charest et du parti? La privatisation de la santé serait-elle menacée d’être vendu à d’autres amis du parti ou du Premier ministre? Est-ce que cela explique pourquoi le Parti Libéral du Québec ne répond jamais sur les questions de santé alternatives comme les coopératives de santé.

Les questions demeurées sans réponses commencent à me peser lourd sur ma conscience politique. Démocratie et transparence ont-elles encore leur place en politique?

How computers make our kids stupid: la conclusion sur les ordinateurs à l’école

Tel que promis, j’ai pris le temps de lire la recherche de Michael Zwaagstra. Le rapport de quelques pages étaient très synthèse. Pas de place au débat ou aux explications. J’avais l’impression d’avoir une table des matières avec une série de référence pour d’autres lectures à faire.

Une des références utilisé par Michael Zwaagstra a attiré mon attention. Un texte écrit par Sue Ferguson en juin 2005 pour MacLean’s. How computers make our kids stupid. There’s growing evidence that too much cyber-time dumbs down our children. Traduction maison: Comment les ordinateurs rendent nos enfants stupide. Il est de plus en plus évident que trop de temps passé sur les ordinateurs rendent plus niaiseux nos enfants.

Ce texte est plus consistant et développe plus la problématique. En plus des références à plusieurs chercheurs et études sur le sujet, nous y retrouvons aussi des témoignages d’enseignants, de direction d’école et d’étudiants.

La référence à une étude de la sociologue Janice Newson de York University auprès de 100 membres de la faculté est révélatrice. Le tiers des répondants ont des problèmes de mémoire et des difficultés de concentration qu’ils associent aux ordinateurs. 70% mentionnent qu’au lieu de lire en profondeur ils ne font que survoler l’information. Leur communication est devenue plus superficielle et moins personnelle.

Il en ressort clairement que si on débute trop jeune avec les ordinateurs cela affecte notre développement. Plus on débute jeune et plus on est affecté. Il est proposé que les ordinateurs ne prennent une place dans notre vie qu’à partir de la 9e année, soit vers l’âge de 15 ans. Avant cela nous avons des choses plus “humaines” à expérimenter et l’interaction directe entre l’enseignant et son élève est très importante. Les ordinateurs nous présentent une matière déjà prédigéré par quelqu’un d’autre au lieu de nous laisser expérimenter nous-mêmes notre relation avec notre environnement et les autres.

La conclusion est intéressante. “The world’s full of all kinds of things — automobiles, sexuality, and we have appropriate times and places for all these aspects of our lives. Traduction maison: “Le monde est rempli de toutes sortes de choses: automobiles, sexualité, et nous avons des temps et des places appropriés pour tous ces aspects de notre vie.

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/09/le-journalisme-linternet-et-les-ordinateurs-en-classe/

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/04/lusage-dordinateurs-en-classe-nuit-a-leducation-des-jeunes/

 

On parle enfin des coopératives de santé!

En avril 2006, il y a presque 2 ans, Reflet de Société présentait un dossier sur les alternatives en matière de santé. Cela nous a permis de présenter un reportage sur les coopérative de santé. Les coopératives de santé existent depuis maintenant 25 ans. Des rapports qui datent aussi de 25 ans mentionnent que les coopératives sont une voix importante à explorer en matière de santé.

Nous avions aussi présenté Jonquière Médic. Un système de médecins à domicile qui s’autofinance depuis 25 ans. Nos lecteurs du Saguenay avait été heureux et surpris qu’enfin un média provincial parle d’eux en dehors de leur région. C’était la première fois que Jonquière Médic était mis de l’avant sur la scène provinciale dans un média!

Pour compléter le dossier sur les alternatives en matière de santé, nous avions tenté d’obtenir une entrevue du Ministre de la Santé et des Services Sociaux, Philippe Couillard. Les dates possibles d’entrevues ont toujours été repoussé et nous n’avons jamais eu l’entrevue. Nous avons présenté un article sur les questions demeurées sans réponses que nous voulions poser à M. Couillard.

En décembre 2006, nous vous présentions le livre de Jean-Pierre Girard: Notre système de santé, autrement. M. Girard y présentait les coopératives de santé dans son livre publié en septembre 2006.

Lors du débat des chefs, Mario Dumont avait questionné André Boisclair et par la suite Jean Charest sur l’avenir des coopératives de santé comme alternative à exploiter. Ni André Boisclair, ni Jean Charest n’ont répondu à Mario Dumont. Ils n’ont même pas prononcé le mot coopérative de santé! J’avais souligné en mars 2007 ma joie d’entendre enfin le mot coopérative de santé dans la bouche d’un politicien.

En juin 2006, Reflet de Société présentait un article avec le Dr Bernard Gélinas. Ce médecin à la Clinique coopérative de santé d’Aylmer en avait long à dire. Il lance la question: “La santé des Québécois serait-elle gérée à des fins politiques plutôt que par souci du bien-être collectif?”

En avril 2006, L’actualité présentait un reportage de Véronique Robert sur les réussites du système de santé à Alma. Encore une fois, le Saguenay-Lac-St-Jean nous ouvre la porte à des propositions alternatives en matière de santé qui fonctionnent.

Après tous ces écrits et questionnements sur la réalité des alternatives en matière de santé, voilà que nous pouvons lire, sous la plume de Jean-François Coderre, le 21 février 2008 dans le Journal de Montréal que le concept des coopératives de santé a inspiré le rapport Castonguay!

Ce qui m’a cependant surpris dans cet article c’est le commentaire de Marie-Joelle Brassard du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité qui fait la promotion des coopératives de santé: elle est vexée de voir le concept s’étendre!

Va-t-on vraiment finir par étudier les alternatives en matière de santé? D’ou vient cette résistance à parler librement? Nous le saurons peut-être dans un autre 25 ans.

Trop de médecins au Québec?

On lisant un billet de Renart L’éveillé, je m’arrête à quelques statistiques sur les professionnels de la santé.

Une première référence est faite à l’institut canadien d’information sur la santé. Le tableau suivant nous y est présenté. Nous pouvons y voir le nombre de médecins par 100 000 habitants en date du 31 décembre 2005:

Nous en comptons 215 au Québec, 174 en Ontario et la moyenne nationale est de 190.

Un autre tableau, celui du Ontario Hospital association présente le nombre de médecins par 100 000 habitants en date du 31 décembre 2003:

Nous en comptons 214 au Québec, 178 en Ontario et la moyenne nationale est de 189.

Les 2 tableaux sont similaires. Le Québec compte 20% plus de médecins par tranche de 100 000 habitants que l’Ontario ainsi que 13% de plus que la moyenne nationale.

Comment se fait-il qu’en ayant plus de médecins par capita au Québec, que notre système de santé ne réussissent pas à nous satisfaire? Est-ce un problème de main d’oeuvre ou d’organisation et de structure?

Une question soulevée par Y-Man dans les commentaires reçus par Renart L’éveillé mérite notre attention: “Est-ce qu’en privatisant le gouvernement cherche un moyen facile pour briser la structure administrative en place tout en évitant de faire lui-même la job de bras?”  

Rapports de Loto-Québec: au moins 2 suicides dans les casinos

C’est ce que souligne la Presse Canadienne en se fiant aux documents, finalement obtenus de Loto-Québec par Bill Clennett.

Est-ce que Loto-Québec tente de minimiser la détresse humaine relié au jeu compulsif? Je suis intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. Peu de temps après l’ouverture du casino, nous avons eu à intervenir avec de grandes quantités de personnes qui avaient tout perdu au Casino de Montréal et qui voulait en finir avec la vie.

Le Casino de Montréal avait été rencontré. Nous voulions intervenir plus près de la détresse des joueurs, c’est-à-dire, directement dans le Casino. Ce qui m’avais choqué c’était que les dirigeants du Casino nous garantissait qu’il n’y avait pas de problème et qu’il n’y avait pas de matière à intervenir.

Pourtant, les histoires d’horreur n’ont pas cessé de se multiplier. Pourtant, en Suisse, pour qu’un casino puisse opérer, il doit y avoir un intervenant de crise sur place, près à intervenir.

Deux suicides reliés aux casinos nous dit Loto-Québec. Désolé, avec l’expérience que j’ai eu de leur capacité à jouer à l’autruche, je serais porter à dire: “Deux suicides reliés aux casinos que Loto-Québec ne réussit pas à s’en laver les mains”.

Textes sur le gambling et commentaires sur le jeu compulsif.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/04/14/loto-quebec-le-casino-et-le-suicide/

L’usage d’ordinateurs en classe nuit à l’éducation des jeunes

Au secondaire, j’ai été le dernier étudiant au Québec à utiliser la règle à calcul en classe. J’ai tenté de boycoter et de m’opposer à la venue des calculatrices électroniques. Il est vrai qu’avec une calculatrice on peut plus facilement donner une réponse avec 8 chiffres après le point. Cependant la règle à calcul nous pousse à la réflexion et exige de nous que nous soyons capable de connaître l’ordre de grandeur d’une réponse. Elle oblige à la concentration et au calcul mental. Avec une calculatrice, une erreur de doigté et l’étudiant peut nous sortir une ânerie du style 2 + 2 font 8!

Je m’opposais au fait qu’on exige de moi et ma règle à calcul une précision qui n’avait aucune valeur éducative. Mes professeurs de science m’ont convoqué à leurs bureaux. Je devais accepter l’inévitable et prendre la calculatrice ou accepter de couler mon secondaire. Moi qui était premier de classe, à regret, je me suis résigné.

La Presse Canadienne présente nous présente maintenant un rapport rédigé par Michael Zwaagstra, titulaire d’une maîtrise en éducation pour Frontier Centre for Public Policy. Il en ressort que:

- Le temps passé devant un ordinateur devrait l’être à apprendre la lecture, l’écriture et apprendre à interagir avec l’enseignant.

- On peut perdre beaucoup de temps d’enseignement avec l’ordinateur.

- Les 26 millions par année que le Manitoba consacre à cette technologie pourrait être mieux utilisé.

- Il n’y a aucune preuve d’une corrélation positive entre un accès accru aux ordinateurs à l’école et la réussite scolaire.

Ce rapport ne fait pas concensus dans le milieu de l’éducation. Mais, en tant qu’ancien rebelle qui s’est opposé à la calculatrice en classe, il y a matière à réflexion.

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/10/how-computers-make-our-kids-stupid-la-conclusion-sur-les-ordinateurs-a-lecole/

http://raymondviger.wordpress.com/2008/03/09/le-journalisme-linternet-et-les-ordinateurs-en-classe/

À quand le retour de La Soirée du hockey? demande Amir Khadir

Dans le courrier du lecteur du Journal de Montréal du 26 février dernier, Amir Khadir nous parle de son intégration au Québec dans les années 1970 grâce, entre autre, à La Soirée du hockey qui a su remplacer sa ferveur du soccer.

Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire propose que La Soirée du hockey effectue un retour au jeu sur le réseau de télévision publique pour que La Soirée du hockey soit accessible à tous les Québécois, toutes origines confondues. Amir Khadir nous parle de son intégration et de l’importance qu’un réseau de télévision publique soit un outil d’information, d’éducation et de divertissement populaire.

Je n’ai pu m’empêcher de faire le lien avec un article qu’un travailleur de rue, Alain Martel de la Rive-Sud avait publié dans Reflet de Société il y a près de 2 ans. Cet article présentait la relation qu’un père pouvait établir avec son fils lors de la La Soirée du hockey. Alain Martel était attristé que La Soirée du hockey ne soit plus accessible gratuitement à tous les Québécois et à leurs enfants.

Radio-Canada et les Canadiens vont-ils entendre ces cris du coeur?

http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/31/la-soiree-du-hockey-un-moment-priviliege-entre-son-pere-et-son-fils/

Quand les maths se mêlent de politique

(Agence Science-Presse) - Comment les opinions politiques des gens évoluent-elles au fil du temps? De la même manière que les… atomes alignent leurs champs magnétiques. C’est du moins la théorie «mathématique» du comportement humain que propose André Martins, de l’Université de Sao Paulo, au Brésil. S’il a raison, avec le temps, on pourrait en arriver à prédire, non pas la façon dont vos opinions évolueront tout au long de votre vie, mais au moins celle dont le spectre des opinions politiques d’une communauté pourrait se «réenligner», comme une série d’atomes où l’orientation de chacun finit par être déterminée par l’orientation de ses voisins. Un peu tiré par les cheveux, mais quand les maths se mêlent de politique…

Nouveau regard sur les vieux et le système de santé

Une entrevue du gériatre Réjean Hébert réalisé par Louise Gendron dans L’actualité du 1er décembre attire mon attention: “Attention, les vieux arrivent”. Un article qui mérite d’être commenté car il attaque plusieurs légendes urbaines qui font la une de plusieurs médias.

Il est facile de dire que tous nos problèmes de budget et de santé sont dû au vieillissement de la population. D’entrée de jeu Réjean Hébert sort une statistique qui fait du bien: “80% des vieux ne sont pas malades”.

Autre fait intéressant sur les coûts en matière de santé souligné par Réjean Hébert: “La technologie de pointe coûte cher, mais ceux qui en bénéficient le plus sont soit des patients âgés de moins d’un an, soit des adultes ayant entre 20 et 45 ans, atteints d’un cancer par exemple”.

Finalement, Réjean Hébert pose le dernier clou sur les légendes urbaines: “L’espérance de vie en bonne santé augmente. Les 6 mois précédant le décès sont les plus coûteux pour le système, mais plus vous êtes vieux au moment de vivre ces 6 derniers mois, moins ils coûtent cher”.

Je me devais de souligner ces commentaires de Réjean Hébert dans son entrevue avec Louise Grenon. Un éclairage nouveau présentant le vieillissement de la population différemment. De belles munitions pour réagir aux politiciens qui cherchent des boucs émissaires au déficit et aux problèmes de gestion dans la Santé. Une réalité qui pourra confronter les gros titres de certains quotidiens qui aiment alimenter les légendes urbaines.

Félicitations à Louise Grenon pour cet article.

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Santé et éducation à Cuba, une fierté nationale

Je reviens d’une semaine de vacances à Cuba. Je m’étais promis de ne rien faire d’autres que de profiter de la plage, du soleil et d’un peu de lecture. Mais, dans mon cas, une semaine à ne rien faire, ça devient un peu long. Danielle et moi avons donc décidé de faire une journée de visite à la Havane.

J’ai été touché de voir le sentiment d’appartenance que la guide cubaine avait envers son pays. Quand elle nous présentait les différentes décisions que son gouvernement avait pris pour traverser différents événements marquants, j’avais l’impression qu’elle avait été présente pour voter en faveur de ces décisions. Elle les endossait et les assumait.

J’ai pu sentir aussi la fierté qu’elle avait dans les valeurs sociales que Cuba possède. Lors de la révolution en 1959, Cuba n’avait plus de médecin, les 6 000 médecins que Cuba avait se sont tous exilés dans différents pays.

Fidel Castro a reconstruit le système d’éducation. L’éducation est gratuite pour tout le monde. Si tu demeures trop loin de l’université, l’état paye pour ton transport et ta chambre. De quoi faire rêver plusieurs de nos étudiants. C’est plus de 69 000 médecins qui ont été formé entre 1959 et 1992! Ils en ont tellement formé, qu’ils soutiennent les pays du tiers-monde. Le Vénézuela reçoit 20 000 médecins cubains! J’ai laissé le nom du Québec comme pays qui mériterait d’être soutenu par la visite de médecins pour diminuer nos listes d’attente et pour permettre à tous les citoyens d’avoir un médecin de famille. Peut-être que Fidel Castro va recevoir mon message.

La famille est importante à Cuba. Chaque municipalité a sa maison pour soutenir les femmes enceintes.

Famille, Santé et Éducation, des valeurs nationales importantes dans le coeur des Cubains. Et ils ont pris les moyens pour assumer leurs choix sociaux. Est-ce que nous aurons un jour au Québec des politiciens capable d’assumer nos choix sociaux?

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«Ta vie t’appartient»
Entretien avec Vivian Barbot
Sylvie Daneau, La Marie Debout, Volume 16, no. 3, Février-mars 2008

Dans le cadre du 8 mars, Journée internationale de la femme, Reflet de Société vous présente le texte d’une membre de La Marie Debout, un organisme communautaire dédié à la condition féminine. Sylvie Daneau a rencontré la politicienne Vivian Barbot, une femme pour laquelle elle voue un grand respect.

J’ai connu Vivian Barbot il y a 18 ans. Elle a été ma «prof» au cégep de Victoriaville. En 2002, je l’ai retrouvée à Montréal, alors qu’elle était la présidente de la Fédération des femmes du Québec. Depuis, nous avons gardé le contact. J’ai réalisé cette entrevue pour mieux vous faire connaître la femme profondément humaine derrière la politicienne.

La politique a toujours été présente dans tous les engagements sociaux de madame Barbot et ce, bien qu’elle soit entrée en politique active depuis 2006 seulement. Sa fonction de députée lui permet de se retrouver avec des personnes qui –comme elle– ont à coeur les éléments de changement et d’amélioration de la société. Pour la députée de Papineau, c’est extrêmement important.

«Quand on arrive au Parlement, confie-t-elle, on ne peut pas s’empêcher de penser aux générations de gens qui sont passés avant nous.» D’être l’une des trois cents et quelques personnes qui s’y réunissent, pour une population énorme et diversifiée est, pour Vivian Barbot un privilège. «Cela ne donne pas seulement un sens de l’importance de ce que l’on fait mais aussi du sérieux qu’on doit y mettre. De représenter des gens qui ont mis une petite croix à côté de notre nom, ce n’est pas rien!», s’exclame Vivian, qui trouve cet aspect gratifiant en soi.

Parcours intéressant
Depuis 1967, Vivian Barbot a fait beaucoup de chemin et elle en est très fière. Son parcours de vie, elle le trouve important et significatif  pour la société. «En particulier, précise-t-elle, pour les gens de la communauté haïtienne et les immigrants qui me disent souvent que je leur sers de modèle.» Elle croit qu’il est nécessaire pour les nouveaux venus d’avoir des modèles diversifiés dans le paysage politique québécois.

«Je n’aurais pas pensé, enfant, que je deviendrais députée au Canada.» N’ayant jamais fait de plan de carrière, Vivian Barbot trouve que la vie lui a fait un beau cadeau. «Je dis souvent que l’avantage que j’ai, c’est d’avoir eu une mère qui nous disait : ‘‘La vie, c’est chaque jour. Tu te lèves, tu fais ce qu’il y a à faire et tu le fais de ton mieux.’’ C’est là où cela m’a menée.»

Un boulot exigeant
Dans ce métier où elle travaille tous les jours avec des gens, elle admet, paradoxalement, n’avoir jamais été questionnée sur la solitude qu’elle pouvait parfois ressentir : «On est seul à prendre la décision pour soi, même si on est en groupe. Seul aussi dans les temps où on se déplace d’un lieu à l’autre, pour rencontrer des gens. Cette solitude-là est très présente, parce qu’on n’a ni conjoint, ni enfants, ni famille avec nous. Mais parce qu’on est toujours en action, on n’a pas trop le temps d’y penser.»

La famille passe-t-elle au second plan ? «C’est inévitable», répond la députée, qui apprécie exercer cette fonction maintenant que ses enfants sont grands. C’est un travail sept jours par semaine. Il n’y a pas d’heure. Il faut vraiment y aller selon les priorités politiques», précise-t-elle.

L’exigence du métier laisse peu de place au repos, à la famille et aux amis, du moins pendant la période électorale. Aussi, pour se retrouver parmi les siens, lors d’une semaine plus calme, madame Barbot n’hésite pas à avertir son équipe qu’elle n’est pas disponible cette fin de semaine.

Amour maternel
Fière de sa mère, comme celle-ci l’est de sa fille, madame Barbot se considère chanceuse d’habiter avec elle. Avec admiration, elle raconte : «C’est une femme forte, qui malgré ce que l’on appelle les vicissitudes de la vie, n’a jamais baissé les bras. Elle est toujours restée intègre et nous a légué cela. C’est ce qui nous a permis –à nous ses enfants– de nous accomplir. Et puis, on a eu la chance d’arriver dans un lieu propice, le Québec, qui permet aux gens qui viennent d’arriver de prendre leur place, de se développer. Cela n’arrive pas pour tout le monde, mais moi, j’ai eu cette chance-là. Et j’en suis très reconnaissante.»

Vivian n’a jamais oublié que ses parents l’ont toujours encouragée à se réaliser pleinement dans la vie. Elle cite une phrase que leur père leur disait souvent: «C’est toi qui décides de ce que tu veux faire. Il y a des conséquences si tu choisis une voie plutôt qu’une autre. Mais ta vie t’appartient! En vieillissant, explique Vivian, on apprend à faire la part des choses, mais sans jamais aller à l’encontre de nos principes et de ce que l’on estime être juste et équitable.»

A-t-elle, à son tour, dit à ses enfants «ta vie t’appartient»? «Absolument. Les parents sont là pour guider. Tu ne peux pas savoir où tes enfants vont vivre. Tu ne peux pas savoir quel est leur destin. Ce sont eux qui sont porteurs de ça. On peut guider, mais la décision leur revient.»

«Nous voulons tous que nos enfants se réalisent dans ce qui les intéressent. Qu’ils soient des citoyens honnêtes, par exemple. C’est les principes qu’on leur donne. Puis, avec cela, il faut leur faire confiance. Leur vie ne sera pas la nôtre. Alors, il faut les laisser aller et les laisser découvrir ce qu’il y a autour d’eux. Et qu’ils fassent des choix. Je suis très fière de mes enfants.»

Merci Vivian Barbot.

Nouvelle règle du CRTC et son interprétation

Une nouvelle règlementation régissant le télémarketing va être mis en application à l’automne 2008. Pouvant affecter un organisme comme le nôtre, je me dois de me tenir au courant et de la lire.

Comme tout texte de loi, l’interprétation et les définitions ne sont pas toujours faciles à comprendre. Pour éviter les embrouilles dans son application, je décide d’appeler au numéro de téléphone pour que l’on me renseigne. La fonctionnaire responsable de l’interprétation de cette nouvelle règlementation me répond: “Interpréter le règlement du mieux que vous pouvez et lors de son application, si un inspecteur considère que vous n’avez pas la bonne interprétation, il vous avisera et vous changerez vos prodécures à ce moment-là”.

Je ne suis pas sécurisé pour m’inventer mes propres définitions et risquer d’avoir à tout recommencer lors de l’application de la loi. Je trouve d’autres coordonnés pour demander une interprétation. Un mois plus tard, je reçois une réponse qui allait à l’encontre de ce que j’avais prévu.

Si je m’étais limité à la conversation avec le premier fonctionnaire, j’aurais fait une illégalité qui m’aurait possiblement valu quelques contraventions. Et l’inspecteur qui m’aurai collé ces contraventions se seraient sûrement contenté de dire: “Nul n’est censé ignorer la loi”.

Morale de cette histoire, en cas de doute, ne vous limitez pas aux premières réponses que vous recevez. Allez au bout de l’histoire pour être sûr de votre point et capable de le défendre.

Incohérence à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ)

J’ai reçu mon renouvellement de permis de conduire. Cette année, pour conserver la classe MOTO, il faut payer des frais supplémentaires. Au cas ou le “trip” de refaire de la moto ferait parti du démon du midi que je devrais possiblement vivre un jour, je décide de conserver la classe MOTO et d’en payer les nouveaux frais en même temps que le renouvellement de mon permis de conduire.

Mon beau-frère, Carmel, n’est pas dû pour son renouvellement de permis de conduire. Il reçoit donc une lettre de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) l’informant des nouveaux frais s’il veut conserver ce privilège. Étant convaincu que la moto ne fait plus parti de ses objectifs de vie, il décide donc de résiller ce privilège de son permis de conduire.

Surprise! Même s’il décide de ne pas payer les frais pour conserver le droit d’utiliser une moto, il doit tout de même payer des frais. En téléphonant à la SAAQ, la raison qu’on lui a donné c’est que la société d’État n’avait pas eu le temps d’envoyer les lettres à temps et que l’année était déjà commencé avec la nouvelle règlementation!!!

Si Carmel avait eu à renouveller son permis cette année, les frais de cancellation du permis de moto aurait passé inaperçu dans les frais de renouvellement.

Morale de cette histoire: quand la SAAQ est en retard, tu payes!

Morale de cette morale: prenez le temps de décortiquer les frais d’une facture, il s’y trouve parfois du camouflage.

Est-ce qu’un missionnaire va avoir le temps, l’argent et l’énergie pour faire un recours collectif contre la SAAQ pour préserver les droits de ceux qui acceptent de perdre leur permis de moto pour ne payer avoir à payer les frais de renouvellements?

Si c’est le cas, SVP m’en aviser.

Publicité sur les cigarettes: Du Maurier, Player’s et Peter Jackson au Mexique

Le syndicat des employés du tabac fait une publicité dénonçant la perte des emplois chez Imperial tobacco dont les cigarettes Du Maurier, Player’s et Peter Jackson sont maintenant fabriquées au Mexique.

Le syndicat offre aux Québécois de fumer les marques Rothman’s, Bensons and Hedges, Mark Ten, Number 7, Export A, Macdonald Spéciale et Vantage qui sont encore fabriquées au Québec.

Je suis très sensible au soutien que le consommateur peut offrir pour aux travailleurs du Québec. J’ai participé à des campagnes telles “Achetez Québec” pendant de nombreuses années. Je me questionne cependant sur le fait que la publicité sur les cigarettes est maintenant prohibée. Malgré la cause honorable de vouloir sauver les emplois reliés à l’industrie du tabac, pouvons-nous accepter cette illégalité?

Régler le problème en changeant de nom

(Agence Science-Presse) – Le gouvernement américain est farouchement opposé au financement public de la recherche sur les cellules souches d’embryons, n’est-ce pas? Alors pour se défaire en partie de ce boulet qui lui nuit depuis des années, le Registre américain des cellules souches embryonnaires, un organisme public, a trouvé la solution: changer de nom! Place au Registre des cellules souches humaines pluripotentes. Ça veut dire la même chose, mais à peu près personne ne s’en rendra compte…

L’avortement, 20 ans après sa légalisation

Le 28 janvier 1988, la Cour suprême du Canada déclarait inconstitutionnel l’article 251 du Code criminel. Les raisons: il restreignait les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité des femmes.

Le pionnier dans cette lutte est le Dr Henry Morgentaler, qui a été emprisonné pour la cause qu’il défendait: le droit des femmes de choisir elles-mêmes le moment de leurs grossesses et d’avoir accès à des services d’avortement sécuritaires.

Mais rien n’est acquis. Périodiquement, on remet en question le droit des femmes à des services d’avortement, et ce dans la population comme des deux côtés de la Chambre des Communes.
Voici quelques articles.

* “Avortement 1988-2008 - Vingt ans de liberté et d’égalité”, par Des groupes de femmes du Québec
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2879

* “20e anniversaire de l’arrêt Morgentaler - Il y a 20 ans, l’avortement était enfin décriminalisé”, par le Conseil du statut de la femme du Québec
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2880

* “Avortement - “Si aujourd’hui j’apprends que je suis enceinte…”, par Cathy Wong, étudiante en droit
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2878

* “Le point sur l’accessibilité aux services d’avortement dans les hôpitaux canadiens - Recul”, par L’Association canadienne pour la liberté de choix
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2883

* “Des hôpitaux canadiens accueillent cavalièrement les demandes d’information sur l’avortement”, par Isabelle N. Miron
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2710

* “L’Église engage un bras de fer contre l’avortement”, par Anne Roy et Gaël De Santis (L’Humanité)
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2881

* “Avortement - Un sujet tabou”, par Margaret Somerville
Et la réplique de Nathalie Collard de La Presse: “4 mois, 3 semaines et 2 jours”
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2882

Dossier Avortement http://sisyphe.org/rubrique.php3?id_rubrique=128