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Dominic Arpin et Martin Petit… Vous m’inspirez!!!

Merci à toi Dominic. Merci à toi Martin.

Depuis quelques jours, je me questionne sur l’avenir des médias au Québec. En tout cas, au moins celui de Reflet de Société et de l’organisme qui le chapeaute, le Journal de la Rue et son projet Café-Graffiti. Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis le directeur de l’organisme, le rédacteur en chef du magazine et le fondateur du Café-Graffiti.

Les abonnements à notre magazine Reflet de Société permettent de soutenir des projets pour les jeunes tels que le Café-Graffiti. Mais voilà que le prix du papier augmente de 6% au printemps, on prévoit une autre augmentation de 6% à l’automne, le timbre poste a augmenté de 5 sous en janvier dernier, le prix de l’essence qui continue de battre des records… On prévoit des baisses et peut-être même la disparition des subventions à l’aide journalistique. Même chose pour la subvention pour les frais d’envois postaux.

Juste de demeurer un média, sans avoir à financer un projet communautaire commence à être du sport. En passant, pour ceux qui pensent que je me plaint pour rien avec mon augmentation de 5 sous par envoie, il faut savoir que nous diffusons près de 500 000 exemplaires de notre magazine par année. Chaque 5 sous d’augmentation finissent par coûter cher.

Cela explique pourquoi depuis un certain temps, je travaille à diversifier nos sources de revenus. J’ai engagé plusieurs consultants pour nous aider dans cet objectif, mais ils ont fait choux blancs. Cela a occasionné des dépenses, mais aucun revenu.

Pour la vente de publicité, il y a transfert des budgets vers l’Internet. Les médias conventionnels attirent moins de publicité que l’Internet réussit à faire. J’ai donc décidé d’appeler quelques régies publicitaires pour nous représenter et vendre de la publicité sur nos blogues et nos sites Internet. Après tout, avec plus de 6 000 visiteurs par jour, on devrait être capable d’attirer quelques publicités.

La première régie publicitaire est spécialisé dans le monde des affaires. On en “fitte” pas dans leur décor. Peut-être à l’automne ou au printemps l’an prochain. On repassera, je n’ai pas le temps d’attendre. Une deuxième régie publicitaire me rappelle, prends quelques informations et ne me rappelle pas! Faut pas me laisser sans nouvelles trop longtemps. J’ai sûrement un profil un peu maniaque. Faut que ça bouge. Ma devise, quand tu fais du surplace, tu recules. Parce que les événements eux continuent d’avancer et à te rentrer dedans. La troisième régie publicitaire ne m’a pas encore retourné mon appel.

Bon! J’ai compris, on ne veut pas de mes 6 000 visiteurs par jour. Tant pis pour eux, quand ils se réveilleront, ils courreront après. Après tout, je ne suis pas intéressé à la publicité Google qui ne donne pas grand chose mais qui pollue les blogues et les sites. De plus, en tant qu’organisme communautaire, nous sommes très difficile sur qui pourrait s’annoncer avec nous. On en refuse plus qu’on peut en prendre.

C’est à ce stade que les constellations se sont enlignés. Je me suis souvenu de l’entrevue que Martin Petit m’avait donné. Il me disait avoir rempli une salle de spectacle avec seulement ses contacts Internet. Ensuite j’ai pensé à Dominic Arpin. Lors d’une conférence devant les relationnistes du Québec, Dominic mentionnait qu’il a décidé de faire cavalier seul et d’avoir son propre blogue, indépendant d’un média. Se vendre lui-même plûtot que de laisser le média le vendre et tout empocher.

Suite à mon délire d’hier soir sur l’avenir de la presse écrite, plus pour faire sourire les gens, j’ai fait un Internet-o-thon en présentant les abonnements du magazine. C’était un gag, une satire, la fin de mon délire, rien de plus. Mais aujourd’hui, je me ravise. Mon fort intérieur était plutôt visionnaire et il m’avait lancé un message pourtant clair, net et précis.

Pourquoi me casser la tête avec une régie publicitaire qui ne semble pas apprécier notre potentiel ou, encore pire, qui ne saurait pas comment nous vendre et à qui nous vendre. Nous n’avons qu’à faire comme Martin Petit et Dominic Arpin. Nous vendre nous-même. Pas vendre la publicité des autres, mais vendre nos propres produits sur nos sites et nos blogues.

Pour un organisme tel le nôtre, de vendre des abonnements à un magazine de réflexion sociale, vendre des documentaires sur l’implication bénévole, vendre des CD de musique des jeunes que nous accompagnons, des livres de cheminement personnel, des guides d’intervention auprès de personnes suicidaires, de joueurs compulsifs et même notre T-shirt à l’effigie du Café-Graffiti, rien de plus naturel. Pour les Internautes qui nous lisent et qui aiment ce que nous écrivons, ce n’est pas de la pollution publicitaire, c’est d’encourager un organisme communautaire dans son orientation en économie sociale et d’offrir des produits et services qui sont la continuité de ce que nous faisons.

Malgré que dans WordPress nous soyons limité dans l’affichage des publicités, nous avions déjà réussi à placer une bannière dans le haut des blogues. Cette bannière annonce les 4 sites de l’organisme. J’ai ensuite fait rajouter une publicité sur chaque côté. Présentement nous y annonçons 2 livres. Nous alternerons régulièrement les publicités pour y présenter l’ensemble de tout ce que nous faisons.

Et voilà ma dernière trouvaille d’hier. À la fin de mes billets apparaîtra une publicité. Elle sera annoncé en caractère gras: PUBLICITÉ. Celui qui ne voudra pas la lire n’aura qu’à arrêter de lire. Mais celui qui aura aimé nos textes, pourra y découvrir les produits et services que nous offrons.

Nous voilà donc dans notre auto-publicité. Nous sommes convaincu que cela sera beaucoup plus pertinent et rentable que les quelques sous qu’on offre pour les “clics” sur des annonces de n’importe quoi. Parce que même si les budgets commencent à se diriger vers l’Internet, les prix offerts pour tout le travail qu’on y fait est encore dérisoire.

Au plaisir de continuer à vous écrire. Au plaisir de vous présenter quelques publicités pertinentes.

PUBLICITÉ
2e journée de notre Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Dominic Arpin et Patrick Lagacé devant les relationnistes

En janvier dernier, j’avais assisté à un déjeûner-conférence de La Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP), l’ancienne Société des relationnistes. Ils ont créé une série d’ateliers sur l’utilisation des blogues comme outil de marketing.

En tant que journaliste/blogueur, j’étais curieux de voir comment les relationnistes voulaient utiliser les blogues pour faire de la publicité, du branding… Suite au premier atelier, ils avaient annoncé la tenue d’une rencontre avec Dominic Arpin dans les mois qui suivraient.

Dominic Arpin, le Patrouilleur du net, est un blogueur qui méritait que je mette à mon agenda cet atelier. La SQPRP a dû remettre à plus tard la tenue de l’atelier. Ils cherchaient un 2e journaliste/blogueur pour accompagner Dominic Arpin. L’atelier a finalement eu lieu le 17 avril avec la présence de Patrick Lagacé, ancien blogueur pour Canoe, maintenant pour Cyberpresse.

Puisque messieurs Arpin et Lagacé parlaient d’un sujet qui me passionne, le blogue, l’atelier, même si je n’ai rien appris de nouveau a été intéressant. Pas stimulant. Le blogue est une drogue. Elle m’auto-stimule. Je n’ai pas besoin d’être stimulé pour atterrir plusieurs heures par jour pour noircir quelques pages de mon carnet électronique.

En tant que directeur d’un organisme communautaire qui a régulièrement engagé des professionnels pour exécuter des mandats, entre-autre, de mise en marché, cet atelier et la réaction des relationnistes me fait peur et m’inquiète.

On a parlé de plusieurs anecdotes pendant l’atelier. Une publicité virale de Sony qui avait fourni des appareils photos et vidéos pour permettre à des blogueurs d’assister au making-off d’une de leur publicité. Les blogueurs ont donc parlé de la publicité dans leurs carnets. La publicité était attendu de tous et elle a fait un malheur à sa sortie. Ou encore des vidéos de la compagnie Nike qui se sont retrouvés sur You Tube et qui ont fait le tour du monde et d’être vu par des millions d’Internautes. Et tout le monde de crier “WOW! Et toute cette visibilité qui n’a rien coûté!

Je voyais déjà les lueurs dans les yeux des relationnistes qui se préparaient déjà à vendre l’idée à leur client d’investir dans ce genre de publicité virale. Et c’est là que j’ai commencé à avoir peur. Dominic Arpin et Patrick Lagacé connaissent tout le temps que l’on doit passer devant un ordinateur pour avoir un contenu, être vu, devenir crédible. Je ne suis pas convaincu que les relationnistes ont compris dans quoi ils s’embarquent. Ou plutôt dans quoi ils vont embarquer leur client pendant qu’eux vont facturer à l’heure tout l’investissement qu’il y aura à faire.

Quand on dit qu’une publicité virale ne coûte rien, je répondrais que c’est absolument faux. Si je paye une publicité conventionnelle, je sais quand elle va être en onde, je peux estimer combien de personnes vont la voir et je peux faire une évaluation de l’impact qu’elle aura. Pour une publicité virale, c’est le hasard qui va jouer en faveur ou en défaveur de notre publicité. Parce qu’on ne contrôle pas les Internautes et leurs réactions.

Quand Sony a fait sa campagne avec les blogueurs, ils ont payé des gens pour contacter des blogueurs, les intéresser au projet, leur fournir des équipements Sony, les déplacer, leur donner accès à la création de la publicité… Ça coûté de l’argent tout ça. Dans ce cas-là, le résultat a été bon. Mais le tout aurait pu être un flop total. Il n’y avait aucune garantie de réussite.

Et n’oublions pas que nous sommes aux États-Unis, en version anglophone dans un marché mondial. C’est rentable pour Sony d’être vu autant aux États-Unis, qu’en Angleterre qu’au Canada. Reprenons l’exercice pour un marché comme le Québec. Je suis chef d’une entreprise québécoise et je veux faire connaître mon produit. Un relationniste me propose une campage virale avec des blogueurs. Parce que le “temps d’antenne” est gratis, ça devrait être bon pour la compagnie.

1- Il faut trouver suffisamment de bons blogueurs crédibles prêt à faire la promotion du produit et ayant suffisamment de trafic pour que ça vaille la peine. Gros mandat. Je vois mal un gars comme Patrick Lagacé commencer à verser dans l’info-pub!

2- Le montage visuel ou le travail des blogueurs demeurent en compétition avec les publicités internationales. Si un jeune derrière son écran sur You Tube a le choix entre une vidéo de Nikes qui font toutes sortes d’aventures rocambolesques ou un vidéo sur un aspirateur québécois, votre aspirateur est mieux de savoir sauter haut pour concurrencer Nikes et être vu.

3- La visibilité d’un site ne donne pas la réalité de la visibilité d’une publicité. Exemple, les sites et blogues que je gère génère plus de 6 000 visites par jour. Je ne suis pas dans la catégorie de Patrick Lagacé qui en génère de 10 000 à 25 000 par jour, mais c’est tout de même respectable pour le Québec. Une publicité sur nos sites ne seraient pas vu par les 6 000 visiteurs que nous avons. Parce que j’ai beaucoup de trafic qui viennent dans un but particulier, entre autre, lire ou commenter des textes sur le suicide ou la prévention du jeu compulsif. La publicité pour une balayeuse passerait inaperçu sur mon blogue. Il faut donc trouver les blogueurs qui sont pertinents pour le produit qu’on représente. Et au Québec, je ne pense pas qu’on ait suffisamment de choix pour espérer réussir dans ce genre de mandat.

4- Les blogueurs sont capables d’être très critiques. Cela peut être positif pour une bonne campagne, mais mortel pour un produit qui n’était pas bien préparé pour affronter le cyber-marché.

Je suis suffisamment renseigné sur les blogues et sur l’Internet pour comprendre que si un relationniste me propose une campagne virale pour faire connaître notre organisme, je ne l’engagerai pas. Mais qu’arrivera-t-il aux chefs d’entreprise qui vont faire confiance à un relationniste qui ne connaît pas l’ampleur du travail et des préalables pour soutenir une campagne Internet? Il risque de payer pour l’incompétence du relationniste qui lui, va facturer à l’heure pour apprendre.

Fluke, Hérésy et le Café-Graffiti sur You Tube

Lancement officiel du premier vidéo du Café-Graffiti sur You Tube. Nos premières vedettes: les artistes graffiteurs Fluke et Hérésy lors d’un contrat pour les magasins Oakley.

Le vidéo d’une durée de près de 5 minutes est une sorte de “Making off” de ce contrat. On y voit la préparation, la réalisation et le produit finale, le tout agrémenté du choix musical de Fluke.

Le Café-Graffiti prépare une série de vidéo sur les différents événements Hip Hop réalisés dans les dernières années. Au fur et à mesure que le montage sera terminé, il se retrouvera en ligne dans cette nouvelle collection audio-visuelle du Café-Graffiti.

Venez visiter le site régulièrement pour visionner les mises à jour. N’oubliez pas de laisser un commentaire et de voter, question d’encourager Fluke et Hérésy à continuer leur travail.

http://fr.youtube.com/user/cafegraffiti

Voter pour ce texte sur Cent Papier.

Commerce Internet, E-Marketing et H2H interactif

Malgré mon emploi du temps très chargé, je me fais un devoir d’assister régulièrement à des formations données par des spécialistes dans différents domaines. C’est ma façon personnelle de faire une formation continue. Peu importe le domaine dans lequel on se retrouve, la formation continue est essentielle. Accepteriez-vous de vous faire opérer par un médecin qui travaille encore avec les outils et les connaissances d’il y a quelques décennies? Même chose pour le mécano de ma bagnole. Il doit se tenir à l’affût des nouvelles technologies.

Je me retrouve donc à une journée de formation organisée par Magazines Canada donné par Alexandre Hénault de H2H interactif. L’objectif est de nous familiariser avec la vente de publicité sur Internet. Le thème de la journée m’attire parce qu’il faut que notre organisme développe de nouvelles stratégies de ventes. De plus, j’ai déjà eu une journée de formation avec Alexandre Hénault et je le sais très compétent.

Je surpris du peu de personnes qui assistent à la journée de formation. Nous ne sommes que 4 participants représentant 3 médias. Bayard a dégagé 2 personnes et une autre pour L’actualité médicale. Je complète la formation en représentant Reflet de Société.

Je profite de l’occasion pour remercier Alexandre Hénault pour cette journée de formation. J’en ressorts complètement stimulé. J’ai eu des idées qui vont pouvoir me tenir occupé encore une autre décennie.

Les idées sont là. La grande difficulté est de trouver les gens compétents pour arriver à faire ce que j’ai en tête. Plusieurs de ces idées vont nécessiter de la programmation Flash. Malheureusement, les bons programmeurs en Flash sont rares et très en demande. Cela veut dire que les tarifs augmentent en conséquences et qu’ils ont une liste d’attente pour leurs nouveaux clients. On se croiraient dans un corridor d’hôpital!

Étant un organisme communautaire, je dois surveiller mes budgets. Les chances que je puisse engager un programmeur Flash, au taux horaire qu’ils chargent, sont peu probable. Je vais devoir trouver une solution à ce dilemne.

J’ai appris un nouveau terme d’un partenaire que je dois trouver. Une régie publicitaire. Ce sont eux qui font le lien entre les clients qui achètent de la publicité Internet et les sites comme le nôtre. Je vais commencer à les rencontrer pour en choisir une qui nous représentera. L’objectif sera de ramener des revenus pour payer nos prochains investissements Internet.

Jean Charest, les détournements de fonds, l’immigration et la publicité

Mathieu Boivin signait un article dans le Journal de Montréal le 19 septembre dernier. On y apprenait que les argents versés par Ottawa pour l’intégration des immigrants serait dérouté vers d’autres ministères que celui de l’immigration. Le ministère de l’Immigration et des communautés culturelles ne recevrait que 60% des 188 millions d’Ottawa. Un manque à gagner ou un montant détourné de 77 millions pour l’année en cours!

Il existe aussi d’autres magouille à Québec. Lors du 15e anniversaire de notre magazine Reflet de Société, nous avons approché les politiciens pour prendre un espace dans le numéro spécial d’octobre. En ce qui concerne le premier ministre Jean Charest, pas de problème pour écrire un mot pour nous féliciter. Mais pas question de payer cette espace. Nous avons cependant reçu une proposition. On nous offre de publier gratuitement le mot du Premier ministre Jean Charest. En contrepartie, on nous demande de déposer un projet de 3 000$ auprès du ministère de la Jeunesse de M. Jean Charest. Sans le garantir formellement, ils tenteront de le faire accepter.

J’ai eu à me poser la question si ce genre de tractation pouvait convenir à la philosophie et à l’éthique de notre organisme. Jusqu’à ce jour, tous les policiens qui ont publié des textes chez nous ont toujours payé leur espace. Que ce soit le maire de Montréal Pierre Bourque, de Québec, Jean-Paul L’Allier, ou encore André Boisclair lorsqu’il était ministre, Réal Ménard, Louise Harel… Pouvons-nous créer un précédent en laissant le premier Ministre Jean Charest publier gratuitement chez nous en laissant présager une quelconque subvention provenant d’un autre budget? Les fonds prévus pour ces projets peuvent-ils servir à des publicités? Ne sont-ils pas supposé servir à une intervention concrète auprès des jeunes qui en ont besoin?

En ce qui me concerne, ce genre de tractation politique est un détournement de fonds. L’argent affecté à un projet ne peut servir à faire la publicité et la promotion du Premier Ministre. Je ne pouvais pas accepter cette offre et devenir complice d’un tel détournement. 

Nous avons eu moins de pages de publicité que prévu dans notre numéro d’octobre. Nous n’avons eu aucune vedettes politiques pour souligner nos efforts et notre travail. Mais nous avons gardé notre intégrité et la fierté d’un travail bien accompli. À la sueur de notre front, nous continuerons de nous relever les manches et de travailler honnêtement pour servir la population.

Autres textes sur la politique et commentaires du rédacteur sur la politique.

Manger des fraises ou de l’acide ellagique ?

Marie-Hélène Croisetière, Agence Science-Presse Qui, à la vue d’appétissantes baies rouges, songe aux bienfaits de l’acide ellagique ? Personne, signale Mme Gale West, qui rappelle à l’ordre les publicitaires et les journalistes : “ il faut parler plus simplement de nutrition ”.

Une publicité de cet été a particulièrement frappé cette spécialiste de l’économie agroalimentaire : “ Je feuilletais le prospectus de mon épicerie et je suis tombée sur une annonce pour les fraises du Québec. On y vantait les vertus anti-cancer de l’acide ellagique. ” La chercheuse de l’Université Laval n’en revenait pas : “ Qui comprend de quoi on parle quand on utilise ce jargon ? De toutes façons, il y a tellement plus que ça dans une fraise ! La vitamine C, à elle seule, mérite qu’on en consomme. ”

Ce que craint Mme West, c’est que l’utilisation abusive de termes scientifiques n’accentue la méfiance du public. “ Les consommateurs ne sont pas fous ! Ils voient bien qu’on essaie de les impressionner et que le seul but est de vendre des produits, pas d’améliorer leur santé. Ils deviennent dépassés, méfiants et ils décrochent. ”

“ Pour vraiment favoriser de bonnes habitudes alimentaires ”, les communicateurs devraient plutôt souligner quels aliments sont bons pour la santé. Et pour les questions plus précises, Mme Gale leur suggère de présenter des classes de molécules au lieu de nommer chaque molécule. “ Est-il par exemple bien nécessaire de préciser le type d’oméga présent dans un œuf ? Entre l’oméga 3, le 6, le 9 et les précurseurs d’oméga, qui s’y retrouve ? ” Même chose pour les vitamines, “ que les gens n’ont pas eu le temps de différencier malgré qu’elles soient connues depuis longtemps ”.

De toutes manières, celui qui cherche des renseignements précis se réfère généralement à des ouvrages complets. “ Les noms scientifiques des composés ont leur place dans des ouvrages comme celui du Dr Richard Béliveau sur l’alimentation anti-cancer ”. Et ces données sont d’ailleurs essentielles dans certaines situations : “ j’étais très contente de savoir quels aliments contiennent du fer lorsque j’ai fait de l’anémie pendant ma grossesse. ” Enfin, dans les situations comme celle-la, les gens peuvent aussi se référer à un spécialiste…

Ils devront toutefois bien le choisir. Une étude de la chercheuse a démontré que seulement 20 % des médecins et 40 % des nutritionnistes se considèrent bien informés à propos des substances alimentaires bonnes pour la santé. Si plusieurs réussissent à associer les substances alimentaires aux maladies qu’elles peuvent traiter, leur jugement est moins assuré lorsqu’il s’agit de relier composés et aliments. “ Avant, je disais aux gens d’écouter les nutritionnistes pour savoir quoi manger. Je suis maintenant plus méfiante. ” Seule consolation de la chercheuse : les médecins et les nutritionnistes continuent de recommander les aliments naturellement riches dans une substance donnée avant de suggérer des aliments enrichis ou des suppléments alimentaires.

Textes sur la santé.

Ronald McDonald se fait sortir des écoles

Dans le Journal de Montréal du 21 novembre, un article de la Presse Canadienne nous rapporte que le ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick vient de bannir le clown Ronald McDonald des écoles primaires. Il y faisait la promotion de la bonne forme physique et d’une saine alimentation. Message contradictoire dit-on. Je croyais que la publicité destiné aux enfants étaient proscrites? Si c’est le cas, comment se fait-il qu’on ait laissé entrer Ronald McDonald dans les écoles primaires?

Est-ce que la conscience sociale commence à mettre des limites dans les abus et la propagande? Ce vent de nouvelle conscience sociale va-t-il se rendre, plus près de nous, jusqu’à Loto-Québec en rapport avec le jeu compulsif?

La publicité, perdre du poids ou une grosse poitrine

L’agence France Presse indique que la Chine a suspendu toute publicité concernant les produits miracles pour perdre du poids ou pour augmenter la poitrine précisant que ces publicités exagèrent les effets des produits ou des cures miracles, nuisant aux droits des consommateurs et minent la crédibilité des médias.

Wow! Le gouvernement Chinois ne prend pas à la légère sa responsabilité de bon père de famille. Quand on est conscient des conséquences sur notre société de toutes ces publicités, il est intéressant de voir que certains gouvernements ne jouent pas à l’autruche et prennent les grands moyens pour garder un minimum d’honnêteté dans les publicités et les médias.

Les conséquences des publicités trompeuses et mensongères sont énormes. Boulimie, anorexie, suicide, mauvais traitement créant des conséquences pouvant aller jusqu’au décès… Comme plusieurs, j’ai régulièrement décrié cette situation. Est-ce qu’un jour, nous aurons au Québec un gouvernement capable de mettre ses culottes et de prendre ses responsabilités de bon père de famille? J’ai sûrement conservé la naïveté de mon enfance, mais j’ose espérer que ce jour arrivera.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/30/les-blogues-la-democratie-et-la-convergence/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/09/publicite-mensongere-mdg-et-les-ordinateurs/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/07/24/airmiles-dell-et-la-publicite-mensongere/

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