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La Presse Canadienne nous informe que le ministère de l’Éducation laisse tomber les cours d’éducation sexuelle dans les écoles secondaires. Ce sera maintenant la responsabilité de l’ensemble des enseignants de parler de sexe à leurs étudiants. Si le ministre de l’Éducation y croit… moi je n’y crois vraiment pas.
La majorité des enseignants ne voudront pas s’aventurer sur le terrain de la sexualité avec les jeunes. D’une part, ils ont des objectifs à atteindre dans leur matière (Français, mathématiques et autres). Déjà on considère que nos jeunes n’ont pas assez de connaissance dans certaines matières, je vois mal comment un professeur de français va faire pour arrêter son cours et parler sexe avec ses jeunes.
D’autre part, ces enseignants ont-ils la formation et la compétence pour parler de sexe avec des étudiants? C’est pas parce que je trippe sur les formules d’algèbre et que je trippe à enseigner la géométrie que je trippe nécessairement à parler sexe avec mes jeunes.
Il y a aussi un inconfort important qu’il ne faut pas négliger. Avec la peur d’être accusé de pédophilie, la majorité des hommes qui enseignent aux jeunes ne veulent tout simplement pas aborder un sujet comme la sexualité avec les jeunes. Il y a plus de 3 ans, nous avions déjà fait un reportage sur cette problématique.
le Ministère a déjà abandonné le cours de Formation personnelle et sociale (FPS), cours dans lequel on pouvait inculquer des connaissances générales et humaines aux jeunes, une philosophie de vie.
Les jeunes n’arrêteront pas de se questionner sur la sexualité et de vouloir en parler. En tant que société si nous ne prenons pas nos responsabilité, qui va le faire? Internet, un chef de gang, un pimp…?
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Ces femmes qui ne parlent pas assez
(Agence Science-Presse) – C’est probablement l’une des croyances les plus fermement ancrées de la guerre des sexes: les femmes parlent plus que les hommes. N’est-ce pas?
Et pourtant, cette croyance ne s’appuie sur rien de tangible. Au contraire, en 2007, deux études, l’une provenant de l’Arizona, l’autre de la Californie, ont conclu la même chose: dans une journée typique, hommes et femmes parlent à peu près autant. Les chercheurs ont même calculé le nombre de mots!
- Matthias Mehl, psychologue de l’Université de l’Arizona à Tucson. Son équipe a enregistré les conversations d’étudiants entre 1998 et 2004 —l’intention initiale était de comprendre l’influence du dialogue sur la bonne santé psychologique. Résultat: femmes – en moyenne 16 215 mots par jour. Hommes – 15 669 mots. Une différence insignifiante.
- Campbell Leaper et Melanie Ayres, de l’Université de Californie à Santa Cruz. Ont combiné les résultats de plus de 60 études sur les propos échangés dans une journée. Résultat : à peu près autant de mots de part et d’autres —en fait, ce sont les hommes qui passent en tête! De peu, mais tout de même.
Un préjugé sexiste?
La croyance ne serait-elle donc rien de plus qu’un préjugé sexiste? C’est ce qu’affirmait un article du New Scientist (Mega Mouthy, réservé aux abonnés) publié pendant le temps des Fêtes —moment propice, s’il en est, pour mesurer la quantité de mots échangés… sans parler de la qualité des propos.
« C’est probablement du sexisme, insiste Campbell Leaper. C’est une façon de diminuer la contribution des femmes. Cela implique que si elles parlent, ce qu’elles disent a peu d’importance. »
Même quand c’est examiné dans les meilleures intentions, il demeure courant d’établir des distinctions faciles entre les sexes —la popularité du livre Les hommes sont de Mars, les femmes de Vénus, en est une manifestation. Un autre best-seller, Why Men Don’t Listen and Women Can’t Read Maps, a vendu 12 millions de copies!
Le mythe de la femme qui parle beaucoup a de plus été au coeur de plusieurs livres très sérieux, dont The Female Brain, un ouvrage signé en 2006 par un neuropsychiatre, qui affirmait —sans citer ses sources— que les femmes prononcent 20 000 mots par jour, contre 7000 pour les hommes. Et le mythe ouvre des avenues ridicules, poursuit le New Scientist: le co-auteur de Why Men Don’t Listen…, Allan Pease, a déclaré en 2004 sur les ondes de CNN que non seulement les hommes prononcent moins de mots dans une journée mais qu’en plus, c’est là une affaire de quotas! Autrement dit, lorsqu’ils ont atteint leur «total quotidien», ils se taisent, ce qui expliquerait que dans des soirées, on les entende moins!
Certes, il peut bel et bien y avoir des différences d’un sexe à l’autre. L’étude menée par Leaper et Ayres suggère par exemple que le contexte est important: de quoi parlent-ils et avec qui parlent-ils. Enfin, il y a au moins un stéréotype qui semble encore vrai: les femmes parlent plus souvent de mode et de relations sociales, et les hommes parlent plus souvent… de sport et d’argent.
Encadré
L’écart le plus étonnant n’est pas entre les sexes, mais entre le taciturne et le volubile. Dans l’étude de Matthias Mehl, la personne la plus discrète prononçait 700 mots par jour et la plus expansive… 47 000 mots. Soit —si on soustrait les heures où elle dort— une moyenne de 50 mots par minute!
Colloque sur les violences faites aux femmes. FEMMES D’AILLEURS
Isabelle Burgun, Agence Science-Presse
Malaïka (nom fictif), jeune Congolaise vivant au Québec, l’a entendu de nombreuses fois : “ il ne faut pas détruire ta famille. Fais attention, tu seras rejetée, nous ne t’aiderons pas ”. Victime de violence conjugale, elle ne s’est pas sentie soutenue par sa communauté. “ Le poids social est très important ”, confirme Anne Kouraga, étudiante au doctorat à l’École de service social de l’Université Laval. Les abus et les maltraitances sont légion : crime d’honneur, traite des femmes, violences faites aux femmes en contexte d’immigration, etc., comme le rapportait le colloque international Violences faites aux femmes: réponses sociales et plurielles auquel participait Mme Kouraga. Elle était l’auteure, avec “ Maternité et violence conjugale chez les femmes immigrantes d’Afrique noire francophone ”, de l’une des 200 présentations de ce colloque qui avait lieu récemment à Montréal.
Nés d’observation directe et de constats, les travaux d’Anne Kouraga visent à comprendre la réalité particulière de ces femmes immigrantes victimes de violence conjugale. “ Elles ont une culpabilité accrue liée à la maternité. Se perçoivent-elles comme de “mauvaises épouses”? Que vivent-elles, prises entre deux cultures ? ”, s’interroge l’étudiante tchadienne qui a souvent accompagné des femmes lors de démarches d’information auprès de maisons d’hébergement pour les femmes violentées.
De nombreux facteurs musellent les femmes. Les menaces, la honte, le rejet de la communauté, l’isolement lié au contexte d’immigration, la peur d’être renvoyée au pays, la peur que la DPJ ne lui enlève les enfants… Sans compter que culturellement, la violence familiale est le plus souvent niée. “ Le système patriarcal africain affirme que la femme est inférieure à l’homme et doit lui obéir. La violence est perçue comme une affaire privée ” rapporte la chercheuse.
Pas facile de se défaire d’un tel joug, surtout dans une société d’accueil emplie de préjugés sur les femmes africaines. “ J’ai accompagné une femme battue à l’hôpital, la première question de l’infirmière a été : avez-vous le sida ? ”, s’indigne Anne Kouraga.
Le contexte d’immigrationMarie Lacroix, de l’École de service social de l’Université de Montréal, se penchait elle aussi, dans le cadre de ce colloque, sur les femmes en contexte d’immigration, plus particulièrement sur la pratique du mariage par correspondance. Une pratique qui prend de l’ampleur, particulièrement depuis Internet. “ L’Internet a facilité cette pratique, particulièrement pour les hommes. ”On entend parler de ces femmes promises depuis bien plus longtemps, “ avec les romans, les films, pourtant nous les connaissons bien mal, tout comme leurs motivations à user de ce biais pour immigrer ”, résume le Pr Lacroix. Avec ses travaux sur “ Le mariage par correspondance ”, menés avec sa collègue Sue Brigham de la Faculté d’Éducation de Mount Saint-Vincent University (Nouvelle-Écosse) et différents collaborateurs du Feminist Public Policy Project (FPPP), Marie Lacroix désire rattacher cette pratique à la féminisation de la pauvreté à l’échelle internationale.Si l’on commence à connaître les pénibles conditions des “ aides familiales ” domestiques, il existe bien peu de statistiques sur les “ femmes promises ” et le sujet reste encore tabou.
On sait qu’elles sont très nombreuses à provenir des Philippines, de Russie et d’Ukraine. Et il s’avère difficile de les retracer car elles arrivent souvent dans le cadre d’une réunion familiale et ne se définissent pas comme “ femmes promises ”. De plus, elles “ ne représentent pas un bloc homogène. Les femmes des Philippines ou d’Ukraine ont des motivations propres, une vision du couple et du rôle de la femme très différentes ”, souligne la chercheuse.
Point commun toutefois, “ la politique d’immigration est discriminatoire pour les femmes. Elles ont souvent moins accès à l’éducation que les hommes. Choisir un époux étranger pour parvenir à s’en sortir, cela est aussi un choix ”. Aux Philippines, il existe depuis les années ‘70 un programme d’exportation de la main d’œuvre doublé d’une “ tradition ” d’immigration féminine. “ L’argent envoyé à la famille par ces expatriées atteint les 6 milliards de dollars ”, relève Marie Lacroix. Un facteur qui n’incite pas les autorités à ralentir le flux…À voir * Le programme du Colloque international Violences faites aux femmes :http://www.criviff.qc.ca/colloque/prog_fr.asp* Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRI-VIFF), qui organisait ce colloque :http://www.criviff.qc.ca/accueil.asp
Psychologie L’ENFER À DEUX
Isabelle Burgun, Agence Science-Presse Il s’est écrit des centaines de livres là-dessus. À tel point qu’on a l’impression que tout a déjà été dit, lu ou vu sur le couple et ses conflits. Pourtant il manquait une opinion —généralement tenue au secret professionnel— celle du thérapeute.
Un sondage réalisé auprès de 453 psychologues québécois, dont 305 femmes, lève le voile sur les coulisses de la mésentente intime. “ Les idées que l’on se fait sur la dichotomie homme/femme dans la gestion du couple s’observent beaucoup dans la pratique ” annonce Mélanie Lamarre, étudiante au doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières et auteure du sondage.
Quels sont les motifs de rupture et, à l’inverse, les facteurs qui font qu’un couple va durer ? Quels sont ceux à la base de disputes ? Les résultats de ce sondage, réalisé sous la supervision du Dr Yvan Lussier, étaient présenté au dernier congrès bisannuel de l’Ordre des psychologues du Québec qui se tenait début novembre au Complexe Desjardins de Montréal.
Donc, la faute à qui ? La majorité des psychologues soutiennent que la responsabilité est également partagée (60%). Mais une bonne proportion pense que c’est majoritairement la femme qui s’avère en cause —30% pour la femme contre 8% pour les hommes.
“ Cela rejoint souvent les croyances populaires. Les mêmes croyances qui veulent que ce sont les femmes qui proposent les solutions tandis que les hommes adoptent un comportement de fuite, ou que ce sont les femmes qui communiquent plus que leur conjoint ”, relève Mélanie Lamarre.
“ L’objectif de ce sondage était d’abord de prévenir la détresse conjugale, associée aux troubles de santé mentale, à la prise d’alcool, etc. ”, soutient Mélanie Lamarre.
On consulte davantage
Autre constat dans ce sondage, les couples consultent plus rapidement qu’autrefois et la séparation n’est plus nécessairement la solution recherchée. Les motifs de consultation vont du stress aux familles recomposées, en passant par l’utilisation d’Internet (clavardage, site de rencontre, pornographie). Les gens consultent pour mieux comprendre ce qui leur arrive, mais cela n’empêchera pas forcément la rupture.
Responsabilité partagée et comportements stéréotypés, il y a donc peu de surprises dans les réponses des psychologues. Et si ces derniers observent peu de changements dans les motifs de consultation, ils relèvent de petites nouveautés ailleurs : l’impact d’Internet, la valorisation de l’individu et de ses choix personnels et une sexualisation plus ouverte. Et du neuf aussi du côté des motifs de rupture : une baisse de la tolérance aux relations insatisfaisantes et un fort désir de croissance personnelle… qui passera avant la survie du couple !
Les facteurs à la base des conflits, selon les thérapeutes
1) les comportements négatifs d’un des conjoints
2) les conflits liés à la vie de tous les jours 3) les comportements distants d’un des conjoints
Les trois motifs de rupture
1) Les partenaires ont de la difficulté à communiquer
2) Incompatibilité des partenaires
3) Les intérêts, buts et valeurs des partenaires ont changé en cours de route
Quel serait le meilleur conseil que vous donneriez à un couple afin qu’il réussisse sa relation?
- Le choix du partenaire
- Connaissance de soi
- Respect
- Communication
- Travailler la relation
- Sexualité
- Partager
- Consulter
Textes sur la famille.





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