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Des renforts de l’étranger
Olivier Bachand, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008
«J’ai longtemps vécu à Montréal alors je ne suis pas surprise de voir un Noir, dit une paroissienne de Sainte-Anne-des-Plaines, Rosyne Gavrilchik. Ce qui m’étonne, c’est plutôt qu’il y en ait un qui soit prêtre dans une petite ville comme ici!»
Bien que marginale pour l’instant, cette situation risque de devenir de plus en plus commune au Québec, alors que la moyenne d’âge des prêtres catholiques atteint 75 ans et que la relève est nettement insuffisante. «Il y a un manque de prêtres dans plusieurs diocèses, confirme le président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ), Mgr Martin Veillette. On se demande comment nous allons faire pour remplacer ceux qui partent.»
Les premiers prêtres appelés en renfort de l’étranger sont arrivés à Montréal il y a une quinzaine d’années, indique-t-il. «Ailleurs en province, c’est beaucoup plus récent. C’est quelque chose que l’on voit seulement depuis quatre ou cinq ans.» À l’heure actuelle, guère plus d’une cinquantaine d’aumôniers venus d’ailleurs ont un ministère sous leur responsabilité au Québec.
L’arrivée de ces ecclésiastiques n’est toutefois pas une solution qui plaît à tous. «On fait venir des prêtres qui ne connaissent pas la culture d’ici. Ils tentent d’imposer leur vision des choses et après, ils s’en vont, soutient l’abbé Raymond Gravel, connu pour ses positions allant à l’encontre de celles du Saint-Siège. On a reproché aux missionnaires québécois d’imposer leur culture ailleurs dans le monde. Je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée de répéter le phénomène inverse.»
Les bonnes relations entre les prêtres issus de l’étranger et leur communauté d’accueil dépendent largement des qualités personnelles du nouvel aumônier, estime le président de l’AECQ. «Dans certains cas, l’intégration se fait bien, alors que d’autres ont plus de difficulté et n’obtiennent pas le même succès.»
À Sainte-Anne-des-Plaines, le curé Urbain Mumina a su s’intégrer à la population et semble fort apprécié des paroissiens. Comme quoi l’expérience peut être bénéfique pour tous, à condition d’y mettre du sien.
Encadrés
Les prêtres étrangers dans la province
À l’extérieur des paroisses montréalaises, les prêtres étrangers se font rares. Le phénomène est si récent qu’aucune statistique officielle n’est disponible à ce sujet.
Selon l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ), les abbés venus d’ailleurs œuvrant à l’extérieur de Montréal sont surtout des Africains, des Haï-tiens et des Latino-américains. Les seules données comptabilisées quant au nombre de prêtres étrangers et leur provenance concernent la métropole.
Les prêtres étrangers à Montréal
Afrique: 26
Amérique latine: 2
Asie: 4
Europe: 10
Haïti: 4
Proche-Orient: 3
Missionnaires nouveau genre
Olivier Bachand, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008
Quelque 150 paroissiens prennent place sur les vieux bancs de bois de l’église de Sainte-Anne-des-Plaines, dans les Laurentides. La messe est sur le point de commencer. L’orgue finit par souffler ses premières notes, coup d’envoi d’une procession qui s’amorce à l’arrière de l’église. À la queue du cortège, le curé ne passe pas inaperçu. Sa soutane blanche contraste avec sa peau noire.
«Ça ne m’a pas inquiété d’arriver dans la paroisse, même si je savais qu’il n’y avait pas beaucoup de Noirs, confie l’abbé Urbain Mumina, un Africain. Ça m’a plutôt surpris qu’une ville de la taille de Sainte-Anne-des-Plaines n’ait pas beaucoup de minorités visibles.» Arrivé de la République démocratique du Congo il y a près de trois ans, il est le premier curé «de couleur» de l’histoire de la paroisse, fondée en 1787.
L’homme de 47 ans n’avait jamais mis les pieds au Québec avant de venir y exercer ses fonctions ecclésiastiques. Depuis août 2005, il préside la messe dans la municipalité rurale de 13 000 habitants, où les Noirs et autres minorités se comptent pratiquement sur les doigts d’une main.
«J’ai reçu un accueil chaleureux et je me suis vite senti accepté. Dans plusieurs occasions, je suis le seul Noir présent et ça ne me dérange pas, raconte-t-il. Les gens me posent beaucoup de questions sur mon pays et sur ma famille. Ils m’invitent parfois à souper chez eux. Je leur raconte mon histoire et eux me parlent de celle de la paroisse.»
Pour plusieurs fidèles, voir leur église dirigée par un Noir aurait été impensable il y a quelques dizaines d’années. «Quand j’étais jeune, il n’y avait pas de Noirs ici, lance Reina Racine-Fournelle, une dame enracinée à Sainte-Anne-des-Plaines depuis 76 ans. Maintenant, il y en a partout. Je n’ai donc pas été surprise quand le nouveau curé est arrivé… et je le trouve très bien.»
Depuis qu’il a la responsabilité de la paroisse, Urbain Mumina n’a vécu aucune situation désagréable en raison de son origine ethnique. «Jamais personne n’a passé de commentaire négatif à mon endroit… du moins que je sache. De toute façon, je ne tiens compte que des commentaires positifs!»
Chose certaine, la présence d’un prêtre noir n’a pas fait fuir les habitués de l’église du diocèse de Saint-Jérôme. Il y a quelques années seulement, beaucoup moins de croyants allaient y prier le Seigneur. Maintenant, on peut dire avec justesse qu’il y a du monde à la messe. «Tant mieux si ma présence a ramené des gens, il faut rendre grâce à Dieu!», blague le curé.
S’accommoder au Québec
Le plus grand défi qu’a relevé l’abbé depuis son arrivée a été de s’adapter à la réalité de l’Église catholique d’ici. Au Congo, la majorité de la population est toujours pratiquante, contrairement au Québec, où seul un catholique sur dix fréquente la maison de Dieu. «Dans mon pays, quand vous arrivez en retard à l’église, vous devez passer la messe debout, car toutes les places sont occupées, illustre Urbain Mumina. Ici, il y a toujours de la place.»
S’il ne s’attendait pas à voir arriver une foule pour les célébrations dominicales, il croyait néanmoins que plus de fidèles s’y présenteraient. «C’est rare qu’on voit des enfants, des ados ou des jeunes couples, déplore-t-il. Chez moi, les gens de tous les âges sont pratiquants.»
Le degré de ferveur religieuse n’est pas la seule différence entre l’Église catholique congolaise et québécoise. «C’est dans la manière dont nous exprimons notre foi que ça peut être extrêmement différent. Les célébrations liturgiques chez nous, c’est beaucoup plus vivant, engagé, participant avec toute l’assemblée, explique Urbain Mumina. Tout le monde chante et fait des gestes. Des enfants dansent autour de l’autel, ça met de la joie. Ici, c’est beaucoup plus froid.» L’aumônier a tout de même constaté un engouement de ses paroissiens pour une messe plus dynamique. «On a déjà fait venir une chorale congolaise de Montréal à l’église et les gens ont apprécié cette façon de prier.»
Autre distinction, la situation financière de l’Église catholique au Congo est beaucoup plus difficile que celle des églises de la province, indique l’abbé Mumina. «Les moyens d’une paroisse sont très modestes au Congo. C’est inhérent à l’économie du pays. Beaucoup de gens n’ont pas d’emploi et ceux qui travaillent ne gagnent pas grand-chose. On reçoit surtout des dons en nature. Mais on n’a pas à se casser la tête pour le chauffage, il n’y a pas d’hiver!»
Partir ou rester ?
Prêtre depuis plus de 18 ans, Urbain Mumina peut exercer son ministère à Sainte-Anne-des-Plaines en vertu d’une entente intervenue entre son diocèse d’accueil et celui d’Idiofa d’où il vient. Son contrat avec le diocèse de Saint-Jérôme, qui devait prendre fin en juillet prochain, a été reconduit pour trois autres années. «J’ai eu mon mot à dire quant à savoir si je voulais rester ou non. Mon évêque au Congo a aussi eu à se prononcer, tout comme Mgr Cazabon, l’évêque de Saint-Jérôme.»
Malgré les nombreuses différences entre l’Église catholique au Québec et au Congo, l’abbé Mumina s’est bien accoutumé à la Belle Province et y poursuivra donc sa mission. «Je veux continuer d’aider l’Église d’ici, qui a plus besoin de moi que celle du Congo. Il n’y a pas assez de prêtres et ceux qui sont en place ont un âge avancé (voir autre texte). Ce n’est pas pour rien qu’on ferme des églises et qu’on regroupe des paroisses, fait-il valoir. L’Afrique a reçu beaucoup de missionnaires des pays occidentaux. C’est maintenant à notre tour d’être missionnaires pour les Églises d’Occident.»
Encradré
Le Québec et l’Église catholique
Plus de six millions de Québécois sont catholiques, mais seulement 10% d’entre eux sont pratiquants. La province compte quelque 2 100 prêtres encore actifs, âgés en moyenne de 75 ans. On recense plus de 1 700 paroisses et missions réparties dans 22 diocèses sur le territoire québécois.
PHOTO-REPORTAGE DE CE TEXTE.
Le gros débat
(Agence Science-Presse) – Si vous êtes à la recherche d’un ouvrage de synthèse sur les cellules-souches, bonne chance. Le sujet touche autant à la science qu’à la politique, l’économie et la religion. Un groupe d’auteurs américains a tenté de relever le défi dans Fundamentals of the Stem Cell Debate: The Scientific, Religious, Ethical and Political Issues (University of California Press, 2007). L’ouvrage, qui a notamment obtenu une bonne note de la revue Nature, prétend viser un public le plus large possible. On saura dans quelques mois s’il a atteint son but, mais en attendant, l’effort d’avoir mis sous une même couverture des points de vue aussi contrastés le place dans une catégorie à part, parmi les livres de science.
Terre des Débrouillards
Des projets de développement pour une planète solidaire
Chronique préparée par l’Agence Science-Presse en collaboration avec le magazine Les Débrouillards
«Dehors, sorcier!»
Nicolas Castéran
Ils errent par milliers dans les rues de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Pourchassés, battus, parfois tués: ce sont les «enfants-sorciers». On les accuse de porter malheur.
Responsables de tous les maux
Les parents de Ngandu sont morts. Alors qu’il vivait chez son oncle, celui-ci a perdu la vie dans un accident de train. Des voisins ont convaincu le reste de sa famille que Ngandu lui avait jeté un sort. «C’est un sorcier» ont-ils prétendu. On l’a maltraité et chassé de la maison.
Lui aussi orphelin, Munu a huit ans. Une de ses cousines a perdu son bébé. Elle a prétendu que c’était à cause de Munu. Lui aussi a fini à la rue.
Heureusement, ces deux garçons ont trouvé refuge à l’ORPER (Œuvre de reclassement et de protection des enfants de la rue), un organisme qui vient en aide aux enfants de la rue. À Kinshasa, de 20 000 à 25 000 enfants vivent seuls dans la rue. La majorité est accusée de sorcellerie, presque toujours par des membres de leur famille appartenant à une secte ou par des pasteurs.
Les infortunés «sorciers» sont souvent confiés à des gourous de sectes religieuses pour être exorcisés: on les prive de nourriture, on les oblige à boire d’étranges mixtures, on les ligote, on les enferme dans des cachots. Plusieurs enfants en meurent.
Pourquoi martyriser des enfants?
La population congolaise est parmi les plus pauvres du monde. Les guerres, le sida, le divorce et le chômage ont brisé de nombreuses vies. Devant tant de malheurs, on tente de trouver des coupables. Avec l’aide de gourous sans scrupules, on montre du doigt les plus faibles: les enfants.
Le phénomène des «enfants-sorciers» se rencontre également dans d’autres pays pauvres, comme l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Nigéria, et le Togo. Il est même présent dans certaines communautés africaines vivant en Europe.
Non, ce n’est pas ta faute
En république démocratique du Congo, l’organisme local ORPER tente de changer les choses. Une centaine d’enfants sont hébergés dans ses quatre foyers. Les jeunes y sont soignés et y apprennent à lire et à écrire. On leur montre aussi un métier. Il existe également deux centres d’accueil, où les enfants de la rue viennent prendre un repas, se faire soigner, passer une nuit, faire leur lessive ou parler avec un adulte bienveillant.
Une autre équipe tente de réinsérer les enfants dans leur famille. Pour cela, il faut beaucoup discuter. Il faut bien faire comprendre à la famille que les enfants ne sont pas responsables de ses malheurs. Ils sont plutôt d’innocentes victimes.
En 2006, l’ORPER a accueilli près d’un millier d’enfants dans ses centres.
Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)
Prix Paris Hilton de la Fédération professionnelle des journalistes (FPJQ) remis à l’imam Said Jaziri
Le prix Paris Hilton n’est pas un vrai prix. C’est plus un titre pour un texte publié dans le magazine - trente - de la FPJQ. La description qui en est faite mérite d’être connu du public: L’imam Said Jaziri “n’existe que parce les journalistes s’évertuent à lui mettre un micro sous le nez, au grand dam d’une majorité de croyants montréalais.”
Cette courte synthèse des tonnes et des tonnes d’apparition de Said Jaziri devant les médias expliquent tout. Il est important que le public soit au courant que l’ensemble des propos de Said Jaziri et ses différentes mascarades avec Luck Mervil à l’émission Le 3950 ne sont pas cautionnés par ses pairs.
Est-ce de la paresse journalistique d’avoir sur-utiliser Said Jaziri qui était volontaire à prendre toute la place médiatique? Est-ce parce que ces propos étaient plus épicés et sensationnalistes et que cela permettaient de faire vendre des copies? Je laisse les gens concernés répondre par eux-mêmes.
Même si certains médias ont soulevé ce questionnement et laissé un droit de parole à d’autres Imams ou croyants islamique, je reprends cette information parce que les légendes urbaines ont la vie dure. Démentir de fausses nouvelles exigent qu’on en parle plus souvent encore que les présentations initiales.
Science versus religion
(Agence Science-Presse) – Choisir la science ou la religion? Pour Mike Huckabee, un des candidats républicains à la présidence des États-Unis, le choix est simplissime: «la science change avec chaque génération et avec de nouvelles découvertes. Pas Dieu. Alors je suis du côté de Dieu si les deux sont en contradiction.» (source : Reuters)
Les créationnistes contre la religion
(Agence Science-Presse) – Des créationnistes reprochent au producteur d’un documentaire scientifique… de faire entrer la religion dans les écoles! Dans un tournant inattendu à la «guerre» évolution versus création, l’Institut Discovery de Seattle — chef de file du mouvement dit du «dessein intelligent»— attaque en effet le documentaire Judgment Day: Intelligent Design on Trial. Diffusé au réseau PBS le 13 novembre, ce documentaire était accompagné d’un matériel pédagogique qui, à l’intention des professeurs, présentait notamment le question-réponse suivant : «Peut-on accepter l’évolution tout en croyant en la religion? Réponse: oui. L’affirmation selon laquelle l’évolution est anti-religieuse est simplement fausse.» L’Institut Discovery n’apprécie pas qu’on vienne jouer dans ses plate-bandes…
Le traitement journalistique des accommodements raisonnables
Lors du Congrès de la Fédération des journalistes du Québec (FPJQ) de novembre dernier, j’ai assisté à un atelier sur le traitement journalistique des accommodements raisonnables. Sur le pannel, nous retrouvions Mme Carole Beaulieu de L’actualité et M. Vincent Marissal de La Presse. Mme Beaulieu a clairement dénoncé le manque de rigueur journalistique concernant les accommodements raisonnables.
M. Marissal, tant qu’à lui, considère que les médias ont déconné depuis 1 an sur les accommodements raisonnables. Au lieu de traiter l’information que La Presse avait reçu par courriel, s’ils avaient tout simplement pesé sur “delete”, cela aurait réglé le problème.
Lors de cet atelier, il a été dit que l’histoire de la cabane à sucre n’était pas sérieuse, que la directive du service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’était pas vrai, que les journalistes ont pris un Imam comme porte-parole mais qu’il n’était pas représentatif de sa communauté, que des animateurs ont donné la paroles à des gens qui n’étaient pas pertinents, que le sondage n’aurait pas dû être fait auprès d’une population piqué à vif, qu’un sondage on peut lui faire dire ce que l’on veut, que les titres et les chapeaux déformaient les textes…
Tant qu’à Rachid Rafa, président du Carrefour Culturel Sésame de Québec et présent sur ce pannel, il a mentionné que les journalistes ont alimenté le débat inutilement pour créer le dérapage.
En guise de conclusion, la question qui a été lancé: “Est-ce que les journalistes savent comment couvrir ce qui touche à la religion?”
De plus, une rencontre entre Kathya Gagnon de La Presse avec Mme Beaulieu allait dans le sens qu’il y a eu dérapage et que, pour citer Mme Gagnon qui a parti le bal avec son article: “Quand le ciment est pris, qu’est-ce qu’on peut faire?”
Je remercie et félicite encore une fois Mme Carole Beaulieu pour sa prise de position lors de cet atelier et pour sa capacité à mettre de l’ordre dans les réflexions journalistiques.
Comment volent les avions
(Agence Science-Presse) – Au Népal, plutôt que de réparer les avions… on sacrifie une chèvre! La compagnie aérienne nationale, propriété du gouvernement, a confirmé au début de septembre avoir sacrifié deux chèvres à l’aéroport de Katmandou, devant le nez d’un Boeing 757 qui avait éprouvé des «difficultés techniques». La cérémonie avait pour but d’apaiser un dieu hindou. La preuve que ça marche? Après la cérémonie, le Boeing 757 a effectué sans problème son vol jusqu’à Hong Kong!
Second Life, le Vatican et le Pape
L’Agence France Presse nous apprend que les Jésuites Italiens, avec l’autorisation du Vatican sont prêts à s’investir dans Second Life pour évangéliser les joueurs Internet. Il est même question qu’il y ait la création d’un Vatican dans Second Life!
L’église catholique ne serait pas la première à être présente dans Second Life. Il existe déjà l’île juive ou l’on peut se convertir sur place! Il y a aussi une mosquée virtuelle, réplique de la grande mosquée de Cordoue en Espagne. On y retrouve aussi un Temple Beit Israel.
Après avoir les publicités de Coca-Cola, Kraft, Nissan, American apperel et autres entreprises d’envergure, Second Life est maitenant devenu une terre de mission pour les jésuites et le Vatican.
http://journaldelarue.wordpress.com/2007/11/22/le-virus-de-second-life/
http://journaldelarue.wordpress.com/2007/03/07/les-scribes-de-second-life/
http://journaldelarue.wordpress.com/2007/12/06/cosmologue-electronique/
Science censurée
(Agence Science-Presse) – Une chaîne de télévision évangélique néerlandaise (EO) a diffusé un documentaire de la BBC sur la vie des mammifères, mais non sans le « réécrire » afin qu’il se conforme à la vision biblique de l’évolution. Par exemple, dans la version néerlandaise, le narrateur a remplacé l’expression « il y a 100 millions d’années » par « il y a longtemps ». Il y avait aussi une scène pendant laquelle le producteur britannique David Attenborough se promène, la nuit, dans une forêt, brandissant sa lampe de poche pour illustrer le modeste espace qu’occupaient les mammifères avant la disparition des dinosaures : cette scène est disparue. Et un épisode complet n’a pas été diffusé, celui qui, comme par hasard, parle de l’évolution des humains. C’est une biologiste néerlandaise qui a mis sur son blogue et sur YouTube des exemples de ces « coupures » pratiquées, se défend la station de télé, au nom du récit biblique de la création.
Vouloir le bien, causer le mal
Lors des festivités entourant l’ouverture du centre pour femmes de l’organisme Cambodian Women crisis center (CWCC), j’ai passe l’heure du diner en compagnie d’un jeune directeur d’organisme cambodgien. À son bureau, il m’explique son travail. Son organisme fait de la prévention auprès des jeunes sur la drogue et auprès particulierement des femmes sur la reproduction (methodes contraceptives, maladies sexuelles, connaissance de leurs droits). Son organisme recoit des fonds de donneurs occidentaux.
Je ne doute pas de la bonne volonte de ce jeune homme, pas plus que de ses employes. Mais je m’interroge a l’utilite de ces programmes… C’est qu’ils discutent avec les consommateurs de drogue. Fort bien. Ceux-ci, apparemment, consomment en raison de problemes familiaux (la violence domestique est assez grave dans cette province, parait-il), du manque de travail, pour essayer. S’il y a une chose que j’ai apprise depuis mon arrivee au Journal de la Rue, c’est que la consommation en soit n’est pas le probleme. C’est la raison pour laquelle on consomme. Et l’organisme n’est ni outille pour regler les problemes familiaux, ni de chomage, pas plus qu’elle ne fait de travail social. Au moins, sa prevention dans les ecoles peut-elle faire reflechir les jeunes sur les ravages causes par la drogue.
Quant au programme axe sur les femmes, il est a se demander s’il ne cree pas les problemes plutot qu’il ne les regle. L’organisme explique aux femmes qu’elles ont le droit de refuser d’avoir des relations sexuelles avec leur epoux. Tout a fait vrai. Mais il faut regarder la mentalite des gens de la region, voire du pays. L’homme pense avoir tous les droits sur sa femme. Lorsque son epouse lui refuse ses avances, elle cree une frustation. Elle n’est pas censee opposer de resistance. J’ai vu de nombreuses photos de femmes battues - a mort - dans la region. Une s’est fait ouvrir l’entrejambe par un rasoir pour avoir refuse, a deux reprises, d’avoir des relations sexuelles avec son mari. L’histoire, dans son cas, ne dit pas si elle a refuse parce qu’elle avait appris qu’elle avait le droit de dire non. Mais un programme qui ouvre la porte a ce genre d’actes, si rien n’est fait pour changer la mentalite de l’homme, me semble dangereux. Meme si, pour le principe, il a sa raison d’etre.
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/19/sophea-et-la-mentalite-cambodgienne/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/19/frustrations-culturelles/
Autres textes sur la prostitution et sur la sexualité.
Traite des femmes et prostitution internationale en Asie
J’ai visité le Delta du mekong. Le Delta, réputé pour être un passage de la traite car il débouche sur le Laos, le Myanmar (Birmanie), la Thaïlande, le Cambodge, la Chine et le Vietnam, reçoit une attention plus particulière depuis peu par l’ONU et les autorités Vietnamiennes.
Je voulais sentir par moi-même le milieu, pour comprendre un peu la vie des gens du côte Vietnamien. Si le trafic se passe entre tous ces pays, le Vietnam connaît trois problèmes criants: la traite des enfants vers le Cambodge, le Laos et la Thaïlande au profit de réseaux de mendiants; la traite des femmes et filles pour les mariages forces et celle des garçons pour l’adoption vers la Chine; la traite des femmes pour le commerce sexuel vers le Cambodge.
J’ai pas pu sentir grand chose, la visite était, à mon grand dam, très touristique. N’empêche. Alors que je goûtais des fruits sous un chapiteau de bambou, j’ai eu droit à un petit spectacle de musique traditionnelle. Dans le groupe, une très jolie jeune femme. Qanh, 21 ans. Mon guide m’a demandé si je l’aimais. Sa question m’a fait sourire. Je lui ai répondu que je ne la connaissais pas, mais que je la trouvais fort belle. Du tac au tac, il me suggéré, sérieusement, de la marier et de l’emmener au Canada. Sans même me demander mon avis, il demande au proprio d’aller chercher Qanh pour que je lui parle… Merde, y’a rien a dire à une jeune fille timide, qui ne comprend pas un mot de ce que je dis, et qui est obligée de venir me parler. On a discuté 5 minutes, sans savoir quoi se dire. J’imagine que mon guide lui a parlé de mariage. Il n’a pas arrêté de me casser les oreilles avec ça pour le reste de la visite… Cet exemple fait partie de la traite des femmes. J’imagine qu’avoir voulu la marier, j’aurais obtenu l’assentiment de ses parents. celui de Qanh? J’ignore si cela aurait été important. Pour mon guide, c’est tout a fait naturel qu’une femme ici marie un étranger afin qu’elle aille vivre dans un autre pays ou la vie sera, pense-t-il, meilleure pour elle. Et pour sa famille, qui au lieu d’avoir une bouche à nourrir, recevra de l’argent de l’étranger, voire un billet aller-simple pour ce pays après quelques années… On comprend que les parents soient d’accord!
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/03/sejourner-avec-le-trafic-sexuel-3/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/13/racoleuses-ou-prostituees/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/15/traite-des-femmes-une-mentalite-difficile-a-changer/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/22/mariage-fast-food-au-viet-nam/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/25/traite-des-humains-complexe-et-horrible/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/25/racoleuses-ou-prostituees-2eme-partie/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/01/sarom-le-sourire-dune-exploitee/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/01/reponse-a-mme-dion-racoleuses-2eme-partie/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/19/sophea-et-la-mentalite-cambodgienne/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/19/vouloir-le-bien-causer-le-mal/
Autres textes sur la prostitution et sur la sexualité.
La Gaspésie, du 21 avril au 1er mai 2006
Hey! Ouin, pas évident de te rejoindre!!! Peu d’endroits pour internet - pour ne pas dire aucun!!! - et mon cell est 95% hors réseau… Faut croire que la Gaspésie, c’est l’autre bout du monde.
Juste dire que ça va drôlement bien jusqu’à maintenant. Les gens sont incroyables, j’ai de bonnes histoires. J’ai pas chômé du point de vue rencontre depuis mon départ. Idem côté route. Beaucoup de km au compteur! Mes journées sont remplies, remplies, pas le temps de s’ennuyer!
Présentement, je suis à Chandler. Je viens de terminer une entrevue avec des gens d’un centre d’hébergement pour personnes en difficultés (troubles mentaux, toxico, alcool). Ils m’ont proposé d’utiliser leur ordi vu que je ne suis pas en mesure d’en trouver… À Gaspé, ou je retourne dret là, ils avaient un endroit mais l’ordi dudit café est kaput… Moi qui ai des idées plein la tête pour le blogue… On le fera en différé, à moins qu’à Bonaventure, ou je serai jeudi, ils aient ce service!!!
Bonne journée, salut tout le monde,
Dominic, 25 avril 2006
Que pensez-vous de la foi pour contrer le suicide? Question de Mme Anne Campeau
Réponse de Raymond Viger
C’est une belle question qui peut être développé sous plusieurs angles. Le suicide est une finalité lorsque nous n’avons plus aucun choix qui s’offre à nous. Nous avons tout essayé pour tenter de vivre. Seule une souffrance nous envahit, nous aveugle. Une souffrance devenu intenable. Croire en quelque chose est une façon de nous donner des alternatives, des possibilités qui peuvent nous aider à accepter cette souffrance, lui donner un sens et nous offrir des alternatives au suicide.
Cette croyance peut être une religion quelconque ou encore une philosophie de vie. Croire en quelque chose est une façon de nous garder en relation avec la vie qui nous entoure, de briser notre isolement, de nous ouvrir à une aide qui peut nous aider.
Oui, je crois que la foi peut nous aider à surmonter les épreuves que nous avons à traverser.
Autres textes sur le suicide:
http://raymondviger.wordpress.com/2006/06/23/guide-dintervention-aupres-dune-personne-suicidaire
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/09/suicide-dun-ami/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/ensemble-pour-vaincre-le-suicide/
http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/08/quand-le-casino-mene-au-pont-jacques-cartier/
Textes sur le suicide. Commentaires sur le suicide. Guide d’intervention





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