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Responsabilité de Julie Snyder, Paul Arcand, Luc Lavoie et Bruny Surin dans la fondation Nathalie Simard

Bon je ne devais pas vouloir me faire d’autres amis aujourd’hui. Mais bon, fallait que je le dise. Suite au billet du 14 avril que j’ai écris sur la fin de la carrière publique de Nathalie Simard, beaucoup d’encres et de nouvelles informations ont coulé.

On a appris dans plusieurs médias que des boîtes de dons pour la fondation ont disparu. Plusieurs poursuites contre Nathalie Simard vont se faire entendre devant monsieur le juge. On apprend aussi que les administrateurs qui ont participé à la création de la fondation Nathalie Simard ne seraient plus administrateurs. Ils seraient parti, sans tambour, ni trompette.

Je suis choqué de cette situation. Je dirais même insulté. Lorsque des gens tels que Julie Snyder et Paul Arcand participent à la création d’une fondation qui a fait un tel tapage médiatique, on s’attend à ce que leur présence soit gage de sérieux et de crédible. Il ne faut pas oublier que Paul Arcand avait été l’animateur vedette qui avait eu l’exclusivité de la première entrevue de Nathalie Simard. On ne peut pas faire abstraction que Julie Snyder est la conjointe du propriétaire des médias qui a bénéficié des entrevues exclusives de Nathalie Simard. C’était payant et intéressant pour tout ce monde de coller leurs noms à la création de la fondation Nathalie Simard.

Mais quand tout va mal, on apprend que les administrateurs avaient disparu en douce sans en aviser le public. J’ai un gros malaise. Parce que le départ des administrateurs auraient dû se faire avec le même tapage médiatique que leur arrivée. Il fallait permettre aux citoyens de se poser la question. Si les administrateurs quittent la fondation Nathalie Simard est-elle encore crédible? Les donations sont-elles encore sécures?

Le public aurait dû le savoir. C’était d’intérêt public. Cela questionnait déjà le devenir de la fondation Nathalie Simard. On ne peut pas bénéficier du tapage médiatique quand ça fait notre affaire et disparaître par la porte d’en arrière quand cela ne nous plaît plus. Être administrateur est une responsabilité: gardien de la mission et gardien des avoirs.

Fait curieux, Michel Vastel affirme dans son article du 3 mai que Nathalie Simard était “devenue seule maîtresse à bord”. Pourtant le registraire des entreprises, en date du 9 mai 2008 présente encore vos noms comme administrateurs. Est-ce que Julie Snyder, Paul Arcand et Bruny Surin sont encore administrateurs de la Fondation Nathalie Simard? Jusqu’où les administrateurs sont responsables pour des fraudes possibles dans la Fondation Nathalie Simard?

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Photos de Julie Couillard (ex-conjointe d’un Hells Angels et d’un Rockers) et Maxime Bernier, ministre conservateur

Tout un titre direz-vous. Je viens de lire un billet de notre ami Renart l’éveillé qui titre: Enfin, une autre photo de Julie Couillard. Le 8 mai dernier, le scandale éclate en première page du Journal de Montréal. On y voit le ministre Maxime Bernier accompagné de Julie Couillard. La photo est pixellisé pour éviter qu’on reconnaisse Julie Couillard. Le 9 mai, Renart L’éveillé lance son billet sur son blogue. Il se pète les bretelles à dire que beaucoup de gens sont venus sur son site en cherchant des photos de Julie Couillard dans Google.

Toujours le 9 mai, après lecture du billet de Renart, le journal d’un Wannabe écrit le billet suivant: Profitant de l’intérêt pour des photos de Julie Couillard. S’amusant à faire compétion à Renart, il dit avoir reçu 420 clics sur ce billet en seulement une heure!

Bon, je dois faire mon méa culpa de blogueur. J’avais entendu vaguement parler de cette histoire entre Maxime Bernier et son ex-amie Julie Couillard. Je suis souvent 7 à 10 jours en retard sur ma lecture de l’actualité. Je savais que je voulais réagir à cet événement. Et comme il arrive souvent, mon opinion aurait sorti 15 jours après ceux-ci.

Mon ami Renart vient cependant de me faire réaliser une chose importante. Quand je blogue, je ne suis plus un rédacteur dans un magazine publié 2 mois après les événements. Je ne suis plus un écrivain qui peut écrire sur des événements qui se déroulent sur plusieurs années. Le blogue, c’est l’instantannéité, le moment présent. On commence à en parler et à présenter des photos avant même que les événements ne soient terminés!

Ouf!!! Va falloir que je me lève encore plus tôt et que je me couche encore plus tard si je veux arriver à reprendre le beat, à être présent sur le web en même temps que tout le monde. Pour mon opinion sur Julie Couillard et Maxime Bernier, vous allez devoir attendre encore un peu. Mon retard est encore évident. Mais la réflexion va se faire sur ma capacité à être si vite et pouvoir livrer une opinion décente plus rapide, malgré mes 100 heures de travail par semaine déjà à l’agenda.

P.S. Après être retourné sur Google en tapant Photo de Julie Couillard, on peut y retrouver en 40e position le blogue de Stéphane Gendron. Voici la description des tags qui nous amènent à son site: Photos Favorites. Photos Favorites · Photos Favorites …. par association tout simplement parce qu’il s’est lié avec une dénommée Julie Couillard. Beaucoup de photos pour une seule ligne sur Julie Couillard dans son billet!!!

Un labo pour tester les bactéries dangereuses des aliments
Mélanie Robitaille - Agence Science-Presse

Selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments, il y aurait chaque année, au Canada, de 11 à 13 millions de cas d’intoxications alimentaires. Comment tester la survie des bactéries présentes dans les aliments et responsables de ces empoisonnements? Impossible à réaliser dans les usines de transformation des aliments, évidemment! Il faut un environnement hautement sécuritaire, tel que le nouveau laboratoire de microbiologie des viandes à l’Université Laval.

Pour déterminer si un nouveau procédé de fabrication contamine ou non l’aliment, on reproduira à petite échelle, dans ce laboratoire, la transformation de la viande et d’autres produits. «On peut faire des modèles en laboratoire, mais on n’arrive jamais à être aussi proche de la réalité qu’on le voudrait, explique Linda Saucier, professeure au département de santé animale et responsable du laboratoire. Ici, on va pouvoir étudier des organismes pathogènes dans des situations très voisines de ce que l’industrie va faire.» Le laboratoire, refroidi à une température de moins de 10 °C comme dans l’industrie, a déjà un fumoir, un mélangeur et un hachoir.

Les possibilités d’analyse sont infinies. «Si quelqu’un veut qu’on teste la production de jus de carotte, on va acheter l’appareil pour faire du jus de carotte et on va le faire», lance-t-elle avec enthousiasme. On pourra aussi valider, par exemple, la production de nourriture à consistance particulière pour les personnes âgées ayant de la difficulté à avaler, ou tout autre aliment préparé à l’aide d’un nouveau procédé. Il sera également possible d’analyser des produits naturels ayant des propriétés de conservation des aliments, par exemple, les huiles d’origan et de thym qui se classent déjà comme d’efficaces agents de conservation naturels.

Selon Jean L’Heureux, l’ingénieur chargé de la conception du laboratoire, le défi était d’assurer sa polyvalence afin de reproduire tous les procédés de transformation. On y trouve des services d’air comprimé, de différents gaz et courants électriques, d’eau froide, chaude et à température contrôlée. Et, c’est sans compter les normes strictes de sécurité à respecter. Pour manipuler des bactéries qui causent des toxi-infections, l’environnement doit protéger les chercheurs et éviter que les bactéries puissent s’échapper du laboratoire. En plus de voir son accès restreint, ce nouveau laboratoire obtient un «niveau de confinement P2»: air filtré comme dans les salles d’opération, membrane sous le plancher en cas de déversement, désinfection possible du plafond, des murs et planchers, collecte des eaux usées dans un réservoir.

Construit au coût de 600 000 $, le laboratoire de microbiologie des viandes de l’Université Laval constitue la 4e usine-laboratoire du genre au pays, les autres étant situées à Saint-Hyacinthe et dans les Universités de Guelph et de l’Alberta.

La guerre des mondes

(Agence Science-Presse) – Enlever à Mars pour donner à Saturne. C’est un peu le sentiment qu’ont les scientifiques qui observent l’évolution des budgets de la NASA. L’annonce du mois dernier, comme quoi l’agence spatiale américaine va de l’avant avec une (coûteuse) mission robotisée consistant à ramener sur Terre un échantillon de sol martien, signifie, en contrepartie, des coupes dans les autres projets martiens de la prochaine décennie. Il faut dire que, parallèlement, le nouveau directeur scientifique a aussi annoncé son intention de lancer un projet de 3 milliards$ pour l’exploration des lunes de Jupiter et de Saturne. Les «marsologues» ont été particulièrement gâtés depuis 2001: deux sondes. Spirit et Opportunity roulent toujours sur la planète rouge, une autre, Odyssey, est en orbite, et une quatrième, Phoenix, vient les rejoindre en mai.

Y a rien là

(Agence Science-Presse) – Pour consacrer tout un livre au rien, il fallait du courage. Parce que ça n’a l’air de rien, mais le rien est un énorme sujet. Le physicien Frank Close est parti de l’époque où on appelait ça l’éther, jusqu’aux concepts pointus qu’aborde la physique quantique. Par exemple, le vacuum de Higgs, ce n’est pas grand-chose, mais ce n’est pas rien! (Frank Close, The Void, Oxford University Press, 2008).

Géographie infectieuse

(Agence Science-Presse) – Ce n’est pas la carte géographique à consulter pour des vacances de rêve: six chercheurs américains et une Britannique ont épluché les données de 300 maladies ayant émergé entre 1940 et 2004 et en ont extrait une carte des zones les plus «hot» pour de futures épidémies. C’est que de ces 300 maladies se dégagent en effet des points communs: économiques, sociaux, sanitaires et écologiques. Comme on s’en doute, si le gros des fonds affectés à la surveillance des maladies émergentes est concentré dans les pays riches, le gros des maladies, lui, est dans les pays pauvres…

Américains poussiéreux

(Agence Science-Presse) – Les westerns où les personnages évoluent au milieu de nuages de poussière n’ont pas exagéré: il y a effectivement eu beaucoup plus de poussière dans l’air de l’Ouest après l’arrivée des Blancs, révèlent des sédiments de l’époque. Le niveau a été multiplié par cinq! C’est ce qu’écrit Jason Neff, de l’Université du Colorado, dans Nature Geoscience, qui avance comme explications l’implantation d’une agriculture à grande échelle, et la construction des chemins de fer.

Climat plus chaud: moins d’eau

(Agence Science-Presse) – Ces dernières années, les habitants de l’Ouest des États-Unis ont eu droit à moins de neige en hiver, et cette neige fond plus tôt au printemps, provoquant du coup des rivières très hautes au printemps et très basses en été. Cela aurait pu n’être qu’une tendance passagère, mais une équipe américaine, qui publie dans Science une analyse des données remontant à 1950, y conclut que 60% de ces tendances sont causées par l’activité humaine. Résultat, si le réchauffement de la planète se poursuit, les problèmes d’approvisionnement d’eau —qui, déjà, commencent à pendre au nez de l’Ouest des États-Unis— iront en s’amplifiant.

Le crime organisé et les danseuses nues

Un article de la Presse Canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 avril mentionne que la ministre fédérale de l’Immigration, Diane Finley, a reçu des menaces depuis qu’elle a proposé d’empêcher les stripteaseuses étrangères de pratiquer leur métier au Canada.

On y apprend aussi que des fonctionnaires du ministère de l’Immigration ont déjà été la cible de tentatives d’intimidation par le crime organisé lorsqu’il s’agissait de règlements limitant l’accès au Canada de danseuses nues.

Qu’attend-on pour sévir et règlementer encore plus? Doit-on laisser le crime organisé abattre un ministre? Des journalistes ont déjà subi les représailles du crime organisé. C’est su et connu depuis longtemps que les demandes d’immigration pour les danseuses nues sont majoritairement contrôlées par le crime organisé. Le Canada perd la trace de plusieurs immigrantes qui finissent, cachées dans le monde de la prostitution sous le contrôle du crime organisé. Des filles à qui ont leurs enlèvent leur passeport, on les empêchent de demander de l’aide, des filles qui se retrouvent obligé de se prostituer.

Qu’attend-on pour agir? J’ai l’impression parfois que tout le monde est au courant et que personne ne fait rien. Qu’est-ce que je fais de mots tels que “Justice sociale”? Je les mets au poubelle parce que personne n’ose mettre ses culottes? Je les banis de mon vocabulaire parce que personne ne peut s’organiser à désorganiser le crime organisé?

Quel message envoyons-nous à nos jeunes? Est-ce une façon de leur dire qu’ils sont aussi bien d’adhérer à un gang de rue et envisager le proxénétisme comme une bonne source de revenu? Dans les années 1970, nous avons laissé des motards se regrouper, s’organiser et devenir des institutions. La criminalité est le reflet de notre laxisme social.

Il reste encore un peu d’espoir qui m’habite. Que justice et équité puissent trouver leur place dans notre pays. Mais quand je vois le Canada avoir de la difficulté à prendre sa place et mettre les choses en ordre, comment puis-je espérer que, mondialement, les pays du tiers-monde accèdent eux aussi à cette justice tant espéré?

Découvrir ses dépendances
Vol.16, no3, février-mars 2008
Photos-reportage de Marie-France Beaudry

À travers l’objectif de Marie-France Beaudry, une photographe professionnelle de 28 ans, nous découvrons l’univers de la Maison L’Impératif, un centre de traitement des dépendances situé à Sainte-Madeleine.

Karl, 26 ans, au moment de la rencontre, vient tout juste d’arriver à la Maison. Il se sent déjà mieux. Ici, il est bien entouré, il a même déjà repris du poids.

Geneviève, 29 ans, en est à sa 2e visite. Elle admet que l’échec de son premier séjour est dû au fait qu’elle s’était gardée des portes de sortie. C’est par un heureux hasard, au moment où elle a véritablement touché le fond, que François, lui a téléphoné pour prendre de ses nouvelles. Elle est revenue, mais cette fois, avec la ferme intention de régler ses problèmes.

Hugo, un Français est venu de Paris pour suivre le programme de la Maison. Après 3 mois et demi, il se sent prêt à retourner chez lui. Il a des projets, il souhaite travailler dans la compagnie de sa mère et terminer sa formation de plongeur pour ouvrir une école de plongée avec son frère.

Maxime est le plus ancien de la gang, malgré ses 23 ans. Maxime sait comment il en est arrivé là. Constamment «écœuré» à l’école à cause de son poids, il s’est construit une carapace et s’est réfugié dans la drogue. Depuis son séjour au centre, il a été renvoyé chez lui une semaine pour avoir caché des médicaments. De retour, il a appris sa leçon. Il veut maintenant récupérer son emploi, avoir une 2e chance et repartir du bon pied.

François travaille à la Maison depuis 8 ans. Il y a suivi une thérapie il y a 10 ans. Au début, la douleur est encore fraîche et les interventions sont difficiles. Tranquillement, il apprendra à remplacer la sympathie par l’empathie.
Il est sur place 7 jours sur 7.

En savoir plus sur la photos-reporter, Marie-France Beaudry
L’optimisme des résidents, l’ambiance d’humilité et de sérénité ont marqué la photographe. «On voyait leur intérêt à s’en sortir», explique Marie-France, heureuse de ce que lui a appris son passage à la Maison L’Impératif.

En début de carrière, la jeune femme souhaite parler des «vraies affaires». «Ce que je veux, c’est sensibiliser les gens à ceux qui vivent dans l’ombre, à les démarginaliser. J’admire ceux qui ont le courage de se sortir de situations difficiles. Ils ont beaucoup de mérite», ajoute-t-elle.

Encadré
La Maison L’Impératif
La Maison L’Impératif est un centre de traitement des dépendances. Situé à Sainte-Madeleine, l’organisme a été fondé en juillet 1992 afin de venir en aide aux personnes avec des problèmes d’alcoolisme et/ou de toxicomanie qui empoisonnent leur vie personnelle et/ou professionnelle.

L’objectif de la Maison L’impératif est de briser l’image que la personne s’est fait d’elle-même au fil du temps, de lui apprendre à être elle-même et exprimer ses sentiments. On y enseigne aussi une chose si simple mais pourtant tellement efficace: 15% du problème en est un de consommation et 85%, de comportement. «Identifie tes comportements, et tu seras en mesure d’apporter des corrections.»

Pour plus de renseignements:
Maison L’Impératif
Centre de traitement des dépendances
Drogue, alcool, médicaments
Téléphone: (450) 584-2184
Courriel: info@maisonlimperatif.com
Site Internet: http://www.maisonlimperatif.com

Une côté riche méconnue
Paru le 6 mai 2008

La semaine dernière, je suis disparu de ce blogue. Volatilisé? Désintéressé? Nan… j’étais juste trop occupé!

Le grand départ approche. Dans 2 semaines et 1 jour exactement, à nous le Costa Rica. Les dernières préparations sont sur la table… et dans mes pensées en tout temps. Depuis plusieurs mois, je partage sur mon blogue les étapes de la préparation de ce stage journalistique: les bons coups, les moins bons, mes impressions, mes déceptions, mon exctiation, etc.

J’ai fait un constat aujourd’hui. Depuis que je vous parle de ce voyage, je n’ai jamais précisé ce que nous allons faire là-bas.

J’ai l’intention de continuer d’alimenter ce blogue pendant le séjour au Costa Rica. Pour les deux semaines à venir, je vais essayer de vous mettre un peu plus dans le bain, dans NOTRE bain! Vous pourrez ainsi mieux nous accompagner.

Laissez-moi d’abord vous expliquer ce qui nous amène au Costa Rica.

Le Costa Rica: La côte riche méconnue
Le Costa Rica: que penser de ce pays? C’est la première question qui m’est venue à l’esprit après avoir appris notre destination. En quoi le Costa Rica est-il intéressant? On en entend très peu parler. Les Guatemala, Nicaragua et Honduras de ce monde en ont, à première vue, plus long à raconter avec les guerres civiles qui les ravagent encore aujourd’hui.

La particularité du Costa Rica se trouve justement dans ce fait. Après avoir pris part pendant plusieurs années aux guerres entre les nombreuses milices d’Amérique centrale, le Costa Rica en avait plein le c**. Il en avait ras-le-bol, disons-le ainsi. En 1949, à la surprise de tous, le pays abolit son armée. Et s’engage dans une restructuration de son économie, de son éducation, de ses politiques sociales. Depuis, les Guatemala, Nicaragua et Honduras de ce monde n’ont que le Costa Rica à envier.

Le pays repose aujourd’hui sur trois principales industries: le tourisme (l’éco-tourisme surtout), la production agricole (bananes, café, ananas, etc.) et les hautes technologies. Sa force: sa nature grandiose. À lui seul, le Costa Rica contient 5% de la diversité animale sur Terre! Il est également le chef de file en environnement parmis tous les pays d’Amérique, du Nord et du Sud confondus.

Cette nature, me direz-vous, les Ticos ne la doivent qu’à leur situation géographique exceptionnelle. En partie, oui. Mais sa préservation, ils la doivent à leur politique environnementale. Le tourisme, principale économie nationale, veut faire visiter les grandioses jungles et volcans aux étrangers. Mais pour les Ticos, il est primordial de poursuivre cette économie dans un soucis de la préservation de la nature et de la considération des communautés locales. Tout le monde y gagne, ou presque. Et le Costa Rica est aujourd’hui en plein boom économique!

Voilà ce qui nous amène au Costa Rica. Nous voulons en apprendre plus sur un pays qui dans une situation géo-politique difficile, était voué au même échec que ses pays voisins, mais qui a su se redresser. Certes, des problématiques perdurent. D’autres naissent avec le développement monstre qui se produit dans certaines régions. Nous voulons également aborder ces questions. Mais je crois que nous avons entre les mains un beau sujet: un pays qui a compris ce qu’il lui fallait pour s’en sortir, ou plutôt ce qu’il ne lui fallait pas: la guerre.

C’est sur cette pensée que nous décollerons vers les Ticos, et leur Pura Vida dont on entend tant parler depuis que ce voyage est né dans nos têtes.

Grenouille virtuelle

(Agence Science-Presse) – Adieu, dissections de grenouilles. Il y a déjà un bout de temps qu’elles ont commencé à disparaître des programmes scolaires en Amérique du Nord, mais les concepteurs de logiciels ne baissent pas les bras: un programme de réalité virtuelle, V-Frog, propose de faire «comme les vraies» dissections. Explorer les organes internes, faire une endoscopie (ces minuscules caméras qui peuvent pénétrer dans le corps et même observer un coeur qui bat : esprits fragiles s’abstenir.)

Faire le mort pour du sexe

(Agence Science-Presse) – Que ne ferait pas un mâle pour rencontrer la femelle. Chez une araignée appelée la pisaure admirable, certains mâles… font le mort! Des entomologistes danois s’en sont aperçus en mettant en contact des individus des deux sexes. Tous les mâles offrent de la nourriture à la femelle, mais certains vont plus loin encore: ils s’étendent sur le côté, sans bouger, la nourriture accrochée au bout de leur bouche. La femelle finit par prendre la nourriture, parfois traînant le mâle avec! À ce moment, celui-ci passe à l’acte. Neuf mâles sur 10 ayant choisi cette tactique ont réussi leur coup —et l’accouplement dure plus longtemps, semble-t-il— contre seulement 40% de ceux qui se contentent de donner la nourriture.

Les livres de Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont

Avec la sortie du livre de Pauline Marois, chaque chef de parti en poste à Québec a maintenant son livre. Cette rapidité avec laquelle on se met à écrire des livres, avant même que l’histoire ne soit terminée, me dérange quelque peu.

Je n’ai aucun problèmes à ce que d’anciens politiciens comme Jean Chrétien ou Brian Mulroney publient leurs mémoires. Au contraire, cela nous permet d’avoir des traces de leur passage dans la vie publique. Leurs activités et leurs présences sociales sont terminées. Ils peuvent nous faire part de leur état d’âme, leur grief, leur testament… avec tout le recul qu’ils peuvent nous offrir.

Mais quand des gens encore en poste et actifs en politique comme Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont nous font état de leurs vies… désolé, je décroche.

Dans une biographie, je m’attends à entendre parler d’une histoire complète. Pour un politicien qui cherche à se faire élire, ai-je droit à une histoire vraie ou à des promesses de politiciens en quête de vote? Si l’histoire n’est pas encore terminée, comment l’auteur peut-il avoir le recul nécessaire pour nous livrer une histoire intéressante. Si l’un de ces chefs de parti devient le prochain Premier ministre, est-ce à dire que je devrais relire une nouvelle biographie pour être à jour?

Lorsqu’un Premier ministre ou un chef de parti va se déplacer à travers le Québec, le fait-il en tant que chef de parti ou pour faire la promotion de son livre? Y a-t-il confusion dans les genres?

Cerveau d’ado

(Agence Science-Presse) – Les sautes d’humeurs des ados sont le résultat d’un dysfonctionnement de la partie du cerveau responsable du contrôle des émotions. En fait, les ados les plus agités sont comme par hasard ceux qui montrent les cerveaux les moins «normaux»: l’amygdale —qui déclenche les réactions impulsives— est plus grosse chez eux —garçons et filles confondus. Les garçons avec un cortex cingulate antérieur plus petit que la moyenne étaient ceux qui «restaient agressifs» plus longtemps après un conflit, rapporte une équipe de l’Université de Melbourne. Autrement dit, chez les plus agressifs, la partie «réfléchie» du cerveau n’exerce plus assez de contrôle sur la partie «impulsive». Bon à savoir pour les parents désespérés… (Proceedings of the National Academy of Sciences).

Le tabac se retire de la science

(Agence Science-Presse) – Après huit ans, la multinationale du tabac Philip Morris a mis fin à un programme qui finançait des recherches dans des dizaines d’universités américaines. La décision a été précipitée par un virage de l’Université de Californie, décidée à suivre de près les impacts de tels investissements «externes». Il faut dire qu’il y a longtemps que des universitaires se battent pour que leurs institutions refusent des investissements aussi «suspects». Le «programme de recherche externe» de Philip Morris a accordé des sous à 470 projets dans 60 écoles de médecine universitaires, allant des bases moléculaires de l’artériosclérose jusqu’à l’expression des gènes des tumeurs au poumon. Mais les critiques prétendent que ces investissements avaient en fait les mêmes buts que tous ceux avancés par les géants du tabac depuis 50 ans: semer la confusion dans l’esprit du public sur les dangers du tabac.

Jusqu’à 90% d’escomptes sur les logiciels pour le communautaire

Bonne nouvelle pour les organismes communautaires. Il existe un programme qui permet aux organismes communautaires de pouvoir bénéficier d’escomptes très importantes sur les produits Microsoft, Symantec, Macromedia, Quark Express.

Il n’y a pas beaucoup de fournisseurs inscrits auprès des fabricants de logiciels pour offrir ce programme. Le seul que nous avons trouvé au Québec est InfoConcept LC.

Sceptique, nous avons fait l’essai de ce programme. Nous avons effectivement eu accès aux logiciels à des prix qui méritent que je vous en fasse part.

Comment se fait-il qu’aucun autre organisme communautaire nous a fait part de l’existence de ces escomptes? Comment se fait-il que nous n’en n’avons jamais entendu parler? Aucune idée. Puisque nous avons eu une expérience positive avec ce programme, nous voulons que tous les organismes communautaires soient au courant. Passez le mot.

Nanotechnologies: peu de certitudes, beaucoup d’inquiétudes
Binh An Vu Van - Agence Science-Presse

Les nanotechnologies sont arrivées: dans la nouvelle machine à laver de Samsung, le papier photo de Kodak, la crème solaire TiO2, Donny le chien un toutou antimicrobien, des chaussettes Lexon, les ustensiles de cuisine, les lentilles photographiques de Nikon, les boissons énergétiques, etc. En tout, en février 2008, on comptait déjà 606 produits en tout genre, contenant des nanoparticules, destinés aux consommateurs. Ces particules sont minuscules sont – de la taille des atomes, des brins d’ADN ou des virus – mais sont promises à une myriade d’applications. On les imagine saupoudrées par milliard pour radicalement transformer toutes les industries: électronique, médecine, pharmaceutique, matériaux et même alimentaire.

Pas étonnant donc que les nanotechnologies aient fait l’objet de plus d’une douzaine de présentations au récent congrès de l’Association for the Advancement of science à Boston. Et la discussion portant sur la façon de réguler l’avalanche à venir de produits nanotechnologiques sur le marché donne froid dans le dos à ceux qui y ont assisté. Car, bien que les nanotechnologies soient déjà chez le consommateur, on en connaît peu sur elles. «Nous ne savons pas encore s’il faut modifier la structure des législations actuelles, ni comment les modifier ou implémenter de nouvelles normes. Il y a trop d’inconnu», a admis Hermann Stamm de l’Institute for Health and Consumer Protection d’Italie devant une salle remplie de scientifiques et de journalistes. Comment veiller sur la santé des manufacturiers, des consommateurs et de l’environnement? «Il faudra répondre à trois questions avant de gérer les risques: quelles seront les caractéristiques de ces particules? Quelle est leur toxicité? Et dans quelles mesures serons-nous exposés?»

Mais en plus d’êtres nanoscopiques, les nanoparticules seront d’une diversité inimaginable; il suffit de penser à toutes les industries dans lesquelles elles interviendront. Cette diversité qui fait rêver d’applications extraordinaires est aussi la principale préoccupation des législateurs. Les nanoparticules seront manufacturées en toutes sortes de tailles, de matériaux (typiquement ce sont des métaux, des oxydes de métaux ou des nanotubes de carbone) et introduites à tout moment dans les chaînes de production. Certaines s’agglomèrent, se dissolvent ou changent de phase en passant du liquide au solide, d’autres agissent comme catalyseurs chimiques. Pour corser le tout, à l’échelle des atomes, les propriétés physico-chimiques sont imprévisibles.

En plus de caractériser ces molécules, il faudra connaître leurs effets sur notre santé. Car, elles pénètreront sans difficulté le corps humain, par la peau, les voies respiratoires, par ingestion. Elles sont si petites qu’elles peuvent infiltrer les organes, se brancher sur des protéines, se faire ingérer par des cellules et s’accumuler dans le corps.

Devant la nécessité de cette large collecte de données, Hermann Stamm a lancé un appel à une collaboration internationale: «C’est une tâche impossible sans la contribution de tous. Il faut établir des méthodes systématiques pour évaluer avec fiabilité les nouvelles nanoparticules, ce qui nécessitera des physiciens, des chimistes, des biologistes, etc.» Les chercheurs devront mettre les bouchées doubles pour ne pas perdre la confiance du citoyen, déjà échaudé par les OGM, le clonage et autres créations de la science.

Liste de tous les produits:
http://www.nanotechproject.org/inventories/consumer/

Mystères cosmiques
Pascal Lapointe - Agence Science-Presse

La Terre n’est plus au centre du cosmos, mais avec Robert Brandenberger, Montréal s’y retrouve. Parce que ce chercheur fait partie de ceux qui travaillent à résoudre le mystère des origines de l’Univers. Rien de moins.

Autour de ce physicien de l’Université McGill, spécialiste de la cosmologie, une poignée d’étudiants aux études supérieures travaillent à détecter «des lignes dans le ciel où la température change». Sous cette description étrange se cache une piste, pas la seule, mais une piste qui semble pour l’instant sérieuse, par laquelle on espère démontrer que la «théorie des cordes» est fondée.

Sans entrer dans les détails de cette théorie, qu’il suffise de dire qu’elle tire sa raison d’être d’un trou béant de la physique: celle-ci n’arrive toujours pas à expliquer le Big Bang. Pour forcer cette porte, plusieurs physiciens ont échafaudé de longues séries d’équations d’où a émergé une image intrigante: toutes les particules élémentaires — photons, quarks, électrons, etc. — seraient des «vibrations» différentes d’une même corde.

Sur papier, cela se tient, mais comment démontrer l’existence de ces cordes que personne n’a évidemment vues, et dont on n’est même pas sûr de la technologie qui pourrait les détecter? C’en est au point où, ces dernières années, plusieurs physiciens ont exprimé un malaise: ne va-t-il pas à l’encontre des principes de base de la science de soutenir une théorie qu’on n’est même pas sûr de pouvoir démontrer un jour? Brandenberger en convient, mais pour lui, l’intérêt est ailleurs: «pour moi, juste le fait de voir si on peut la prouver ou la réfuter est, en soi, intéressant.»

Et c’est là qu’intervient son travail: imaginer des façons par lesquelles la théorie des cordes pourrait être prouvée ou réfutée. La piste suivie par ses étudiants — les «lignes dans le ciel» — fait référence au «bruit de fond cosmique», cette trace résiduelle du Big Bang. «On fait maintenant des expériences à très petite échelle de ce rayonnement micro-ondes. Dans quelques années, on aura de meilleures cartes. Et là, si on voit une ligne dans le ciel où la température change, ce sera la signature d’une corde. Nous avons des étudiants ici qui sont en train d’établir des méthodes statistiques pour détecter ces lignes.»

C’est un travail qui, loin de se faire avec des appareils à la fine pointe de la technologie, nécessite du crayon et du papier. Mais surtout, dit-il, de l’imagination. «Et ensuite, il faut traduire l’imagination. Elle nous apporte les questions qu’on veut résoudre, et il suffit ensuite de traduire ces questions en mathématiques.» Ah oui, c’est si simple…

Dans 10 ans?
Aura-t-on résolu le mystère dans 10 ans? Même Robert Brandenbergber, dont le premier article sur le sujet remonte à 1989 alors qu’il terminait son doctorat à l’Université Harvard, en doute. «Je pense que le modèle standard de la cosmologie aura été en partie réfuté. Peut-être qu’un nouveau paradigme se sera développé, basé sur la théorie des cordes, mais ça, c’est plutôt un espoir qu’une prédiction.»
«Il y aura quelques questions qu’on aura résolues, ajoute-t-il, mais il y aura bien d’autres questions qui auront surgi.» S’agissant de l’étude d’un cosmos s’étendant à des milliards d’années-lumière, qui en douterait ?

La survie du communautaire passe par l’Internet

Telle est l’opinion de Patrick Dion dans un billet écrit sur le portail Branchez-vous.

Les organismes communautaires, tout comme les entreprises privées, doivent maintenant composer avec les nouvelles technologies. Celles qui n’oseront pas franchir cette étape risque d’y laisser leur peau.

C’est vrai que le Web 2.0 permet d’être plus proche de ses membres, de ses lecteurs et des citoyens. Les gens peuvent commenter rapidement des textes ou des idées que nous émettons, influencer rapidement les directions que nous prendrons. Les gens peuvent émettre des propositions qui changeront notre orientation.

Les Internautes peuvent bonifier chaque commentaire que nous recevons. Dans certains cas, cela ressemble à des séances de “brain storming”, des rencontres d’équipe. Parce qu’aujourd’hui les citoyens veulent s’impliquer. Ils ne veulent plus être seulement des témoins passifs. Ils veulent être des acteurs de changement et participer. Le Web 2.0 devient un outil supplémentaire pour favoriser la démocratie d’une société.

Autisme et vaccins: le retour

(Agence Science-Presse) - On croyait la controverse sur l’autisme morte, eh bien la voilà qui resurgit par la façade politique. Maintes fois avancé, le lien entre vaccination et autisme constitue un mythe. Toutes les hypothèses qui ont été proposées, comme la présence de mercure, se sont révélées, après examens, sans fondement.

Or, voilà que le gouvernement américain rallume le feu. Au début du mois, on apprenait que celui-ci allait compenser un couple de Georgie qui alléguait que l’autisme de leur fille, Hannah, aujourd’hui âgée de 9 ans, avait été causé par les vaccins qui lui ont été administrés en 2000.

La décision du gouvernement ne dit pas spécifiquement que ces vaccins ont causé l’autisme, mais que les vaccins auraient «aggravé» un trouble cellulaire déjà existant — un trouble au niveau des mitochondries. Les experts interrogés un peu partout se sont dits stupéfaits — et inquiets de l’impact que cela pourrait avoir sur les campagnes de vaccination, avec tous les risques que cela entraînerait pour la santé publique. Le ministère de la Santé a refusé de commenter, et les documents relatifs à la décision n’ont pas été rendus publics.

Quelque 5000 autres familles ont déposé des plaintes similaires. Le quotidien Atlanta Journal and Constitution parle de deux autres familles qui ont déposé des plaintes similaires à celle de la famille d’Hannah, pointant du doigt le thimérosal, un des composés du vaccin à base de mercure, comme étant la cause de l’autisme. Ces deux causes doivent arriver en cour en mai.

Or, la piste du thimérosal a bel et bien été fouillée ces dernières années. Au Danemark, le thimérosal avait été éliminé des vaccins infantiles dès 1992. Une étude menée dans ce pays au début des années 2000 a révélé qu’après 1992, le nombre de cas d’autisme a… continué de grimper. Cette année encore, trois études distinctes ont échoué à trouver un lien entre thimérosal et autisme. L’une d’elles, publiée en janvier dans les Archives of General Psychiatry, a révélé qu’après le retrait du thimérosal des vaccins administrés en Californie, le taux d’autisme n’a pas baissé… là aussi, il a continué d’augmenter!

L’augmentation pourrait être une affaire de diagnostic. Il y a longtemps qu’on ne parle plus d’un autisme, mais de plusieurs degrés d’autisme, et les diagnostics se sont considérablement raffinés depuis l’époque où ces enfants étaient confondus avec les déficients mentaux.

L’autisme est un problème neurologique dont on ignore la cause; elle pourrait être génétique. Les symptômes n’apparaissent pas clairement avant l’âge de 3 ans — soit quelques mois après la vaccination contre la rougeole et la rubéole. Plusieurs médecins croient que c’est la raison pour laquelle tant de parents font spontanément ce lien.

Nourrissez bien vos oiseaux

(Agence Science-Presse) – Non seulement les oiseaux qui ont accès à des mangeoires passent-ils mieux l’hiver, ce qui n’étonnera personne mais en plus… leurs futurs rejetons s’en porteront mieux! Une étude menée en Angleterre, paradis de l’ornithologie, conclut en effet que pour les espèces qui ne migrent pas pendant l’hiver, les oeufs sont pondus 2 jours et demi plus tôt chez ceux qui ont accès à des mangeoires —même si leur saison des amours ne commence qu’en avril, soit longtemps après le départ de la neige. Mieux, ceux qui ont été nourris par les humains verront, en moyenne, un bébé de plus que les autres atteindre l’âge adulte! L’étude, parue dans Biology Letters, est la première à pointer un tel impact à long terme.

Les blogues ont maintenant leur gala

Découverte ce matin. En vérifiant les statistiques de mon blogue, je remarque que j’ai un trafic provenant d’un blogue nommé exivrogne. Curieux, je clique pour savoir qui me fait une référence et pourquoi.

Intitulé Blogu’or 2008, j’y découvre 18 catégories où des blogues sont mis en nominations. Mon blogue l’est dans la catégorie Meilleur blogueur sérieux… très sérieux. J’y découvre aussi que le blogue du Journal de la Rue est aussi nominé dans la catégorie Meilleure blogueuse sérieuse… très sérieuse.

Je ne connaissais pas ce gala. Je ne savais pas que je me retrouverais en nomination. C’est plaisant d’apprendre que dans la blogosphère, quelqu’un trouvait nos blogues suffisant intéressant pour les proposer à ce gala.

Je reconnaîs plusieurs blogueurs dans les différentes catégories. Martin Petit, Dominic Arpin, Richard Martineau, Renart L’éveillé, le maire Stéphane Gendron, Mario Asselin, Folliculaire, Nicolas Langelier, Un taxi la nuit, Patrick Dion, Carl Charest…

Une belle occasion pour visiter ces différents blogues et apprendre à les connaître. Je remercie les blogueurs qui ont mis mon blogue et celui du Journal de la Rue en nomination. Je remercie aussi les Internautes qui vont aller voter pour nos blogues. Vous avez jusqu’au 16 mai pour faire vos choix. Le Gala aura lieu le 24 mai prochain.

L’océan Arctique retient son souffle
Marie-Pier Désilets – Agence Science-Presse

Depuis maintenant trois ans, Alexandre Forest, doctorant en océanographie, brave le froid du Grand Nord pour y étudier la grande inspiration que prend l’océan Arctique chaque printemps. Cette véritable inspiration – l’étendue d’eau emmagasine une grande quantité de CO2 suite à la débâcle printanière – aide à éliminer naturellement une partie de ce gaz présent dans l’atmosphère.

Au cours des trois années où il s’est retrouvé à bord du brise-glace de recherche Amundsen, Alexandre a noté des variations importantes dans la quantité de CO2 capté dans des algues et déchets organiques. Le jeune chercheur a ainsi en sa possession des données inédites et uniques sur la quantité de CO2 que contiennent ces particules qui tombent au fond de l’océan Arctique.

La compilation des données lui a permis de constater que la quantité de carbone organique que captent ces particules dépend directement de la période à laquelle se produit la débâcle. Si elle est hâtive comme en 2005, la croissance des microalgues est stimulée par la plus longue exposition au soleil favorisant sans doute les consommateurs secondaires comme la morue, mais diminuant la quantité de CO2 qui coule au fond de l’océan pour y être séquestré.

Si au contraire, la débâcle est tardive, comme en 2006, le phénomène inverse se produit : une plus grande quantité de CO2 contenu dans les algues et les déchets se dépose sur le plancher océanique. Par conséquent, on comprend qu’un hiver plus froid favorisera la captation de CO2 par l’étendue d’eau. D’abord, parce que l’eau froide absorbe plus de CO2 que l’eau chaude, ensuite, parce que la débâcle tardive favorise l’exportation de carbone organique vers les fonds marins. «Or il faut un juste milieu entre la rétention de CO2 dans l’océan et une production importante de zooplancton, qui est à la base de la chaîne alimentaire fragile de l’Arctique», explique l’étudiant.

Équilibrer politique et environnement
Le juste équilibre est d’ailleurs l’angle par lequel Alexandre Forest aborde la question des actions à prendre pour contrer le réchauffement climatique. «Il ne faut pas retourner en arrière et oublier toute la technologie au nom de l’environnement, ni ignorer la situation et poursuivre l’exploitation des ressources au même rythme.»

Ainsi, il suggère de se servir des effets a priori négatifs du réchauffement climatique et tenter de voir comment ils peuvent être utiles de façon responsable et durable. Il ajoute que, de concert avec la communauté scientifique, les politiciens doivent se pencher sur des objectifs concrets, ceux de Kyoto par exemple. «L’homme est responsable du réchauffement climatique, c’est sans équivoque. Il faut maintenant que les politiciens trouvent des façons de gratifier l’action citoyenne en matière d’environnement pour qu’elle devienne l’affaire de tous. Je n’entends pas faire de la conscientisation environnementale une mission évangélisatrice, mais je compte bien prêcher par l’exemple», conclut Alexandre Forest.

Vos paupières sont lourdes…

(Agence Science-Presse) - Vous êtes au bureau ou dans un autobus, vos paupières se ferment, vous ne pouvez plus vous empêcher de sombrer vers le sommeil… avant de vous réveiller au premier bruit. Une telle sieste, qui a duré à peine 5 minutes, est-elle vraiment bénéfique? Oui, parce que, curieusement, c’est le simple fait de tomber endormi qui est bénéfique. Selon Olaf Lahl, de l’Université de Düsseldorf, en Allemagne, cela a pour effet de «rafraîchir le cerveau»: les étudiants qui ont été soumis à des tests mémorisaient plus facilement des listes de mots. Un peu comme un ordinateur qu’on éteint et qu’on rallume, et qui fonctionne soudain mieux, sans qu’on sache pourquoi…

Graham Bell était-il le premier?

(Agence Science-Presse) – Il y a longtemps qu’un débat d’experts a lieu parmi les historiens des sciences: qui, de Graham Bell ou d’Elisha Gray, a été le premier à «inventer» le téléphone? Le problème, en effet, est qu’ils ont tous deux déposé un brevet le même jour, mais que Bell a été plus rapide de quelques heures. Du moins, c’est ce que raconte la version officielle: or, le journaliste Seth Shulman, dans son livre The Telephone Gambit, raconte n’avoir trouvé aucune trace de cette histoire d’heures, lorsqu’il a fouillé dans les archives du Bureau des brevets, pour une bonne raison: en 1876, le Bureau n’enregistrait que le jour, pas l’heure. Plus embarrassant, Bell aurait daté le plan de son «transmetteur» après son retour à Boston d’un voyage au Bureau des brevets de Washington. Aurait-il vu, là-bas, les plans d’Elisha Gray et s’en serait-il ensuite inspiré pour développer une présentation suffisamment différente, de manière à se mériter lui aussi un brevet? C’est la thèse que développe l’auteur, à travers un exposé auquel il tente de donner l’allure d’une enquête policière.

On ne naît pas musicien, on le devient

(Agence Science-Presse) – Oubliez le gène de la famille Bach ou la mythique oreille musicale: le talent du musicien est beaucoup plus affaire d’apprentissage, confirme une nouvelle étude. Une étude de leurs cerveaux: celle-ci révèle que les régions spécialement dédiées à la compréhension de la musique deviennent encore plus animées lorsque les musiciens entendent des enregistrements de leur instrument préféré. Autrement dit, le flûtiste réagit davantage à un enregistrement de flûte qu’à celui d’une trompette. Qu’est-ce que cela signifie? Que les nombreuses répétitions ont fini par «sculpter» cette région du cerveau, écrit Elizabeth Margulis, de l’Université de l’Arkansas, dans Human Brain Mapping. Si les réactions du cerveau à la musique étaient génétiques, le cerveau réagirait de la même façon à n’importe quel instrument.

Marcher pour recharger les batteries

(Agence Science-Presse) – Ça risque de donner un tout autre sens à l’expression «batteries rechargeables». Des ingénieurs de l’Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique, ont conçu un système qui, attaché à vos jambes, génère de l’électricité quand vous marchez. Pas beaucoup, mais assez pour recharger votre téléphone ou votre ordinateur! L’idée, en fait, remonte à 2005: des ingénieurs de Pennsylvanie avaient conçu un système semblable, qui consistait en une batterie rechargeable dissimulée dans un sac à dos. Le problème est qu’il fallait transporter 38 kilos pour générer une puissance de 7 watts. Avec leur système, assurent Max Donelan et ses collègues, il suffit d’attelles sur les jambes —un kilo et demi— pour produire 5 watts. On se demande qui va le financer en premier: les clubs de randonneurs, les agences de secouristes… ou l’armée.

Que ceux qui ne sont pas racistes regardent ces photos

(Agence Science-Presse) – Des stéréotypes subsistent au plus profond du subconscient de gens qui ne sont pourtant en rien racistes, affirment des chercheurs californiens au terme d’une étude aussi troublante que controversée. Ils ont soumis 121 étudiants d’université à un test presque subliminal: afficher brièvement tantôt la photo d’un Noir, tantôt celle d’un Blanc, puis tout aussi fugitivement la photo brouillée d’un singe. Ceux qui, écrit la psychologue Jennifer Eberhardt, ont vu la photo d’un Noir, auraient été plus rapides à reconnaître le singe. Ce qu’il faut en conclure? Tristement, une «déshumanisation» inconsciente du Noir, un effet qui, ajoute la psychologue, a été observé autant chez les étudiants blancs que «non-blancs». Les experts en préjugés sont sceptiques, mais en attendant que des recherches plus approfondies nous en disent plus, ils ne rejettent pas ces conclusions: au contraire, rappelle le New Scientist en éditorial, on a toujours su qu’extirper les racines du racisme serait un processus long et difficile. C’est juste qu’il reste probablement beaucoup plus de chemin à parcourir qu’on ne l’avait imaginé.

Les méfaits des aéroports

(Agence Science-Presse) – Dans les banlieues proches des aéroports, les avions qui décollent ou atterrissent provoquent de la haute pression… chez les dormeurs. La pression sanguine est plus perturbée lorsque le bruit dépasse les 35 décibels —soit l’équivalent d’un compagnon de lit qui ronfle. Autrement dit, il ne faut pas grand-chose, affirment des chercheurs britanniques qui ont effectué un suivi de 140 personnes vivant à proximité de quatre aéroports européens. Dans l’European Heart Journal, les chercheurs conseillent à ces «voisins» d’isoler leurs maisons contre le bruit, mais conviennent que la meilleure solution serait de limiter les vols de nuit.

Rouler au soleil
Mélissa Girard - Agence Science-Presse

Des scientifiques du Nouveau-Mexique aux États-Unis ont inventé un appareil capable de fabriquer du carburant en recyclant le gaz carbonique de l’atmosphère. Tout ceci fonctionne à partir de l’énergie solaire! Alors que le baril de pétrole a passé le cap des 100 $, voilà une idée très… lumineuse.

Pour passer du soleil à l’essence, les scientifiques des laboratoires Sandia utilisent un réacteur appelé Counter Rotating Ring Receiver Reactor Recuperator ou, plus simplement, CR5. Cet appareil permet de décomposer le CO2 en monoxyde de carbone et en oxygène. Le monoxyde de carbone entre dans la composition des carburants conventionnels.

Des expériences en laboratoire ont démontré que le principe utilisé par le CR5 fonctionne. Les scientifiques espèrent maintenant mettre sur pied un prototype d’ici le mois d’avril. Il consisterait en une immense fournaise solaire, une vaste structure formée de 88 m2 de miroirs capable de transformer l’énergie du soleil en chaleur permettant d’augmenter la température de 14 anneaux de ferrite de cobalt à 1430o C. À cette température, la ferrite de cobalt relâche de l’oxygène. Lorsque les anneaux refroidiront à 1100oC, la ferrite de cobalt, libre de son oxygène, s’emparera de l’oxygène du CO2 atmosphérique, ce qui laissera derrière elle du monoxyde de carbone. Ce monoxyde de carbone pourra alors servir à fabriquer de l’essence ou des biocarburants à base de méthanol.

Très ingénieuse, cette technologie permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre. De plus, le méthanol produit pourra servir à fabriquer des biocarburants, une énergie verte fort prometteuse, sans les effets néfastes engendrés par la culture du maïs. Les scientifiques ne pensent cependant pas pouvoir commercialiser leur appareil avant une ou deux décennies.

Il était une fois…
Isabelle Burgun - Agence Science-Presse

Tous les livres ne se ressemblent pas. Ceux que nous racontait ma mère étaient immenses avec de riches illustrations, sans compter les histoires qui nous tenaient, ma sœur et moi, en haleine et immobiles: des petites filles perdues dans la neige, amies de colombes et de biches, princesses errantes dans des forêts peuplées d’animaux fantastiques, etc.

Pourquoi raconte-t-on des histoires aux enfants? Mis à part le plaisir de partager un moment de complicité, avant la délicate heure du coucher, lire un livre permet de stimuler leurs sens, leur imagination, développer leur écoute, leurs habiletés narratives et bien d’autres choses encore.

Le nouvel ouvrage de l’ergothérapeute québécoise Francine Ferland, Raconte-moi une histoire. Pourquoi? Laquelle? Comment?, explique pourquoi les histoires sont nécessaires au développement de l’enfant, en plus de transmettre le bonheur de lire.

L’art de raconter des histoires
D’une page à l’autre, l’auteure répond aux questions que bien des parents se posent : faut-il raconter des histoires qui font peur aux enfants? Les histoires contribuent-elles à leur développement? Ne risquent-elles pas de leur faire perdre le contact avec la réalité?

«Certains parents ont peur de “mentir” à leurs enfants en leur racontant des événements fantastiques tirés de l’imagination. […] On lui précise qu’on est dans l’imaginaire, le merveilleux et que là, tout est possible», explique la mamie de Gabriel, Maude, Florence et Camélia.

Celle à qui l’on doit l’ouvrage Pour parents débordés et en manque d’énergie (même éditeur, 2006) se penche sur les différentes histoires —comptines, contes, livres d’images, livres à jouer et magazines — et sur les différentes manières de les raconter (à l’endroit, en commençant par la fin, etc.).

Et pour raconter une histoire, on n’a presque pas besoin de livres. Un objet, un sac avec des jouets à identifier, un album de photos… et voilà que les petits moments de la vie de l’enfant deviennent une aventure à partager.

Ce petit guide de 150 pages propose même six petites histoires inédites pour se pratiquer à (re)lire des histoires ou retrouver le plaisir qu’on nous en raconte.

Raconte-moi une histoire. Pourquoi? Laquelle? Comment? par Francine Ferland, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2008, 15 $
http://www.chu-sainte-justine.org/editions/index.asp

Les Grands Prix de journalisme de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM)

Mercredi le 30 avril. Une journée spéciale pour le journalisme magazine. Qu’ils soient éditeurs, rédacteurs en chef, journalistes, photographes ou autres, tous se réunissent pour une journée d’échange. Cet événement annuel de l’Association des éditeurs de magazine (AQEM) se termine par une remise des Grands Prix de journalisme magazine pour souligner le travail de ses artisans.

L’équipe de Reflet de Société était très fier de voir Jean-Pierre Bellemare se retrouver finaliste dans la catégorie Chronique. Je profite de cette occasion pour remercier les membres du jury et l’AQEM de reconnaître et d’accepter le travail parfois différent et original de notre magazine.

Le prix du bénévole de l’année a été remis à M. Félix Maltais. Pendant plus de 15 ans M. Maltais a siégé sur le conseil d’administration de l’AQEM. Il a fait partie de plusieurs débats et il est très impliqué dans le journalisme magazine et scientifique. M. Maltais travaille pour Bayard qui publie les magazines Pomme d’Api, J’aime Lire, Les Explorateurs et Les débrouillards. Merci M. Maltais pour votre implication.

Un journaliste m’a touché tout particulièrement lors de cette remise des Grands Prix. M. Daniel Chrétien de L’actualité. M. Chrétien a commencé par remporter le prix Article pratique ou de service. Le dernier prix de la soirée est le prix Jean Paré nommé en l’honneur du fondateur du magazine L’actualité. Ce prix couronne le journaliste de l’année et récompense la constance dans la qualité, l’originalité du traitement, la qualité de la langue et la pertinence des sujets. Félicitations M. Chrétien pour ce prix que vous méritez largement.

J’ai été très fier et heureux de voir M. Chrétien gagné ce prix. J’ai été ému par son allocution. Il remerçiait sa rédactrice en chef, Carole Beaulieu, pour avoir été difficile avec lui, l’avoir fait travailler et retravailler pour en arriver à sortir le meilleur de lui-même. Je le trouvais chanceux d’avoir un tel environnement de travail.

Personnellement, je suis un ancien perfectionniste qui est devenu un généraliste. Je dû m’adapter à faire 12 000 choses en même temps. Je n’ai souvent même pas le temps de relire mes textes! Intervenant, journaliste, blogueur, rédacteur, écrivain, mise en marché, gérant d’artiste, organisateur de spectacles, conférences… Il m’arrive de plus en plus souvent à rêver de ne faire qu’une chose et de pouvoir la perfectionner, d’aller au bout de l’idée, du projet.

Je pensais à l’article sur la transformation extrême de la Mission Bon Accueil organisée par le Groupe Aldo. Cet article va paraître dans notre édition de juin. Même si j’ai fait 6 entrevues et dégagé un photographe pour une journée complète, j’aurais aimé pouvoir amener l’article encore un peu plus loin. M’assurer de pouvoir bien représenter les bénévoles mobilisés dans l’événement, les organismes qui en ont bénéficiés, mais surtout les gens à qui profitent cette action communautaire. Nos textes doivent bien représenter les gens derrière ces événements.

Est-ce le fait qu’un sondage vient de paraître soulignant que notre magazine est maintenant lu par 7% de la population du Québec qui crée cette pression à en faire plus? À cela, nos sites Internet et nos blogues génèrent plus de 6 000 visites par jour. Ça commence à faire beaucoup de monde qui nous lisent. En plus, Internet donnent une permanence à nos textes. J’ai reçu aujourd’hui des commentaires sur des textes que j’ai écrits il y a plusieurs années.

Il y a une pression à toujours faire mieux. En contre-partie, nous avons des limites financières, mais surtout humaine. Je travaille déjà 7 jours, près de 100 heures par semaine. Je mets tout mon coeur dans mes textes. J’aimerais pouvoir y ajouter un peu plus de temps.

Je me remémore tous les sujets que j’aurai voulu faire et qui n’ont jamais trouvé leur espace. Je vis leur absence comme un deuil.

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Peut-on construire une ville verte dans le désert?

(Agence Science-Presse) - Une ville écologique dans le désert? C’est la question provocante que pose le journaliste de la revue Nature, en décrivant le dernier des rêves fous d’un des émirats arabes. Peut-on être écologique tout en vidant la nappe phréatique?

En effet, il y a quelque chose d’un peu contradictoire entre une ville bâtie suivant des principes écologiques… mais qui pomperait l’eau à un rythme effréné — l’eau, la plus précieuse des ressources du Moyen-Orient, bien plus précieuse que le pétrole.

Masdar City, dont les plans ont été dévoilés le mois dernier, serait construite près d’Abu Dhabi, dans les Émirats arabes unis. Elle serait à tout le moins une cité originale: 100 % énergie solaire… et surtout, pas d’automobiles! Le rêve prévoit jusqu’à 50 000 habitants en 2018, et zéro émission de carbone.

Parmi les critiques émises jusqu’ici : une oasis pour riches, avec ses terrains de golf et ses pentes de neige artificielle; un lieu pour se déculpabiliser d’avoir «l’empreinte de carbone» par habitant la plus élevée au monde — c’est la «performance» des Émirats arabes unis et les troisièmes émissions de gaz à effet de serre par habitant au monde — derrière… deux autres pays du Golfe Persique, le Qatar et le Koweït! Comment croire, alors, au sérieux écologique?

Et pourtant, note Philip Ball, le journaliste de Nature, «que ça nous plaise ou non, nous devons prendre le “vert” là où nous le trouvons». Nous ne devons pas être naïfs, mais pas trop «prétentieux» non plus. De la même façon que les prétentions écologiques de la Chine signifient quelque chose d’important, même si ce pays est voué à voir son empreinte de carbone grossir exponentiellement dans les prochaines années, les prétentions écologiques d’un émirat arabe peuvent finir par avoir un impact bénéfique.

Par exemple, au plan technologique, et plus particulièrement autour du facteur critique, l’eau: la nécessité étant la mère de l’invention, la centrale de désalinisation de l’eau — transformer l’eau salée en eau potable — de Jebel Ali, à 35 kilomètres au sud-ouest de Dubai sur le Golfe Persique, génère déjà 300 millions de mètres cubes d’eau potable par année. Les États arabes sont devenus les chefs de file mondiaux des technologies liées à l’eau, et avec la croissance de la population — sans parler d’un rêve comme Masdar City — ils n’auront pas le choix que d’investir énormément d’argent dans des technologies plus performantes — qui serviront ailleurs dans le monde.

Certes, il vaudrait mieux qu’il n’y ait pas de cité dans le désert du tout — mais comme le fait remarquer Nature, en Israël, la centrale de désalinisation d’Ashkelon a coûté ce qu’aurait coûté un chasseur F-16. Ce fut de l’argent bien dépensé…

De grands naïfs

(Agence Science-Presse) – Nous sommes tous de grands naïfs, ce qui explique qu’un des plus grands charlatans du 20e siècle, le Dr John R. Brinkley, ait pu sévir pendant deux décennies. À l’image des vendeurs qui parcouraient les campagnes avec leurs remèdes-miracles, Brinkley découvrit une niche: la virilité masculine, qu’il promettait de renforcer au moyen de l’injection, dans le scrotum, de… sperme de boeuf! Abondamment annoncé dans les journaux, l’homme est devenu riche. Charlatan: America’s Most Dangerous Huckster (Crown Publishers, 2008 ) retrace son parcours de même que celui du journaliste scientifique Morris Fishbein, qui enquêta sur lui et sur d’autres célèbres fraudeurs.

Tout est dans le nom

(Agence Science-Presse) – Témoignage de l’importance croissante de la Chine dans la recherche: la Société américaine de physique vient d’annoncer que, dans ses revues, les signatures des auteurs asiatiques seront désormais suivies de leur transcription dans leurs idéogrammes. Les éditeurs justifient leur décision en expliquant qu’un nom chinois comme Wei Wang peut en réalité s’écrire de huit façons différentes en mandarin. «Je pense que c’est une formidable manière de montrer que la science est internationale», se réjouit, en entrevue pour Science, le physicien Wei Wang, de l’Université du Wisconsin. «Tous les journaux devraient faire la même chose», renchérit Wei Wang, biophysicien à l’Université de Californie.

Congrès de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)

Le 27e Congrès des médias écrits communautaires du Québec vient de se terminer. Un week-end qui s’est déroulé à l’hôtel Mont Gabriel à Ste-Adèle. Cette rencontre entre les artisans de la presse communautaire est une occasion pour des retrouvailles, quelques formations et pour reconnaître le travail journalistique de tous ces gens impliqués, souvent bénévolement, pour servir leur communauté.

Personnellement, j’ai assisté à un atelier sur le Web avec Benoît Munger du journal Le Devoir et L’art du portrait avec l’excellent André Ducharme du magazine L’actualité. M. Munger nous a fait découvrir plusieurs fonctions et outils du Web que, malgré le nombre d’heures que je passe devant celui-ci, m’avait encore échappé. M. Munger réussi à rendre intéressante la formation et capter notre attention malgré que la matière soit un peu aride.

J’avais déjà eu l’occasion d’écouter l’atelier d’André Ducharme. Mais on ne peut se tanner d’écouter un journaliste d’expérience comme lui. On en apprend encore et encore. La passion d’André Ducharme pour le portrait le rend attrayant et intéressant à écouter.

Pendant ce temps, Danielle, co-directrice de l’organisme et spécialiste des équipements et logiciels s’est amusé dans les ateliers de conception graphique, autant pour les magazines que pour les tabloids. Elle a pris des notes qui vont être discutés avec l’équipe et qui devraient amener quelques changements dans le magazine.

Pour la remise des prix, je profite de cette occasion pour souligner les prix remportés par l’équipe de Reflet de Société. Dans la catégorie entrevue, Annie Mathieu pour son texte Le SIDA tue encore avec le docteur Réjean Thomas. Dans la catégorie chronique, Jean-Pierre Bellemare, notre chroniqueur de la prison de Cowansville pour son texte Pas banale la vie carcérale. Et finalement, une deuxième place pour Dominic Desmarais dans la catégorie reportage pour Le vin québécois fait son chemin.

Avec ces 3 prix, cela a permis à Reflet de Société d’être 3e pour le média communautaire de l’année, devancé par Graffici de Gaspésie et le Mouton Noir du bas du fleuve. Nous profitons de l’occasion pour les féliciter pour leur travail et cette reconnaissance de leurs pairs.

Le congrès s’est terminé avec une conférence de Laurence Poole de Sherbrooke. Cette conférence de motivation et de leadership a été une vraie révélation pour notre équipe. Je reviendrais sous peu pour vous en faire part avec plus de détails.

Les banques verdissent

(Agence Science-Presse) – Les écologistes se découvrent un allié inattendu: trois des plus grosses banques américaines —J.P. Morgan Chase, Citigroup et Morgan Stanley— ont signé en février un document conjoint, par lequel elles s’engagent à mettre en garde quiconque demande un prêt pour les futures centrales au charbon. Les compagnies électriques se feront demander si elles ont soigneusement examiné les autres alternatives et si elles comptent participer aux marchés du carbone. Il faudra aussi tenir compte, ajoute The Carbon Principles, de la possibilité que soient votées, dans un avenir prévisible, des législations qui resserreraient la vis aux centrales plus polluantes.

Cheveux gras contre couche d’ozone

(Agence Science-Presse) – Ce n’est pas propre, mais ça a un avantage: des cheveux gras vous protègent de la pollution. Des chercheurs de l’Université du Missouri rapportent que des cheveux non-lavés absorbent jusqu’à sept fois plus d’ozone. Or, l’ozone atmosphérique, selon plusieurs spécialistes, pourrait être responsable de problèmes respiratoires. Vaut donc mieux qu’il aille s’accrocher dans les cheveux que dans les poumons!

Pas banale la vie carcérale

Jean-Pierre Bellemare vient de quitter l’Institut Leclerc. Il a été transféré à la prison de Cowansville.

Parce que nous, les prisonniers, vivons dans un milieu fermé, nous apprenons à nous connaître en détails très rapidement. Les gens qui m’entourent possèdent tous un bagage personnel très intéressant. Il est pratiquement impossible de s’ennuyer lorsqu’un compagnon d’infortune raconte son vécu.

Tous ceux qui ont fait la première page des journaux se retrouvent ici. On est en mesure de vérifier les allégations des journalistes avec les personnes directement concernées. On réalise que, trop souvent, les médias déforment la réalité pour la rendre plus attrayante aux lecteurs. On découvre l’envers de la médaille expliquant ces comportements qui semblent, à prime abord, incompréhensibles. Surtout si l’on ne se fie qu’aux journaux qui sombrent trop facilement dans le sensationnalisme.

“Il a reçu 25 coups de couteau.” Pourquoi autant d’acharnement? Cette façon de communiquer la nouvelle est vendeuse. Pour moi, qui me trouve en prison et qui rencontre l’auteur de ces actes, je comprends mieux les raisons qui l’ont mené à réagir de la sorte. Je prends le temps de l’écouter me raconter le calvaire des 18 ans où il a été abusé sexuellement par la “supposée victime”, sa faillite psychologique qui explique la perte de contrôle, l’expression d’une douleur si grande, si forte, si puissante que la raison a fait place à la folie, une sorte de black-out.

À l’intérieur des murs, j’ai l’impression qu’on a l’occasion de connaître ceux qui font l’actualité québécoise de façon beaucoup plus objective. C’est généralement une suite consécutive de malheurs, d’échecs, d’abandons, de solitudes qui font glisser inexorablement un tel individu vers la surdose, le suicide, l’agression, voire le meurtre.

Cette façon d’exprimer sa douleur est un exutoire aux conséquences catas-trophiques pour tous. Cette souffrance s’exprime par des actes abominables pour la simple raison qu’elle est insupportable. Une personne en feu peut se jeter en bas d’un édifice seulement pour éviter de ressentir la douleur intense l’envahir. Imaginez-vous en train de subir cette douleur qui brûle à l’intérieur de soi…

Je reviens à l’intensité de la vie carcérale, celle de fréquenter ces gars avec qui on ne s’ennuie jamais. D’être continuellement surveillés par des gardes armés nous questionne sérieusement sur notre criminalité. Une sécurité de plusieurs millions de dollars autour de nous finit par créer un effet certain dans notre esprit. Être entouré de gars qui vivent des dépressions les unes après les autres, des psychoses, des complexes aigus ou de sérieux troubles de personnalité égaye une journée comme vous ne pouvez pas l’imaginer. Dans le même après-midi, on rencontre toute la gamme de criminels inimaginables avec leur propre façon de se comporter. Lorsqu’on a un conflit avec l’un d’eux, toutes les surprises sont possibles, et elles ne s’avèrent pas toujours agréables!

Vivre aussi intensément pendant plusieurs années augmente la difficulté à se réhabiliter et à retrouver sa place en société. Le premier obstacle est une sorte de morosité qui s’installe. La quiétude, qui est recherchée par la majorité des gens, est effrayante pour un gars de prison. Elle représente pour lui le moment avant un meurtre, le moment avant la fouille générale, le moment avant l’émeute.

Le silence en prison est très rare. Lorsqu’il se présente, cela ne présage jamais rien de bon. Voilà peut-être, en partie, pourquoi nous avons de la difficulté à nous réinsérer. Vous seriez étonné des effets secondaires que peut créer une longue période d’incarcération.

Vivre intensément peut paraître grisant lorsqu’on pratique un sport ou quand on triche sa femme pour la première fois. Mais, une longue période d’incarcération cause des dommages dans la façon de percevoir le quotidien et son silence.

*Tous mes textes sont soumis à des codétenus pour être jugés avant publication.

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