Suicide d’un ami

Suicide d’un ami

Par Raymond Viger                       Dossier Suicide

Plusieurs personnes de mon entourage se sont suicidées. Certaines étaient très près de moi. Je leur parlais, je savais qu’elles souffraient à un haut niveau. J’ai tenté de les consoler, de les aider. Mais rien n’y faisait. Elles se sont suicidées.

Deuil par suicide

J’ai commencé par étouffer la culpabilité qui me rongeait en essayant de me convaincre que j’acceptais le choix qu’elles avaient fait. Il est plus facile de dire que c’était leur choix que d’oser imaginer que j’avais peut-être ma part de responsabilité. Si j’avais pris plus de temps avec lui, peut-être qu’il ne se serait pas suicidé. Si j’avais pris plus de temps pour l’écouter, peut-être serait-il encore là à me parler… Un paquet de «si» me hantent et me dérangent. Oui, ça dérange quand quelqu’un se suicide autour de soi.

Culpabilité d’un suicide

Je suis envahi par une série de «peut-être» et de «si» qui deviennent menaçants pour ma survie psychologique personnelle. Oui, je parle de survie. Parce que la vraie question, ce n’est pas qu’est-ce que j’aurais pu faire pour éviter le suicide de cet ami, mais plutôt qu’est-ce que moi je peux faire pour survivre à son départ prématuré?

J’ai essayé de me convaincre que nous avons le choix de décider du sort de notre vie. Je n’ai parlé à personne de cette culpabilité qui me rongeait. Je suis devenu une sorte de «zombie», incapable de toucher aux émotions qui remontaient en moi. Laisser remonter une émotion voulait dire aussi laisser remonter cette culpabilité, cette souffrance.

Du suicide à la tentative de suicide

J’ai eu mon lot de difficultés. J’ai fini par faire une tentative de suicide. Ce n’était pas un choix. Je n’avais aucune conscience de ce qui se passait. J’ai fait une overdose de souffrance. Ça faisait trop mal pour que je comprenne ce qui se passait en moi.

Plus tard, en thérapie, j’ai réalisé que ce n’était pas une, mais deux tentatives de suicide que j’avais faites. J’ai été arrêté dans ma première et je ne m’étais même pas rendu compte de ce qui s’était passé. Quand tu dis que tu fais une tentative de suicide et que tu ne t’en souviens même pas! Faut-y que tu sois assez «gelé» par ta souffrance rien qu’un peu!!!

Parce qu’une overdose de souffrance, c’est la pire des drogues qui existe. Tu ne vois plus rien, tu n’as plus conscience de ce qui se passe, ni en toi, ni autour de toi.

Le suicide est-il un choix?

Le suicide d’un ami, ça dérange, ça choque et c’est bouleversant. Non je n’accepte pas le choix de se suicider. Je ne l’accepterai jamais. On ne choisit pas de mourir. On se suicide quand on ne voit plus les choix qui s’offrent à soi. Pour moi, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir et je ne peux pas dire que je serai mieux quand je serai l’autre bord. Je n’y ai jamais été et personne ne peut me garantir que c’est vrai que c’est plus beau l’autre côté.

Il y a trop de suicides au Québec. Il y a trop de suicides parmi les jeunes. Je ne peux l’accepter et je ne l’accepterai jamais. Non je n’accepte pas qu’un jeune se suicide.

Le suicide, il faut en parler

Je n’ai qu’un seul souhait à formuler, un seul message à livrer. Si un de tes amis vient de se suicider, j’espère que tu ne me diras pas que tu acceptes son choix comme moi j’ai essayé de le faire. J’espère, au plus profond de mon coeur, que tu vas prendre le temps d’en parler autour de toi, de contacter une ressource qui peut t’aider et te soutenir dans cette période très difficile. Le suicide d’un proche ça dérange et c’est ensemble qu’on peut s’aider à passer à travers.

Je veux te laisser un petit cadeau. Peu importe l’épreuve que tu traverses, dis-toi qu’il y a toujours quelqu’un, quelque part qui est prêt à t’aimer, à t’écouter et à faire un bout de chemin avec toi. Ne laisse pas tout tomber avant de l’avoir rencontré.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

T-Shirt promotionnel disponible avec votre logo

tshirt-cafe-graffiti-t-shirt-personnalise-votre-logo Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs.

Votre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en rouge, noir ou blanc.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/T-shirts-promotionnels-et-personnalise.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti: (514) 259-6900

Publicités

41 Réponses

  1. 10/10/04 Serge Lemire

    Et pourtant on continue de parler de suicide, on continue de s’interroger. On a pourtant des pistes intéressantes qu’on refuse obstinément d’envisager. Nous vivons dans une société matriarcale. Le père est absent des familles? La mère lui laisse-t-elle une place? Dans les écoles primaires, secondaires ou à la maternelle on y voit majoritairement des femmes. Bien sûr il s’y trouve quelques hommes qui ont à coeur le fait d’exprimer qu’un gars est différent d’une fille. Les ti-culs dans une cour d’école aiment se chamailler… les poupées ne les intéressent pas. Les gars ont de l’énergie physique à revendre, laissons-là s’extérioriser.

    4 fois plus de suicides chez les hommes que chez les femmes et on est encore à se questionnner, à perdre un temps énorme dans les écoles, là où tout commence pour le jeune. Je rappelle que c’est là, à l’école que le jeune passe le plus de temps. Il y a une réorganisation à se faire, le bla-bla doit cesser….Et les femmes doivent comprendre qu’un homme est différent. Elles doivent encourager à tout prix l’expression un peu plus musclé. Si le système scolaire tentait d’influencer le comportement d’une fille afin qu’il ressemble à celui d’un gars, il est clair que les féministes se lèveraient à travers le Québec afin de crier haut et fort leur droit à la féminité. Et elles auraient raison.

    Entre 1200 et 1500 suicides par année au Québec, 4 fois plus de gars que de filles. C’est assez! J’ai bien tenté de faire ma petite part afin de faire réagir. J’ai, en 2002-03 animé et réalisé une émission radio qui traitait de suicide et toxicomanie. 33 émissions qui m’ont bien démontré que nous vivons dans un monde contrôlé par les femmes. Je ne le dis pas avec mépris car à chaque fois qu’une femme prenait conscience des dangers de cet état de fait, elle repensait sa façon d’être parmi les hommes. Réagissons donc avant de perdre encore de bons éléments humains. Car souvent ceux qui passent à l’acte sont souvent des êtres dotés d’une grande intelligence mais hélas d’une trop grande sensibilté.

    Arrêtons donc de trop materner les jeunes gars. C’est en se cassant la gueule qu’on grandit, qu’on se renforce. Surtout pas sous les jupes de maman ou des enseignantes. Vous les aimez comment vos jeunes? Stoned, morts ou vifs?

  2. 04/19/05 nananne

    Ceci est peut être le journal pour les jeune mais moi j’ai 30 ans et je peux vous dire que le suicide touche touts le monde. J’ai perdu mon frère il y a de cela 5 ans. J’ai toujours su qu’il le ferait un jour. Je me suis dis moi que c’était son choix pendant 4 ans. Là je me dis que non. C’était moi le choix. C’était à moi de l’aider. C’est alors que j’ai pu aider qu’elqu’un d’autre que jaime. Si je peux aider encore et encore, je le ferais.

  3. 05/14/05 Lucie
    Bonjour Serge Lemire. C’est très intéressant ce que vous dites. Eh bien oui, mon fils se croit inférieur aux filles à l’école et je cite ce qu’il m’a déjà dit: «Tu sais maman, c’est J… qui a la meilleure note de la classe. C’est normal, c’est un fille» C’est un fait on doit réorganiser le système scolaire au plus vite!

  4. 05/28/05 Serge Lemire
    Lucie, c’est hélas un peu triste mais c’est comme ça. Il est très fréquent que les filles soient meilleures que les garçons à l’école. Le problème n’est pas tellement là mais plutôt dans le manque de respect face à l’expression de la masculinité du jeune male en devenir. On encourage les aptitudes féminines et on dénigre, on réprime les aptitudes masculines. On n’a même plus d’argent pour le sport!

    Je ne sais pas si encore aujourd’hui on pratique la discrimination positive pour certains secteurs d’emplois. On le faisait pour les emplois à la Ville de Montréal, chez les policiers afin d’attirer les minorités visibles. On la pratiquait aussi il me semble auprès des fonctionnaires afin de favoriser plus de présence féminine. Dans ce monde de rectitude politique sclérosé, pourrait-il être pensable de voir un jour pratiquer la discrimation positive afin d’attirer plus d’enseignants males dans le milieu scolaire au primaire et au secondaire? Peut-on imaginer que les mouvements féministes soient d’accord avec ça?

    Je pense que la seule chose que l’on puisse vraiment faire c’est d’expliquer à son garçon qu’il vaut autant qu’une fille. Il faut lui expliquer que la majorité des écoles est contrôlée par des femmes. Il faut lui apprendre à se taire, que ça va passer, qu’au Cégep ce sera moins pire. C’est con et triste à la fois! Il faut lui apprendre à se blinder. Ce problème de négation des comportements masculins ne se vit pas qu’à l’école, du moins quand on prend le temps d’observer autour de soi.

  5. 06/21/05 Lucie
    Les filles ont peut-être les meilleures notes à l’école mais une fois qu’elles sont sur le marché du travail, elles sont quand même moins bien rémunérées que les hommes. C’est encore les femmes qui vivent en plus grand nombre sous le seuil de la pauvreté. C’est quand même ambivalent, n’est-ce pas!

  6. 08/08/05 Manon
    Le suicide me touche beaucoup. Mon mari était en dépression majeure depuis 3 ans et il sait suicidé. Après 20 ans de mariage. J’ai beaucoup de misère à continuer. J’ai deux enfants, une fille de 15 ans et un gars de 19 ans. Mon fils a fait des tentatives de suicide à plusieurs reprises. Il ne veut pas se faire hospitaliser. Il ne veut pas aller chercher de l’aide. Comment faire pour m’en sortir? Je commence à être épuisé de tout ça. Pourtant, je sais que si tu veux, il y a beaucoup d’aide dans l’Estrie pour le suicide.

  7. 08/08/05 Raymond Viger
    Bonjour Manon. Je viens de lire le message que tu as lancé sur le forum du Journal de la Rue. Tu vis beaucoup de choses présentement et cela m’inquiète. Il existe des ressources partout au Québec qui peuvent, d’une part, t’écouter dans ce que tu vis, mais aussi t’aider à faire l’inventaire des solutions pouvant intervenir.

    Entre autre, en Estrie, il y a Secours-amitié Estrie que tu peux rejoindre au 819-564-2323 ou encore une ligne d’intervention pour tout le Québec 1-866-APPELLE. Il y a aussi le CLSC qui offre de la thérapie et des suivis gratuits.

    Ces services ne sont pas seulement pour les personnes suicidaires, mais aussi pour les proches et les endeuillés par suicide. Le suicide d’un être cher dérange. Il est important d’en parler et ce, rapidement.

    N’hésitez pas à faire appel à ces ressources. Prenez le temps de faire quelques appels pour vous aider.

  8. 11/22/05 Serge Métayer

    Je ne connais pas ton nom mais, je connais tes afflictions. Moi aussi j’ai mal de voir toute cette souffrance et je peine chaque jour dans ce monde déchu qui nous garde dansl’ignorance et l’exclavage dans de multiples facettes. J’ai une forte tendance au suicide. j’ai compris depuis longtemps que ce n’était pas la solution. Je dirais même que c’est la plus catastrophique des solutions. Mais je comprend parfaitement que ce soit celle qui nous viennent en tête la première.

    J’ai depuis quelques années trouvé réponse à toutes les questions existancielles qui provoquaient chez moi cette affliction mentale. Aujourd’hui, sachant le pourquoi et le comment des choses je n’espère pas en une amélioration des choses ou dans les faux raisonnement du genre «les filles sont plus intelligentes que les gars donc ma vie est foutu!» Ça n’a aucun bon sens.

    Le problème de base c’est que nous sommes fondamentalement des êtres créé pour vivre en relation les uns avec les autres mais que nous batissons des murs tout autour de nous pour nous protégé en même tant du mal que les autres pourraient nous faire intentionnellement ou non. Le fait d’agir ainsi nous détruit intérieurement car nous agissons à l’envers de ce que notre propre nature réclame. Oui il y a de l’espoir , un vrai espoir fiable qui a toujours été là et qui nous tend la main ,mais voila qui le désire vraiment? Celui qui souffre sincérement le trouvera sûrement. Bienheureux celui qui croit.

  9. 04/30/05 Hugo
    Le suicide de mon cousin
    Nous ressentons tous un sentiment d’impuissance lorsqu’un proche se suicide. Mon cousin s’est suicidé il y a trois semaines. Il était très proche de moi. Malgré toute la peine que je puisse avoir, la seule chose que je sais c’est que sa peine était immense. Il ne voulait pas mourir. Il voulait arrêter de souffrir. C’était son seul moyen.

    Ça me permet de lui pardonner et d’alléger ma peine. Mais c’est tout de même quelque chose de très violent pour nous. Même inconcevable que quelqu’un qu’on aime meurt de cette façon. Pour lui, tout était noir. Il ne voyait pas la même chose que nous.

    Je ne peux essayer de l’oublier. Je ne l’oublierais jamais. Je m’efforce de me souvenir de ce qu’il a eu de plus beau pour remplacer l’horreur de sa fin. De nombreuses questions remontent en moi. Je me pardonne en me disant que c’est normal de me questionner et parfois de culpabiliser. Tout ça est un grand mystère dont lui seul détient le secret.

    Je me rappelle à nouveau les bons souvenirs afin que ceux-ci illuminent mon visage d’un sourire et je lui dis que je l’aime.

  10. N.D.L.R. Il existe plus de 35 centres de crise à travers le Québec. L’assistance annuaire peut nous donner les coordonnés du centre le plus près de chez nous. Il existe des groupes d’aide pour les endeuillés du suicide. Certains CLSC ont aussi des groupes d’aides et des intervenants pouvant aider et soutenir les proches. Il existe maintenant la ligne 1-866-appelle (1-866-277-3553) qui peut vous aider en tout temps à travers le Québec.

    N’hésitez pas à téléphoner et à demander de l’aide.

  11. 04/30/05 anonyme
    Je comprends ta frustration face à cette acte, mais celà n’empêche que peut-être que personne ne le comprenais et qu’il ne voulait pas en parler de peur que le monde en parle. Je n’ai jamais vécu le suicide d’un proche, mais je peux comprendre comment tu te sens même sans l’avoir vécu. Pense qu’à tous les jours il y a quelqu’un qui se suicide et que cela fait du mal à bien du monde. Mais c’est personne ne voit pas qu’il y a des gens qui les aiment.

    Lorsqu’un proche te parle qu’il ne va pas très bien fait lui voir qu’il y a des gens qui tiennent à lui et ça l’aidera énormément. Ce n’est pas toi qui est coupable. Peut-être même la seule personne coupable c’est la personne qui s’est suicidé sans s’en rendre compte.

  12. 04/30/05
    C’est tres gentil d’avoir pris la peine de me conseiller et je vous en remercie. Ça fait un bout de temps de ces événements et je crois que mon deuil est fait. Je suis contente de venir vous dire que je vais bien. Souvent les gens parle quand ça va mal mais on n’en entend plus parler quand ça va mieux. Un grand merci à vous tous. Le seul fait de laisser un message était pour moi un partage qui m’a permis de vider le surplus de façon anonyme.

  13. 05/07/06 Danlam
    Perle, sachant qui tu es, l`important est que tu en as parlé avant tout. Et par la suite tu as su te servir de tes outils. Je sais qu`aujourd`hui tu te sens mieux face à ce suicide. Tu en as profité pour donner des informations où rejoindre un organisme ou quelqu`un à qui parler si une personne en a de besoin. Juste pour celà, je t`en remercie. Malheureusement au Québec, la liste est encore trop longue des suicidés. Même seulement un c`est un de trop. Je suis convainçu que d`avoir mis ces informations, tu as probablement aidé pleins de gens, merci à toi!

  14. Le suicide…Je peux en parler, mais avec un cerain mal a l’aise.Il y a pas longtemps;pour etre plus exact: le 31 janvier…J’ai ete a un doigt pres…le canon dans la bouche…chien releve…je pouvais entendre le grincement que faisait mon doigt moite sur le metal de la gachette…une seule petite pression…boum..tout etait terminer…Je n’avais qu’une seule idee,mettre fin a mes jours, a ma douleur,a ma souffrance.Pour moi c’etait la seule solution de m’en sortir…de ne plus souffrir…de ne plus vegeter.Je ne voyais plus d’espoir…ni de sens a ma vie.J’ai tout perdu,je n’ai plus rien…Ma vie jusqu’a present et continue a etre…un cauchemar…elle n’a ete que fatalite apres fatalite.Quand vous avez tout perdu,meme votre dignite…que vous reste-t-il?La solitude comme compagne de vie et de lit…nuit apres nuit: je me couche avec elle et me reveille avec…et pour couvertures…je m’abrille de tous les malheurs et injustices qui n’on cesser de m’affluer depuis 32 ans…Je ne suis pas du type qui baisse les bras…qui laisse tomber…Mais quand vous vous enfoncer plus profondement dans le desespoir…Que vous reste-t-il comme bouer…comme planche de salut comme solution:Une fois que vous avez attein votre bas fond…LE SUICIDE

    Bien a vous…un mort vivant…Claude Lavoie

  15. Salut Claude,

    Une fois le bas fond atteint, il y a aussi la possibilité de remonter. Des ressources sont là pour nous aider à retrouver un peu d’air.

    Alcoolisme, toxicomanie, jeu compulsif ou autre, sont des moyens que nous développons pour échapper quelques instants à notre souffrance. Mais tout cela peut laisser des séquelles ou encore nous apporter son lots de conséquences.

    Les conséquences peuvent être sur notre santé, autant physique que psychologique, notre santé financière… Et comme le mentionne les différentes fraternités d’entraide, cela ne peut nous mener qu’à l’hôpital, la prison ou la morgue.

    Pour diminuer les conséquences de nos gestes, pour diminuer l’intensité de notre souffrance, il faut demander de l’aide. Si vous n’êtes pas sûr quelles ressources il faut appeler, appelez quand même; Ils vous aideront pour vous référer au bon endroit.

    Les CLSC de votre quartier, la ligne Info-Santé, les lignes d’appel… Appelez.

    Continuer d’écrire. L’écriture peut être une forme d’auto-thérapie. Trouvez les activités qui vous font du bien, qui font descendre un peu la pression. N’hésitez pas à essayer.

    Au plaisir d’avoir de vos nouvelles Claude.

    Raymond.

  16. Salut Raymond,

    Tu sais…on ne peu pas tout regler avec une ou des pilules.Devenir zombie ou pantin dans la societe sous medicaments ou dans le systeme…Epeurant! Une pilule pour regler lesproblemes…combien en as-tu?Beaucoup, mais aucune pilule ne pourrais me soigner meme voir me guerir…car elles me donneront jamais ce que j’ai besoin:Je pourrais etre geler sur medicament pour le reste de mes jours…et mes besoins seront toujours la…seront toujours les meme:Des besoins elementaires,un travail,un toit,des amis(es),un vie quoi;ou quelque chose de semblant a une vie.

    Pensez-y…il faut pas juger un indien avant d’avoir chausser ses mocassins.

    Bien a vous…Claude

  17. Salut Claude,

    Dans l’idée d’aller chercher des ressources pour t’aider, je n’ai jamais mentionner de te bourrer de pilules pour te geler et fuir la réalité. Quand je parle du CLSC, ils ont des organisateurs communautaires qui connaissent les différents organismes et groupes de soutien du quartier. Ils peuvent t’aider à trouver les ressources dans ton secteur qui correspondent à tes besoins.

    Même si des gens peuvent t’aider, tu demeures maître d’oeuvre du chemin que tu veux prendre.

    Loin de moi l’idée de te juger. Je suis un homme qui a déjà chaussé plusieurs mocassins. C’est par mes échecs et mes difficultés que j’ai appris à vivre ma vie. Les solutions que j’ai trouvé pour m’aider à une certaine époque ne seraient possiblement plus les bonnes pour moi aujoud’hui. Il n’existe pas une façon miraculeuse de tout régler. Le seul qui peut faire des choix pour toi, c’est toi. Nous ne pouvons que t’aider à faire un inventaire des solutions qui existent.

    J’ai passé à travers ces épreuves sans prendre aucune pilule. J’ai été en thérapie et mon intervenant me proposait de prendre un peu d’alcool pour décompresser. J’ai refusé. Parce que pour moi, si je ne pouvais pas passer à travers sans alcool, j’aurais toujours cette béquille qui me suivrait par la suite.

    Au plaisir d’avoir de tes nouvelles Claude.

    Raymond.

  18. Je recherche Serge Metayer . C’st un vieil ami que j’ai perdu de vue.

  19. Le message est lancé. En espérant que Serge revienne lire les commentaires de nos archives.

    Notre système d’archivage a  »craché » à l’automne dernier. Nous avons pu recopier un certain nombre de textes et de commentaires de l’ancien système. Cependant les liens avec les adresses Internet n’ont pas pu suivre. Nous n’avons plus de moyens pour contacter les lecteurs qui nous ont laissé des commentaires avant l’automne 2006.

    Raymond Viger

  20. Bonjour!
    Dans l’édition août/septembre, à la page 9, vous faites mention du livre L’INTERVENTION DE CRISE.
    Je souhaite me le procurer.
    Je n’ai pas trouvé de lien sur le site.
    Merci de me répondre.

    Yvan Pion

  21. Merci M. Pion de me faire ce commentaire.

    Nous avons un site Internet pour l’organisme http://www.journaldelarue.com dans lequel nous avons une section pour les livres dont voici l’adresse pour se rendre directement http://www.journaldelarue.com/boutique/html/livres.htm

    Nos textes sont archivés dans un blogue ou nous nous trouvons présentement. Nous sommes à redessiner notre site Internet. Nous allons prendre une attention particulière pour que la navigation soit plus facile. Les liens pour retrouver le guide d’intervention seront plus clairs.

  22. Merci pour votre histoire de vie. Très touchant. Le message va passer.

  23. Une histoire extrême. Elle me rejoint. J’ai lu votre guide. Par hasard. Cela m’a beaucoup aidé. Merci.

  24. Merci pour votre commentaire. Le guide d’intervention a été écrit avec simplicité pour être accessible à tous. Une vulgarisation qui peut aider tout autant l’intervenant, le parent, l’enseignant que les proches d’une personne suicidaire.

    http://www.cafegraffiti.com/livres.htm

  25. C’est tellement plus facile de tourner la page, de passer à autre chose.

  26. Il faut faire attention. J’ai tenté de tourner la page et d’étouffer ce que je vivais. Cela m’a mené vers 2 tentatives de suicide. J’ai souffert pendant plus de 10 ans pour en arriver à devoir exprimer mes émotions et ce que je vivais. Avec le recul que j’ai aujourd’hui, je me demande bien pourquoi j’ai souffert pendant 10 ans pour revenir à mon point de départ?

  27. moi le suicide j’en est vecu plusieurs tentative vis a vis de mes parents quand on fait cela on pense a notre personnes pas au autres ces deguelasse

  28. C’est frustrant de voir quelqu’un qu’on aime qui lui veut juste mourrir.

  29. Je suis déchiré entre la peine de son départ et la colère qu’il ait décidé de se suicider.

  30. C’est de ce déchirement qu’il faut parler. À des amis ou un thérapeute.

    Le déchirement est réel. Il ne faut pas laisser nos émotions devenir confuses avec un tel événement.

  31. Pas juste en parler, on peut l’écrire aussi. En écrivant, cela demeure plus intime, plus personnel. Il y a des choses que j’ai pu écrire que j’aurais été gêné de parler à quelqu’un.

  32. Vous avez parfaitement raison France. L’écriture peut-être thérapeutique. Cela a été mon cas. Dans ma période de dépression, j’ai tellement écrit que j’ai publié plusieurs livres par la suite.

    D’une part, on peut écrire pour soi. Cela nous libère de certaines émotions. On en arrive à se parler soi-même. Comme si une force intérieure venait nous conseiller après avoir entendu notre détresse.

    D’autre part, on peut écrire pour nous aider à communiquer avec nos proches. Quand on s’exprime, il peut arriver qu’on les fasse réagir. En leur écrivant une lettre, surtout quand on a des choses difficiles à dire, cela nous permet de nous exprimer sans que l’autre réagisse et nous coupe la parole. Cela permet à l’autre de réagir de son côté, de digérer ce que nous avons exprimer et de nous revenir éventuellement après que la poussière soit retombé un peu.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :