2$ le prix à payer pour devenir un joueur compulsif 2

2$; le prix à payer pour devenir un joueur compulsif

Rencontre avec Michel

Je suis dans un dépanneur et j’attends que le téléphone public se libère. J’entends un bruit de machine. Un homme hystérique vient de gagner un montant d’argent. Je m’avance et lui demande comment ça marche: «C’est pas compliqué. Assieds-toi à côté, prends l’autre machine et je t’explique.» J’ai mis 2$. J’ai gagné 25$. Deux jours après je suis revenu au dépanneur en espérant que le téléphone soit encore occupé pour jouer un peu en attendant. Ce fut le début de ma descente aux enfers.

J’ai été lancé dans un monde de rêve. J’espérais travailler de temps en temps et jouer à plein temps. Quand j’ai été tanné de me conter des menteries, que j’ai voulu arrêter de souffrir, j’ai fait le premier pas vers Gamblers Anonymes. Je pensais qu’ils m’aideraient financièrement, qu’ils me prêteraient de l’argent pour payer mes dettes. Je pensais que j’avais un problème d’argent, pas de jeu. Ils m’ont remis une enveloppe avec les outils nécessaires pour m’aider.

Ce qui m’a frappé le plus à mon premier meeting a été de voir que je n’étais pas seul à souffrir. Je pensais que j’étais seul à être fou. D’autres aussi ont souffert et ils s’en sont sortis. Quand j’ai commencé dans Gamblers anonymes, je voyais des gens qui avaient réussi à arrêter 3 ou 4 ans et je ne les croyais pas.

Je n’avais pas encore touché à mon mal de l’âme. C’est là que j’ai rencontré ma spiritualité. Ce n’est pas une question de religion. C’est quelque chose entre la tête et le cœur. Une petite voix intérieure que j’ai trop longtemps enterrée sous la grosse voix du jeu.

Quand les gens faisaient leur partage, j’étais convaincu qu’ils parlaient de moi, que ma femme les avait appelés pour leur dire ce que j’avais fait. J’y ai appris à m’aimer. Il faut persévérer, revenir. Si tu es gêné, viens avec un ami. Tu n’es pas obligé de t’identifier.

En 1990, il n’y avait que trois meetings Gamblers anonymes par semaine. Aujourd’hui, après l’arrivée des casinos et des vidéo-poker, il y en a plus d’une centaine! L’expansion astronomique de la maladie du jeu a été difficile à suivre. On ne savait pas trop où on s’en allait. Avec leurs expériences, des joueurs provenant des autres fraternités telles Alcooliques Anonymes nous ont aidé à nous structurer. Nous avons travaillé aussi à faire traduire toute la littérature de Gamblers anonymes.

Gamblers anonymes a été important pour m’aider et j’ai aussi utilisé d’autres outils tels la thérapie et surtout l’écriture. Je n’avais jamais écrit sur moi auparavant. J’ai eu mal au poignet tellement j’ai écrit pendant un intensif. C’est une expérience très enrichissante. Une fin de semaine juste avec des joueurs en cheminement, pour se centrer sur soi-même et briser l’isolement. Tu te retrouves dans un climat de sécurité qui te permet d’aller en profondeur dans ce que tu vis, pas juste d’effleurer la surface. Quand je suis sorti de mon premier intensif, je flottais dans les airs. C’est quand tu sors de thérapie ou d’un intensif que la vraie thérapie commence, que tu fais face à la réalité de la vie.

Même si j’ai arrêté de jouer depuis longtemps et que je n’ai plus les obsessions que j’avais au début, j’ai besoin de continuer à m’impliquer, de donner au nouveau ce que j’ai reçu.

La réalité n’est pas toujours facile; créanciers, famille… Tu as l’impression que toute ta vie s’écroule. La honte aussi. Pourquoi moi j’en suis rendu là? Je suis un être intelligent. Gamblers anonymes c’est pas une pilule ou une piqûre magique qui guérit tout instantanément. C’est un mode de vie que je partage avec ma famille et mes nouveaux amis. Mes parents m’ont encouragé. Ils me demandent parfois si j’ai fait un meeting dernièrement. Ils demeurent avec cette peur que je rechute. Ils m’accompagnent dans les meetings quand il y a une occasion spéciale comme fêter une année d’abstinence. Ils viennent aussi au Congrès annuel et rencontrent les nouveaux qui prennent conscience qu’ils doivent arrêter de jouer avant «de se faire la peau». Ils leurs donnent des paroles de réconfort comme ils l’ont fait pour moi: «C’est beau. Lâche pas. T’es capable.»

Avant j’avais le goût de mourir, aujourd’hui j’attrape une grippe et je m’inquiète. Je suis camionneur. Je viens de passer par le New Jersey. Il y avait un tirage pour un gros lot de plusieurs centaines de millions. Je n’ai pas acheté de billet. Mon bonheur intérieur n’a pas de prix.

Je suis heureux de m’être retrouvé. C’est quand tu penses que tu es guéri et que tes finances commencent à remonter que le risque de rechute est le plus grand. On m’a déjà appelé en plein milieu de la nuit pour aider un joueur sur le pont Jacques-Cartier qui voulait sauter. Si tu es vraiment tanné de souffrir, de te conter des menteries, attends pas, viens cogner à notre porte. Nous t’aimerons et t’accepterons tel que tu es. Et si tu viens au Congrès de Terrebonne en juillet prochain, je vais te présenter mes parents: «Lâche pas. T’es capable.»

Textes sur le gambling:

Quand le casino mène au pont Jacques-Cartier

Merci à Loto-Québec de nous avoir ruinés

La piscine creusée et le casino

Quand le jeu devient excessif

Vivre avec un joueur compulsif

Quand une croupière s’en va-t-en guerre; histoire d’Éléonore Mainguy

Gam-Anon, fraternité d’entraide pour les proches des joueurs compulsifs

Commentaires sur le gambling et textes sur le gambling

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Gambling et jeu compulsif

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Raymond Viger     Dossier Gambling et jeu compulsifGamblers anonymes

Rencontre avec Michel

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J’ai été lancé dans un monde de rêve. J’espérais travailler de temps en temps et jouer à plein temps. Quand j’ai été tanné de me conter des menteries, que j’ai voulu arrêter de souffrir, j’ai fait le premier pas vers Gamblers Anonymes. Je pensais qu’ils m’aideraient financièrement, qu’ils me prêteraient de l’argent pour payer mes dettes. Je pensais que j’avais un problème d’argent, pas de jeu. Ils m’ont remis une enveloppe avec les outils nécessaires pour m’aider.

Ce qui m’a frappé le plus à mon premier meeting a été de voir que je n’étais pas seul à souffrir. Je pensais que j’étais seul à être fou. D’autres aussi ont souffert et ils s’en sont sortis. Quand j’ai commencé dans Gamblers anonymes, je voyais des gens qui avaient réussi à arrêter 3 ou 4 ans et je ne les croyais pas.

Je n’avais pas encore touché à mon mal de l’âme. C’est là que j’ai rencontré ma spiritualité. Ce n’est pas une question de religion. C’est quelque chose entre la tête et le cœur. Une petite voix intérieure que j’ai trop longtemps enterrée sous la grosse voix du jeu.

Quand les gens faisaient leur partage, j’étais convaincu qu’ils parlaient de moi, que ma femme les avait appelés pour leur dire ce que j’avais fait. J’y ai appris à m’aimer. Il faut persévérer, revenir. Si tu es gêné, viens avec un ami. Tu n’es pas obligé de t’identifier.

En 1990, il n’y avait que trois meetings Gamblers anonymes par semaine. Aujourd’hui, après l’arrivée des casinos et des vidéo-poker, il y en a plus d’une centaine! L’expansion astronomique de la maladie du jeu a été difficile à suivre. On ne savait pas trop où on s’en allait. Avec leurs expériences, des joueurs provenant des autres fraternités telles Alcooliques Anonymes nous ont aidé à nous structurer. Nous avons travaillé aussi à faire traduire toute la littérature de Gamblers anonymes.

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Même si j’ai arrêté de jouer depuis longtemps et que je n’ai plus les obsessions que j’avais au début, j’ai besoin de continuer à m’impliquer, de donner au nouveau ce que j’ai reçu.

La réalité n’est pas toujours facile; créanciers, famille… Tu as l’impression que toute ta vie s’écroule. La honte aussi. Pourquoi moi j’en suis rendu là? Je suis un être intelligent. Gamblers anonymes c’est pas une pilule ou une piqûre magique qui guérit tout instantanément. C’est un mode de vie que je partage avec ma famille et mes nouveaux amis. Mes parents m’ont encouragé. Ils me demandent parfois si j’ai fait un meeting dernièrement. Ils demeurent avec cette peur que je rechute. Ils m’accompagnent dans les meetings quand il y a une occasion spéciale comme fêter une année d’abstinence. Ils viennent aussi au Congrès annuel et rencontrent les nouveaux qui prennent conscience qu’ils doivent arrêter de jouer avant «de se faire la peau». Ils leurs donnent des paroles de réconfort comme ils l’ont fait pour moi: «C’est beau. Lâche pas. T’es capable.»

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Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Did Tafari Bélizaire, casino, jeu compulsif et suicide

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

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Vivre avec un joueur compulsif

Gambler et jeu compulsif

Vivre avec un joueur compulsif

Raymond Viger      Dossier Gambling et jeu compulsif, Gamblers Anonymes

Anne, une belle grande dame qui part de loin. Son conjoint, un joueur compulsif, lui en a fait vivre de toutes les couleurs. Elle partage son cheminement.

Mon conjoint a débuté ses meetings de Gamblers Anonymes. Je me disais que c’est lui qui a un problème, c’est à lui de s’y présenter. Mais il y a une différence entre arrêter de jouer et réapprendre à vivre.

Le jeu de mon conjoint a eu des effets sur ma vie; honte, problèmes d’argent, créanciers, mensonges, double vie de mon conjoint… Je n’osais pas en parler autour de moi, je gardais tout ça secret. J’étais au bout du rouleau. Gam-anon m’a accueilli à bras ouverts. C’est un regroupement de personnes affectées par le jeu de leurs proches. Ça m’a fait du bien de voir que d’autres personnes vivent la même chose que moi. J’ai pu en parler. Ça a fait WOW, je suis à ma place! J’y ai trouvé des outils pour m’aider, regagner mon estime et apprendre comment «dealer» avec le jeu de mon conjoint. J’ai trouvé ça réconfortant de faire mon premier meeting. Je me suis sentie comprise.

Face à ses problèmes de jeux, l’important pour moi a été d’arrêter de vouloir sauver l’autre. J’ai appris à lâcher prise. Je dois commencer par sauver ma peau. Si tu le fais pour l’autre, ça ne marchera pas, tu ne «tofferas» pas la «run». Tu apprends à reconnaître le problème, à comprendre les conséquences. Tu travailles sur toi. Tu n’es pas responsable de la maladie de l’autre.

Quand j’ai commencé Gam-anon, nous sommes arrivés à pouvoir parler le même langage, à nous parler. J’y ai appris qu’il ne fallait pas harceler le joueur, apprendre à vivre et laisser vivre, à rétablir une confiance mutuelle. J’ai compris que je ne peux rien faire pour empêcher un joueur compulsif de jouer. Je suis responsable de moi. J’ai travaillé mon côté impulsif, à pogner moins les nerfs et à retrouver une forme de spiritualité. Je me suis impliquée dans le mouvement pour m’aider.

Quand tu vis avec un joueur, c’est normal de s’inquiéter et de poser des questions. Mais il y a une façon de les poser. Quand je criais après, il se refermait dans sa bulle. Maintenant, pour éviter d’exploser, j’appelle ma marraine et je lui demande de m’écouter. Un parrain ou une marraine, ce sont des bénévoles d’expérience qui t’écoutent et te soutiennent. J’avais tendance à tout dramatiser. Les téléphones avec ma marraine sont un temps de répit pour éviter d’exploser. Après, c’est plus facile de parler avec mon conjoint.

J’ai touché à la culpabilité qui m’habite et à la honte qui m’envahit. En y faisant un peu de place, j’ai appris à recevoir l’amour que je méritais. Je ne vois plus les gens de la même manière et ça se reflète dans toutes les sphères de ma vie. Je peux voir la souffrance des autres et avoir de la compassion au lieu de les juger.

J’ai commencé par reprendre les finances de notre couple. Mon conjoint a dû regagner ma confiance, faire ses preuves. J’ai un compte de banque à moi et je m’assure que les besoins essentiels sont comblés. J’ai rencontré un comité d’allégement financier pour faire un budget, connaître les ententes qui peuvent être prises avec les créanciers… Ce n’est pas à moi d’avoir un deuxième travail pour payer les dettes du joueur. C’est  sa responsabilité de rencontrer ses créanciers, de payer ses dettes et de faire face aux conséquences de ses gestes.

L’écriture m’aide beaucoup à me libérer. Je fais mon inventaire quotidien de mes états d’âme, autant positifs que négatifs. Cela me permet de voir comment je vais et de pouvoir agir sur ce qui m’envahit.

J’ai été en thérapie pour moi et aussi en thérapie de couple. J’ai fait ce que j’ai pu pour sauver ma relation et me prendre en main. Il y a de l’espoir pour une vie meilleure. Je me suis donné un mode de vie pour rencontrer de nouveaux amis, avoir de nouvelles activités et solidifier un réseau d’entraide autour de moi. Quand un joueur arrête de jouer, il doit changer ses activités et en trouver d’autres. C’est une belle occasion pour le couple et la famille de se retrouver. À Gam-anon, il y a des meetings, un congrès, mais aussi des soupers, du bowling, des cabanes à sucre…

Un nouveau mode de vie, ça déteint sur toute la famille. Ma fille m’a accompagnée dans certains meetings. Elle aide ses amis à l’école. Si les parents ont des problèmes de jeux, d’alcool ou de drogue, il existe des ressources pour aider les jeunes. Il ne faut pas rester seul, demande de l’aide.

Avec les meetings, face à ma souffrance, je trouve toujours un mot, une parole, un geste pour me toucher et comprendre que je ne suis pas seule. Parfois un seul regard est suffisant.

Le congrès est une belle occasion pour voir comment ça marche. Il y a des ateliers et des formations sur différents sujets qui nous touchent. Des gens de partout viennent partager leur vécu. Si tu doutes que quelqu’un dans ton entourage a des problèmes de jeux, tu n’es pas obligé d’attendre que le joueur arrête de jouer pour venir nous rencontrer. Fais-le pour toi, viens trouver l’aide et le soutien pour passer à travers cette épreuve.

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Un alcoolique peut-il retrouver son équilibre?

Un alcoolique peut-il retrouver son équilibre?

Par Conrad, Roberval   Dossier Alcool et drogue.

Les alcooliques sont malades d’un empoisonnement toxique contracté parce qu’ils ont substitué l’alcool à la nourriture et au repos. La santé physique peut être restaurée mais aucun traitement ne peut faire d’eux des buveurs normaux.

Les premiers pas pour se sortir de l’alcoolisme sont de reconnaître sa maladie et d’accepter de se faire traiter. L’usage de l’alcool a introduit un poison toxique dans nos corps physiques. Il en résulte une impulsion maladive à boire, devant laquelle nous sommes impuissants.

Aucun alcoolique n’agit raisonnablement lorsqu’il boit. L’empoisonnement chronique par l’alcool produit un besoin maladif de boire d’où résulte une conduite insensée. Le pouvoir de la volonté n’est pas un facteur de réhabilitation aussi longtemps que l’impulsion maladive n’a pas disparue. Parce que la dépendance empêche tout désir sincère d’arrêter de boire, il est nécessaire de reconnaître franchement notre impuissance.

La plupart des alcooliques ont agi de manière insensée seulement durant leurs périodes d’ébriété. Ceci est une pratique courante chez tous les buveurs qui s’enivrent. Pour l’alcoolique qui réduit sans cesse l’intervalle entre les périodes d’ébriété et les fusionnent finalement en un long espace unique d’ébriété, l’affaire devient sérieuse. La conduite insensée résultant d’une soirée passée à boire est généralement excusée. Lorsque cette conduite insensée dure des semaines, des mois et des années, elle devient plus que questionnable.

Ceux d’entre nous qui ont réellement éprouvé un sincère désir de se rétablir de l’alcoolisme ont recouru avec succès à une Puissance Supérieure. Nos personnalités malades ont découvert une source de puissance efficace et bienfaisante dans un Dieu comme nous le concevons. Ce Dieu restaure notre esprit et redresse notre raison.

Le nom que vous donnez à cette Puissance est l’affaire de votre choix. Désignez-la comme il vous plaît. Sa valeur de réhabilitation réside dans le fait que vous croyez à son existence, que vous l’approchez avec foi et que vous dépendez sincèrement d’elle pour le rétablissement de votre équilibre mental.

Autres textes sur Alcool et drogue 

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Musique, décrochage et théâtre; rencontre avec Sans Pression et Léma

Musique, décrochage et théâtre

Rencontre avec Sans Pression et Léma

Raymond Viger, Dossiers Décrochage, Éducation

Les membres du groupe Hip Hop Sans Pression, forts populaires auprès des jeunes, sont les invités spéciaux et les porte-parole d’une pièce au Théâtre Denise-Pelletier. Quel genre de pièce de théâtre peut toucher et intéresser un rappeur comme Sans Pression.? Une pièce touchant aux effets pervers du décrochage et de la violence dans les relations des jeunes couples. Présentée dans le cadre du projet Décrocher… Puis Après? par des habitués du Foyer des jeunes travailleurs de Montréal, la pièce exprime l’expérience vécue de jeunes adultes face à ces problèmes.

Pour Annie, Éric, Jayme, Léma, Nathalie et Sheila, les jeunes du Foyer des jeunes travailleurs de Montréal, décrocher, c’est comme tomber dans un trou noir, où la drogue, l’incertitude et le manque d’estime prennent souvent trop d’espace. Le décrochage, SansPression connaît bien. «Tout le monde près de moi a décroché, moi le premier. Certains sont revenus, mais pour cela, il faut se raccrocher à quelque chose, avoir un but, vouloir faire quelque chose. On dit qu’un jeune du secondaire sur trois quitte l’école. C’est beaucoup. J’ai un fils de trois ans, Andy, et j’espère qu’il ira longtemps à l’école. Ça t’ouvre les portes, ça te donne plus de chance dans la vie.»

Sans Pression est venu rencontrer les comédiens en herbe et assister à leur représentation. «J’ai parlé aux jeunes. Juste d’être présent, ça leur a fait de l’effet. Pour moi, ça vaut plus qu’un million d’albums vendus. Je communique bien avec les jeunes.»

Le chanteur Hip Hop n’a que des éloges à leur offrir. «C’est du jamais vu. Ces jeunes ne sont pas des acteurs, ils viennent de la rue. La pièce m’a touché et le sujet est profond. Ça se passe partout, il faut en parler. Certains pensent qu’on exagère, mais j’ai vu des jeunes qui n’avaient même pas 20 ans et qui se piquaient à l’héroïne. Ça me dépasse.»

Malgré tout, Sans Pression garde espoir. «Il y a quelque chose à faire. Il faut leur parler avant qu’il ne soit trop tard. Parce qu’il n’est jamais trop tard. Tout le monde fait des gaffes. Même moi, souvent j’ai voulu tout lâcher, j’ai fait une dépression, plus rien ne marchait. Je ne suis pas Superman, je ne suis pas différent d’eux. Je vivais dans un appartement, on était 15 gars à y rester. Je traînais, foutais de la merde. On se disait: «Yo, qu’est-ce que tu fais?» On achetait une bière et on «chillait» ensemble. Il fallait qu’on me sorte de ce milieu. Je faisais du surplace. J’ai été à Tremplin, un centre de thérapie. Il a fallu que je lâche un paquet de monde. Si j’étais resté dans le milieu, je ne serais pas dans la musique. Elle m’a permis de raccrocher. Beaucoup ont choisi la bonne voie. Il faut savoir ce que tu aimes, aller droit vers son but, savoir ce que tu veux faire. Il faut prendre les choses au sérieux.»

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. «Depuis que j’ai Andy, mon garçon, je le comprends mieux. Depuis que je me lève le matin, je découvre qu’il y a plein de choses à faire, c’est motivant. C’est important de se lever avec le soleil, tu deviens plus actif, plus productif et plus créatif.»

Le rappeur n’est pas tendre envers ceux qui font la promotion de la violence dans la culture Hip Hop. «J’ai été dégoûté en voyant les albums des groupes «50 cents»ou encore «Eminem». Des photos de violence gratuite, de drogue, de gens qui se tirent dessus… On n’a pas à faire la promotion de la violence et du gangster rap, raconte le chanteur qui se dit sensible à la violence suite au suicide de son frère. Avec notre musique, on influence la masse. Ce sont les jeunes qui achètent ce qu’on produit.»

Au Québec, on a la chance de voir le mouvement Hip Hop qui grossit. «Il y a tout le talent pour que ça marche. Il faut continuer. Je suis fier de ce que je fais et de ce que je vois chez les jeunes. Je le vois dans leurs yeux. Je suis un jeune de la rue. Les problèmes des jeunes, si je ne les ai pas vécus, quelqu’un dans mon entourage les a vécus. J’ai pas les gros mots savants de certains, mais par le regard on se parle, on se comprend. I’m just like you.»

Pour compléter l’entrevue, Sans Pression m’a dirigé vers Léma, touché par sa prestation. Sentiment réciproque chez le jeune homme qui estime avoir donné le meilleur de lui-même dans la pièce de théâtre. «Les chansons de S.P. parlent de drogue, de violence de la rue, de femmes battues… Une de ses chansons rejoint mon sketch. Ce sont des gars qui veulent s’en sortir.»

Léma a apprécié l’implication du chanteur et de son groupe Hip Hop dans le projet du Foyer des jeunes travailleurs de Montréal. «C’est bon ce qu’ils font. Sans Pression touche les jeunes qui se cherchent. On a créé de bons liens rapidement avec eux.»

La pièce aura permis de faire des prises de conscience importantes pour Léma. «Dans la vie, il n’y a rien de parfait. Moi aussi j’ai décroché. Mais peu importe quel problème tu rencontres, il faut en parler. C’est en discutant qu’on trouve des solutions pour s’en sortir. Peu importe les temps difficiles, il faut persévérer et toujours continuer. C’est pas facile de se lever le matin, mais c’est pas une raison suffisante pour abandonner.»

Des raisons pour abandonner, Léma aurait pu en trouver facilement. À ses dires, le projet n’a pas été un camp de vacances. «Être neuf à travailler ensemble dans un petit local, c’est pas évident. Il a fallu sortir le meilleur de nous dans les instants de chicane. Il a fallu travailler pour créer une chimie de groupe, se motiver et avoir la discipline nécessaire pour atteindre nos objectifs. Si tu veux rester dans le groupe, tu dois travailler, t’investir. Il y en a trois qui n’ont pu terminer le projet. C’est dur de voir quelqu’un qui quitte le projet.»

Pour Léma, le décrochage n’était qu’un mot sans trop de signification. Son implication lui a permis de réaliser que le décrochage n’est pas juste une question d’école. «Ça touche nos relations familiales, notre rôle de citoyen, notre vie de couple… Le projet a provoqué une réflexion sur le sens à donner à sa vie, au chemin qu’il veut emprunter pour sa continuité.»

Son chemin, Léma l’a trouvé. Le jeune homme a profité du projet pour tenter certaines expériences dont une formation en informatique qui a suscité son intérêt. Il veut poursuivre dans cette direction.

Le coordonnateur du projet qui a pris en charge le groupe dans une période difficile à traverser, M. Germain Bouleau, est fier du travail accompli par son groupe. «Plusieurs de ces jeunes n’ont jamais appris de leçons par cœur. Au théâtre, tu dois connaître ton texte, il y a une rigueur, une discipline, une attitude et un lâcher prise que le groupe doit suivre. Si tu ne connais pas ton texte, tu ne peux pas jouer ton rôle. Et il faut être au moins deux pour jouer. Tu renvoies à l’autre une émotion qu’il doit saisir. Chacun doit être présent dans son rôle. Cela exige un effort moral et physique mais surtout, une remise en question.»

«La créativité des jeunes est essentielle. En bas âge, un enfant saute, dessine, chante… Dès qu’il entre en maternelle, nous perdons notre ouverture d’esprit face au développement de la créativité du jeune. Il faut maintenant réhabiliter une expression qui passe par la parole et le corps. Le théâtre est un art qui permet des applaudissements après chaque représentation. L’appréciation du public est un juste retour du travail accompli», raconte M. Bouleau. »Quand le groupe commence à jouer sur scène, c’est une occasion unique de s’amuser et de partager ses émotions avec son public.»

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

VOS COMMENTAIRES SUR MUSIQUE, DÉCROCHAGE ET SANS PRESSION

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CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Comment vivre avec la dyslexie?

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VOS COMMENTAIRES SUR MUSIQUE, DÉCROCHAGE ET SANS PRESSION

Intervenir auprès des joueurs compulsifs.

Gambling et jeu compulsif

Intervenir auprès des joueurs compulsifs

Par Raymond Viger, vol.13.6   Dossier Gambling et jeu compulsif;

Un grand bonhomme bien bâti. Les pommettes rouges. Malgré le grand sourire sympathique qu’il affiche, Martin Alary revient de l’enfer. Pendant la dernière année, l’intervenant a côtoyé la souffrance des joueurs compulsifs dans les bars du Plateau Mont-Royal.

Le projet m’a profondément touché et ému. J’avais à couvrir 20 bars en même temps. Parce que les appareils de loterie vidéo, il y en a partout. Peu importe où tu te trouves, tu es toujours à quelques pas d’un de ces appareils.

J’ai rencontré les propriétaires de bar pour faire accepter ma présence. Je devais respecter une condition: ne pas déranger les joueurs. J’ai commencé par les observer. Leur comportement, leur façon de jouer. Il y a ceux qui jouent, ceux qui observent. Qui attendent LEUR machine. Celle qui va payer.

Je n’ai vu que de la tristesse, de l’isolement. Même si je suis un intervenant d’expérience, je n’ai pu m’empêcher d’être touché par toute cette détresse. Je suis obligé de me questionner.

La déchéance discrète

Un alcoolique va finir par être obligé d’arrêter de boire et vomir tout ce qu’il a ingurgité. Un joueur devant sa machine peut perdre sa chemise et personne ne va le savoir. Il va rentrer chez lui. Souper avec sa femme et ses enfants. Personne ne saura qu’il a perdu l’argent du loyer et de l’épicerie.

C’est un jeune qui me l’a fait réaliser. Il est venu me voir pour me conter comment des huissiers avaient mis un cadenas sur leur logement et que sa famille avait dû trouver un endroit pour dormir. Du jour au lendemain, sans que personne ne se doute de rien, le père de famille, le pourvoyeur, était devenu un joueur en pleine déchéance.

Discrètement, j’ai rencontré des joueurs compulsifs pour tenter de les aider. Pour certains, c’était le déni total. D’autres ne comprenaient pas pourquoi quelqu’un était prêt à les écouter dans leur souffrance.

Comment se fait-il qu’en tant que société nous continuons à stimuler les joueurs en rendant accessible autant de machines? Au restaurant, au bar du coin, on ne prend même plus le temps de les cacher. Si Loto-Québec nous parle de rêves, d’illusions et du plaisir de jouer, moi, je n’ai rien vu de cela face aux machines de vidéo-poker. Souffrance, tristesse, désespoir, isolement, mais surtout de la honte. Une honte qui vous ronge l’intérieur jusqu’à vouloir en mourir.

Des illusions, j’en ai entendues de toutes sortes. Des gens qui étaient convaincus qu’en utilisant toujours la même machine, elle finirait par le savoir, le sentir. Des gens qui embrassent leur machine et qui ont peut-être oublié d’embrasser leur enfant. Des gens qui parlent avec elle, qui n’ont plus personne d’autre pour jaser. Une femme d’un certain âge qui venait de perdre son mari faisait des signes de croix pour attirer des gains!

Le fils d’un joueur qui avait de graves problèmes de jeu a demandé à la serveuse du bar de faire quelque chose pour les aider. Elle leur a dit qu’elle ne pouvait rien faire. J’ai tenté de prendre contact avec ce joueur, mais je n’ai rien pu faire.

Impuissant devant Loto-Québec

Devant toute cette tristesse, cette honte pour la majorité, je suis demeuré impuissant. J’en ai aidé un certain nombre. Après avoir fait une thérapie ou être allé à Gamblers Anonymes, quelques-uns ont pu arrêter de jouer. Mais que puis-je faire, seul, face aux moyens monstrueux dont dispose Loto-Québec pour attirer les joueurs? J’ai l’impression d’aller à la guerre avec un cure-dent ou des punaises.

La majorité des joueurs sait que les machines sont programmées pour toujours vous faire perdre votre argent. Ils savent que seul Loto-Québec est le grand gagnant. Pourtant, on les retrouve anéantis et ils demandent: «pourquoi je suis là-dedans? Pourquoi?» Je n’ai pas trouvé de formule miracle. Je continue de les rencontrer du mieux que je peux. Je passe quelques cartes d’affaires. Je pose quelques affiches, noyées à travers les publicités et l’attrait des machines.

En tant que citoyen, je continue de me questionner. Pourquoi le gouvernement laisse aller tant de souffrances? Pourquoi Loto-Québec ne se responsabilise pas? Pourquoi? Suis-je le seul à voir la réalité de ce qui se passe devant les appareils de loteries-vidéos? Les gens de Loto-Québec descendent-ils de leur tour d’ivoire de temps à autre?

Textes sur le Gambling et jeu compulsif;

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Did Tafari Bélizaire, casino, jeu compulsif et suicide

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

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