Mon environnement à la Sierra Leone

Mon environnement à la Sierra Leone 19-06-2006 

Dominic Desmarais, Enfants-soldats, International

Voici un bref aperçu de ma vie à Freetown, capitale de la Sierra Leone. J’arrive dans la saison pluvieuse, bien que le gros des gouttes est attendu pour juillet-août. Jusqu’à maintenant, je ne me plains pas trop. Il pleut de temps à autre, mais jamais trop longtemps. La température tourne autour de 27 degrés. Cependant, c’est assez humide. À titre de comparaison, c’est comme une grosse journée chaude d’été au Québec. Avec, ci et là, des brises rafraîchissantes. Les soirs sont parfaits.

Je suis hébergé par l’organisme albertain CAUSE Canada, qui vient tout juste d’aménager une grosse maison. C’est pour y loger ses coopérants. Il y a plusieurs chambres qui possèdent toutes une salle de bain. La mienne ne contient qu’un lit double — dans lequel je couche à la diagonale pour permettre à mes orteils de demeurer dans les limites du matelas! Pas le choix, le moustiquaire est de mise. Comme il manque de prise pour l’un des fils, mon moustiquaire ne ressemble pas à une tente. L’une des côtes s’affaisse, s’offrant comme une couverture suspendue. Pas super agréable, mais on s’y fait!!!

Le jour, il y a un gardien à la maison. Il s’appelle James. Ses deux jeunes enfants viennent avec lui. James, en échange d’un peu d’argent, fait la lessive des chambreurs. Il vient de me l’offrir pour 50 000 leones par mois, soit un peu moins de 17$ US (1$ US = 3000 leones). Ça me semble cher, mais bon. Je vais y aller à la semaine! James fait la vaisselle, nettoie la maison et la cour. Je me suis organisé avec lui pour les repas. J’ai été acheter une grosse poche de riz, des piments, de la sauce et du manioc. Coût approximatif: 15$ US. Ainsi, chaque soir, j’ai un repas et je nourris par le fait même ses 2 enfants et lui-même. Au moins, je n’ai pas à le préparer, ni à me rendre au resto, où c’est plus coûteux.

Ici, l’électricité, elle s’absente souvent. Pour être plus juste, elle ne nous rend pas souvent visite! Du coup, la plupart des gens du voisinage — de même que la maison où j’habite — possèdent une génératrice. Pas trop reposant, le bruit de ces machines.

Mon plus gros problème, pour le moment, c’est le sommeil. La génératrice du voisin roule à plein régime toute la nuit. Elle est pratiquement adjacente à ma chambre. Sans compter la chaleur. Je n’ai pas d’électricité, donc pas d’air climatisé. Y’a les piqûres de moustiques. Il y a aussi le décalage horaire. Je suis passée par Bruxelles, en Belgique, juste avant de repartir. 6 heures de plus qu’au Quebec. J’y suis resté 3 jours, et voilà que je dois composer avec un autre décalage. Cette fois, je reviens à 4 heures de différence avec le Québec. Mais je suis encore à l’heure de la Belgique! Je me réveille à 5 heures du matin, pensant qu’il est 7 heures… Assez bizarre. Mais je suis passé par là. Comme pour la chaleur, et comme pour les moustiques. Par expérience, je sais que ce n’est que passager.

Je reviens prochainement. Cette fois, sur mes rencontres!

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