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Le gangster Rap

Dossier Hip Hop, Gang de rue.

Le rappeur américain 50 Cent sera à Québec aujourd’hui dimanche, à Montréal lundi et terminera sa tournée canadienne à Toronto. Ce rappeur, qui a été chef de gangs de rue a fait plusieurs séjours en prison pour deux tentatives de meurtres et possession d’armes. Lors de ses passages précédents, à Toronto il y avait eu une fusillade mortelle, à Montréal, un jeune a été atteint d’un projectile d’arme à feu.

Au douane, malgré son casier judiciaire et la violence qui le suit, il n’est pas embêté. Pourtant, Patricia Kaas avait déjà été empêché d’entrer au pays parce qu’elle avait un joint sur elle, des jeunes de Montréal n’avaient pu aller au Brésil pour une compétition internationale de graffiti parce qu’ils avaient un dossier pour des délits mineurs. Si 50 Cent avait été Canadien, jamais les États-Unis le laisserait passer la frontière pour aller jouer chez eux. Comment se fait-il que le Canada laisse entrer des gens plus violents et plus criminalisés que les États-Unis?

50 Cent prône la violence et les armes. La scène Hip-Hop de Montréal dénonce le gangster rap et sa violence. Pourtant, lorsqu’un Américain comme 50 Cent vient chez nous, parce qu’il attire des foules, plusieurs de nos jeunes artistes se remettent en question.

Si les seuls gros spectacles que nous offrons à la culture Hip Hop sont sous la bannière du gangster rap, à la fin, nous enseignons à la culture que c’est le seul chemin pour gagner sa place d’artiste. Et c’est dommage. Très dommage. Parce que nous avons d’excellents artistes au Québec. Mais il faut leur laisser des espaces pour gagner leur célébrité.

J’attends les nouvelles de la tournée de 50 Cent. J’espère qu’il n’y aura aucune victime. Malgré tout, nous donnons un très mauvais exemple à notre jeunesse.

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

Autres textes sur gang de rue et commentaires du directeur sur gang de rue.

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/25/raps-et-gangster-rap-ne-chantent-plus-la-meme-rime/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/papa-rapper/

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Témoignage sur l’implication bénévole

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Gambling et jeu compulsif

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Dossier Gamblers anonymesGambling et jeu compulsif

Si tu as joué récemment. Si tu te sens coupable après avoir joué. Si tu trouves que tu joues plus longtemps que tu ne l’avais prévu. Si tu joue plus d’argent que tu n’aurais voulu. Si le gambling ne représente plus un jeu. Il est peut-être temps de regarder pour des ressources pour t’aider. Parles-en. Ne reste pas seul avec ce que tu vis. Tu n’es pas seul à vivre des difficultés dans la gestion de ton jeu.

Si ton jeu te fait mal. Tu cherches comment arrêter de jouer. Je te laisse quelques références, des lignes d’écoute, des sites Internet, des centres de traitement et de thérapie pour t’aider dans ta démarche. Ne reste pas seul. Appelle et mise sur toi.

Gamblers Anonymes: Groupe de soutien. Pour le Québec: 1-866-484-6664, États-Unis: 212-386-8789

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Did Tafari Bélizaire, casino, jeu compulsif et suicide

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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La coopérative de santé

Dossier Coopérative de Santé.                                  Dominic Desmarais
Modèle nouveau genre au Québec, la coopérative de santé met le citoyen au cœur des décisions sur sa santé. Terminé, le simple rôle de consommateur. Regard sur une autre façon de rendre des soins.

Aux prises avec la détérioration de services de santé à Aylmer, dans la ville de Gatineau, deux médecins mobilisent la population. Pratiquant à la clinique privée Aylmer-Lucerne, les Dr Bernard Gélinas et Claude Archambault cherchent à éviter le pire: la fermeture de leur centre médical et la perte pour la population de services indispensables.

La décision est prise. Plutôt qu’une clinique privée, qui n’a pas fonctionnée, on formera une coopérative où les utilisateurs, les travailleurs et les médecins seront membres avec le même pouvoir, soit un vote chacun. La réponse est telle que 3 ans plus tard, le 1er janvier 2004, la Coopérative de santé devient propriétaire de la clinique Aylmer-Lucerne.

Grâce à l’implication de la communauté, non seulement la clinique reste-t-elle en opération, mais les services s’améliorent. Tous mettent l’épaule à la roue, ce qui permet de recruter des médecins, de se doter de meilleurs équipements, offrir de meilleurs services et mettre sur pied des programmes de prévention. Des services que l’ancienne clinique, privée, n’aurait jamais pu fournir aux gens d’Aylmer.

Médecins recherchés

Le nombre de cliniques a chuté dramatiquement ces dernières années. Alors qu’on en comptait 1500 il y a quelques années, ce nombre est passé à 800 aujourd’hui. La rémunération des médecins, avec leur quotas, a diminué, alors que le coût d’opération a augmenté. De plus, le ministère de la Santé et des Services sociaux oblige les médecins à délivrer des actes médicaux prioritaires dans les institutions hospitalières. Ces heures passées à l’hôpital enlèvent du temps à la gestion de la clinique par le médecin.

À la Coop d’Aylmer, la mobilisation du milieu a permis de créer nombre de comités, dont un spécifique au recrutement de médecins. «On offre un service clé en main, explique Martin Van Den Borre, administrateur de la coop. On n’exclut pas les médecins du développement de la santé, mais de l’administration.» Libérés de cette tâche, les praticiens, en cette époque de loisirs, ont davantage de temps à consacrer à eux-mêmes ou à leur famille. Ou à offrir des services à la population.

De meilleurs équipements pour de meilleurs services

Avec ses 4337 membres qui déboursent chacun 50$ pour leur part sociale, la coopérative possède un fonds avoisinant les 250 000$. «On l’utilise comme un levier financier qui nous permet d’aller chercher d’autres capitaux», souligne M. Van Den Borre, qui soutient que de meilleurs équipements attirent les médecins. Avec plus de médecins, plus d’entrées d’argent et plus de membres, la possibilité d’améliorer les services augmente.

Les besoins ciblés sont l’agrandissement de la clinique, l’augmentation du nombre d’heures pour les urgences, l’amélioration des services de radiologie et la création d’un Groupe de médecine familiale (GMF).

Prévenir plutôt que guérir

L’ensemble des membres, donc la population, décide des besoins à combler. En ce sens, des programmes de prévention, en partenariat avec d’autres organismes de la communauté, sont mis sur pied. Un projet pour la communauté latino-américaine, aux prises avec des problèmes d’isolement, de pauvreté, de manque d’estime et le manque de connaissances des services offerts est maintenant offert. Des cours de sensibilisation au diabète, un programme de prévention et de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, des cours de santé alimentaire, l’offre ne manque pas. On fait même de la prévention pour les chutes des personnes âgées par le biais d’un programme d’éducation physique et des conseils pour adapter leur domicile.

«Souvent ça ne coûte pas bien cher. Il suffit simplement d’avoir du temps. Souvent, c’est fait en partenariat avec les groupes communautaires. Il y a beaucoup d’initiatives dans ce milieu. Ils ont des ressources, mais pas médicales. Les médecins, dans les cliniques, n’ont pas le temps», fait remarquer l’administrateur de la coopérative.

Une réponse à l’engorgement des hôpitaux

Ces programmes de prévention ont pour effet direct de désengorger les urgences. Avec ses 39 000 visites en 2004, la coopérative commence à connaître les besoins de sa population. Prochaine étape, désengorger les cas moins lourds des hôpitaux, tels les grippes, les pneumonies, les coupures et les brûlures. «Nous avons 2 salles où l’on peut faire des chirurgies mineures», raconte M. Van Den Borre.

Avec de tels services, qui a dit que le citoyen ne pouvait pas s’impliquer activement pour sa propre santé?

Autres textes sur la santé.

Jonquière Médic

Notre système de santé, autrement

Un médecin récalcitrant

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Donnez-moi de l’Oxygène

Donnez-moi de l’Oxygène

Quand un père de famille se retrouve à la rue, sans ressource, avec un, deux, trois enfants, où allez-vous le référer pour recevoir de l’aide, trouver un toit sécuritaire rapidement pour lui et ses enfants?

Réjean a 23 ans. Père de deux enfants de 1 an et demi et 3 ans. Comme à l’accoutumée, son ex lui laisse les enfants pour la fin de semaine. Mais elle ne revient pas les chercher. Le voilà père monoparental d’un coup sec!

Il ne peut vivre avec ses deux enfants à plein temps dans une petite chambre. «Pour les fins de semaine, ça allait. Mais à plein temps, le propriétaire voulait rien savoir. De toute façon, ce n’était pas adéquat pour eux». De plus, ça ne lui a pas laissé beaucoup de temps pour s’organiser. «Quand tu es habitué de vivre seul, que tu as les enfants une fin de semaine sur deux, c’est pas pareil de les avoir toujours avec toi. Mais je voulais le faire. Je savais que j’en étais capable. J’avais juste besoin d’un coup de main pour me virer de bord, me réorganiser autrement. J’aime mes enfants et la pire chose qui aurait pu leur arriver, ça aurait été qu’ils soient mis en famille d’accueil». Il quitte son emploi et ose demander de l’aide. Les hommes voient encore trop souvent la demande d’aide comme un aveu d’impuissance. On ne devrait pas avoir honte de demande de l’aide, au contraire, pour un homme, c’est faire preuve de courage. Une travailleuse sociale du CLSC le réfère à la Maison Oxygène.

Après un mois d’hébergement et avec l’accompagnement des intervenants, Réjean s’est trouvé un logement et est prêt à repartir, confiant, avec ses deux enfants. C’est une histoire parmi les centaines vécues par des pères et des enfants qui se retrouvent à la Maison Oxygène. Des hommes qui ont perdu le goût de vivre suite à une rupture amoureuse, d’autres désespérés de retrouver un accès à leurs enfants, ou dépassés par les événements, à bout de souffle, un enfant à la main et un sac rempli de linge et de souvenirs dans l’autre.

À la Maison Oxygène du Carrefour Familial Hochelaga, ils sont accueillis sans préjugés. Nous accueillons les pères et les enfants comme ils sont. Plusieurs nous diront après un jour ou deux: «Je n’ai encore rien réglé de mes problèmes, mais c’est comme si j’avais 200 livres de moins sur les épaules». C’est bien là l’objectif de la ressource: permettre à des hommes en difficulté familiale/conjugale et à leurs enfants de reprendre leur souffle, décompresser dans un milieu de vie sécuritaire et chaleureux.

Pour ce faire, le Carrefour Familial Hochelaga offre aux familles résidentes une panoplie de services et d’activités: rencontre d’entraide, discussion, halte-garderie, atelier sur les habiletés parentales, activités père-enfants, fin de semaine de répit, camps familiaux… Voilà pourquoi, même une fois partis de la Maison, un grand nombre des pères et d’enfants continuent à fréquenter les lieux. Ils y sont fait des connaissances et créé un réseau social.

«Si vous ne m’aviez pas accueilli, je m’en allais tuer ma femme. Vous auriez vu mon nom en première page du Journal de Montréal.» nous dit Denis, père de 2 enfants. Martin, père de 4 enfants, pour sa part, nous confie en partant «Avant de venir ici, je ne savais pas qu’on pouvait avoir du plaisir avec ses enfants.»

La majorité des hommes ayant résidé à la Maison Oxygène (80%) ont vécu de sérieux problèmes de consommation. Souvent, c’est l’aboutissement d’une vie. Plusieurs ont connu les centres d’accueil.

Les raisons qui amènent les pères à utiliser le service:

– Suite à une rupture amoureuse, état dépressif, parfois suicidaire, homicidaire;

– Garder les liens avec les enfants;

– Éviter l’itinérance familiale ou y mettre un terme;

– Éviter la violence;

– Éviter le placement des enfants;

– Faire le point sur sa vie et repartir du bon pied.

À certains moments, la Maison Oxygène doit refuser jusqu’à 2 pères avec enfants par jour, faute de place. La seule ressource d’hébergement pères-enfants au Québec est toujours sérieusement sous-financée, même après 17 ans d’existence et de nombreux prix et reconnaissances.

Site Internet: www.cafaho.org

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
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À vélo pour Kyoto

À vélo pour Kyoto
Dominic Desmarais, Vol 14-4, Avril 2006

Montréal – Québec à vélo. Une trotte de 300km en plein hiver. Une vingtaine de jeunes adultes quittent la métropole pour la capitale pour présenter une péti-action au ministre de l’environnement Thomas Mulcair. Un moyen de transport symbolique pour demander au gouvernement québécois de prendre action pour respecter le Protocole de Kyoto.

Dominic Desmarais

Je l’ai su une semaine avant leur départ. J’ai décidé d’embarquer. Pour la cause, certes, mais surtout pour voir de jeunes adultes s’impliquer pour leur avenir. J’aime les gens qui s’investissent pour une cause. Qui croient en ce qu’ils font. Qui se retroussent les manches plutôt que de baisser les bras. Des gens de convictions. Même s’il ne s’agit pas nécessairement des miennes.

Fébrile à l’idée de participer à un tel périple, j’ai eu une pensée magique: je suis capable de me rendre à Québec en vélo. Ça fait des années que je ne suis pas monté sur une bicyclette? Pas grave. Je ne fais pratiquement plus de sport depuis 3 ans? Un détail. Depuis mon enfance, une énergie débordante me caractérise. Ça m’a suffit amplement pour me convaincre. J’ai envie d’y aller, d’écrire à ce sujet.

Mon trip a débuté sous les auspices de la solidarité. Un ami me prête son vélo – le mien est à la demeure familiale, à Sherbrooke; un autre me fournit des vêtements chauds. Je suis drôlement bien équipé, pour un amateur! Il le faut bien, la journée s’annonce froide, le vent vigoureux. On choisit pas sa météo…

J’ai eu droit à un très bon accueil. Faut dire que je ne sais jamais à quoi m’attendre. Mon statut de journaliste, qui me destine vers l’observation plutôt que la participation, m’isole à tout coup. Et comme les jeunes s’entraînent depuis 3 mois, plusieurs se connaissent. Je me suis immédiatement senti accepté, malgré mon piètre état physique. Faut dire que l’aspect social et l’environnement vont de pair. «C’est lié, c’est la même logique, m’explique Vincent, la jeune trentaine. Si tu te fous de ton voisin, tu vas te foutre du gars à 500km. C’est la même chose pour l’environnement.»

Première étape: Berthierville. 80km à pédaler contre le vent. Après le quart du parcours, mes jambes m’indiquent que la journée sera longue. Très longue. Vincent, Sébastien et Nicolas, que rien n’arrête, forment un mur devant moi pour m’éviter la puissance du vent, déchaîné. Ils roulent plus lentement pour me donner une chance. De 20km/hre, on descend à 15. Encore trop rapide pour mes vieilles jambes! Je me cramponne, essaie tant bien que mal de suivre le tempo.

Nicolas est à mes côtés. Jeune homme de 22 ans qui attend de retourner aux études en soins infirmiers, il discute avec moi. Nicolas tenait à participer à cette activité. Préoccupé par les problèmes environnementaux, il veut pousser plus loin les limites de l’exemple à donner. «Je veux me prouver qu’il est possible d’utiliser le vélo comme moyen de transport l’hiver. Après m’être rendu à Québec, ça ne me fera plus peur de faire du vélo l’hiver.»

Les pauses, aux heures, sont les bienvenues. Barres tendres, fruits, jus. On discute, la plupart se soucient de mon état. S’il ne fait pas froid à pédaler, l’arrêt est mortel: ma sueur me donne le frisson.

Je n’ai complété que 50 km, finalement. Le moral et le cardio étaient bons. Pas mes jambes! Aussi bien se rendre à l’évidence: mon manque de préparation est flagrant. Je suis devenu un boulet pour la troupe. L’un des organisateurs, qui nous suit au volant d’une camionnette, prend le relais. Je me réfugie dans le camion, bien au chaud. Sa collègue le remplacera après la pause.

En soirée, au repos dans le gymnase d’une école primaire où l’on passe la nuit, les conversations vont bon train. Comme j’ai fait part de ma décision de retourner à Montréal le lendemain en autobus, on aborde la raison de leur participation. Certains en ont long à dire. Comme Vincent, avec sa barbe qui lui donne l’allure d’un marin. Formateur en environnement, il s’insurge contre la nouvelle vocation du ministère de l’Environnement. «Ce qui me choque, c’est qu’on élit un ministre de l’environnement et quelques mois plus tard, il se retrouve aussi avec le développement durable. Du développement, c’est de l’économie. Mulcair fait le développement durable de l’économie.»

Il y a péril en la demeure, selon certains d’entre eux. «Le réchauffement de la planète, ça urge qu’on fasse quelque chose parce qu’on ne sait pas à quoi et quand on va y faire face», dit Nicolas. Que fait le gouvernement du Québec? «Ça fait 4 ans que l’activité existe. On a demandé des plans d’action pour contrer le réchauffement de la planète à chaque année. Les politiciens ne répondent jamais sur le plan d’action», fait remarquer Vincent, qui rajoute qu’exception faite de l’hydroélectricité, le Québec ne fait pas grand chose pour l’environnement. Cette année, le ministre Mulcair s’est engagé à présenter son plan d’action pour le printemps. Il faudra attendre pour y croire.

En utilisant le vélo, l’hiver, ils veulent conscientiser la population à l’importance du respect de l’environnement. «Moi, dans les écoles, je vois des profs qui disent qu’ils prenaient le transport en commun, mais aujourd’hui, avec les enfants, ils doivent avoir une automobile. Tu te justifies de sacrifier l’avenir de tes enfants par le fait d’en avoir», ironise Vincent.

Sébastien, adepte du vélo et conteur, poursuit: «prend le covoiturage. C’est un geste communautaire parce qu’il rend disponible une voiture pour la communauté et les gens doivent rencontrer le conducteur, parler avec les autres passagers.»

Une bien bonne cause, une bien belle gang. Si c’était à refaire, je pédalerais à mon rythme, loin derrière le peloton, avec deux heures de retard s’il le faut. On apprend de ses erreurs!

Autres textes sur l’environnement.

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/28/un-engament-qui-fait-des-vagues/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/07/amour-sans-frontieres/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/06/trois-femmes-dans-la-bataille-de-lenvironnement/

Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

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Maltrunition

Maltrunition
Par Dominic Desmarais

Fatanya ne verra plus jamais la lumière du jour. À 6 ans, sa malnutrition sévère a engendré une maladie qui l’a rendu aveugle. Avec ses maigres 20 livres, il se perd dans sa chemise conçue pour un enfant de son âge. Son regard inanimé n’a rien de celui d’un gamin. Il attend on ne sait quoi, sans aucune émotion.

Fatanya est arrivé au Centre nutritionnel thérapeutique (CNT) de Walungu, dans l’est de la République démocratique du Congo, il y a 22 jours, au moment où je l’ai rencontré. Il y restera jusqu’à ce qu’il atteigne son poids idéal, soit 25 livres. Comme les 24 autres pensionnaires de la salle de pédiatrie – un large dortoir -, il est nourri au lait et à la bouillie de maïs.

Jeanne Nzigi, nutritionniste du CNT, s’arrête devant chaque enfant. Elle raconte leur histoire. Depuis combien de jours ils sont arrivés, le poids qu’ils doivent atteindre avant de quitter le centre, les autres maladies qui les accablent. Son sourire optimiste détonne. Dans cette salle, remplie de gamins de 1 à 17 ans, règne un silence déroutant. Pas de cris d’amusement, pas de pleurs. Une sorte de résignation que seuls Jeanne et ses collègues de travail ne voient pas.

Dans un coin, une mère caresse son dernier né. Byamungu, un an, a le ventre gonflé. Une obstruction intestinale lui donne des ballonnements. Il y a 38 jours, s’apercevant qu’il vomissait ses excréments, sa mère est venue demander secours. Le petit sur son dos, elle a marché pendant 7 heures pour arriver au Centre. Depuis, elle veille sur lui. Il s’agit de son troisième enfant (sur 7) à passer par le Centre pour malnutrition.

Suivi alimentaire

Une fois le congé obtenu du centre, l’enfant est suivi pendant 3 mois. À raison d’une visite par semaine dans un autre Centre, il reçoit des vivres pour sa famille et lui. De quoi préparer de la bouillie jusqu’au prochain rendez-vous.

Il recevra des vitamines et des antipaludéens pour soigner les autres maladies dont sont affligés les enfants souffrant de malnutrition: malaria, infections respiratoires, gastro-entérites.

Alors que l’enfant poursuit sa guérison, des agronomes congolais enseignent à sa famille la culture des légumes. Choux, tomates, oignons, aubergines, épinards, carottes, ciboulettes. «On a choisi ces cultures parce qu’elles produisent davantage, donc les familles sont capables de se prendre en charge», explique Zacharie Nguindu, agronome au ministère de l’Agriculture du Congo.

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Jonquière Médic, coopérative de santé à Jonquière

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Jonquière Médic, médecins à domicile à Jonquière

Dossier Coopérative de Santé, Santé

Service unique à travers la province, Jonquière Médic fait de l’urgence à domicile pour le plus grand bonheur des jonquiérois. Regard sur cet organisme que le ministère de la santé aurait intérêt à observer attentivement.

Dominic Desmarais

L’époque du médecin à calèche qui se déplaçait pour rendre visite à ses patients est révolue au Québec. Partout? Non. À l’image de l’irréductible village gaulois d’Astérix, l’arrondissement de Jonquière, dans la nouvelle ville de Saguenay, perpétue cette pratique. Adaptée au goût du jour, la carriole a fait place à une voiture médicale dernier cri.

Appuyés par la ville de Jonquière, des médecins ont mis sur pied un service à domicile pour se rapprocher des cas d’urgence et mieux desservir leur clientèle. C’était en 1982, avant l’avènement du 911. Jonquière Médic comprenait alors une quinzaine d’omnipraticiens ou d’urgentologues, offrait deux quarts de travail, 7 jours sur 7, même en période des fêtes.

En raison de la pénurie de médecins et des responsabilités plus lourdes au sein de la pratique, le service a diminué. 8 médecins offrent leur temps, et ce, 6 jours semaine. Ces professionnels de la santé, qui opèrent en clinique ou dans une institution hospitalière, prennent de leur temps libre pour sillonner les rues de Jonquière et répondre aux besoins des gens à même leur résidence.

Fonctionnement de Jonquière Médic

Grâce à l’appui de la municipalité de Jonquière, le patient téléphone directement à la centrale de répartition de la sécurité publique – la police – qui relaie l’appel à la voiture médicale. Le médecin priorise alors les appels, se dirigeant vers les cas plus urgents. Sur place, l’infirmier s’occupe de l’inscription, laissant le médecin s’occuper du problème. Une fois la visite terminée, le médecin complète le dossier du patient qu’il vient de voir pendant que l’infirmier conduit.

«La façon dont c’est structuré me permet de voir autant de gens dans une journée qu’au bureau, raconte le Dr Roger Gagnon, l’un des membres fondateurs. Dans une journée de 8 heures, je peux faire 35 à 40 cas», poursuit-il de sa voix grave et calme. Selon le directeur général de Jonquière Médic, Ghyslain Bouchard, le service effectue entre 10 000 à 13 000 visites annuellement, pour une moyenne de 35 à 40 appels par jour. «Je me souviens d’avoir eu des discussions avec d’autres médecins, rajoute le Dr Gagnon. Ils sont tous surpris. Ils se demandent comment on fait pour voir autant de personnes.»

Jonquière Médic comble un besoin

Ces milliers de visites, aux dires de M. Bouchard, ont pour effet de désengorger les salles d’urgences. «Si Jonquière Médic n’existait pas, combien de gens se présenteraient à l’hôpital», questionne-t-il sans chercher de réponse. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. «La personne âgée qui fait une chute le matin… Qui va lui donner un coup de main? Son enfant qui travaille? Son médecin qui a des rendez-vous? On va envoyer une ambulance la chercher? Elle va aller à l’urgence…», explique le Dr Gagnon qui rajoute que 90% des consultations se règlent à domicile. «Les gens vivent de plus en plus seuls. La solitude est un des problèmes sociaux les plus aigus. Les gens n’ont pas beaucoup de ressources pour se dépanner. Donc ils ont davantage besoin de l’État. C’est plus rentable d’aller les voir plutôt qu’eux viennent à l’hôpital. On peut éviter des déplacements. Les gens sont dans leur solitude. Ce n’est pas dans le bureau qu’on peut les aider», souligne celui qui est appelé le patriarche par ses collègues vu sa présence depuis les tous débuts de Jonquière Médic.

Pour le directeur général de Jonquière Médic, le service est en accord avec l’orientation du ministère de la  Santé qui veut mettre l’accent sur le maintien à domicile.

L’attachement de la population envers Jonquière Médic

Le président de l’arrondissement de Jonquière, Réjean Laforest, estime que la population s’est appropriée Jonquière Médic. «Par sa contribution, la population montre qu’elle veut maintenir ce service. Elle ne veut pas que l’on lui enlève ce service qu’elle adore», explique-t-il avec fierté, comme si lui aussi partageait l’opinion de ses concitoyens.

La campagne de financement de l’organisme, de l’ordre de 90 000$, fait fureur auprès des 70 000 habitants de Jonquière. «Quand on fait notre barrage routier, en juin, les gens qui sont pris par surprise reviennent donner leur 5$. Pour le porte-à-porte, si on ne passe pas chez certaines personnes, ils appellent pour nous le dire et donnent de l’argent», raconte M. Bouchard, visiblement touché par cet intérêt.

«Dans les municipalités limitrophes, des personnes déménagent pour avoir accès au service», rajoute le Dr Gagnon, pour qui ce geste démontre à quel point Jonquière Médic répond à un besoin.

En sus de la campagne de financement, l’organisme est alimenté par les médecins participants. De l’ordre de 15% de leurs gains pour chaque journée passée à Jonquière Médic, la contribution des médecins avoisine les 90 000$ annuellement, et ce, sur un budget d’opération de 190 000$. Soit près de la moitié du financement. «Depuis 1982, les médecins ont versé tout près de 2 millions. C’est de l’argent», s’exclame le directeur général qui y voit dans ce geste l’intérêt de ces professionnels envers ce service de première ligne. Autre signe de cet engouement, pendant 9 ans, un médecin de Québec profitait de ses fins de semaines pour travailler à Jonquière Médic.

L’organisme doit également une fière chandelle à la municipalité. M. Bouchard précise que l’arrondissement fournit le local, le téléphone, le service de répartition des appels ainsi qu’une subvention de 10 000$ par année. Soit le même apport qu’avant la fusion entre Jonquière et Chicoutimi.

«La hauteur du financement est la même. La ville de Saguenay continue à donner parce que le service est  proche de la population. On veut continuer ce service unique dans la province du Québec», affirme M. Laforest.

Jonquière Médic: un service de santé unique

Jonquière Médic est grandement apprécié de la population. La municipalité y croit. Les médecins s’y investissent et remettent une partie de leurs gains. Le service coûte peu cher alors qu’il répond à deux priorités du Ministère de la Santé, à savoir désengorger les urgences et maintenir le patient à domicile. Pourtant, le service ne fait pas partie du réseau de la santé. Il est toléré par l’Agence de santé. Pourquoi?

«Le ministère de la santé ne veut pas que ça s’étende ailleurs. Il n’a pas de contrôle comme sur une clinique ou un hôpital», avance le directeur général d’un ton qui ne cherche pas la confrontation. L’organisme, contrôlé par les médecins, aurait heurté certaines sensibilités dans le milieu médical par le passé.

«On était des marginaux du système. On ne se préoccupait pas des autres. On ne peut plus faire ça aujourd’hui. La pratique a changé. On est sur plusieurs tables de concertation. Faut être conscient qu’on doit participer au réseau», affirme M. Bouchard, qui voit à rétablir les relations avec les différents acteurs de la santé.

Le ministère pourrait-il s’en inspirer pour maintenir les gens à domicile? «Le réseau se questionne depuis 10 ans sur sa nouvelle orientation. Personne n’est venu nous voir pour savoir comment ça fonctionne», déclare le Dr Gagnon, sans aucune animosité. Les mots suffisent à démontrer l’absurdité de la situation. Les 70 000 personnes satisfaites de ce service seraient dans l’erreur?

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