Bienvenue aux Souverains Anonymes

Bienvenue aux Souverains Anonymes. Une nouvelle page pour «les hommes de passage»

Martin Ouellet

Selon Mohamed Lofti, le créateur et l’animateur de Souverains Anonymes, l’émission est «une démarche d’ouverture des personnes incarcérées à la communauté». L’émission de radio Souverains Anonymes, créée en 1990, a la particularité d’être enregistrée à la prison de Bordeaux et de donner la parole à des détenus qui y purgent une peine.

L’émission est retransmise non seulement en ses murs, mais également sur les ondes de CIBL, CKRL et Radio Centre-Ville. Souverains Anonymes, c’est donc une fenêtre où communiquent le monde carcéral et le monde extérieur.

C’est également une façon pour les détenus de s’évader par la poésie, la musique, le pouvoir libérateur de la parole. En plus, ils ont l’occasion de recevoir la visite d’invités spéciaux, chaque semaine, des artistes pour la plupart, mais aussi des ministres, des athlètes, des scientifiques, etc. Ainsi réunis, prisonniers et visiteurs philosophent, créent, rêvent, devenant ainsi des Souverains, le temps d’une émission…

À ce jour, plus de 7000 détenus de Bordeaux ont pris la parole devant le micro et plus de 350 invités ont vécu cette expérience unique. À chaque numéro, le Journal de la Rue vous présentera de nouveaux poèmes de Souverains Anonymes, vous ouvrant ainsi une fenêtre sur leur réalité mais aussi sur leurs rêves et leur créativité. Nous rencontrerons également des invités qui ont participé à Souverains Anonymes pour qu’ils témoignent de leurs souvenirs auprès de ces «hommes de passage»…

Pour en connaître davantage sur Souverains Anonymes, consultez ces différentes sources d’information: Évidemment, l’émission de radio Souverains Anonymes, diffusée à CIBL (101,5 FM) les jeudis à 18h, à CKRL (89,1 FM) les vendredis à 9h, ainsi qu’à Radio Centre-ville, (CINQ FM 102,3) les mardis à 15h.

Site internet des Souverains Anonymes

Libre à vous, un album de chansons enregistré à Bordeaux d’après les textes de détenus avec la participation d’une cinquantaine d’artistes et musiciens. Documentaire Des hommes de passage, réalisé par Bruno Boulianne, distribué par l’ONF.

Littérature des Souverains:

Jean-Pierre Lizotte

Je suis fatigué et las d’être ici. J’y ai passé une partie de ma vie. Je n’ai plus rien à apprendre. Quoique, j’ai de nombreuses choses à te faire comprendre! Ça va faire 8 ans que je suis à Bordeaux. Si je suis en train d’y laisser ma peau! Alors, je scierai mes propres barreaux. Pour connaître le renouveau. J’ai tout donné. Pour me faire apprécier et aimer. Maintenant, je suis très respecté. Je n’ai plus rien à prouver. J’ai tellement vu de détenus au téléphone bleu. Dire à leur blonde adieu. J’ai vu la vraie misère noire. Ce n’est pas beau à voir. J’ai vu des détenus se couper les veines. Ils avaient trop de misère et de peines. J’ai moi-même coupé les miennes. Alors, pense au futur, aux tiennes. Je suis fatigué et las d’être ici. J’y ai passé une partie de ma vie. Je n’ai plus rien à apprendre. Quoique, j’ai de nombreuse choses à te faire comprendre!

L’homme caché

Jean-Paul Catellier, décembre 1999

J’ai peur lorsque, parfois je vois cet homme caché au fond de moi. Mais où se cache t-il ? Je ne le saurai jamais. Soudain, après quelques bières, le voilà qu’il apparaît. Lorsque, petit à petit j’accélère la cadence. Bière après bière, rien n’a plus d’importance. Mon cerveau s’enivre et tout à coup, pris de rage. L’homme caché fait le beau temps et l’orage. Est-ce que les gens le savent? Peuvent-ils le voir? Cet homme caché en moi, est-il mon miroir? Lorsque la nuit se transforme graduellement en lumière. L’homme caché se calme et disparaît dans son univers. Soudain le matin, pensant à sa femme et à tous ses problèmes. Il a la tête pris dans l’étau et la voix qui hurle des blasphèmes. De nouveau, l’homme sombre. Il fuit, il a peur de son ombre. Où est-il passé? Je ne sais guère? Est-il encore en moi? Ou perdu à jamais derrière ces barreaux de fer?

Les prisonniers de l’Institut Leclerc remercient leurs bénévoles

Remords à partager

L’ABC de la criminalité

L’Institut Leclerc s’exprime

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Ben Laden, Saddam Hussein, boucs émissaires des États-Unis?

Ben Laden, Saddam Hussein, boucs émissaires des États-Unis?

Par Alain Martel, Carrefour Jeunesse Longueuil

Quiconque regarde un tant soit peu les nouvelles, de ce temps-là, en a entendu parler. Saddam est «L’ENNEMI». Il en faut un: Ben Laden est disparu. Il faut concentrer l’attention de la population sur quelqu’un d’autre. De plus visible, plus accessible, plus facile à attraper. Sinon, l’attention reviendra sur l’économie. Sur ces merveilleuses entreprises du «Rêve américain» qui viennent de mettre des milliers de gens, d’épargnants d’une vie, dans la dèche. Les Enron, Nortel et autres. C’est plus payant politiquement de taper sur un pays que nous avons nous-mêmes armé et entraîné quand cela faisait notre affaire, parce qu’il ne veut pas se plier à «l’idéal américain», la belle démocratie capitaliste…

Questionnement

Oh boy! Le problème, c’est qu’il est impossible de savoir ce qui se passe vraiment. Il faut avoir une confiance aveugle en nos dirigeants. Le méritent-ils? Je trouve ça très difficile. Personne nous dit la vérité. Ça finit toujours par une forme de démagogie subtile ou non. On joue avec nos sentiments, nos peurs, nos susceptibilités et nos sensibilités. On sait comment obtenir de nous à peu près n’importe quoi.

Conflit d’intérêt

On voit des exemples de «gestion américaine». Ce qui me fâche, c’est que Monsieur Bush lui-même s’est arrangé pour sauver ses économies en récupérant ses investissements quelques jours à peine avant que ça ne s’écroule. Comme on peut facilement s’en douter, il ne fait pas ce qu’il demande aux autres. Pourquoi devrait-on faire différemment d’un gars respecté, le Président des U.S.A., un gars qui connaît la gimmique? S’il enlève son argent, il doit savoir? Alors, j’enlève le mien?

Pendant que des personnes dites expertes, payées à coups de millions, engloutissaient les économies de personnes comme vous et moi, ils se payaient le luxe qui ne nous est même pas accessible dans nos rêves. Quand les gens se sont mis à récupérer leurs économies aussi, la Bourse a capoté. Et là, on s’est décidé à faire payer quelques boucs émissaires, quelques vice-présidents de ceci ou conseillers de cela afin que nos yeux se ferment et que notre argent se retrouve encore entre les mains dont on ne sait trop qui qui refera la même chose, etc, etc.

Nos économies

Voilà donc ma question. S’il est impossible de faire confiance à nos dirigeants en ce qui concerne nos économies, (ce qui nous a pris des années à ramasser afin de pouvoir jouir de la vie quand nous serons considérés comme trop vieux pour y participer); s’il leur est impossible de faire attention à nous quand ça nous concerne aussi directement, comment pouvons-nous les endosser en ce qui regarde l’Irak et tous ceux qui suivront? Je ne peux les soutenir les yeux fermés.

La paix

Demandons à nos députés fédéraux de porter nos voix aux Communes et de dire à notre gouvernement que nous ne voulons pas de cette guerre et de cette vendetta. Nous voulons que le Canada conserve son rôle de médiateur et sa neutralité. Il y a assez de femmes, d’enfants et d’hommes de tous âges qui meurent pour que nous puissions continuer à nous faire fourrer dans notre grande utopie du rêve américain. Finalement, pouvons-nous leur en vouloir de ne pas jouer le grand jeu américain?

Pied-de-nez à George W. Bush, Jimmy Carter prix Nobel de la paix

Le 11 septembre

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Les cartes de crédit: pires que des shylocks!

Les cartes de crédit: pires que des shylocks!

Par Raymond Viger     Dossier Protection du consommateur

Je voudrais vous parler d’un scandale épouvantable. Les cartes de crédit. Vous faites des achats sur votre carte de crédit, vous recevez votre compte à la fin du mois, vous le payez au complet et vous ne payez rien en frais d’intérêt.  Ça, c’est la partie plaisante d’une carte de crédit.

L’histoire d’horreur commence au moment où vous ne payez pas votre carte de crédit au complet.  On prend l’exemple où vous avez acheté pour 500 $ dans le mois.  Vous n’avez pas l’argent pour payer au complet, vous ne pouvez verser que 400 $. Il reste un solde de 100 $. Dans votre tête, vous pensez que vous allez payer des intérêts juste sur 100$ à un taux de 19 % par année.  Oubliez ça.

La compagnie de crédit vous charge des intérêts sur le 500 piastres au complet, et ce rétroactivement à partir de la date d’achat.  Vous payez des intérêts sur un montant cinq fois plus élevé que ce que vous venez d’emprunter. Ce n’est plus du 19 % par année, c’est rendu à du 95 % par année. Passé 60 %, c’est un taux usuraire (du shylocking).

Mais il y a pire encore. Trois jours après avoir payé votre 400 $, vous recevez de l’argent. Vous payez la balance de votre solde, soit 100 $. Dans votre tête, les intérêts arrêtent là. Bien non. Les intérêts continuent à courir jusqu’au prochain état de compte.  Vous payez des intérêts sur de l’argent que vous ne leur avez même pas emprunté!

La morale de cette histoire: une carte de crédit, ça s’utilise si vous avez la capacité de la payer au complet quand vous recevez votre état de compte.

La morale de cette morale : si vous êtes toujours pris avec un solde sur vos cartes de crédit, il existe différentes ressources pour vous aider à vous en sortir.  Entre autres les associations coopératives d’économie familiale (A.C.E.F). Consultez le bottin téléphonique pour connaître celle de votre quartier.

Un bon côté des cartes de crédit

Malgré le fait que je soutienne fermement qu’une carte de crédit n’est pas un outil de financement sur lequel on devrait laisser traîner des soldes impayés, il y a tout de même un avantage important à payer ses achats sur carte de crédit.

En utilisant votre carte de crédit, si vous n’avez pas reçu les services promis par le marchand, vous appelez le service à la clientèle de votre compagnie de crédit et vous pouvez faire annuler l’achat.  Votre compte sera crédité et ce sera la responsabilité du marchand de prouver que vous avez reçu les services achetés. C’est beaucoup plus facile que de demander à un marchand un chèque pour remboursement, une fois la transaction complétée.

Une carte de crédit, dans la mesure où l’on paye intégralement le solde en recevant son compte, permet au consommateur de garder un pouvoir face au marchand. N’hésitez pas à faire appel à l’Office de Protection du Consommateur ou à l’ACEF (association coopérative d’économie familiale) si vous éprouvez des difficultés. Composez le 4-1-1 (opératrice) pour obtenir le numéro du bureau le plus près de chez vous.

Autres textes Protection du consommateur concernant les cartes de crédit:

Taux promotionnel CIBC VISA et fausses représentations

Quand l’argent des cartes de crédit disparaît de la circulation

Fausses représentations des cartes de crédit

Carte de crédit et taux usuraire

Dépassement de la limite autorisée

Endettement sur carte de crédit

Canadian Tire devient une banque et une carte de crédit

RESSOURCES

Office de la protection du consommateur du Québec

Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs

Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Les Éditions Protégez-vous

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Pied-de-nez à George W. Bush. Jimmy Carter, prix Nobel de la paix?

Pied-de-nez à Georges W. Bush. Jimmy Carter, prix Nobel de la paix?

Par Mathieu Thériault du Comité Logement Bordeaux-Cartierville

À la fin d’octobre, plusieurs auront probablement été surpris de voir qu’on a remis à Jimmy Carter, ex-président américain (de 1977 à 1981), le prix Nobel de la paix. Officiellement, les responsables du prix Nobel ont déclaré qu’ils attribuaient le prix Nobel à Carter pour faire un pied-de-nez à Georges W. Bush et à son attitude belligérante face à l’Irak. Carter, en effet, est actuellement un partisan déclaré du multilatéralisme, c’est-à-dire de bombarder l’Irak avec l’accord préalable de l’ONU, plutôt que de faire ça tout seul dans son coin. Alors Jimmy Carter est-il un grand défenseur de la paix dans le monde? Rien n’est moins sûr…

Guerre sainte islamique

Contrairement à ce qu’on nous présente souvent dans les médias, le Jihad (la guerre sainte islamique) n’est pas apparu quelque part dans les années 90 sous la forme de terrorisme anti-occidental orchestré par Ben Laden. En fait, il est impossible d’avoir une idée claire du bordel actuel au Moyen-Orient sans remonter à la guerre entre l’URSS et l’Afghanistan, de 1979 à 1989. C’est effectivement en 1979 que les Russes entrent en Aghanistan pour protéger le gouvernement «pro-communiste» de Kaboul et que plusieurs pays, les USA en tête, voient enfin l’occasion de s’en prendre à la domination soviétique en se servant des Afghans. Bref, les stratèges américains veulent faire vivre à l’URSS une répétition de ce qu’eux mêmes ont vécu au Viet Nam: une guerre longue, coûteuse et démoralisante pour tout l’empire. Or, qui se trouvait à la présidence des U.S.A. en cette année fatidique de 1979? On vous le donne en mille, Jimmy Carter en personne.

Livraison clandestine d’armes

Sous les bons conseils de son conseiller en sécurité, Zbigniew Brezinski, fervent opposant au communisme, M. Carter signe les premières directives accordant de l’aide aux moujahidin, les combattants islamistes radicaux. Trois semaines plus tard, le 14 janvier 1980, les premières livraisons clandestines d’armes aux rebelles islamistes afghans sont officiellement autorisées par Carter. On dit officiellement, parce que Brezinski lui-même avoue qu’elles auraient plutôt commencé en juillet 1979, dans le but avoué de précipiter le déclenchement de la guerre.

Américains complices?

Dès lors, la table était mise pour le Jihad et les années à venir: des milliers d’armes (soviétiques), en provenance d’Israël et d’Égypte, allaient se rendre en Afghanistan par le biais des services secrets pakistanais. Plus important encore, des dizaines de milliers de combattants afghans et des mercenaires de tous les pays arabes allaient être entraînés au terrorisme, au sabotage, au complot, au trafic de drogue, à la guérilla et au contre-espionnage par la CIA et les services secrets pakistanais. Au retrait des Soviétiques en 1989, tous ces combattants, dont les futurs ta-libans, allaient continuer les massacres généralisés, les actes de terrorisme et la répression systématique des femmes, entre autres choses.

On se rappelle que Jimmy Carter a réussi à faire signer des accords de paix en 1978 entre l’Égypte et Israël. Encore là, le «grand artisan de la paix» qu’est Jimmy Carter avait bien des arrière-pensées. En effet, dès 1979, l’Égypte, Israël et les États-Unis allaient devenir parmi les plus chauds partisans du Jihad, unis par une même haine viscérale des communistes. Sadate, le président égyptien de l’époque, réarma son pays par l’achat d’une énorme quantité de matériel militaire américain (pour près de 5 milliards de dollars), dont une partie servirait ultimement aux rebelles afghans. Notons que Sadate revendit une partie de ces armes à un certain Saddam Hussein, alors en guerre contre l’Iran, le tout avec la complicité des Américains et des Britanniques.

Crise à Cuba

Jimmy Carter s’est également mérité le prix Nobel de la paix pour s’être rendu à Cuba dans la dernière année. Il s’agissait du premier président américain (en fonction ou non) à se rendre dans l’île depuis l’arrivée de Castro. À la suite de son voyage officiel, Carter a appelé à la levée des sanctions contre l’île, une idée qu’il semble pourtant n’avoir pas eue lors des quatre années où il dirigeait la Maison-Blanche. Bien au contraire, sous sa présidence, à l’été 1979, des obscures rumeurs de «brigades soviétiques» avaient déclenché une nouvelle crise à propos de Cuba qui faillit dégénérer.

En terminant, faut-il s’étonner que des hommes d’État tels que Jimmy Carter et Henry Kissinger qui ont tant fait pour répandre la guerre, la terreur et la mort dans le monde reçoivent le prix Nobel de la paix ? Peut-être pas tant que ça, surtout lorsqu’on se souvient que dans son jeune temps, Alfred Nobel a fait fortune en inventant, produisant et vendant… de la dynamite!

Source: Cia et Jihad: 1950-2001, contre l’URSS, une désastreuse alliance. John K. Cooley. Éditions Autrement, Frontières, 2002 pour la traduction..

Ben Laden, Sadam Hussein, boucs émissaires des États-Unis

Le 11 septembre

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Le 11 septembre

Le 11 septembre

Alain Martel, travailleur de rue à Longueuil

Le 11 septembre. On en a parlé. On en parle encore. On compte les jours depuis le 11 septembre. Chacun se souvient d’où il était, de ce qu’il faisait, avec qui il était. On a été choqué. Ébranlé. Ému. Bouleversé.

Trois mille morts. Dans notre face. Inimaginable. On a pleuré. On a crié vengeance. Un acte de guerre. On s’est ressaisi. On y est allé. On y est encore. On a tout détruit sur notre passage. Un pays en guerre depuis 20 ans. Qu’y avait-il de plus à détruire? Des civils tués. Des pertes prévues. Nécessaires. Et quoi encore?

A-t-on réfléchi au sens de tout cela, en mettant nos émotions de côté, en faisant fi de tout ce que les médias nous proposent comme analyse? L’histoire nous donne des leçons que nous nous empressons d’oublier pour mieux répéter nos erreurs. Je vous propose ma réflexion.

En 1918, l’Allemagne, agresseur, est vaincu. On demande réparation et on exige, par le traité de Versailles, des conditions qui sont insupportables pour un pays. On impose. Les Allemands ne peuvent qu’accepter.

La crise économique de 1929 ouvre la porte toute grande à un être qu’on apprendra à détester: Adolf Hitler. Il a su comprendre le peuple allemand et utiliser ses ressentiments, ses frustrations, ses humiliations pour réaliser son triste destin. Il a remis le peuple au travail, il lui a dit qu’il comprenait et qu’il changerait les choses si on le suivait. Il a su redonner à ce peuple sa fierté. Le reste de l’histoire, on la connaît.

Le contexte change à peine. La population musulmane est démunie, pauvre en moyen, souffrante. Les Palestiniens réclament leur autodétermination. Chacun a vu et revu les images à la télé. On devrait être sensible à cela chez nous. On fait la sourde oreille. Le mouvement se radicalise et la violence devient la réponse à tout.

Un homme les entend. Il sait galvaniser les troupes. Il sait manipuler les gens: Ousssama ben Laden. Il a des moyens. Il a la volonté. Il sait créer l’espoir d’un monde meilleur. Il propose une façon de faire et voilà qu’on l’accepte de plus en plus.

L’Histoire se répète. On y répond de la même manière. On peut penser que les mêmes catastrophes se répéteront aussi. Quoi faire? Il faut donc apprendre à connaître et reconnaître les différences, faire un pas vers eux, apprendre à les écouter et surtout bien les comprendre.

Amen mes frères et sœurs… Il faut bien se rappeler de ceci: TANT QUE L’ON CONTINUERA À CRACHER SUR LA FIERTÉ ET LA DIGNITÉ HUMAINE, TANT QUE LES RICHES CHIERONT SUR LA MISÈRE HUMAINE, IL Y AURA DES WORLD TRADE CENTER. Merci de me lire. Merci de me publier.

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/01/pied-de-nez-a-georges-w-bush-jimmy-carter-prix-nobel-de-la-paix/

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Des revendications religieuses qui dérangent?

Des revendications religieuses qui dérangent ?

Nicole Sophie Viau

La religion est au cœur de bien des controverses. En Irlande les conflits armés entre catholiques et protestants se perpétuent. Un peu partout dans le monde, on rapporte presque quotidiennement des actes de terrorisme menés par des intégristes islamiques en guerre contre les “infidèles”.

Ici, nous sommes également affectés à un degré moindre bien sûr, mais non moins préoccupant. Les litiges se retrouvent devant les tribunaux concernant le port du voile ou du kirpan, les pressions plus ou moins insistantes de groupes religieux pour obtenir des dérogations aux règlements et plus récemment, le conflit entre copropriétaires suite à la présence d’une soukkah installée sur le balcon de condos luxueux, l’incendie de la bibliothèque à l’école primaire juive Talmud Thorah Unis dans l’arrondissement Saint-Laurent… Dans de telles situations, les opinions se polarisent, les gestes d’intolérance se multiplient et l’exclusion est l’une de conséquences les plus pernicieuses par la volonté de nier l’identité des personnes honnies.

Je crois à la différence, car elle est un des moyens pour une société d’évoluer, de grandir.  La richesse et la stimulation que m’apporte celui qui vient d’ailleurs ou les personnes qui nous remettent en question font en sorte que je grandis, J’apprécie la cuisine exotique, une autre façon de s’habiller, la diversité des rites, une spiritualité qui tranche avec la culture de masse que nos économies occidentales imposent souvent sans notre avis ou à notre insu. Ce qui tisse une société ce sont ses valeurs communes et ce qui la distingue est sa capacité à accepter la différence. Tout cela est bien beau, mais comment ces valeurs se traduisent dans mes relations quotidiennes avec les autres face à leurs revendications religieuses?

Je me souviens des premières fois que j’ai vu des femmes indiennes à Montréal.  Elles portaient un voile sur la tête et cela ne me dérangeait pas, au contraire je trouvais cela très beau avec leur sari. Alors, pourquoi les revendications pour le port du voile islamique, entre autres, me dérangent? Une première réponse s’impose à moi, le voile est lié à la lutte que j’ai menée pour avoir le droit d’être une femme à part entière.  Le port du voile me dérange, mais ne m’empêche pas d’accueillir la personne qui le porte.  Il y a une différence entre être agacé et être privé d’une liberté.

Par contre, je ne peux pas ne pas savoir que derrière ces revendications, il y a le désir d’imposer une pratique religieuse. Je m’en méfie à causes des dérives actuelles et passées. Le dogmatisme, trop souvent présent dans la religion, conduit à la violence parce qu’il nie la différence.

De façon plus précise, l’aménagement de moyens pour vivre avec les différences et faire confiance en la capacité de nos institutions à défendre nos valeurs, particulièrement nos tribunaux, contribuent à la vie démocratique et à sa pérennité.  En reprenant deux exemples de revendications énumérées au début du texte, voyons s’il est possible de proposer une solution pour démontrer que la bonne volonté évite les conflits.

L’Université pourrait aider les musulmans à se trouver un local près de l’ÉTS et ces derniers accepter ce compromis.  Dans le cas du kirpan, si l’école avait pris un arrangement avec les Sikhs pour que le couteau soit porté sous le vêtement de façon à ne pas être vue? Et si les sikhs avaient pris un arrangement préalable avec la direction de l’école!  Ils vivent dans une société ouverte, mais qui fait face à des pressions pour assurer la sécurité de ses citoyens.

Comment vivre avec ces pressions dans le quotidien? Parfois, c’est la peur de l’autre qui nous porte à le rejeter, à se méfier.  Se donner la peine de connaître l’autre et de s’informer à plusieurs sources demeurent les meilleures garanties de la paix sociale. Dans le quotidien cela se traduit par différencier ce qui nous dérange et une action qui menace ou est une entrave réelle à notre liberté. Surtout, la pratique de la religion ne doit pas servir de moyen pour imposer une domination qui n’a rien à voir avec l’exercice de la démocratie. Jusqu’où peut-on laisser quelques intégristes ou fondamentalistes justifier leurs actions fanatiques par leurs interprétations des saintes écritures?  Ils réussissent là où règnent la misère et l’ignorance.

Tant que nous pouvons manifester nos opinions, être en désaccord et pouvoir vivre la différence sans être inquiétés ou exclus, nous pratiquons la démocratie. C’est le meilleur moyen de combattre l’intolérance et l’intransigeance.

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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La Belle au Bois dormant et le Pape

La Belle au Bois dormant et le Pape

Je vous ai déjà écrit que ne suis pas nécessairement une fanatique des personnes âgées. Il y a, malgré tout, un minimum de respect et de compréhension que nous devrions tous appliquer. Excusez la franchise de ma chronique, elle s’adresse à l’Église catholique.

Je ne veux pas blesser personne, je suis croyante au plus profond de mon cœur. Cependant, l’Église me fait honte lorsque je regarde notre pauvre Pape. Il y a plus d’un an que cela me traumatise et me désole. Je ne peux pas croire que ce monsieur, qui a donné sa vie à Dieu, ne puisse profiter d’un repos bien mérité. Je ne connais pas les lois de mon Église, mais à quel âge ce bon monsieur aura droit à sa retraite? Quelle maladie va l’arrêter? Ce n’est pas une blague. Cette année, pour pouvoir faire la messe de Pâques au Vatican, il y avait quelqu’un qui le surveillait pour éviter qu’il ne tombe de sa chaise!

En plus de lui faire dire la messe, voilà qu’on le trimbale jusqu’à Toronto. C’est pas épuisant un tel voyage? J’ai trois tantes très très pratiquantes et qui font leurs chapelets à tous les jours à qui j’ai parlé de mon malaise. Elles m’ont dit qu’elles priaient pour le Pape. Il reçoit maintenant des chaises roulantes en cadeaux. Est-ce qu’il faudrait faire une pétition pour laisser ce monsieur regarder les oiseaux et écouter leurs chants tranquillement dans sa cour?

Il y a quelque chose que je n’arrive pas à comprendre. Il a toujours parlé d’amour, de paix, de tolérance et de prendre soin des autres. Qui prend soin de lui présentement? Je me souviens, lorsqu’il est venu à Montréal, je suis allé le voir sur la rue Sherbrooke. Il est passé, souriant, bien droit dans sa Pape-mobile. J’en garde personnellement un excellent souvenir. Des millions de gens pleureront ce beau monsieur lorsqu’il nous quittera. Lorsque je le vois à la télévision, c’est maintenant qu’il me fait pleurer.

Le pape a-t-il décidé de continuer ou est-ce les règles de l’Église qui l’obligent? J’ai peut-être mal jugé l’Église catholique. Porter des jugements sans être totalement renseigné peut porter à erreur. J’éprouve un sentiment d’impuissance face à ce monsieur. Malgré cette réflexion, je ne remettrai jamais en question l’existence de mon Dieu. Mais j’ai beaucoup de difficulté à comprendre les gens qui le représentent sur cette terre.

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/01/le-pape-est-il-au-courant-de-ce-qui-se-passe-dans-le-monde/

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