Ben Laden, Saddam Hussein, boucs émissaires des États-Unis?

Par Alain Martel, Carrefour Jeunesse Longueuil

Quiconque regarde un tant soit peu les nouvelles, de ce temps-là, en a entendu parler. Saddam est «L’ENNEMI». Il en faut un: Ben Laden est disparu. Il faut concentrer l’attention de la population sur quelqu’un d’autre. De plus visible, plus accessible, plus facile à attraper. Sinon, l’attention reviendra sur l’économie. Sur ces merveilleuses entreprises du «Rêve américain» qui viennent de mettre des milliers de gens, d’épargnants d’une vie, dans la dèche. Les Enron, Nortel et autres. C’est plus payant politiquement de taper sur un pays que nous avons nous-mêmes armé et entraîné quand cela faisait notre affaire, parce qu’il ne veut pas se plier à «l’idéal américain», la belle démocratie capitaliste…

Questionnement

Oh boy! Le problème, c’est qu’il est impossible de savoir ce qui se passe vraiment. Il faut avoir une confiance aveugle en nos dirigeants. Le méritent-ils? Je trouve ça très difficile. Personne nous dit la vérité. Ça finit toujours par une forme de démagogie subtile ou non. On joue avec nos sentiments, nos peurs, nos susceptibilités et nos sensibilités. On sait comment obtenir de nous à peu près n’importe quoi.

Conflit d’intérêt

On voit des exemples de «gestion américaine». Ce qui me fâche, c’est que Monsieur Bush lui-même s’est arrangé pour sauver ses économies en récupérant ses investissements quelques jours à peine avant que ça ne s’écroule. Comme on peut facilement s’en douter, il ne fait pas ce qu’il demande aux autres. Pourquoi devrait-on faire différemment d’un gars respecté, le Président des U.S.A., un gars qui connaît la gimmique? S’il enlève son argent, il doit savoir? Alors, j’enlève le mien?

Pendant que des personnes dites expertes, payées à coups de millions, engloutissaient les économies de personnes comme vous et moi, ils se payaient le luxe qui ne nous est même pas accessible dans nos rêves. Quand les gens se sont mis à récupérer leurs économies aussi, la Bourse a capoté. Et là, on s’est décidé à faire payer quelques boucs émissaires, quelques vice-présidents de ceci ou conseillers de cela afin que nos yeux se ferment et que notre argent se retrouve encore entre les mains dont on ne sait trop qui qui refera la même chose, etc, etc.

Nos économies

Voilà donc ma question. S’il est impossible de faire confiance à nos dirigeants en ce qui concerne nos économies, (ce qui nous a pris des années à ramasser afin de pouvoir jouir de la vie quand nous serons considérés comme trop vieux pour y participer); s’il leur est impossible de faire attention à nous quand ça nous concerne aussi directement, comment pouvons-nous les endosser en ce qui regarde l’Irak et tous ceux qui suivront? Je ne peux les soutenir les yeux fermés.

La paix

Demandons à nos députés fédéraux de porter nos voix aux Communes et de dire à notre gouvernement que nous ne voulons pas de cette guerre et de cette vendetta. Nous voulons que le Canada conserve son rôle de médiateur et sa neutralité. Il y a assez de femmes, d’enfants et d’hommes de tous âges qui meurent pour que nous puissions continuer à nous faire fourrer dans notre grande utopie du rêve américain. Finalement, pouvons-nous leur en vouloir de ne pas jouer le grand jeu américain?

Pied-de-nez à George W. Bush, Jimmy Carter prix Nobel de la paix

Le 11 septembre

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