Écrivains, attention aux éditeurs frauduleux. Arnaque sur Internet!

Écrivains, attention aux éditeurs frauduleux. Arnaque sur Internet!

Martin Ouellet

Certains escrocs débordent d’imagination quand vient le temps d’inventer de nouvelles façons de soutirer de l’argent aux personnes naïves. Récemment, l’Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ) a fait circuler un communiqué de presse pour dénoncer une fraude dont sont victimes de nombreux écrivains, qui aspirent à publier une première œuvre littéraire. Et qui sont même prêts à tout, même à payer, pour réaliser leur rêve. Voici comment fonctionne l’arnaque en question…

Une société étrangère, le plus souvent française ou américaine, vous offre de publier votre premier livre. Cependant, vous devrez débourser entre 5 000 et 10 000$ pour couvrir différents frais, comme la révision du texte, la mise en page, la confection d’une page couverture, etc. Vous hésitez un peu, mais la société, qui ne possède pas d’autre adresse qu’une boîte postale, vous met l’eau à la bouche avec des pourcentages avantageux sur les ventes, mais uniquement sur les ventes en librairie… Vous signez, convaincu que votre chef-d’œuvre se vendra si bien que votre investissement sera vite récupéré.

C’est là que vos ennuis commencent. En effet, tel que stipulé dans votre contrat, vous toucherez des redevances sur les ventes en librairie. Mais, la société avec qui vous avez signé vend votre œuvre seulement sur son site électronique, en version papier ou en version électronique téléchargeable sans que vous touchiez une “cenne”! Pas un exemplaire vendu en librairie donc rien pour vous, tout pour eux!Vous vérifiez votre contrat pour chercher une porte de sortie. Votre contrat stipule qu’en cas de litige, la cause devra être entendue devant les tribunaux français. Oups! Ça coûte cher d’entreprendre des procédures judiciaires à l’étranger et comme vous n’êtes pas certain de récupérer votre investissement ni une compensation pour les dommages, vous baissez les bras. Vos bel-les ambitions littéraires viennent de partir en fumée…

Morale de cette histoire: l’UNEQ vous rappelle qu’il faut se méfier de quiconque vous demande de payer pour évaluer ou publier un ouvrage. Prenez le temps de consulter et de négocier. Si vous payez, vous devenez co-éditeur et augmentez ainsi votre marge de profit.

D’ailleurs, si cette pratique a cours dans le domaine de l’édition littéraire, ne doutez pas que des cas semblables se produisent entre galeries d’arts et artistes visuels, entre musiciens et producteurs de musique, etc. Il faut toujours rester vigilant face aux exploiteurs, qui profitent de l’ignorance des gens et de leur désir d’être reconnus dans leur domaine pour monter des beaux bateaux… des Titanic qui coûtent cher et coulent à pic! À noter que de plus en plus de sites québécois ont flairé la bonne affaire et commencent à imiter ces sociétés frauduleuses, alors méfiance! Ne signez aucun contrat sans consulter l’UNEQ ou un avocat.

Pour information: Pierre Lavoie (514) 849-8540 Me Daniel Payette (514) 282-5200

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Les syndicats: un mal nécessaire?

Les syndicats: un mal nécessaire?

Par Nicole Sophie Viau

Chaque fois que des syndiqués utilisent des moyens de pression pour revendiquer de meilleures conditions de travail, au mieux on est d’accord ou indifférent s’ils ne dérangent pas notre vie, au pire on veut leur disparition s’ils ont le malheur de perturber notre vie. Pire, si ces syndiqués ont de meilleures conditions qu’eux-mêmes, on trouvent cela honteux, inacceptables.

Souvent, j’entends des professionnels ou des travailleurs relativement bien payés se plaindre des syndiqués et montrer un certain mépris, voir être carrément insultés à la pensée d’être syndiqués eux-mêmes. Ces mêmes personnes travaillent comme des zombies. Le prestige, ou ce qu’ils perçoivent comme un job de prestige, ne peut pas être un travail de syndiqué; ils occultent ainsi le fait d’être des salariés soumis à la tyrannie déguisée de leur employeur.

Ils n’ont peut-être pas compris ou préfèrent ignorer que l’expansion du syndicalisme dans nos sociétés est souvent un signe de richesse mieux répartie au sein la population. En Suède, 85% de la population travailleuse est syndiquée. Selon les critères socio-économiques de l’O.N.U., c’est le meilleur pays de la planète.

Oublie-t-on la raison d’être des syndicats? Pourquoi y en a-t-il?

Les réponses varient: «C’était parce que les travailleurs étaient exploités, ils se sont donné des moyens pour combattre l’employeur-exploiteur… les choses ont changé et ils exagèrent, ils ne sont pas adaptés… C’est un mal nécessaire… ils sont violents et font du chantage… ils sont plus forts que les employeurs… ils sont trop gros… il vaudrait mieux qu’ils disparaissent…»

Voyons ce qu’il en est!

Il y a des abus, personne ne peut en toute honnêteté le nier. Entre autres abus mentionnons, ceux qui ont nui à des travailleurs mal payés et impuissants ou aux moins nantis. Par ailleurs, les abus ne sont pas le propre des syndicats puisqu’il existe de nombreux exemples parmi les employeurs, ce qui nuit directement aux employés, mais qui peut aussi tous nous affecter (pollution, utilisation abusive des ressources…) Cela ne justifie pas pour autant que les syndicats agissent sans tenir compte des conséquences de leur geste.

Les syndicats doivent le faire et être conséquent. La responsabilité des syndicats est importante dans la société québécoise. Ils représentent 40.4% des travailleurs. C’est-à-dire 1 260 000 individus sur les quelque 3 millions de travailleurs québécois. Les syndiqués qui suscitent davantage la réprobation sont ceux qui proviennent du secteur public. Ils représentent 48.2% des travailleurs de ce secteur public au Québec. Ils ont, par la force du nombre et de leur fonction, un impact important sur la population et sont plus largement médiatisés.

Dans le secteur privé, une firme est en grève et la concurrence se fait un plaisir de prendre la relève sans trop de conséquences sur la clientèle desservie. Retenons que 51.8% des travailleurs du secteur privé sont syndiqués au Québec.

Pourquoi sommes-nous si peu solidaires?

La solidarité se conjugue-t-elle uniquement aux besoins des syndiqués? Souvent, la population se sent prise en otage par des syndiqués revanchards. Les syndicats mènent un combat et les citoyens deviennent leurs captifs. Des citoyens qui sont souvent des syndiqués. Les centrales qui négocient la majorité des conventions collectives au Québec sont pratiquement des corporations d’envergure. Il en découle un esprit corporatiste les éloignant des gens-mêmes qui devraient être leurs alliés.

La société québécoise a changé. Ses citoyens ont un niveau d’instruction plus élevée, sont mieux informés et en mesure de comprendre les enjeux. Certains dirigeants syndicaux ignorent trop souvent cette réalité et utilisent des moyens de pression séculaires et passéistes. Ces moyens qui sont de plus en plus décriés les isolent. Comme tout groupe attaqué, ils ont des réflexes autarciques. (Ex. protéger un membre même si ce dernier a dépassé et de loin les bornes d’une conduite tolérable).

Je crois au syndicalisme. Il est le rempart aux abus potentiels du patronat. Souvenons-nous des excès particulièrement inhumains qui ont sévi au début de l’ère industrielle et que l’on trouve encore aujourd’hui dans les pays du Tiers-Monde. La légitimité du syndicalisme n’est pas à remettre en question. Nos dirigeants syndicaux doivent revoir leurs stratégies pour tenir compte des changements survenant dans la société à laquelle ils appartiennent et des moyens de revendication plus respectueux envers les «autres» salariés. Surtout lorsque ceux-ci sont impuissants à se syndiquer. Les acquis des syndiqués ont été obtenus à la suite de longues luttes ardues. Être syndiqué constitue un droit. Mais il est aussi un privilège par rapport à certaines catégories de travailleurs.

Prenons l’exemple du salaire horaire moyen au Québec pour un syndiqué, il est de 19.60$ et un non-syndiqué de 15.19$ ce qui représente un écart de 4.41$ pour l’année 2002. Rappelons-nous tous les emplois créés ou sauvés par le capital de risque généré par les différents fonds de solidarités syndicaux. Un bel exemple de l’argent des travailleurs syndiqués au bénéfice des autres travailleurs et d’aide aux employeurs qui en profitent.

Les dirigeants syndicaux auraient tout avantage à considérer et mobiliser la population pour que leurs luttes intègrent celles de tous les salariés. En ces temps de mondialisation et de régression des préoccupations de justice sociale de nos gouvernements, ils ne peuvent s’aliéner une partie de la population pour gagner leurs luttes. La société ne peut se permettre d’ignorer le syndicalisme qui demeure l’outil le plus efficace pour contrer l’exploitation et un des instruments renforçant la démocratie.

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À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

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VIH-Sida et l’église

VIH-Sida et l’église

Par Luc Gagnon, directeur du CPAVIH

Je suis une personne «séro et positive» en santé (pour le moment). J’ai œuvré depuis près de vingt ans dans le milieu communautaire au Québec et également en solidarité internationale en Afrique.

Qu’il s’agisse de discrimination, de rejet, de solitude, d’un congédiement ou de l’impossibilité d’obtenir un emploi pour une question d’assurances médicales, les problèmes des personnes vivant avec le VIH au Québec demeurent bien réels et inacceptables, parce qu’évitables. Et je n’ai rien à faire de la pitié. Même la compassion m’énerve un peu. Je veux de la justice et du respect. Du respect sans égard au sexe, à l’orientation sexuelle, à l’origine ethnique, à la couleur de la peau, aux difficultés reliées à l’usage de drogue ou à un passé criminel. Le VIH est une question de santé publique, peu importe qui est touché.

Parce qu’un être humain qui souffre est un être humain de trop qui souffre. Peu importe où il se trouve sur la planète. Au Québec ou en Afrique du Sud. À Dolbeau comme dans le Centre-Sud. À la prison de Port-Cartier comme au coin de Sainte-Catherine. À Haïti comme à Montréal-Nord… La solidarité dans la lutte contre le VIH-sida ne devrait pas connaître de frontières.

Position de l’église

Le CPAVIH a dénoncé la position du diocèse de Montréal sur les tests de VIH pour les futurs prêtres. Le CPAVIH s’oppose à la demande de divulgation de la séropositivité d’un citoyen aux fins de l’exercice de son travail. En effet, les seuls renseignements médicaux qu’un citoyen doit fournir pour l’exercice de son travail sont ceux qui permettent d’analyser sa capacité à accomplir une tâche spécifique. Si une personne est cardiaque, cela peut l’empêcher d’exercer certains métiers, si une autre souffre d’un handicap physique ou intellectuel, cela peut également limiter sa capacité à travailler. Mais, le fait d’avoir contracté le virus du VIH, par quelque mode de transmission que ce soit, ne rend pas une personne inapte à l’exercice de son emploi. En aucun cas le simple fait d’être porteur du virus ne peut être pertinent. De plus, la protection des renseignements d’ordre personnel est un principe sacré dans notre système social. Or le dossier médical d’une personne est on ne peut plus personnel et privé. Seul un intérêt supérieur peut rendre acceptable le bris de cette protection. Soit la protection du public ou de la personne elle-même. On était loin de rencontrer ces conditions dans le cas d’aspirants à la prêtrise.

Quel message évangélique de compassion, d’inclusion Mgr Turcotte a-t-il lancé aux personnes séropositives? Une personne atteinte de VIH n’est pas une personne anormale, un monstre à cacher ou à jeter aux ordures. Le virus du VIH ne choisit pas et ne fait aucune discrimination. Il ne s’attaque pas à une communauté en particulier, ni à un groupe d’âge; c’est un virus, pas un péché.

CPAVIH Tel : (514) 521-8720 www.capvih.qc.ca

Commentaire du Carninal Turcotte

Début février, voyant la position de M. Gagnon, nous avons demandé au Cardinal Turcotte de commenter ce débat. Le 16 février, nous avons reçu comme réponse un communiqué de presse nous mentionnant que «l’Archevêché de Montréal n’émettra aucun autre commentaire sur ce sujet.» «… l’Archevêché de Montréal a amorcé, il y a plusieurs mois, une réflexion sur la mise à jour des conditions d’admissibilité des candidats à la prêtrise au Grand Séminaire de Montréal.

Cette réflexion n’a donné lieu à aucune décision définitive et il n’existe aucune directive officielle, voire écrite, exigeant le recours au test de dépistage du VIH… Notre réflexion quant à une éventuelle révision des critères d’admission des candidats à la prêtrise au Grand Séminaire de Montréal se poursuit. Nous pouvons dès maintenant affirmer que cette démarche ne mènera pas à l’imposition d’un test de dépistage de sérodiagnostic du VIH dans l’avenir.»

NDLR: Mgr Turcotte avait au préalable défendu sa décision d’imposer un test de dépistage du VIH, alléguant des raisons de santé et de mode de vie. Maintenant un communiqué de presse nous mentionne que la réflexion continue, mais qu’une décision de ne pas imposer le test est officielle. De plus, nous apprenons dans ce communiqué que Mgr Turcotte, un haut responsable pour la réflexion sociale et chrétienne, ne fera plus de commentaires sur le sujet. Comment pouvons-nous faire une réflexion tous ensemble si on ne prend pas le temps de se parler? La vive réaction des organismes communautaires impliqués auprès des personnes atteintes du VIH a-t-elle fait pencher la balance?

Le débat est lancé. Nous attendons vos commentaires et vos prises de position sur notre forum ou par la poste au Journal de la Rue.

Autres textes sur la Sexualité, la Santé et l’Hypersexualisation.

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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Santé mentale et les diagnostics

Santé mentale et les diagnostics

Mathieu Thériault du Comité Logement Bordeaux-Cartierville

Êtes-vous obsédé par votre apparence physique et le regard des autres? Passez-vous des heures à vous demander si votre poids est proportionnel à votre taille? Avez-vous envie de dépenser compulsivement dès que vous avez du fric? Sortez-vous avec l’air de bœuf chaque lundi matin en partant travailler? Vivez-vous une engueulade de couple au moins une fois par deux semaines?

Si vous répondez oui à l’une de ces questions, c’est probablement que vous souffrez d’une maladie mentale répertoriée et cataloguée en bonne et due forme. Du moins, c’est ce que prétendent les «spécialistes» de la santé mentale qui tour à tour «découvrent» le syndrome du magasinage compulsif, du trouble relationnel ou d’une activité cérébrale excessive probablement à la source de votre air bête. D’ailleurs, il se ne serait pas très surprenant qu’une bande de freudiens trouve une nouvelle maladie mentale associée aux graffiteurs, du genre «syndrome-de-la-répression-parentale-sur-les-enfants-désireux-de-s’exprimer-sur-les-murs» ou encore «syndrome de l’artiste à tendance exhibitionniste somnambulesque».

Vous serez probablement fort heureux d’apprendre quelle maladie mentale vous convient le mieux si vous mettez la main sur le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM), la référence ultime dans le domaine de la psychiatrie. Un domaine de recherche où on ne niaise pas avec la puck. La psychiatrie, en effet, est une discipline qui produit, puisqu’entre 1987 et 1994, ce guide scientifique a répertorié 77 nouvelles catégories de maladies mentales, ce qui revient à dire qu’on a découvert à chaque mois une nouvelle façon de devenir cinglé!

Décidément, les maladies mentales ont la cote. Il ne fait aucun doute que les gens n’ont jamais autant “pété les plombs” que présentement et que des milliers de personnes souffrent profondément. Il s’agit d’une réalité tragique qui ne doit pas être prise à la légère. Ceci étant dit, il ne faut pas oublier qu’il y a toujours quelqu’un, quelque part, pour profiter du malheur des autres et qu’il y a forcément un aspect marketing dans le fait que pratiquement tout le monde consultent un psy pour tout et n’importe quoi.

Si vous vous sentez mal dans votre peau, malheureusement, on va trop souvent chercher à vous culpabiliser, à vous infantiliser ou vous hospitaliser, mais surtout, tout faire en sorte pour geler votre souffrance plutôt qu’analyser ses causes. Ce n’est pas la pauvreté chronique, le stress permanent relié au boulot ou la pression sociale pour fonctionner comme une machine qui sont en cause. Non, surtout pas. Une bonne dose de prozac semble tout indiquer pour vous remonter.

Il n’y a pas que les psy pour profiter de cette business de la santé mentale. L’industrie pharmaceutique, grande productrice de pilules devant l’Éternel, s’en met aussi plein les poches. La vente de médicaments, depuis 25 ans, a augmenté de 1300% et rapporte des milliards aux compagnies. Même si tous les médicaments vendus ne concernent pas directement les maladies mentales, il n’en reste pas moins que les anti-dépresseurs, les calmants, somnifères et autres extasys légalisés se vendent à la pelle. Au point où des sources anonymes rapportent que des médecins se feraient sermonner par des confrères parce qu’ils ne prescrivent pas suffisamment.

On fait souvent la remarque que les femmes comptent parmi les victimes majoritaires de la dépression. Malgré tous les beaux discours sur l’égalité des sexes, une réalité demeure: les femmes ont plus que jamais une double journée de travail à la maison et au boulot tout en étant significativement plus pauvres que leurs confrères masculins. Après une journée de labeur mal payé, ce sont souvent elles qui doivent s’occuper des enfants. Ajoutez à cela qu’elles sont encore les premières victimes de violence verbale et physique, de viols, de discrimination et de harcèlement et on a soudain une idée plus claire des raisons qui les poussent à l’épuisement.

Il y a trente ans, face à cette double oppression, les femmes se révoltaient, revendiquaient, pour exiger justice et respect. Aujourd’hui, on dit que tout cela est passé de mode en même temps que l’ère hippie et on hospitalise des femmes toujours plus isolées à tour de bras. À tous ceux aujourd’hui qui sont déprimés, j’aimerais vous dire une chose: vous n’êtes peut-être pas si malades et coupables qu’on voudrait vous le faire croire et la société l’est peut-être davantage qu’on le pense.

Autres textes sur Santé mentale

Etienne Gervais au dela de la folie.

Martin Matte, l’humour et les traumatismes crâniens à Tout le monde en parle.

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École Irénée Lussier: Bricoler l’estime de soi

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La dépression des jeunes

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Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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Bodypiercing: Un trou par-ci, un trou par-là…

Bodypiercing: Un trou par-ci, un trou par-là…

Sylwia Skibinska

Dans le passé, le perçage avait plusieurs significations, parfois, c’était pour démontrer la virilité, le courage, parfois c’était dans cadre d’un rite de purification ou pour indiquer le passage à la puberté.

Aujourd’hui, dans notre culture occidentale, le perçage, ou body piercing est une pratique assez répandue, surtout chez les jeunes. Il s’agit généralement, d’un accessoire de mode, d’une affirmation personnelle d’esthétique ou encore d’audace. Il est rarement ou même jamais question de religion ou du tribalisme. Faites attention, car même si c’est devenu une pratique courante, il existe encore un certain nombre de risques et des dangers.

Deux expérience douloureuses

Martin, durant trois ans, a porté une labrette (boucle d’oreille pour la bouche) sur la langue et une autre sur la lèvre inférieure. Il a connu une grande frayeur lorsqu’il s’est réveillé pendant la nuit et s’est aperçu qu’il venait d’avaler une partie de la labrette. Quelque temps plus tard, il a mordu dans le bijou de sa lèvre et s’est cassé une dent. Après ces expériences fâcheuses, il a décidé d’enlever ses labrettes. Toutefois, il n’a aucun regret quant à son expérience de perçage, car il adore l’art corporel et il recommencera, mais sur des parties du visage moins risquées, comme le nez.

Francis a été l’un des premiers au Québec à se faire percer la langue, au début des années 90. Il a vécu, lui aussi, une expérience désagréable. Il a eu la surprise de sa vie en se réveillant au milieu de la nuit, en s’étouffant. Il n’était plus capable de respirer, sa langue avait doublé de volume dans sa bouche et l’air traversait à peine. Il s’est rendu d’urgence à l’hôpital, où le médecin lui a dit qu’il avait une infection.

Précautions à prendre

Lorsqu’on prend la décision de se faire percer, il y a des sérieuses précautions à prendre. S’assurer que:

  • Les gants ont été changés entre chaque client et cliente.
  • Le perceur s’est lavé les mains avant le perçage.
  • Tous les instruments et les surfaces de travail ont été désinfectés et stérilisés.
  • Les aiguilles ou les rasoirs utilisés pour la préparation de la peau seront jetés après chaque client.

Tout perceur qui accepte de percer quelqu’un sous l’influence d’alcool, de drogue ou âgé de moins de 18 ans manque d’éthique dans l’exercice de ses fonctions. Il faut une bonne connaissance des endroits où percer et l’hygiène est un critère de premier plan à respecter! Informez-vous, visitez les salons de perçage, faites une recherche sur Internet, parlez avec vos amis et surtout restez vigilant, car une simple intervention peut tourner au drame.

Vos histoires?

Portez-vous du perçage corporel? Connaissez-vous des gens dans votre entourage, des proches, des membres de votre famille qui se sont fait percer? Ont-ils eu des difficultés? Comment ont-ils trouvé un perceur digne de confiance? Quelles sont les règles d’hygiène à respecter, les précautions à prendre? Envoyez-nous vos récits, partagez vos expériences avec nos autres lecteurs, il nous fera plaisir de publier vos commentaires et vos conseils dans le journal…

Si vous avez besoin plus d’information n’hésitez pas à communiquer avec votre CLSC ou avec la direction de la santé publique de votre région. Vous pouvez également commander un dépliant gratuit, au numéro de téléphone suivant: 418-643-5573 ou par télécopieur 418-664-4574

Textes sur la santé.

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quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

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Harcèlement des agences de recouvrement

Harcèlement des agences de recouvrement

Par Mario St-Pierre, Trois-Rivières   Dossier Protection du consommateur

Âgée de 23 ans, Nadine ne répond plus à la porte ni au téléphone. Elle dort mal, fait des crises d’anxiété et ne sort pratiquement plus. Elle se sent jugée, rabaissée, traquée. Le problème de Nadine peut pourtant être facilement résolu: faire cesser le harcèlement de ses créanciers. Nadine n’est que très légèrement endettée. Pourtant, on lui fait les pires menaces.

Les agences de recouvrement utilisent des procédures, parfois douteuses, afin de réaliser leur mandat. Les employés outrepassent largement leur pouvoir. Ils utilisent des menaces pour récupérer les montants dus, harcèlent les consommateurs endettés, les contactent à toute heure du jour et du soir. Certains vont même jusqu’à vous contacter directement sur votre lieu de travail, demandent de l’information à vos patrons, parents et amis. Ils exigent le paiement intégral de la dette sans même vous aviser des autres possibilités. On vous fait craindre le pire avec l’utilisation de mots comme saisie, jugements, emprisonnement!

Sachez que même si vous êtes endettés, vous avez des droits. L’Office de la protection du consommateur émet le permis d’opération des agences de recouvrement. Celui-ci peut être suspendu si leurs employés ne se conforment pas aux dispositions de la loi. Cette Loi prévoit entre autre que:

  • Le créancier peut communiquer avec le débiteur de 8 heures à 20 heures, du lundi au samedi. Par ailleurs, l’agence de perception avisée par un débiteur de ne communiquer avec lui que par écrit doit se conformer à ses instructions.
  • Le créancier ne peut faire de harcèlement. La Loi ne définit pas tout ce qui constitue du harcèlement.

Vous êtes donc dans vos droits d’exiger que ce harcèlement cesse et que ces représentants des agences n’entrent en communication avec vous que par écrit. D’ailleurs, vous pouvez faire une offre de règlement en émettant une série de chèques pour en finir avec cette dette. En respectant les ententes que vous proposez, nul ne peut s’opposer à votre bonne volonté.

Les créanciers ne peuvent procéder à une saisie sans avoir au préalable entre les mains des procédures judiciaires et obtenu un jugement exécutoire. Veuillez noter qu’une simple mise en demeure ne constitue pas une procédure juridique (qui porte, elle, un numéro de Cour ainsi qu’une date de présentation). Si vous êtes sans emploi et n’avez aucun actif saisissable, un créancier hésitera souvent à entreprendre des procédures judiciaires présentant peu de chance de récupération.

Pour être mieux informé sur les procédures que vous devez entreprendre pour régler vos problèmes de harcèlement, n’hésitez pas à consulter le réseau des ACEF (Association coopérative d’économie familiale) ou tout autre organisme qui vous offre des consultations budgétaires. Vos créanciers ont des recours mais vous avez aussi des droits!

Autres textes Protection du consommateur:

Taux promotionnel CIBC VISA et fausses représentations

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Fausses représentations des cartes de crédit

Carte de crédit et taux usuraire

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Canadian Tire devient une banque et une carte de crédit

Ressources protection du consommateur

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
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Quand notre argent disparaît de la circulation

Quand notre argent disparaît de la circulation

Raymond Viger     Dossier Protection du consommateur

Vous me direz que je suis encore à chialer contre les banques et les cartes de crédit. Hé bien oui. Que voulez-vous? Avec le service qu’elles nous donnent, tous les frais cachés et les petites clauses qui les avantagent, bien camouflées en arrière du troisième formulaire, il faut bien, en tant que consommateur sortir de ses gonds à quelques occasions.

Je vous ai déjà entretenu sur la vente de garantie prolongée sur le papier de toilette, un service offert par la carte Master Card de la banque Canadian Tire (volume 12 no 3, décembre-janvier 2004). Pour ceux qui ne le savait pas, Canadian Tire est devenu une banque. Être une banque est plus payant que d’avoir des magasins. Les magasins ne sont maintenant qu’un prétexte pour faire de l’argent avec le crédit. Aujourd’hui je vais déblatérer à propos des services financiers par internet.

Internet est un instrument merveilleux, quand il ne tombe pas en panne, pour communiquer rapidement. Après m’être inscrit à ce service haute technologie, j’essaie de faire de moi une personne moins préhistorique et je commence à payer mes comptes par internet. Dans le confort douillet de ma maison, je me sers de ce service pour donner mes directives. Puisque je suis quelqu’un qui n’aime pas payer 20% d’intérêt par année (ou plus), je paye mes soldes de carte de crédit au complet à la date demandée. Je m’en suis toujours fait un point d’honneur. Pour être sûr de ne pas oublier un compte sous la tonne de papier qui traîne dans ma valise et sur ma table, dès réception du compte je demande à mon cher internet de le payer à la date requise. Dans ma vie préhistorique, j’utilisais des chèques que j’envoyais d’avance mais datés de la journée ultime de grâce.

Voilà que je vérifie mon dernier compte reçu de cette fameuse banque Canadian Tire. Je m’aperçois que, malgré que j’ai fait mon paiement au montant intégral et à la date demandée, cette banque de pneus m’a chargé les intérêts comme si je n’avais pas payé mon compte. Je saute sur le téléphone pour m’informer du problème. Je me fais répondre que même si j’ai fait le paiement par internet à la date demandée, cela prend deux jours ouvrables pour que le paiement leur arrive! C’est vite internet. On me dit de faire mes paiements deux jours ouvrables avant la date d’échéance pour ne pas avoir à payer d’intérêts. Je suppose que tout bon citoyen sait cela évidemment. Un système internet qui nous permet de parler en direct avec des gens partout à travers le monde prend deux jours ouvrables pour faire le paiement de ma carte de crédit.

Quand j’envoyais un chèque postdaté, le paiement se faisait à la date demandée. Mais pas avec l’internet. Même si j’envoie l’ordre de paiement deux semaines d’avance. Pas vite les ordinateurs. Mais je suis obligé de me poser une grande question. Lorsque je demande de payer mon compte pour le 15 du mois, le paiement me sera crédité le 17 sur ma carte de crédit. Et cela, malgré que mon compte, lui, soit débité le jour même, à l’instant où je pèse sur la touche de confirmation. Si mon argent disparaît de mon compte le 15 et qu’il ne réapparaît que le 17 sur ma carte de crédit, où est-il pendant ces deux jours? Qui fait des intérêts avec mon argent pendant ces deux jours? Des gens se sont déjà mis riches juste à jouer avec les fractions de cennes qui traînaient partout. Maintenant on laisse traîner tout le capital. Et si mon argent oubliait de refaire surface dans deux jours?

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