Café-Graffiti dans votre région?

Café-Graffiti dans votre région?

Bonjour, je m’appelle Sophie, j’habite sur la rive-sud de Montréal. Je crois qu’il devrait avoir d’autres café-graffiti ailleurs au Québec!

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Mine basse à Murdochville

Mine basse à Murdochville

Par Frédéric Vincent

Avril 2002, la Noranda ferme les portes de sa fonderie livrant Murdochville et ses habitants à eux-mêmes. Fermeture définitive ou espoir d’une relance? La question fait rage en Gaspésie. Elle parvient même aux oreilles de Martin Frigon et de Christian M. Fournier, deux réalisateurs de passage dans la péninsule pour le tournage d’un documentaire sur la pêche. Intrigués par l’intensité des débats, les deux compères décident de faire un détour par Murdochville. Ils y rencontrent Emery Tapp, un ancien travailleur qui dénonce la Noranda et la re-localisation de ses activités au Chili: «Ç’a pas de remord de conscience une grosse compagnie de même. Make money. Salut, bonsoir!». Le déclic c’est produit. Les deux documentaristes tiennent le sujet, un personnage central et le titre de leur prochain film.

Make Money. Salut, bonsoir! met en évidence le marasme de Murdochville qui baigne dans l’angoisse et l’indécision depuis le départ des dirigeants de la Noranda. Le documentaire s’articule autour de la vie d’un groupe d’anciens travailleurs, «le groupe Béryllium». Des hommes dans la force de l’âge qui se battent contre la bérylliose, un mal industriel incurable qui les ronge de l’intérieur pendant que la liste des morts s’allonge. La triste réalité du chômage dans une ville isolée se double pour ces hommes d’un cauchemar médical. La vie de ces gens concentre à elle seule «tous les problèmes présents à Murdochville: la maladie, la perte de la valeur immobilière, les déchirements familiaux », explique le co-réalisateur Martin Frigon. Le film se concentre exclusivement sur ces familles dont le seul espoir réside dans la fermeture définitive de la ville: «Si jamais la ville ferme, on va peut-être bien avoir un peu d’aide du gouvernement» et pouvoir partir, explique l’un deux.

Les partisans de la relance économique de la ville sont, par contre, totalement absents du documentaire. Martin Frigon s’en défend: «La Noranda et les autres parties ont bénéficié d’une visibilité suffisante. C’était le temps de donner la parole aux gens qui ont été laissés pour compte dans cette affaire.». C’est d’ailleurs «le mandat du documentariste de dessiner les drames qui sont à l’ombre des projecteurs même si l’histoire officielle ne veut pas prendre le temps de les mettre en circulation.» Et l’histoire officielle de la ville est quelque peu manipulée. «Le drame à Murdoch, c’est qu’il y a une loi du silence autour des questions de santé et d’environnement. La Noranda, le médecin, la CSST, le CLSC, tous ces organismes ou ces acteurs qui étaient au courant et qui avaient la possibilité d’intervenir sont restés muets.» Cette omerta persiste aujourd’hui sous la forme d’une opposition à tout ce qui peut «projeter une image négative de la ville», explique Martin Frigon.

Le film étonne par la lucidité de ces travailleurs qui reconnaissent leur soumission aveugle à une grosse compagnie. Leur rage est palpable et leur capacité à se livrer frappe. «Il faut passer beaucoup de temps avec les gens pour qu’ils nous laissent nous intégrer dans leur espace personnel», explique le co-réalisateur qui a fréquenté Murdochville pendant plus d’un an et demi pour le tournage. Mais ensuite, la magie du documentaire opère et «on accède à tout l’univers émotionnel. Ça devient presque thérapeutique!», conclut-il.

Thérapeutique pour qui? Pour les personnages du film certainement, mais aussi pour Martin Frigon qui avoue son «désir de venger la Gaspésie des années d’exploitation et d’incompétence des gouvernements et des grosses compagnies». Son espoir est d’inciter les gens à une prise de conscience, «cette base nécessaire à d’éventuelles transformations sociales ou modifications de notre rapport à l’environnement et au territoire». D’abord être conscient et ensuite «réfléchir à une manière de se diversifier plutôt que d’articuler le développement de nos régions autour des mégas usines, mégas industries, mégas entreprises,» conclut-il avec passion.

Make Money Salut Bonsoir! sera diffusé le 5 novembre à TéléQuébec et disponible par la suite dans les clubs vidéos.

En Gaspésie comme au Québec, le documentaire d’auteur, celui qui fait réfléchir et qui questionne, est bel et bien vivant. Et c’est tant mieux!

Martin Frigon

Martin Frigon, 34 ans. Jeune réalisateur qui signe avec Make Money Salut Bonsoir! un de ses premiers documentaires bénéficiant d’une large diffusion. Résidant à Québec, il entretient un profond attachement avec la péninsule en raison de ses racines gaspésiennes (les Méchins). Une Gaspésie au centre de son œuvre puisqu’après Mourir au large, un documentaire sur les pêcheurs côtiers gaspésiens et Make Money. Salut Bonsoir!, il prépare un film sur le poète et écrivain gaspésien Sylvain Rivière. Martin Frigon suivra aussi la Noranda et sa fonderie déménagée au Chili pour «observer les conséquences de ses activités sur l’environnement et les populations locales.» La question des ressources naturelles est au centre de ses préoccupations. Les courtes-vues des gouvernements dans le développement régional et leurs conséquences sur l’ouvrier-marchandise qui donne sa santé et ultimement sa vie à l’industrie aiguisent particulièrement ses dents de réalisateur engagé: «À une époque où on nous présente toutes sortes de cochonnerie comme la télé réalité qui prétend nous présenter le réel dans toute son objectivité, moi je travaille dans le documentaire qui prend position. Celui qui donne une opinion sur le réel.»

N.D.L.R.: Pendant que ce documentaire fait la lumière sur cette tragédie écologique qui a affecté la qualité de vie des citoyens de Murdochville, aujourd’hui les Gaspésiens tentent de se mobiliser contre l’implantation d’une usine à Belledune qui va transporter la pollution des déchets toxiques américains dans leur secteur. Risque-t-on de faire un autre documentaire sur les gaffes écologiques de Belledune dans quelques années? Va-t-on, un jour, avoir une vision à long terme de la gestion de l’environnement?

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cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-l-queb CD de musique Soul, R n B., Hip Hop. Rappeur et rap music de Bu The Knowledgist, L’Queb, HD, Marilyn, Ol1KU. 9,95$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Étudier à l’extérieur: une épreuve difficile

Étudier à l’extérieur: une épreuve difficile

Par Denis Bélanger, Fermont

À Fermont, tous les élèves de cinquième secondaire sont dans le même bateau, ils doivent dire au revoir à leurs parents et aller poursuivre leurs études à l’extérieur. Cela représente un énorme défi pour plusieurs, surtout pour ceux qui ont toujours demeuré dans la ville minière. Comment se préparent-ils pour cette nouvelle étape importante dans leur vie?

À la Polyvalente Horizon-Blanc, le personnel assure un suivi dès le quatrième secondaire. L’orienteur, Sylvie Faucher,  rencontre individuellement chaque élève de ce niveau. «À partir de ces entrevues, nous pouvons déceler quels jeunes nécessiteront en septembre une plus grande supervision.»

La polyvalente permet aussi aux finissants de faire des stages. «L’étudiant pourra ainsi mieux connaître le milieu de travail du métier ou de la profession qu’il désire exercer. Il saura dans quoi il s’embarque» mentionne Mme Faucher. Elle ajoute que ses interventions vont au-delà de l’orientation. «À titre d’exemple, je rencontre les parents pour mieux les renseigner sur tout ce que le cégep implique lorsque l’élève est le premier de sa famille à partir. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour les préparer adéquatement.»

Un défi

Les interventions de la polyvalente n’ont toutefois pas pour effet de diminuer tout le stress des finissants à l’approche de l’étape charnière. D’autant plus qu’ils doivent attendre à la mi-session ou encore à la fin de la session avant de revenir au bercail. Pourquoi attendre si longtemps? Deux options s’offrent à eux: effectuer une ballade en voiture d’au moins six heures ou encore débourser une somme importante pour acheter un billet d’avion. Des choix peu enviables et une situation propre aux Fermontois. Un jeune originaire de Trois-Rivières qui étudie à Montréal ne sera pas confronté à cette problématique.

De son côté, Priscilla Gagnon-Durette, qui vient tout juste de compléter son secondaire, se dit un peu peinée à l’idée de devoir quitter son patelin d’origine. «Je sais que je m’en ennuierai, d’autant plus que je considère la vie plus facile ici qu’à l’extérieur. Après les études, j’ai l’intention de revenir ici». Elle étudiera au Cégep de Sept-Îles en éducation à l’enfance. «J’ai choisi ce Cégep, car je connais plusieurs personnes là-bas. Mon autre choix était Sherbrooke où j’ai aussi des connaissances. Je n’aurais jamais été capable de m’installer dans une ville dans laquelle tous les résidants me sont inconnus.» Néanmoins, la jeune fille a pris les précautions nécessaires afin de ne pas être prise au dépourvu une fois arrivé «en bas». «J’ai déjà commencé à gérer mon argent et aussi à entrevoir des projets au niveau des loisirs.»

Pour sa part, François Blanchette, se dit plutôt content de quitter Fermont et d’ainsi pouvoir connaître quelque chose de différent. Il poursuivra ses études collégiales à Québec. C’est ce goût pour la nouveauté qui l’a incité à s’inscrire au programme de sciences humaines du Collège Mérici, et non au Cégep François-Xavier Garneau ou celui de Sainte-Foy, deux établissements d’enseignement pourtant très convoités par les finissants fermontois qui s’installent dans la vieille capitale. «Je veux vraiment voir autre chose que Fermont et côtoyer de nouvelles personnes», renchérit l’étudiant. Ce dernier avoue ressentir un certain degré de stress à moins de deux mois du grand départ. «Cela arrive beaucoup plus vite que l’on pense. C’est tout un défi à relever, mais nous n’avons pas le choix. Nous devons tous prendre ce chemin un jour ou l’autre.» François ajoute qu’il ne se retrouvera pas en terrain tout à fait inconnu, ayant déjà eu l’occasion de visiter Québec à plus d’une occasion. Il éprouve une certaine crainte en ce qui concerne sa vie sociale. «Je ne connais personne là et j’ignore comment je réussirai à m’intégrer.» Malgré cette petite crainte, il entend atteindre son objectif premier, soit de très bien réussir ses études. «Après mes sciences humaines, je veux étudier à l’Université McGill afin de devenir avocat. Je vais travailler fort afin de décrocher les plus hautes notes possibles.» Par ailleurs, François Blanchette assure qu’il ne s’ennuiera pas de Fermont. «Bien sûr, je vais revenir ici pour voir mes parents et mes amis, et non pour le simple plaisir.»

Une question d’adaptation

Sonia Ouellet a déjà complété une année d’étude collégiale en soins infirmiers à Québec. «J’avais un peu peur de me retrouver dans une grande ville où l’on ne connaît pas tout le monde. En plus, nous pouvons attendre longtemps avant de nous rendre à l’endroit désiré.» L’étudiante avoue que les premières semaines dans la capitale québécoise ont été difficiles. «Je m’ennuyais beaucoup de Fermont et de mes proches. Toutefois, j’ai réussi à m’acclimater à ce nouvel environnement. Avec un peu de recul, je me suis rendue compte que c’était moins dur que je me l’imaginais.» Maintenant, Sonia affirme avoir hâte de retourner «en bas». «Si ce n’était de la présence ici de personnes qui me sont chères, je ne serais pas revenue dans la ville minière cet été.»

Pour Sonia, partir à l’extérieur pour les études, ce n’est pas une lourde tâche, mais bien une belle opportunité. «Cela m’a permis de développer une plus grande autonomie.»

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Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4.

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Séjourner avec le trafic sexuel

Séjourner avec le trafic sexuel

Dossier Prostitution et Sexualité

Et voilà! Je repars à l’aventure! Dès lundi, je saute dans l’avion en direction du Vietnam. En gros, je vais y rencontrer des groupes qui aident les habitants les plus à risque de tomber dans le piège du trafic sexuel à subvenir à leurs besoins. Je ferai la même chose au Cambodge.

Je quitte pour 6 semaines… À mon retour, ce sera Noël! Je reçois donc mon cadeau à l’avance!!!

Suivez mes aventures en direct (si je n’ai pas d’ennuis avec les gouvernements très chatouilleux de ces deux pays) sur ce trafic qui compte parmi les plus lucratifs au monde, avec celui de la drogue et des armes…

Dominic

Dossier Prostitution et Sexualité.

Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?

Doit-on légaliser la prostitution?

Les effets pervers de la légalisation de la prostitution.

Les clients de la prostitution.

Les filles dans les gangs de rue et la prostitution.

Prostitution de luxe d’une escorte.

Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

Jean-François Lisée de L’actualité et la légalisation de la prostitution.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
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Séjourner avec le trafic sexuel 

Et voilà! Je repars à l’aventure! Dès lundi, je saute dans l’avion en direction du Vietnam. En gros, je vais y rencontrer des groupes qui aident les habitants les plus à risque de tomber dans le piège du trafic sexuel à subvenir à leurs besoins. Je ferai la même chose au Cambodge.

Je quitte pour 6 semaines… À mon retour, ce sera Noël! Je reçois donc mon cadeau à l’avance!!!

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Dominic

Autres textes sur la prostitution et la sexualité.

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Être mulâtre, le meilleur des deux mondes?

Être mulâtre, le meilleur des deux mondes?

Entrevue réalisée par Raymond Viger pour le magazine Reflet de Société

Si j’avais été Blanc ou Noir, je n’aurais pas pu vivre toutes les expériences que j’ai vécues. Au Québec, on me considérait comme un Noir et j’y ai vécu du racisme. Quand j’ai été en Guinée, le pays de mon père, on m’a traité comme si j’étais un Blanc et j’y ai vécu de la ségrégation.

Né à Montréal, d’une mère Française et d’un père Guinéen, je possède trois cultures. Aujourd’hui je peux dire que cela m’a enrichi. Ayant résidé dans un quartier multiculturel et ayant fait mon primaire dans une école consistant en une majorité d’immigrants, je n’ai pas eu de problèmes à cet âge. J’ai été perçu comme un latino. Mes amis latinos voulaient même m’apprendre l’espagnol.

J’ai vécu mes premières expériences de racisme vers l’âge de 7 ans dans un camp de vacances. Parce que ces camps coûtent cher, j’étais, à ce que je me souvienne, le seul mulâtre et le seul Noir. Me faire traiter de nègre par les autres enfants, me faire dire qu’un Noir ne peut coucher à certains endroits, que je ne pouvais pas avoir de chips ou de friandises, que tout cela est réservé aux Blancs…Je ne comprenais pas la discrimination. Moi qui ne faisais pas de différence dans les couleurs de notre peau.. J’ai voulu quitter ce camp de vacances qui était devenu une sorte de prison. Je suis resté et j’ai tenté de m’intégrer. J’ai réussi en me tenant avec les plus délinquants du groupe, en montrant que je pouvais être uni avec eux contre l’autorité et que j’avais les mêmes intérêts qu’eux.

Au secondaire, j’ai été dans une école privée. Il n’y avait pas beaucoup d’ethnies présentes et j’y ai encore vécu du racisme. Malgré que ce soit une école privée, il y avait quelques skinheads très racistes. Pour mieux se cacher tout en s’identifiant,comme uniforme, certains portaient des lacets de couleur. Je n’étais plus juste un nègre, mais j’étais rendu un ostie de nègre… Je n’acceptais pas la situation. Je les ai confrontés. Cette période a été plus agressive.

Même avec certains de mes amis, il y avait beaucoup de blagues sur la couleur de ma peau. Cela n’était pas fait méchamment, mais ça me gossait. Je ne comprenais pas pourquoi on faisait tant de cas avec la couleur de ma peau, surtout de la part de mes amis. J’ai fini par moins y porter attention. J’ai développé de la patience, de la tolérance. Ça m’a permis de m’identifier comme Noir. J’ai pris le temps de rencontrer ces gens, de leur dire ce que je n’aimais pas. Tranquillement j’ai gagné le respect que je méritais.

Plus tard, j’ai revu des gens qui ont été avec moi dans le camp de vacances. Je crois que j’ai réussi à changer leur perception. Naturellement, avec le temps. L’amitié crée des liens qui nous aident à passer par-dessus nos différences. Par la suite, j’ai fait un voyage de plusieurs mois dans la famille de mon père en Guinée. J’ai été traité de Blanc. Cette expérience a raffermi mon côté blanc. Cela m’a fait découvrir le Blanc qui dormait en moi. Cela m’a fait réaliser que la perception des gens autour de moi variait selon leur degré d’ignorance ou de compréhension. Après un moment, j’ai donc accepté que l’on me traite de Blanc. Ce qui n’était pas complétement faux et vice versa. J’ai pu y découvrir mes deux polarités et développer une fierté d’avoir ces deux cultures en moi.

Je n’ai pu changer la situation en Guinée. J’étais le seul mulâtre. Pour eux, c’était nouveau. Quand tu es un Blanc, tu as de l’argent. Tu paies plus cher au marché. Il y a un prix pour les Blancs et un prix pour les Noirs. En réalité, il y a un prix pour les étrangers et un autre pour les habitants de la place. Même pour ma famille, j’étais considéré comme un riche Blanc et j’en ai payé le prix. Plusieurs ont apprécié mon retour dans le pays de mes origines, mais je ne pouvais avoir confiance qu’à quelques personnes de ma famille.

Je n’ai pas souffert de ces expériences. J’ai pris le temps de réfléchir sur la condition humaine, d’en parler avec mon père et quelques amis de confiance. Malgré la frustration qui m’habitait, j’ai développé une meilleure compréhension. Après tout, ce n’est pas de leur faute, ils n’ont pas vu autre chose. Pour les Guinéens, un Occidental c’est quelqu’un qui peut avoir de l’argent comme il veut. Tu peux tout avoir. Des jobs, il y en a à la tonne. Tu es perçu comme une personne ayant eu la vie facile et que tout lui est accessible.

Aujourd’hui je viens de commencer un travail comme intervenant de rue auprès de jeunes marginalisés. Si dans une rencontre, il y avait un mulâtre qui se faisait taquiner par un Blanc, je questionnerais ce jeune. Pourquoi dis-tu cela? J’essayerais de lui faire vivre la situation contraire. Si tu étais le seul Blanc avec 8 mulâtres, aimerais-tu te faire traiter de Blanc, qu’on insiste sur ta différence? Je tenterais de lui faire réaliser, de lui faire vivre l’expérience. Je tenterais aussi de cerner l’origine de ses propos. Ma blonde m’a laissé pour un Noir…Ce n’est pas après les Noirs que tu en as, mais après un homme qui a volé ta blonde. Il aurait pu être blanc, noir, jaune ou mauve. Tu es triste d’avoir perdu ta blonde. Cette souffrance tu la retournes envers tous les Noirs.

En ce qui concerne le mulâtre qui a subi ce racisme, dans le non verbal, je resterais disponible à lui. Une ouverture d’esprit, une présence qui lui permettra de m’en parler quand il sera prêt. Une ouverture dans l’attitude. Je n’ai pas à le victimiser plus qu’il ne l’est déjà.

Au Québec, le racisme est plus caché que dans certains pays d’Europe ou d’Afrique. Je dirais que le racisme est moins évident, mais plus hypocrite. Ce n’est pas tout le monde qui le réalise, mais même tes amis peuvent l’être, parfois sans s’en rendre compte.

En me voyant, j’ai vu des gens changer leur sacoche de côté. Ils avaient peur que je les vole. D’autres me dévisageait ou tournait le regard… Certaines régions du Québec m’ont fait vivre des situations de racisme plus fortes qu’à Montréal. Même pendant la St-Jean Baptiste. Peut-être ne comprenaient-ils pas qu’un ostie de Nègre pouvait fêter la St-Jean Baptiste comme un Québécois pur laine?

Je suis né à Montréal. Je suis très Québécois. Un Québécois pur laine. Une mère Française et catholique, un père Guinéen et musulman. Je suis un Québécois, avec son accent très québécois, un Québécois mulâtre et fier de l’être.

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

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Le gouvernement; un bon père de famille?

Le gouvernement; un bon père de famille?

Par Jean-Robert Primeau

Nos gouvernements sont censés protéger et promouvoir les intérêts de la population. C’est leur mission. Ils doivent sauvegarder le bien commun, le bien public. Évidemment, la confiance de la population à leur égard s’érode continuellement. Cette mission n’en est pas moins capitale. C’est sur la base de cette mission que l’État a promulgué et met en application des lois concernant des drogues dont il prohibe la consommation, la culture, etc. Beaucoup de personnes considèrent que si l’État fait cela, c’est sûrement pour notre bien puisqu’il est là pour ça! Quoi de plus normal?

Est-ce bien ce que l’État veut?

Veut-il notre bien lorsqu’il laisse s’accumuler 42 milliards (42 mille millions!!!) de dollars dans la caisse de l’assurance-emploi privant ainsi 58 % des personnes qui perdent leur travail de prestations pour lesquelles elles ont payé des cotisations? (voir à ce sujet l’éditorial du journal Quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean du 7 décembre 2001) La centrale syndicale canadienne, le «Congrès du travail du Canada» va plus loin en affirmant que c’est 2 personnes sur 3 qui perdent leur emploi qui sont privées de prestations! (voir La Presse du 25 mars 2002, en page A9)

«L’actuaire en chef de la caisse, Michel Bédard, estime qu’un surplus accumulé de 15 milliards de dollars dans la caisse serait suffisant pour parer aux coups durs. Le surplus accumulé de la caisse en mars 2002 a été estimé à 42,8 milliards de dollars par la vérificatrice générale, Mme Sheila Fraser». (La Presse, 25 mars 2002) Ce surplus augmente de 6 ou 7 milliards de dollars par année…

Les surplus des cotisations versées dans cette caisse sont détournés vers le fond consolidé du gouvernement, ce qui contrevient à la loi de l’assurance-emploi, qui exige que les cotisations servent pour les fins de la loi, c’est-à-dire l’administration du régime, le versement de prestations et les mesures de formation. Au lieu de cela, les travailleurs et les travailleuses ont financé, à leur détriment, une partie du surplus de 17 milliards de dollars du gouvernement fédéral pour 2001, les baisses d’impôt pour les entreprises et les riches et le paiement de la dette. Ce qui est bon pour les riches serait-il le bien commun?

Qu’en est-il des OGM?

L’État veut-il notre bien lorsqu’il refuse l’étiquetage des aliments indiquant s’ils contiennent des OGM (organismes génétiquement modifiés)? Pourtant «86 % des Canadiens estiment que l’approche obligatoire est meilleure que l’approche volontaire concernant l’étiquetage des OGM». Au Québec, la proportion atteint 90 %. L’appui le moins élevé est au Manitoba et en Saskatchewan, avec 82 %. (La Presse, 21 septembre) Moins d’un mois plus tard, les libéraux, majoritaires au Parlement canadien, rejetaient un projet de loi sur l’étiquetage présenté par un de leurs propres députés, Charles Caccia. Ça doit être parce que nous ne savons pas ce qui est bon pour nous. Chrétien, lui, le sait. C’est lui le gars bien commun!

Et en santé, oui, en santé, veut-on aussi notre bien?

Tout le monde a entendu les provinces réclamer de l’argent du fédéral pour la santé. Le gouvernement fédéral a des surplus budgétaires énormes et il transfère l’argent au compte gouttes dans les provinces. Il y a bien sûr beaucoup de politique qui se fait sur le dos de ces transferts. Sachons qu’il y a cependant des effets concrets qui existent et qui n’ont rien de politique.

Parmi tous les exemples possibles, prenons le cas du quartier Pointe-Saint-Charles à Montréal. C’est un des quartiers les plus pauvres de Montréal. La clinique locale (équivalent d’un CLSC pour ce quartier) se voit obligée de facturer les hôpitaux qui lui réfèrent des patients rendus à domicile parce qu’elle n’a pas reçu suffisamment de fonds pour assurer ces services! La clinique refusera le transfert d’un patient à domicile si celui-ci a besoin de plus de deux visites d’infirmières par jour, en semaine, et de plus d’une visite par jour, le week-end. La clinique demandera également aux hôpitaux de garder en leurs murs les patients qui auront besoin de plus de 28 heures de services par semaine.»

Ces nouvelles règles «obligent les hôpitaux à tenir compte de notre capacité réelle d’offre de services, a indiqué la présidente du conseil d’administration de la clinique, Johanne Paquette. Et si les hôpitaux ne se conforment pas à ces nouvelles règles, la clinique leur fera parvenir une facture pour tout service qui dépasse ce qu’elle est en mesure d’offrir». (La Presse, 5 avril)

Au fil des ans, la clinique communautaire dit avoir réduit la fréquence des bains, l’entretien ménager, les soins des pieds, le gardiennage et certains programmes de prévention. «Mais là, nous sommes rendus à la limite de l’endurable, a soutenu Mme Paquette. Nous ne pouvons détourner davantage d’argent des autres secteurs. Nous ne pouvons faire un déficit parce que la loi nous en empêche. Nous ne pouvons couper davantage sans mettre en danger la santé de notre population».

Le directeur de la clinique a affirmé que, de 1996 à 2001, les revenus ont augmenté de 51 % alors que les dépenses grimpaient de 70 %. Voilà où mènent les coupures en santé. Voilà où mène le soi-disant talent du ministre des finances du Canada. C’est sûrement pour le bien des patients qui se sentent de trop dans le système de santé!

Les lois relatives aux drogues illicites

Y a-t-il des chances que le dispositif des lois anti-drogues canadien n’ait pas comme but premier de protéger la population mais plutôt de protéger les intérêts de profiteurs de la prohibition ? Si on examine attentivement ces profiteurs, on peut répondre oui à la question. Eugène Oscapella, un avocat canadien, professeur à l’université d’Ottawa et bien connu pour ses positions anti-prohibitionnistes, parle de «l’industrie de la lutte contre la criminalité»

Il y a d’abord les criminels eux-mêmes qui s’enrichissent effrontément sur le dos des consommateurs. Selon les sources policières elles-mêmes, les différentes mafias et gangs criminels tireraient 80 % de leurs revenus actuels de la drogue!!! Il y a aussi des bureaucrates, des agents de police, des avocats, des juges, des spécialistes de la toxicomanie, des travailleurs sociaux, des constructeurs de prison, des gardiens de prison et des employés des prisons. «La narcocriminalité et aussi les autres crimes commis pour payer le prix de la drogue sur le marché noir contribuent à l’explosion des emplois dans le système judiciaire», écrit M. Oscapella. «Combien d’avocats du gouvernement paient leur hypothèque en poursuivant des toxicomanes? Combien d’avocats de la défense paient leur hypothèque en défendant des toxicomanes? Combien de personnes dans nos sociétés supposément démocratiques gagnent leur vie sur le dos de ceux et celles qui utilisent ou qui distribuent des substances que les gouvernements ont, de manière arbitraire, décidé de vilipender?» poursuit M. Oscapella.

N’oublions pas les nombreuses banques et institutions financières de toutes sortes qui s’engraissent des profits faramineux du narcotrafic par le blanchiment de l’argent. «Les politiciens et les fonctionnaires ont aussi, trop souvent et trop volontairement, profité des retombées de ce rêve capitaliste par le biais de la corruption».

Et par dessus tout, la prohibition profite aux industries très légales des produits pharmaceutiques, de l’alcool et du tabac. D’ailleurs ces dernières sont bien placées pour payer des contributions juteuses aux partis politiques…

C’est vrai, la guerre contre les drogues est un échec. Mais beaucoup savent transformer les échecs en dollars sonnants et trébuchants. Alors, comme le veut la blague, le gouvernement veut notre bien et il le prend! Mais cela pourrait changer.

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