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Loto-Québec et l’ouragan Katrina

Pierre Péloquin, Vol. 14.1, Octobre 2005

loto-quebecOn peut établir un troublant parallèle entre les effets de l’ouragan Katrina en Louisiane et les effets des activités de Loto-Québec chez nous.

Katrina nous renseigne sur la gestion du risque par les riches et les pauvres. Les riches achètent la sécurité et paient; les pauvres achètent le risque et paient. Le lien avec Loto-Québec? La stratégie de survie. La stratégie des riches et des pauvres du Québec, face au jeu, est identique à ce qu’on a constaté chez les riches et les pauvres de la Nouvelle-Orléans face à la tempête.

Rappelons que l’ouragan tropical Katrina, de niveau 5 (le plus haut niveau), a frappé la Louisiane et les États voisins à la fin août 2005. Le phénomène naturel a fait de terribles dommages. Des digues à la Nouvelle-Orléans ont cédé, la ville inondée à 80%. Le malheur est devenu cauchemar. Mais ce n’était pas la fin du pire. La manière dont les diverses administrations ont répondu aux événements a transformé cette catastrophe météorologique en tempête culturelle et politique.

Suite au constat de faillite des institutions à cerner les besoins des gens les plus mal pris, une conviction s’est formée chez beaucoup d’Américains: les dégâts les plus graves qu’on impute à Katrina ont une origine culturelle et politique. Culturelle parce que la constatation que la société américaine ignorait ce monde d’exclus et ignorait chez celui-ci l’existence de règles de fonctionnement et de survie distinctes de celles qu’on retrouve dans le reste de la population. La révélation à la télévision de ce sous-monde a causé tout un choc chez les Américains. Depuis, les enquêtes des divers médias ont prouvé de toutes sortes de manières que le système politique (jusqu’au sommet) ignorait les réalités de ces gens et que nombre de décisions politiques du passé ont fragilisé le système.

Avant le désastre; la Louisiane et le Québec

La Louisiane aime l’eau qui la fait vivre. L’eau du Mississipi qui transporte les richesses du pays, l’eau des bayous cajuns, l’eau des marais et l’eau des marées qui amène les touristes. L’eau conditionne la vie de cette région. Avec l’eau vient le danger. La saison des tempêtes fait partie depuis toujours de l’expérience des Louisianais et la culture locale en fait foi. Au Québec, on aime Loto-Québec. Loto-Québec soutient des activités culturelles, appuie le secteur communautaire. On fait la fête au Casino. On écoute Télé-Loto en famille. Au centre commercial, il y a souvent la file au Guichet-Loto. Les gens ont besoin de leur Loto et font la file quand il le faut. Mais, avec le jeu, vient le danger. Le jeu cause des problèmes et cette réalité fait partie de l’expérience des Québécois. La culture locale en fait foi.

Dans les deux sociétés, on gère le danger, celui des tempêtes ou du jeu. Avec le temps sont apparues des mesures d’alerte, de précaution et de prévention. Dans le cas d’une forte tempête, on évacue et une grande partie de la population suit la consigne. Bien sûr, à chaque occasion, des gens décident de rester sur place et de courir le risque que le cyclone passe droit sur eux. Parfois, certaines personnes restées sur place périssent, mais les décès restent sans grandes conséquences; la population est habitée par la certitude tranquille que les mesures de précaution, de prévention et d’évacuation sont globalement pertinentes et suffisantes et que les victimes ont causé eux-mêmes leur perte, en voulant affronter la tempête.

Au Québec, les cas problématiques en rapport avec le jeu ont provoqué avec le temps des campagnes de prévention sur les dangers du jeu, la mise en place de services d’écoute, le traitement de clients à problèmes… Parfois, la mort de personnes reliée au jeu est rapportée. Mais les décès restent sans grandes conséquences. La population en général est habitée par la certitude tranquille que les mesures de précaution, de prévention et d’évacuation sont globalement pertinentes et suffisantes et que les victimes ont causé eux-mêmes leur perte, en voulant affronter leur démon du jeu…

Katrina et la prise de conscience collective de la nature de la pauvreté

Puis vient Katrina. Un peu par surprise, l’ouragan, parti de la Floride, s’élance vers la Louisiane et la Nouvelle-Orléans. L’évacuation avait été fortement recommandée à la population. Une stratégie coûteuse en essence, en hébergement, en temps (la congestion routière), en efforts (fermer et barricader la maison), en risques (la quitter pour quelques jours). Devant la réalité du risque et la gravité de la situation, la vaste majorité de la population disposant de moyens financiers et de moyens de transport opte pour une coûteuse évacuation et achète la sécurité.

Restent sur place les immobiles, les citoyens qui ne peuvent se payer aucune stratégie de précaution, de prévention ou d’évacuation. Sans argent et/ou sans moyens de transport, ils affrontent la réalité du risque et la gravité de la situation au moyen de la seule stratégie qu’ils peuvent s’offrir: espérer que la tempête se soucie de leur précaire condition. Mais l’ouragan est venu et a vaincu. Les sans-moyens sont frappés physiquement, leur environnement social et familial détruit. Leur mode de vie s’est interrompu; survivants, il ne leur reste que leur état de fragilité.

En résumé, le drame Katrina a vu les gens qui en ont les moyens, s’offrir la sécurité et attendre. Les pauvres, les gens trop âgés ou trop fragiles n’ont eu pour seule stratégie que d’affronter le danger et d’espérer.

Dans les enjeux de la survie, le jeu au Québec et le sur-place à la Nouvelle-Orléans constituent la dernière option pour les gens précarisés et les pauvres. Le jeu permet en théorie aux gagnants de s’en sortir et aux perdants de perdre tout leur argent. Le danger du jeu est de perdre son argent. Comme on l’a vu avec Katrina, devant ce danger, les «riches» vont s’offrir la sécurité et attendre; ils vont épargner, investir ou hériter mais avec le temps, dans chacun des cas, ils vont s’enrichir. Les riches, à part l’exception des hyper-endettés, ne sont pas des clients de Loto-Québec; ils ont d’autres moyens de s’enrichir.

Dans la classe des sans-moyens, aucune voie de s‘enrichir n’est disponible. On parle de gens dont la condition de vie, l’âge et la santé font en sorte qu’ils ne peuvent pas évacuer leur pauvreté, sauf par le jeu. Le jeu est la seule voie de salut pour ceux et celles qui n’ont plus le temps de gagner de l’argent, qui n’ont plus la santé, qui n’auront jamais d’héritage ou d’appui de leurs proches.

Chez ceux que la pauvreté menace, le danger de perdre au jeu ne constitue pas un frein à l’espoir de s’en sortir. Acheter un billet de loterie est rationnel chez le pauvre, pas chez le riche. Quand la survie devient fragile, la taxation apparaît comme privilège. Par conséquence, les revenus que Loto-Québec perçoit proviennent dans une grande partie de l’argent misé par les pauvres et les endettés. On est loin de la «taxe volontaire» qu’avait institué le maire Drapeau à Montréal dans les années 1970.

Par ses taxes sur le jeu, le gouvernement taxe majoritairement l’épargne des gens pauvres. Le problème est là. Les citoyens dont c’est le seul espoir ont besoin du jeu. Ils ont grand besoin de Loto-Québec. Le jeu constitue chez certains une des seules voies pour conserver la foi en l’avenir. Les conséquences sociales à surtaxer les pauvres sont immenses. La lourde taxation sur le jeu accélère la déchéance économique des gens fragiles économiquement, surtout les retraités et les pré-retraités; des gens dont la stratégie est simplement de conserver leur mode de vie. D’autres plus malades, plus fragiles, comptent également sur des revenus hypothétiques pour corriger leur situation et adoptent le jeu comme tremplin de survie.

Et ce n’est pas tout. L’exemple de la Nouvelle-Orléans nous apprend qu’en cas de problèmes sérieux, l’existence de la métropole toute entière est mise en danger par la dégradation des infrastructures urbaines. Chez nous, les conséquences des ponctions de Loto-Québec sur la qualité de l’habitat urbain sont dévastatrices. Les sommes prélevées sous le lourd niveau de taxation inhérent au jeu vident les poches des gens pauvres et démunis et vident de leur pouvoir d’achat les quartiers où ces gens sont proportionnellement nombreux. Ils s’ensuit une chaîne de conséquences; baisse de la valeur des commerces locaux, diminution des loyers, stagnation des valeurs des immeubles et, en fin de compte, dégradation du quartier. Pour Montréal, on entrevoit surtout des pertes très importantes de revenus en taxes foncières et autres. Il serait intéressant de mesurer les pertes fiscales annuelles de la Ville par tranche de 100 millions de dollars «pompés» en taxes sur le jeu.

Katrina et la prise de conscience collective d’un retard culturel et politique

Katrina a permis à la population nord-américaine de prendre conscience des dimensions réelles de la pauvreté. Par le biais d’une catastrophe régionale, on a vu surgir un débat national, culturel et politique, qui vise à ajuster les protocoles d’interventions fédérales américaines en regard de cette conscience nouvelle.

Personnellement, je nous souhaite de profiter de cette prise de conscience de nos voisins pour améliorer nos manières et façons à l’égard des pauvres. Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas cesser de fragiliser des gens et des quartiers où les besoins sont simplement plus grands et les moyens plus restreints?

Textes sur le gambling:

À Loto-Québec, de qui se moque-t-on?

Les publicités sociales qui nous font mal

Anne Panasuk transforme la société

Quand une croupière s’en va-t-en guerre, histoire d’Élénore Mainguy

Boycott de Loto-Québec

Commentaires sur le gambling et textes sur le gambling

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René Angelil, un joueur compulsif

Dossier Gambling et jeu compulsif.

C’est avec une grande joie et une grande surprise que j’ai parcouru le reportage de Michelle Coudé-Lord dans le Journal de Montréal du 19 février.

René Angelil et le jeu compulsif

René Angelil avoue publiquement qu’il est un joueur compulsif, un gambler. René Angelil livre un excellent message de prévention au jeu compulsif. Depuis quelques temps, plusieurs vedettes soulignaient publiquement leur passion pour le jeu, notamment le poker. Le témoignage de René Angelil vient mettre les pendules à l’heure. Le jeu est facilement une maladie.

Les jeunes doivent savoir qu’à la télévision, tu vois juste les neuf joueurs qui restent autour de la table… Il y en a 1 000 autres qui partent perdants.

Le message est clair sur les risques et les conséquences du jeu. René Angelil a su se protéger contre lui-même. Parce qu’un joueur compulsif ne peut pas avoir accès à l’argent. Sur tous les chèques que René Angelil signe, il y a 2 signatures.

Un joueur compulsif et sa famille

Il y a l’argent, mais il y a aussi la qualité de vie que nous nous donnons. René Angelil avoue que Céline Dion a dû exiger qu’il soit présent auprès d’elle et de leur enfant René-Charles. Le temps et l’argent, 2 choses que l’on peut perdre quand on est un gambler.

René Angelil lance une phrase sur le Casino de Montréal que je me dois de relever ici.

Le Casino de Montréal n’attire pas beaucoup de gros tournois et de grands joueurs; donc ce sont des gens du Québec qui vont se mettre dans la rue. Ça me fait mal au coeur de voir cela.

M. René Angelil, je veux vous remercier pour ce partage honnête de votre part. Vous ne pouvez même pas vous imaginer à quel point cela va aider beaucoup de joueurs compulsifs à se reconnaître et, je l’espère, faire les premiers pas vers un rétablissement. Parce qu’une grande personnalité comme vous est attrayante pour les jeunes. L’humilité et l’intégrité que vous avez su apporter à votre témoignage permettra de contrebalancer le côté “glamour” du poker et des vedettes qui ont commencées à en être publiquement adepte.

Le jeu compulsif et René-Charles?

Je me dois cependant de vous rendre la pareille M. Angelil et d’être aussi honnête que vous dans mon témoignage. J’ai été estomaqué quand j’ai lu que vous jouez au poker avec René-Charles. Même Loto-Québec, que je dénonce régulièrement, exige d’avoir 18 ans avant de gambler. Je sais que vous ne jouez pas avec de la vraie argent. Mais y a-t-il un risque que René-Charles en arrive à devenir lui-même un joueur compulsif?

Vous avez eu la chance d’avoir des proches pour vous aider et vous protéger contre vous-même. Est-ce que ce sera la même chose pour René-Charles s’il devient un joueur compulsif? Est-ce que René-Charles va accepter de se laisser aider?

Cela me fait peur, très peur pour René-Charles.

Félicitations pour Michelle Coudé-Lord et le Journal de Montréal

Je veux aussi féliciter Michelle Coudé-Lord et le pupitreur pour ce reportage et d’avoir pensé à rajouter un encadré sur les ressources telles que Gamblers Anonymes pouvant aider et soutenir les joueurs compulsifs.

Vos commentaires sur René Angelil et le jeu compulsif.

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Le Robin des bois de Philippe Fehmiu

Le Robin des bois de Philippe Fehmiu
Dominic Desmarais, Vol 14.2, Décembre 2005

Philippe Fehmiu restaurant robin des bois

Dossier Communautaire

Sur la sellette depuis son congédiement par TQS suite à l’affaire Mailloux, l’animateur Philippe Fehmiu veut semer le bonheur. Avec sa complice de tous les jours, Judy Servay, il concocte un projet de restaurant pour venir en aide au milieu communautaire.

Philippe Fehmiu s’excuse. Pris par ses engagements, l’animateur aujourd’hui connu à la grandeur de la province arrive 1h30 en retard. Difficile de lui en vouloir. L’homme est sympathique, avenant. Entre deux appels, une commande au restaurant faite en espagnol qui lui vaut des compliments, l’ancien animateur de Musique Plus et de Loft Story, aujourd’hui sur les ondes de CKOI, dévoile un côté de sa personnalité: l’engagé social.

Il y a 10 ans, avec Judy, la mère de sa petite fille, Philippe offrait son temps au Centre jeunesse Mont Saint-Antoine. Chaque lundi soir, les deux tourtereaux jouaient au billard avec les jeunes ados. Philippe, alors à l’emploi de Musique Plus, invitait des artistes populaires de l’heure à se joindre à eux. Les Dubmatique, Marc Déry y sont allés. «On était des adultes aux rapports conviviaux, qui ne les jugeaient pas», précise le verbomoteur entre deux bouchées. Judy acquiesce. Productrice à l’époque chez Soma Productions, elle travaillait dans le vidéoclip, les publicités, les films et documentaires. Pendant deux ans, ils passeront leurs lundis soirs avec les jeunes. «On repartait en braillant un soir sur deux», se souvient-elle. 1h30 plus tard, Philippe utilisera sensiblement les mêmes mots. Visiblement, le couple est au diapason.

Les ados de la maison Saint-Antoine devenus adultes, Philippe et Judy décident de parrainer chacun un jeune. Judy offre un stage à l’un d’eux dans sa maison de production. Sans trop de succès, finalement. «Il est devenu vendeur de pot…» raconte-t-elle, déçue.

«Le mien valorisait toujours les voitures, l’argent, la violence, se rappelle l’animateur. Son père et son frère étaient en prison. Il est devenu un caïd. Il m’a déjà invité dans une taverne. Il m’attendait avec ses amis, qu’il voulait me présenter…» Ne voulant pas s’associer à des petits truands et au danger que ça représente, il coupe les ponts. «J’ai vécu une déception. Un échec. On a passé deux ans avec eux.»

L’expérience, éprouvante, leur a permis de comprendre qu’ils voulaient bien s’impliquer, mais qu’ils n’avaient pas les capacités de vivre avec cette détresse. Aujourd’hui, ils connaissent mieux leurs limites. Aider, oui, mais pas au prix d’avoir besoin d’aide à leur tour.

Le projet Robin des Bois

Le couple Fehmiu – Servay compte ouvrir un restaurant, Le Robin des Bois, dont les profits seraient versés à des organismes communautaires. L’idée est simple. Par leur concept, ils veulent encourager le bénévolat, l’engagement et le don de soi. Ce qui, souhaitent les deux compères, sensibilisera les gens aux besoins des plus démunis. La plupart des employés seront des bénévoles.

«On s’est inspiré de nos partys de Noël, une tradition de plusieurs années», affirme la productrice. «La publicité, enchaîne Philippe, c’est l’industrie la plus dénudée de valeurs. Les ¾ sont sur la cocaïne, les gens baisent avec n’importe qui, les gens sont tristes. Judy faisait de la pub pour l’industrie. Leurs partys étaient extra-vagants… Des fontaines de champagne, des bateaux… Nous, dans nos partys, on faisait la bouffe tous ensemble, on s’amusait. Comme dans un party! Dans l’industrie, les gens disaient que c’était le seul party où ils étaient heureux le lendemain.»

Leur voyage en Afrique les a également inspirés. Partis visiter la sœur de Philippe et tourner un documentaire sur la tradition orale transmise de père en fils et de mère en fille, ils sont frappés par la place qu’occupe la famille. «Seul, tu n’existes pas. En Guinée-Conakry, on l’a vu tout de suite. Ils sont très pauvres, mais ils partagent tout. Ils sont 4 à 5 autour d’un seul bol de riz. Même s’ils n’ont pas grand-chose à manger, ils rient, ils s’amusent», raconte Philippe.

L’expérience africaine les fait réfléchir. «Quand tu reviens, que tu vois tes amis sur les antidépresseurs, qui suivent un psychologue… Ils gagnent 75 000$ par année… C’est quoi ce vide? C’est ce qui explique la drogue, la dépression, le suicide», souligne Judy qui conclut que le bénévolat aiderait à alléger cette tristesse. «Mais les gens ont besoin d’être structurés, dit-elle en parlant du bénévolat. On l’a entendu 1000 fois: j’aimerais ça faire du bénévolat. Mais ils ne savent pas où, comment» explique-t-elle. «Et les gens ne veulent pas être en contact avec la misère», constate Philippe, qui l’a appris à ses dépens, avec les jeunes du Mont Saint-Antoine. D’où l’idée de trouver une façon d’aider ces organismes qui travaillent en première ligne avec les plus démunis.

On veut leur donner de l’argent pour qu’ils embauchent des employés, plutôt que des bénévoles.» Judy cite en exemple les lignes d’action suicide. Bien que le restaurant ne soit encore qu’un projet – ils cherchent activement un local -, l’engouement est palpable. «En ce moment, nous avons une liste de 300 bénévoles intéressés et nous ne sommes pas encore ouvert. On a de grands chefs (cuisiniers) qui veulent aider, la Caisse populaire va donner de l’argent», s’exclame Judy d’un ton optimiste.

Les deux planchent sur un projet d’émission centré sur le Robin des Bois. À saveur culturelle, l’émission en devenir accueillerait des artistes, des bénévoles, des donateurs et les clients présents dans l’établissement.

Un tel concept intéresserait-il le monde de la télévision? La visibilité toute nouvelle de Philippe Fehmiu suite à sa sortie contre le Doc Mailloux lui servirait-elle? Le principal intéressé le croit mais avance une autre raison. L’émission de Chantal Lacroix, Donnez au suivant, sur le réseau TQS. Une émission centrée sur une chaîne de services rendus. «On a rencontré un diffuseur pour notre documentaire sur la tradition orale en Guinée. On a parlé du resto. La dame n’était pas trop emballée…», confirme celui qui animera le Robin des Bois, le sourire espiègle.

Moi, ça fait 10 ans que j’essaie de faire des shows de bénévolat, avance Judy. Bénévolat, c’est le mot le moins sexy, à la télé…» Philippe regarde sa conjointe, tout sourire. «La femme s’est quasiment mise à bailler quand on en discutait…»

C’était un mercredi. Le lendemain, Chantal Lacroix prenait les ondes avec son émission. Le samedi, dans le journal, un article élogieux vantait les mérites de Donnez au suivant. «Le lundi, c’est elle, la diffuseuse, qui nous parle de l’article… Que le bénévolat, c’est un mouvement à la mode!» Philippe et Judy s’échangent un sourire complice. Leur bonheur est contagieux.

Judy ne regrette pas sa décision d’abandonner l’univers de la publicité. «C’est enivrant de travailler dans un milieu qui n’est pas compétitif. Si on veut nous copier, tant mieux. Mais c’est certain qu’on veut que le projet soit rentable…»

Sitôt ces mots prononcés, Judy ressent un malaise. Comme si associer rentabilité au don de soi sonnait mal.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/01/06/dvd-pour-la-promotion-du-benevolat/

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Sexe entre Grand-mère et ado

Sexe entre Grand-mère et ado

Raymond Viger   Dossier Sexualité

Roman humoristique sur la sexualité.

sexe ados grand-mère sexualité jeune aîné éducation sexuelle Près de 15 années à sillonner les rues et les parcs de nombreux secteurs… Pour faire mon métier de travailleur de rue, je dois établir des liens de confiance avec des jeunes marginalisés, parler de leur mode de vie, philosopher avec eux et les aider à élaborer une réflexion pour que leurs choix soient mieux éclairés.

Les sujets les plus souvent abordés lors de ces soirées philosophiques auront été la spiritualité, la sexualité et l’amitié. Ils nous auront permis de toucher à des questions secondaires, mais tout aussi importantes telles que les MTS, le suicide, les différentes consommations…

Jeune et sexe

J’ai développé plus souvent des contacts avec des garçons. Dans mes rencontres avec ces jeunes, majoritairement de 16 et 17 ans, j’ai souvent entendu parler d’une grand-mère qui faisait de bonnes fellations. Une sexualité que je ne saurais comment nommer.

Les hormones de ces garçons ne demandent qu’à être libérées, le plus souvent possible. Dès qu’une de ces grands-mères était identifiée, les garçons se passaient le mot. On peut même dire qu’ils faisaient la queue pour la rencontrer et se faire caresser quelques instants. Il n’y avait pas de gêne, les garçons en parlaient entre eux, se moquaient souvent d’elle. «Je me ferme les yeux et je pense que je suis avec une telle…»

Sexe et aînés

J’ai tellement entendu parler de ce genre de grand-mère, que j’ai l’impression que chaque village a la sienne. Plus discrètement, on m’a aussi raconté des histoires de grand-père. Les garçons ne se vantaient plus d’aller voir ce grand-père vivant par procuration sa sexualité. Pourtant, il y a peut-être autant de grands-pères que de grands-mères. J’ai même ouï dire qu’un couple de grands-parents était sexuellement actif avec les jeunes. Dans ce cas, la grand-mère s’occupait des filles, tandis que son mari s’occupait des garçons.

Même si, pour plusieurs des jeunes, l’intérêt premier était de s’éclater sexuellement, pour d’autres, l’attrait de récompenses (bonbons, cigarette, alcool, argent, repas, gîte…) pouvait aussi être une motivation. De ce que j’ai pu savoir, ces aînés n’ont pas eu de passé de prostitution. Ces expériences sexuelles ont débuté lorsque leur vie a commencé à changer. Retraite, départ des enfants de la maison, une vie sociale moins active… Petit à petit, ils se retrouvent isolés.

Sexe, jeune et pédophilie?

Est-ce de la pédophilie? Est-ce immoral? Illégal? Il n’y a pas de prise de contrôle de l’aîné sur les jeunes. Au contraire, la prise de contrôle est peut-être plus de la part des jeunes. Ce sont eux qui recherchent une certaine expérience et qui veulent avoir des faveurs sexuelles. Une fois le cirque commencé, comment l’arrêter? Si l’adulte cesse d’offrir le service, va-t-il être dénoncé par les jeunes?

À lire, les commentaires sur ce sujet fort épineux et tabou.

VOS COMMENTAIRES SUR SEXE ENTRE GRAND-MÈRE ET ADOS.

Autres textes sur la Sexualité, la Famille.

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité.

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

Compte tenu du sujet développé, je ne peux pas affirmer que certains passages explicites ne choqueront pas certains. C’est pourquoi j’ai décidé de le classer 14 ans et plus. C’est l’âge à laquelle une jeune fille peut rencontrer une infirmière du CLSC et demander que les parents ne soient pas avisés de sa démarche.

14 ans et plus. Parental Guidance

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

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VOS COMMENTAIRES SUR SEXE ENTRE GRAND-MÈRE ET ADOS.

Doc Mailloux à Tout le monde en parle

Doc Mailloux à Tout le monde en parle

Raymond Viger Volume 14-2, Décembre 2005

Dossier Tout le monde en parle.

Après Raël, puis le virulent Gilles Proulx, notre célèbre Doc Mailloux fait maintenant son entrée au temple de la renommée de Tout le monde en parle.

Je n’ai pas à décrire les affirmations gratuites et dépassées du Doc Mailloux. À vous qui lisez le magazine Reflet de Société, c’est dire qui êtes sensibles aux causes sociales. Le débat se situe à un autre niveau. André Pratte, journaliste à La Presse, accuse de complicité ceux qui offrent une tribune au Doc Mailloux. Dans un sens, j’entérine bien volontiers sa position. Mais elle ne vaut pas dans le cas de l’émission de Guy A. Lepage.

Que ce soit à CKAC ou lors de Loft Story, Doc Mailloux est engagé à titre de professionnel. Il est mis en valeur. À l’émission Tout le monde en parle, il a été invité pour montrer à la face de la planète qu’il est ridicule de lui offrir une tribune.

Si des gens doutaient encore du rôle que les patrons des médias lui demandent de jouer, l’ère de l’ignorance est révolue. Nous pouvons tourner la page et mettre Doc Mailloux au rancart. C’est ce que j’aime de cette émission. Elle ne verse pas dans la complaisance ni dans la vulgarité ou la violence. Elle est pire qu’un jugement de cour.

Maintenant que le peuple a pu voir le manque de sérieux et de profondeur de ce Doc Mailloux, nous pouvons nous poser la question de la qualité des médias le mettant en valeur. Mieux, nous pouvons confronter le Collège des médecins, qui accepte encore dans ses rangs un tel pseudo-professionnel.

Que Raël s’achète un titre de grand gourou des extraterrestres dans une boîte de Cracker Jack, on ne peut reprocher aux extraterrestres de ne pas le bannir. Mais le Collège des médecins! Que fait-il pour qu’on ait un minimum de confiance en lui? Qu’ils ne nous di-sent pas qu’ils ignorent ce que pense et dit le Doc Mailloux… On a parlé de lui dans tous les médias! Nos chers médecins oublieraient-ils que donner un titre professionnel, c’est offrir une crédibilité?

Pour terminer, un petit détail. À l’émission Tout le monde en parle, Doc Mailloux parle d’une recherche réalisée à l’Université de Montréal. Dans la phrase suivante, il parle d’une étude américaine. Je n’ai entendu personne soulever cette erreur, pourtant flagrante. L’extrait a même été repris le lendemain à la radio. Est-ce une preuve que personne n’écoute Doc Mailloux? Puisque certains médias ne carburent qu’à l’argent et aux cotes d’écoute, alors, je le propose, boycottons toutes les émissions où apparaît ce monsieur.

 Les propos du Doc Mailloux ne sont pas pires que ce que l’on entend dans certains soaps, me direz-vous. Oui, c’est pire. Ces émissions, qui ne servent qu’à distraire, sont des fictions, de l’imaginaire. Ici, on parle d’un vrai psychiatre, payé pour dire les pires bêtises qu’une société puisse entendre.

Textes sur Tout le monde en parle.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Le suicide au Québec

Le suicide au Québec Noa S. Genest, Québec Dossier Suicide

Le 19 mai, sur Cyberpresse, on pouvait lire: «Un désespéré se jette en bas du traversier.» Ça s’est passé quelque part entre les rives Nord et Sud à Québec. Selon une récente étude de l’Institut national de santé publique du Québec, 1 332 Québécois nous fausseraient compagnie chaque année: 3,6 suicides par jour.

Tous ceux qui succombent à leur vague à l’âme ne font pas la une des journaux. Certains sont d’avis que présenter quotidiennement dans les médias un baromètre de la détresse sociale inspirerait et inciterait certains à passer la frontière de l’irréversible. D’autres croient qu’en parler banaliserait le geste. On en parle donc un peu, parfois, pas trop souvent, et peut-être juste assez?! Après tout, qui sait vraiment ce qu’on a le droit d’en dire?

Détenteur du plus haut taux de suicide au Canada, le Québec se classe bon premier. Quelle distinction! Et il semble que ce n’est pas demain la veille qu’il cédera sa place. Le nombre de suicides a fait marche arrière partout au pays, sauf au Québec, et ce, depuis quelques hostiles hivers déjà. Quant à l’ensemble des pays industrialisés, le Québec occuperait le troisième rang.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) est agacé par la situation. En 1992, il se donnait pour objectif de réduire de 15% le taux de suicide. De 16%, le pourcentage à l’époque, est aujourd’hui de 19%. On comprend pourquoi il est embarrassé.

Le MSSS avait alors choisi quelques stratégies «préventives», parmi lesquelles figurait: «diminuer l’accès aux «instruments» de suicide, notamment les armes à feu. Confiant, en 1998, le MSSS réitérait cette mesure dans sa Stratégie québécoise d’action face au suicide. Depuis, le nombre de suicides par pendaison et strangulation a doublé depuis les deux dernières années! Il faut tout de même reconnaître que cette mesure dite «préventive» a sauvé la vie de quelques personnes.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
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S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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Boycott de Loto-Québec

Gambling et jeu compulsif

Boycott de Loto-Québec

Isabelle Martineau      Dossier Gambling et jeu compulsif, Loto-Québec

loto-quebecJe veux d’abord vous dire que j’ai bien aimé le dernier numéro de Reflet de Société (vol 13-6 août 2005) qui portait notamment sur le bénévolat. J’ai été touchée de lire les circonstances dans lesquelles vous avez été conduit à devenir travailleur de rue… Quelle façon de tirer du bien de votre souffrance et ce, afin d’aider d’autres personnes dans le besoin! Bravo!

J’ai aussi été très intéressée par votre article intitulé «Quand la croupière s’en va-t-en guerre». Quel courage que celui de cette jeune Éléonore Mainguy! Il est certainement souhaitable de continuer à dénoncer les sombres activités de Loto-Québec et les choix contestables que peut faire le gouvernement… Des choix qui semblent aller à l’encontre du bien commun.

Mais il faut faire plus. Beaucoup plus. Dans chacune de nos vies, nous devrions revoir notre soif du gain et notre consommation outrancière. Loto-Québec aura moins de pouvoir le jour où nous arrêterons de l’encourager. Et je ne parle pas ici des gens qui souffrent de dépendance au jeu, mais du commun des mortels qui s’achète des billets de loto. Le gouvernement sera peut-être moins vorace le jour où les citoyens cesseront de considérer l’État comme une Providence. Nous pourrons alors espérer de réels changements dans nos sociétés d’État et nos structures gouvernementales…

N’ayant pas de fonds de pension, je suis allée m’informer auprès de deux institutions financières pour prendre des REER. Quelle ne fut pas ma surprise: les fonds éthiques, en harmonie avec les gens et l’environnement, sont à peu près inexistants. Plus encore, ils ne sont pas en demande! Les conseillers financiers m’ont expliqué que le seul intérêt des investisseurs, comme «monsieur-madame-tout-le-monde», est d’investir là où ça rapporte. Point final. Peu importe les conséquences! Peu importe si on encourage des compagnies qui imposent des conditions de travail inacceptables ou qui brisent l’environnement!!

Alors quand je lis que des bénévoles au coeur d’or ont décidé de s’impliquer gratuitement dans leur communauté et ont fait passer les autres avant leur petit intérêt personnel, ça me fait du bien! Oui, j’abonde dans le même sens que vous: c’est comme cela qu’on bâtit un monde plus humain…

Textes sur le Gambling et jeu compulsif;

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Did Tafari Bélizaire, casino, jeu compulsif et suicide

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

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