L’esprit de clocher, un frein à nos régions

L’esprit de clocher, un frein à nos régions

Pierre Péloquin, Volume 14.3 Février 2006

Fermeture de villes, chômage endémique: nos régions ne vont pas bien. Actuellement, la pensée dominante du gouvernement est que, si tu habites dans une région où tu ne peux pas vivre, grouille ton cul. Quitte ta région.

Congrès d’économistes, dans un passé pas si lointain. Une source gouvernementale: «si des gens veulent habiter en Gaspésie, c’est qu’ils veulent voir de beaux couchers de soleil. Le gouvernement n’a pas à payer pour ça.» On en est rendu là. Subventionner les régions, c’est terminé. On débranche le respirateur artificiel.

Avant, le gouvernement taxait les ressources naturelles et redistribuait l’argent par des programmes sociaux pour tous. C’est le modèle canadien. Aujourd’hui, l’argent rentre grâce à la mondialisation. C’est très difficile pour une région de taxer la mondialisation.

Les impôts sur les entreprises ont beaucoup diminués. Les redevances sur les ressources naturelles aussi. Là, pour payer les programmes sociaux, il faut taxer nos salaires, les profits des PME.

Le seul moyen, pour rendre nos régions habitables et viables? Se faire une place dans la mondialisation. Ville ou région, la question se pose: vas-tu vers la mondialisation ou pas? Si tu ne te diriges pas vers la mondialisation, tu dois avoir une stratégie où tu vas tyranniser la société pour obtenir des subventions. Tu vas invoquer le droit à la vie. Et ton droit à la vie, c’est tes concitoyens qui vont le payer. Une vie contre une vie. Bel échange.

Pour ceux qui veulent faire leur place dans la mondialisation, deux critères à suivre: l’intensité en capital (les investissements) et la créativité. C’est tout ce que ça prend.

Dans les régions, il y a deux endroits où on retrouve une intensité en capital. L’éducation et la santé. Utiliser ces 2 secteurs pour gagner notre place dans la mondialisation, c’est le seul programme accessible à tout le monde. La métropole, les villes, les régions. Là où on investit notre capital et notre créativité, c’est là où on va faire notre place dans la mondialisation.

Dans chacune des régions, par survie économique, les hôpitaux fonctionnent à 100% de leur capacité. Aucune marge de manœuvre. Advenant un accident, le système ne peut y faire face. Parce que le gouvernement n’a plus les moyens d’émettre des chèques. On doit se donner un secteur productif en attirant la clientèle étrangère. Suffit d’user de créativité. Les bâtiments, l’équipement, le savoir-faire: on a tout!

Notre système paroissial

Les régions ont une place à prendre. Elles en ont la capacité. Mais les élites bloquent le chemin. Elles empêchent de se moderniser. Elles veulent des subventions. Donner à ceux qui mangent dans leur main. Donner pour garder cet état de dépendance. Freiner le développement des régions pour garder le contrôle de tout ce beau monde.

Le monde paroissial dit «vous nous appartenez». Ces gens ne peuvent admettre que quelqu’un ne soit pas sous leur contrôle. Une élite éclairée dit aux autres ce qui est bon pour eux. Si tu ne les suis pas, tu n’as rien compris. Tu es dans l’autre camp. Ils agissent à la manière d’un cardinal, d’un prêtre. Tu me suis, je te protège.

Le problème? Ces élites dominantes, le gouvernement et les syndicats, ont un discours où la mondialisation est absente. C’est logique! En dehors de la mondialisation, la seule chance de survie pour les régions… ce sont les subventions.  Le meilleur moyen de contrôler. Un réseau à 100% public qui se donne une mission extra-paroissiale? Ce serait une révolution au Québec.

Recette pour une mondialisation réussie

Des étudiants étrangers stimulent la Gaspésie

Gaspé se mondialise

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :