Conflit de générations

Conflit de générations

Jamila Mannani, Casablanca, Maroc  Dossier famille

Preuve que les pays ont beaucoup évolué, l’ancienne génération ne se reconnaît pas à travers ses enfants. Hier soir, mon père a demandé à ma soeur, qui prépare une maîtrise en finances: «Que pensent tes camarades de la guerre en Irak?» Elle l’a regardé d’un air incrédule et lui a répondu: «Rien» Il insiste: «Comment rien? Vous n’en parlez pas entre vous?» Sa réponse l’a sidéré: «Non», a-t-elle dit avec une désarmante simplicité.

«L’université, qui était le lieu de tous les débats idéologiques et le bastion de toutes les contestations politiques, n’est-elle donc plus qu’une usine à diplôme? Les temps ont décidément beaucoup changé», a répliqué mon père. «Les jeunes d’aujourd’hui sont excessivement matérialistes. Ils sont plus soucieux de gagner de l’argent, le plus possible et le plus rapidement possible, que de forcer l’estime de leurs semblables. Chez eux, la réussite se juge aux signes extérieurs de richesse (voitures, voyages, etc.), et le chic réside dans la high-tech: ordinateur, DVD, cellulaire… Les jeunes fuient les débats d’idées et cherchent des solutions clés en main, explique mon père. «D’ailleurs, ils sont plus curieux de découvrir une nouvelle gamme de téléphones portables qu’un nouvel ouvrage de philosophie ou un essai politique. Insensibles aux idéaux de justice et de liberté, jadis chers à leurs parents, ils ont perdu le sens de l’engagement pour une cause, un idéal, une idée.»

Conflits entre les générations

Matérialistes et opportunistes, disent les uns, pragmatiques et ambitieux répondent les autres. Passer de l’austérité à la prospérité, suivre le chemin inverse. Tels sont les conflits entre les générations.

Personnellement, je pense que les liens entre les générations humanisent le temps. À travers eux, le temps se mesure au nombre de visages humains qui se succèdent, se ressemblent, se différencient, se contestent, dans la famille et dans la société. Les liens entre générations donnent sens au déroulement de la vie. À travers eux se produit une sorte de mutation des valeurs.

Une reconnaissance réciproque peut limiter les dégâts de la société actuelle: difficultés d’insertion sociale et en emploi des jeunes, méfiance à leur égard, alors que beaucoup d’adultes défendent leur place, retrait brutal des aînés, sentiment d’inutilité, perte d’estime de soi. N’y a-t-il pas chez les jeunes et les aînés une dramatique commune? Les premiers ont peine à trouver leur place, les seconds la perdent cruellement. N’y aurait-il pas des solutions à trouver à travers la réinvention ou la réanimation de solidarités de générations?

Je suis une jeune marocaine, étudiante en 3e année à l’Institut des Hautes Études de Management de Casablanca.

Je suis passionnée par l’écriture. Mon stylo et mon clavier ont vraiment quelque chose de magique. Ils me permettent de voir la vérité en face, d’arrêter de me mentir. J’ai toujours eu une nette préférence pour les problèmes qui touchent ma communauté, mon pays, ma société…

L’art, l’écriture. Du plus loin que je me rappelle, j’ai toujours rêvé. Je suis un coeur qui accorde toute son importance aux seules et vraies valeurs de la vie, de la vraie vie! L’écriture fait partie de mon quotidien, que j’en vive ou pas n’a pas d’importance. C’est l’amour de l’écriture qui guide mes pas.

VOS COMMENTAIRES SUR CONFLITS DE GÉNÉRATIONS.

Autres textes sur la famille et sur la société:

Ressources pour les familles et les enfants

Témoignage: l’impuissance d’un père

Moment privilégié entre son père et son fils: Soirée du Hockey

Réalité à respecter: Familles homoparentales

Influences des parents sur l’éducation de leur jeune

Papa rapper

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

.

VOS COMMENTAIRES SUR CONFLITS DE GÉNÉRATIONS.

Fond des générations: un leurre

Fond des générations: un leurre

Pierre Péloquin

«C’est un budget pour l’avenir, pour assumer nos responsabilités envers les générations futures.» Ainsi parlait le ministre des Finances du Québec, Michel Audet, en déposant son budget pour l’année 2006.

Le ministre Audet a créé le Fonds des générations à cette occasion. Sa trouvaille, pour réduire notre dette, nous permettra d’accumuler 30 milliards d’ici 20 ans. Et comment compte-t-il s’y prendre? En demandant à Hydro-Québec de payer des droits sur l’eau utilisée dans la production d’électricité. Les producteurs privés d’électricité versent des droits sur l’eau au gouvernement. Pourquoi notre société d’État ne ferait pas de même? Et comment Hydro réussira à garnir à la fois le Fonds des générations et les coffres de l’État? En misant sur l’exportation d’électricité grâce aux prochains grands barrages et en améliorant son efficacité… Et, fort probablement, par une hausse des tarifs.

La pauvreté du Québec: un leurre?

Le discours omniprésent, en ce moment, est que le Québec est pauvre. Qu’il croule sous les dettes. 118 milliards $, voilà où nous en sommes. Tant les politiciens que les économistes, en passant par les gens d’affaires et les journalistes, nous martèlent de prévisions alarmantes. Ils jouent avec les sentiments de la population: il faut régler le problème de la dette pour le bien-être de nos enfants.

Pourtant, la dette, depuis 8 ans, est passée de 52% à 43% du produit intérieur brut (PIB). Cet indice mesure la richesse que nous produisons. Le PIB, c’est notre pouvoir d’achat. En moins de 10 ans, on a baissé la dette d’environ 10%. Par exemple, un individu qui a une dette de 5 000$ et un salaire de 10 000$, aura davantage de difficultés à rembourser qu’un autre qui doit 10 000$, mais dont le salaire s’élève à 25 000$. Ce dernier a une dette 2 fois plus grande que le premier. Mais son pouvoir d’achat est également plus grand. C’est la même chose pour le Québec. Notre dette augmente – 3 milliards par année -, mais notre richesse s’élève encore plus vite. Parce que notre économie, quoiqu’en di-sent nos élites politiques et économiques, roule bien.

De plus, jamais notre gouvernement avait si peu dépensé dans ses programmes, par rapport à son pouvoir d’achat. Les dépenses sont à leur plus bas depuis les 35 dernières années. Autre fait, les Québécois quittent les classes pauvres. Entre 1998 et 2003, 250 000 Québécois ont amélioré leur sort, quittant les bas-fonds salariaux. Le nombre de riches a également augmenté. La classe des 100 000$ et plus a presque doublé dans le même intervalle.

Et nous sommes pauvres? Non. C’est un mensonge concocté par les élites économiques et politiques. Il y a consensus entre les deux cliques dominantes, le politique et l’économique. Le politique reçoit une nouvelle source de revenus, l’économique accepte, parce qu’il n’aura pas à payer pour les services.

À qui profitera le Fonds des générations?

Les babyboomers sont à l’aube de leur retraite. C’est eux qui ont endetté l’État. Maintenant qu’ils prennent leur retraite, aux frais du contribuable, ils veulent désendetter. Pourquoi? Il va y avoir une baisse considérable du nombre de contribuables. Les statistiques sont claires à ce sujet. Alors les élites craignent pour leurs privilèges. S’il y a moins de travailleurs et que la dette provinciale augmente, qui paiera leurs retraites? Qui paiera pour leurs soins de santé, eux qui vont prendre de l’âge?

La dette est un enjeu uniquement pour les fonctionnaires qui ont une rente assurée par le gouvernement pour les 40 prochaines années. Ces gens ont profité de la Révolution tranquille pour obtenir ce que les générations suivantes n’auront pas: une retraite ou une rente assurée par l’État. C’est pour ça qu’ils veulent la rente naturelle (la taxe sur l’eau) d’Hydro-Québec. Parce qu’elle est plus fiable que les revenus de taxation et d’imposition en raison du bassin des contribuables qui va diminuer.

Que faire des revenus magiques d’Hydro?

Tranquillement, avec le temps, Hydro paie ses barrages comme certains ont terminé de payer leur maison. Avec le prix de l’électricité qui augmente, ça signifie que les surplus de ces barrages, dont l’hypothèque est payée, ne cesseront pas d’augmenter. On appelle ce revenu une rente. On gagne ce revenu sans travailler et sans investir. Surtout, cette forme de taxation, le Fonds des générations, n’a pas d’impacts sur le prix de l’électricité dans le futur. Si Hydro-Québec augmente ses tarifs, c’est uniquement parce que la société d’État veut augmenter ses profits.

Logiquement, cette source croissante de revenus faciles doit supporter les faibles du système de santé plutôt que les élites, qu’elles soient politiques ou économiques. Sécurisons le réseau des CHSLD et les services prioritaires des réseaux locaux. Tout l’enjeu est là. Les stratégies des élites, tant économiques que politiques, consistent à faire payer le peuple ordinaire pour les services de santé aux vieux et aux pauvres.

L’effet sera de dégager des budgets pour de nouveaux services et équipements en santé, principales victimes des resserrements budgétaires. Les élites, sans ce fardeau, pourront se concentrer sur leur tâche d’élite, qui consiste à créer la richesse et non à s’en emparer.

Le désengagement du gouvernement envers le communautaire

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

T-Shirt promotionnel disponible avec votre logo

tshirt-cafe-graffiti-t-shirt-personnalise-votre-logo Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs.

Votre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en rouge, noir ou blanc.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/T-shirts-promotionnels-et-personnalise.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti: (514) 259-6900

 

Communication équitable

Communication équitable

Dominic Desmarais
L’école secondaire Du Phare à Sherbrooke a-t-elle trouvé la recette pour former nos futurs leaders?

La fin des classes est passée. Ils sont 5 jeunes, de secondaire 2 au secondaire 5, à faire des heures supplémentaires en cette fin d’étape. Triés sur le volet par Daniel Lebeuf, un enseignant qui fait office de pierre angulaire dans leur implication, ils s’ouvrent sur leurs motivations.

Il y a Shima, originaire d’Iran, Alixbeth et Tatiana, de Colombie, ainsi que Dany et Marie-Ève, nés ici. Un métissage correspondant à la saveur de l’école où se côtoient une quarantaine de nationalités. «C’est important pour les jeunes d’échanger sur autant de pays. C’est mieux que de faire comme s’ils étaient des étudiants normaux», explique M. Lebeuf, en référence à la richesse que procure ce rassemblement de cultures.

Un café rassembleur

Pour favoriser les échanges et l’implication des jeunes, l’enseignant a créé le Café International. Il s’agit, d’une part, d’un cours s’ouvrant sur les autres cultures et l’implication locale et internationale. D’autre part, c’est un café où l’on vend des produits équitables et qui sert de base pour toutes les activités offertes aux jeunes. J’étais attiré par le commerce équitable et ses principes. Je me suis fait membre d’Oxfam-Québec. Pour avoir l’accès économique et philosophique», affirme M. Lebeuf d’un ton bon enfant.

À travers le Café, Tatiana accueille les nouveaux immigrants fraîchement débarqués à l’école. Elle joue à la traductrice et au guide, explique les règles de l’établissement. «Plusieurs ne connaissent personne. Ils viennent avec nous pour s’intégrer peu à peu», raconte celle qui est arrivée à Sherbrooke il y a maintenant 3 ans et demi.

Shima et Lixbeth, elles, ont participé à un colloque sur le café équitable. C’est par le Café qu’elles se sont inscrites. «Moi, je suis disponible pour vendre au Café. Au début, c’était difficile de convaincre les gens. Mais, grâce au colloque, c’est plus facile, avoue Lixbeth, dans un français hésitant, teinté d’espagnol. Il faut prendre les connaissances avant de s’engager.» La jeune fille est arrivée au Québec il y a un an. Pendant qu’elle parle, Tatiana s’impatiente gentiment, cherchant à terminer ses mots.

Ces jeunes épousent le principe «acheter, c’est voter.» Ils sont sensibles au travail des enfants, s’intéressent à la pauvreté dans le monde. Leurs intérêts trouvent une oreille attentive: M. Lebeuf leur propose toutes les activités qu’il trouve. Ils n’ont qu’à se rendre au Café pour y trouver l’information.

L’Afrique au bout du clavier

Cet homme énergique, dont chaque mot est un rire, n’écarte aucun projet s’adressant aux jeunes. Il fait le pont entre les organismes et les différentes causes qui favorisent l’engagement des jeunes. Ainsi, il a récupéré un projet d’échange Internet entre des jeunes du Niger, en Afrique, et des jeunes du secondaire de Stanstead, en Estrie. Parrainé par la cellule d’Oxfam en Estrie, cet échange visait l’engagement communautaire et l’ouverture sur le monde pour des jeunes vivant l’isolement à Stanstead.

L’école a fermé ses portes, le projet a suivi les participants à Magog. Il n’a pas levé. M. Lebeuf l’a récupéré, le rajoutant aux activités du Café. Oxfam, qui prône la coopération et la solidarité internationale, a offert un agent de projet chargé d’animer les échanges avec le Niger. 13 écoliers ont participé. Ils ont échangé sur la mondialisation, la religion, les différences culturelles.

Marie-Ève Lebeuf, fille du professeur, fait partie du programme international de l’école. Elle s’intéresse aux principes du commerce équitable et a participé à une simulation de l’ONU. «Dans l’échange avec le Niger, on discutait d’un thème chaque mois. Sur ce qu’on voulait. Au début, on s’écrivait des courriels une ou deux fois par semaine. Aïchatou m’expliquait les problèmes de santé là-bas, la polygamie», raconte-t-elle, un peu réservée. «Les jeunes ont beaucoup apprécié», affirme Étienne Doyon, animateur des échanges, qui a été coopérant au Togo pendant 4 ans. Le jeune homme, au verbe facile, transmet sa passion de rassembler, dans l’harmonie, des cultures.

Après ce premier essai d’échange, le jeune homme voit des améliorations à apporter. «Les jeunes qui ont participé n’étaient pas déjà engagés dans leur réalité locale. C’est ce sur quoi on travaille. Par exemple, il y a de la pauvreté à Sherbrooke. Le Niger, c’est pauvre aussi. Ils auraient pu échanger sur la pauvreté, mais nos jeunes ne connaissent pas cet aspect de Sherbrooke.» Mieux connaître sa propre réalité, pour faciliter sa compréhension des autres réalités.

Un réseau de jeunes

Fort de ce constat, les bénévoles d’Oxfam-Estrie veulent créer un réseau qui s’alimenterait de lui-même. Ce réseau serait articulé autour de Michel Carol, responsable de la cellule estrienne, de M. Lebeuf, d’Étienne, d’étudiants du cégep et de l’Université de Sherbrooke, des cellules dans les écoles secondaires et les Maisons de jeunes de la région.

On travaillerait avec les leaders de ces groupes pour les nourrir en activités. Pour se créer un espace d’action, de mobilisation. Pour vivre au quotidien les principes d’équité, de solidarité. On ferait le pont des activités. Il manque souvent de concertation, parce qu’il y en a beaucoup, de différents organismes», explique d’un trait le jeune animateur. Le modèle de l’école Du Phare serait repris par d’autres établissements.

Une implication continue

Les bénévoles d’Oxfam voient plus loin. Ils veulent boucler la boucle, avec leurs jeunes. «Souvent, quand ils quittent le secondaire, on leur dit bye-bye, trouve-toi d’autres activités. On a plus rien pour toi. On aimerait que le jeune poursuive comme mentor. Pour que nos jeunes leaders du secondaire puissent s’identifier à celui qui vient de terminer. Ce serait une prise de responsabilité progressive.

Après avoir été mentor, le jeune pourrait aller sur le comité régional d’Oxfam ou s’impliquer dans une cause plus précise. Qu’ils puissent poursuivre leur implication comme moi», dit Étienne, convainquant. Former des jeunes leaders qui, à leur tour, formeront la relève. Voilà l’idée d’un petit groupe d’adultes de Sherbrooke.

Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/10/chien-de-garde-pour-produit-equitable/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/carrefour-tiers-monde/

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Steven s’éteint avec ses rêves

Steven s’éteint avec ses rêves
Raymond Viger, Volume 14.4

Un jeune rappeur Hip Hop de 20 ans est retrouvé assasiné dans son appartement. Facile de s’imaginer que la culture Hip Hop est reliée à la violence, aux gangs de rue et aux activités criminelles.

Il ne l’a pas eu facile. À 12 ans, il emménage dans Hochelaga-Maisonneuve. Parce qu’il est le petit nouveau et parce qu’il est premier de classe, il se fait battre tous les jours. Il apprend à encaisser, mais surtout à se défendre et à répliquer. Steven, un grand sensible, a appris à se cacher sous le visage d’un tough, d’un vrai de vrai.

À 17 ans, c’est la recherche d’un père encore inconnu. Steven le retrouve. Son père refuse de le reconnaître. Une expérience traumatisante pour un enfant. Steven dérape vers la drogue et connaît rapidement la prison.

Steven fait la rencontre de Dub D, le producteur d’un petit label Hip Hop: Achipé Achopé. Pendant une année entière, Dub D lui fait pratiquer le rap, l’enregistre, l’encourage. Steven est une révélation. Sa première toune, Criminel de l’Est, se démarque de tout ce qui s’était déjà fait dans le Hip Hop. Pendant toute l’année 2005, Steven se consacre à son art, développe son talent. Il enregistre trois compilations en CD et DVD avec Dub D.

Le 18 décembre 2005, un mari violent veut revoir son ex. Il sonne sur n’importe quelle sonnette du bloc appartement pour se faire ouvrir la porte de l’entrée. Par un mauvais hasard, il sonne à l’appartement de Steven. La porte de son appartement s’ouvre au moment où un homme, aveuglé par la violence, frappe énergiquement dans la porte d’à côté pour que son ex lui ouvre. Quatre jours avant d’avoir ses 21 ans, Steven est retrouvé mort dans son appartement, battu à coups de marteau, de barre de métal et poignardé. Steven est décédé tout simplement parce qu’il a ouvert la porte à l’ex de sa voisine…

Rien à voir avec les gangs de rue. Rien à voir avec la drogue. Rien à voir avec de mauvaises fréquentations. Juste un jeune qui, depuis un an, avait découvert sa nouvelle vocation, et qui s’est retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.

Son producteur, Dub D, est toujours sous le choc. Comme s’il venait de perdre son enfant. Il demeure devant son studio, incapable d’enregistrer et de continuer son travail. Plus rien ne l’intéresse, plus rien ne le motive.

Pour s’aider à vivre son deuil, il décide de nous rencontrer pour exprimer ce qu’il a sur le coeur. Il veut rendre un dernier hommage à son ami, son protégé. Face aux nombreux talents issus de la culture Hip Hop, Montréal possède peu de ressources pour ces jeunes. Dub D voudrait être riche et leur offrir du travail, des équipements pour enregistrer, des occasions pour qu’ils prennent leur place.

Alors que plusieurs associent la culture Hip Hop à la violence et la relie aux gangs de rue, un jeune rappeur prometteur s’éteint.

Textes sur gang de rue, et le hip hop.

Sur le chemin de sa vie: 89 ans de sagesse

Sur le chemin de sa vie: 89 ans de sagesse

Dominic Desmarais
Béatrice Amiot n’aime pas travailler avec les gens de son âge. Ils pensent qu’ils savent tout. Elle croit plutôt en la jeunesse, qu’elle tente non pas d’aider, mais d’informer afin qu’ils prennent conscience de leur capacité de prendre leur vie en main.

Le ton de la voix, énergique et bon-enfant, trompe facilement. Béatrice a 89 ans bien sonnés. Avec elle, pas de morale, de jugement. Elle a compris: pour aider autrui, il faut montrer la voie et non en imposer une.

Béatrice transpire le bien-être. Pas étonnant, elle écrit couramment sur l’individu et la voie du bonheur. Pourtant, elle, si optimiste aujourd’hui, a eu une vie difficile qui l’a menée vers le burn-out. Aînée d’une grande famille, Mme Amiot avoue avoir vécu pendant 50 ans comme un calque de son père. «Mon père a eu beaucoup d’influence sur moi. J’avais développé mon côté masculin plus que mon côté féminin. Je regardais les gens plus sévèrement.»

Ses parents sont placés en foyer d’accueil mais son père est incapable de s’adapter à son nouvel environnement. «Je l’ai repris à la maison. Pendant 3 ans. Je suis devenue épuisée. J’en ai parlé à mon père. Il m’a fait un beau cadeau: il m’a dit je pars pour ton bien-être.»

Béatrice commence alors un voyage intérieur. Elle va à sa propre rencontre. «Avant 50 ans, on organise sa vie à l’extérieur, pas à l’intérieur», affirme l’octogénaire qui en a long à raconter sur la vie. «Je trouve que le monde d’aujourd’hui n’est pas beau. Mais j’ai toujours confiance. Il faut travailler sur l’individu. Je n’en reviens pas comme on est savant de nos jours. Nous avons plein de connaissances mais, en même temps, on ne sait rien sur soi.»

Dans son livre, Sur le chemin de notre vie, Béatrice estime vivre dans une société technologique déshumanisante. «Si la société a haussé le niveau de vie, elle a aussi abaissé la qualité de vie et nous en sommes tous conscients. Les valeurs humaines qui donnent un sens à la vie ont été englouties dans une débâcle du progrès.» La vie extérieure va si vite que l’on oublie notre essence. D’où la perte de nos valeurs.

Après avoir compris qui elle est, trouvé la sérénité, Béatrice a voulu communiquer aux autres comment reprendre possession de leur vie. Sans raconter ses malheurs, sa vie. Simplement dire aux gens, aux jeunes, qu’ils ont la possibilité de se prendre en main. «Ils ne savent pas comment. La société nous amène toujours à fuir notre vie intérieure, nous force à sortir de la réalité, vers l’extérieur. Je ne fais pas le bien, j’informe. Comme on m’a informée quand j’avais une dépression.»

Malgré les histoires d’horreur qui composent notre quotidien, Mme Amiot ne pense pas que le monde soit méchant. «Le monde est souffrant, nuance-t-elle. C’est pour ça que certains deviennent méchants. Nous enseignons aux gens toutes sortes de choses. Sauf la plus essentielle: la vie.»

Béatrice renchérit: «Il faut travailler sur la cause du problème. Qui est responsable de cette misère? Je pense que les adultes ont une grande part de responsabilité. C’est nous qui avons créé cette société. On a créé une société de misère pour nos enfants. Arrêtons de nous péter les bretelles, descendons de notre piédestal.»

Les familles éclatées sont pointées du doigt. Les séparations, l’absence de valeurs familiales, autant de raisons expliquant la perte de repères. Mme Amiot relate une rencontre avec un jeune fraîchement sorti de prison, il y a quelques années. Lui enfilait juron par dessus juron, elle écoutait patiemment. Sa seule question: «Pourquoi agis-tu comme cela?» Malgré la différence d’âge, elle lui a fait réaliser qu’il était bon, qu’il avait du potentiel mais qu’il l’utilisait mal. «Je l’ai revu. Il a un fils de 3 ans. Il m’a dit: je vais en faire un homme comme vous avez fait un homme de moi.» La voix de Béatrice est fière. Pas en raison de son rôle dans le mieux-être du jeune homme. Juste de le savoir heureux. «C’est drôle, je n’ai pas encore rencontré de monde qui n’était pas intéressé à se rencontrer. Ils ne savent juste pas comment.»

Il n’y a pas de solution miracle, pas de théorie, insiste Béatrice. Personne ne peut dire aux autres quoi faire. Surtout quand il s’agit de leur vie. Le travail sur soi doit venir de la personne elle-même. L’idée est simple: pour vivre sa vie, il faut se connaître. Y parvenir semble plus compliqué…

Pour se procurer Sur le chemin de notre vie, contacter Mme Amiot au (450) 743-4561 ou communiquer avec le Centre des aînés de Sorel-Tracy.

Conflit de générations

Sexualité et aînés

Les aînés mal-aimés

Le courage d’une mère aveugle

Pour la dignité et le bien-être des personnes âgées

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Chien de garde pour produit équitable

Merci de visiter notre Boutique équitable

Chien de garde pour produit équitable

Carle Bernier-Genest     Dossiers Équiterre, Protection du consommateur, Commerce équitable, cartes anniversaire et Calendrier 2012

Pour être étiqueté produit équitable, il faut que le produit respecte 5 principes: le juste prix, le commerce direct, un engagement à long terme et l’accès au crédit, un développement communautaire et écologique ainsi qu’une gestion démocratique et transparente.

Pour s’assurer du respect de ces 5 principes, un système de certification est mis en place afin de vérifier que toute la chaîne d’approvisionnement correspond aux critères du commerce équitable.

Certification des producteurs

En premier lieu, le contrôle s’effectue auprès des paysans qui cultivent la matière première ou conçoivent le produit. La certification est effectuée par Fairtrade Labelling Organizations International (FLO) dont les agents se rendent directement dans les champs. Idéalement, les producteurs devraient recevoir la visite des agents de FLO une fois par année. Présentement, la norme tourne autour d’une fois aux deux ans, sans compter les visites surprises. Les coopératives n’ont pas le choix d’ouvrir leurs livres si elles veulent conserver leur certification équitable.

FLO, un organisme indépendant qui établit les normes et les procédures du commerce équitable, ne vend aucun produit. Il joue le rôle de chien de garde.

Certification des acheteurs

Une fois le produit acheté par un commerçant d’un pays industrialisé, le contrôle se poursuit. FLO laisse à d’autres organismes le soin de s’assurer du respect des règles du commerce équitable. TransFair Canada est l’organisme au pays chargé de contrôler les entreprises. TransFair regarde les achats, les activités de transformation et les ventes de produits équitables des entreprises canadiennes. L’organisme certifie qu’il n’y a pas de différence entre ce que FLO a vérifié et ce que le consommateur achète.

Une certification contournable?

Le commerce équitable ne peut souffrir d’un scandale sans que sa crédibilité ne soit entachée. Pour le bien du système, FLO ne peut se permettre d’être laxiste. Également, d’autres organismes internationaux vont vérifier sur le terrain par eux-mêmes. Par exemple, Équiterre fait de la contrevérification. Oxfam-Québec, qui achète du café équitable pour le revendre ici, fait également de la vérification de son côté. Personne ne peut se permettre un scandale.

Un système qui favorise toute la communauté

L’effet du commerce équitable ne touche pas que le producteur mais toute sa communauté. Tous les producteurs,  y compris ceux qui ne font pas partie du système, en profitent grâce aux informations des producteurs du commerce équitable. L’analphabète, dupé par les intermédiaires, a maintenant des informations sur le prix de son produit sur le marché, le coût du transport et bien d’autres renseignements. Il détient un certain pouvoir, grâce au producteur du commerce équitable, pour mieux négocier. On se rend compte que, là où le commerce équitable est présent, les producteurs locaux ont vu leurs prix augmenter. Raison de plus pour acheter équitable!

Produits du commerce équitable: café, thé, riz, bananes, cacao, sucre, miel, jus de fruits, ballons de sport

À venir: fruits, vins, huiles, beurre de karité

Café équitable: 3% des ventes de café au Québec, 2% au Canada

Production par environ 800 000 travailleurs dans les pays du Sud

Les ventes de produits certifiés équitables augmentent de 10 à 20% par année depuis 1997

Autres textes Protection du consommateur:

Taux promotionnel CIBC VISA et fausses représentations

Quand l’argent des cartes de crédit disparaît de la circulation

Fausses représentations des cartes de crédit

Carte de crédit et taux usuraire

Dépassement de la limite autorisée

Endettement sur carte de crédit

Canadian Tire devient une banque et une carte de crédit

Ressources protection du consommateur

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
courrier@protegez-vous.ca
2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
Montréal (Québec) H2K 1C3

Pour un abonnement à Protégez-vous.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Educateurs en péril

Educateurs en péril

Alain Martel, travailleur de rue, Montérégie 

Ça brasse dans les écoles. Ce n’est pas une trop grosse nouvelle, me direz-vous, mais je suis surpris de la tournure des événements.

Depuis que je travaille, j’ai rencontré plein de gens avec qui j’ai développé de bons liens professionnels. Parfois, ces liens se sont développés encore plus. Une amitié un peu bizarre, parce qu’on ne s’appelle pas pour sortir, pour prendre un café ou pour se présenter nos conjoints ou conjointes. Ça demeure au niveau professionnel, mais avec un intérêt supplémentaire envers les humains que nous sommes.

À chaque rencontre, à chaque appel, à chaque occasion que le métier amène, il y aura toujours un temps où l’on s’inquiète de l’autre, où l’on s’intéresse à ses émotions et ses sentiments. On partage tout ça avec passion et simplicité. Il y a déjà eu quelques larmes et quelques étreintes parce que nous avions réussi à aider quelqu’un, ou encore parce que nous avions échoué.

Il en est ainsi de ma relation avec Charles. C’est un nom fictif pour ne pas mettre mon ami dans le trouble. Charles travaille dans une école. Il s’occupe de jeunes qui ont ou pensent avoir des problèmes de consommation de drogues. Ce qui m’unit à Charles, ce sont toutes les histoires d’horreur qu’il a entendues depuis maintenant 16 ans. Il continue d’en entendre presque à chaque jour. Des jeunes qui ont été violés et qui consomment afin de passer une autre journée sans mourir, des jeunes abandonnés par le monde adulte, des jeunes plein d’histoires plus tristes les unes que les autres. Il vit quotidiennement les élans de jeunes qui veulent être entendus et prennent la voie de la toxicomanie, mais aussi de la violence, des fugues, des tentatives de suicide.

Ça faisait longtemps, presque quatre ans, que je n’avais pas parlé à Charles. Puisque je suis sorti du travail de rue, puisqu’il a pris un congé sabbatique; pour des raisons aussi bonnes les unes que les autres. Et voilà qu’un matin, j’ai un message sur mon répondeur. Et là, je pars dans le monde des souvenirs. La voix de Charles me rappelle certaines aventures que nous avions vécues. Par exemple, il suivait une jeune fille de 16 ans qui consommait par injection. Il me l’avait référée. C’était la première fois que nous travaillions ensemble. En utilisant plusieurs stratégies, mais aussi parce qu’il avait accepté de contourner certaines règles de son école, nous avons réussi à aider cette jeune fille qui ne consomme plus depuis ce temps.

Charles et moi sommes très heureux de nous revoir. On se donne des nouvelles, on se met à jour. Il me raconte: «depuis quelques années, la situation a bien changé. Depuis que les négociations sont plus médiatisées, c’est encore plus difficile. On dirait que la direction le prend personnel. Elle coupe dans un paquet de services aux étudiants. Elle ne nous supporte plus. Un ami professeur s’est fait attaquer par des élèves, il s’est fait battre et on lui conteste son droit à la CSST, en refusant d’admettre l’événement. Je me sens tellement isolé. On me commande de suivre des élèves qui ne sont plus à l’école. On augmente ma charge de travail. Je subis l’intimidation des étudiants et de la direction. Personne ne veut ou ne peut s’allier à nous sous peine de représailles. On se croirait dans un mauvais film de série B. Je suis désespéré. La semaine dernière, j’ai vomi dans le stationnement de l’école. Je suis tanné, écrasé. Je serais mieux de travailler dans une usine à mettre des couvercles en métal sur les boîtes de petits pois. Ça serait plate mais, au moins, je pourrais entrer chez moi sans avoir besoin de cachets pour dormir.»

Pour dire la vérité, Charles est la combinaison de trois personnes du milieu scolaire avec qui j’ai parlé la semaine dernière. Ce que je décris, comme relation, est exact. Ce qui me dérange dans leurs histoires, c’est que le conflit sacrifie des êtres humains qui avaient une passion, une volonté de faire les choses en sachant qu’ils pouvaient faire une différence dans la vie de quelques-uns.

L’état actuel du système d’éducation tue les passions à petit feu. Certains sont épuisés. La fragilité de leur santé mentale est visible. Il y aura peut-être des gens qui mourront de ça. Autant physiquement que psychologiquement. Le milieu scolaire développera des employés amers qui rendront les étudiants amers et on aura une vie amère. Vous pensez que j’exagère? Mais si vous avez une chance de vous faire raconter la vie dans les écoles depuis septembre, prenez le temps de bien entendre et comprendre ce que l’on vous raconte. On a le réflexe de penser qu’ils se plaignent le ventre plein. Prêtons-leur une oreille. Merci de me lire. Merci de me publier.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.