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Bell Mobilité, incapable de protéger ses consommateurs de cellulaires contre les abus

Dossier protection du consommateur807530_18782909

Mon garçon Patrick vient de recevoir son compte de cellulaire Bell Mobilité.  Surprise, des frais plus élevés qu’à l’accoutumée nous surprennent. Il y a des frais pour des messages textes qu’il reçoit. Chaque message texte coûte 15 sous.

Notre surprise vient à la ligne suivante du compte de cellulaire. Des frais pour des programmes de message texte. Chacun de ces programmes sont facturés à 1,50$. Patrick n’ayant téléchargé aucun programme pour les messages textes, nous appelons Bell Mobilité pour tenter de comprendre ces nouveaux frais.

Le représentant nous explique que lorsque nous allons sur des sites Internet ils nous demandent notre numéro de cellulaire. À partir des numéros recueillis, ces sites envoient des messages textes spécialisés tel que les services de météo et autres services non demandés. Et ces services spécialisés non-demandé sont facturés à 1,50$ chacun! Et les sites spécialisés s’échangent l’information vous envoyant toutes sortes de messages textes que vous payés.

Nous demandons au représentant de Bell Mobilité ce qui peut être fait pour empêcher ces vendeurs de services de nous envahir sur le cellulaire et de nous arnaquer. Le représentant nous dit que Bell Mobilité ne peut rien faire. Il nous propose qu’à chaque fois qu’un reçoit l’un de ces messages de répondre STOP et qu’il ne devrait plus recommencer. En espérant cependant que ce site à qui on demande d’arrêter n’a pas fournit le numéro de cellulaire à tous ces petits copains spammers.

Morale de cette histoire, ne jamais donner un numéro de cellulaire sur un site Internet pour éviter de vous faire envahir par des sites spécialisés qui vous facturent 1,50$ par texte envoyé.

Morale de cette morale, quand le fournisseur de service dit qu’il ne peut rien faire pour nous protéger contre cet envahissement mais qu’il nous facture 1,50$ par texte reçu, peut-on dire que Bell Mobilité est complice dans cette histoire?

Commentaires sur cellulaire de Bell Mobilité

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-l-queb CD de musique Soul, R n B., Hip Hop. Rappeur et rap music de Bu The Knowledgist, L’Queb, HD, Marilyn, Ol1KU. 9,95$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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L’auto-partage, une solution économique

L’auto-partage, une solution économique
Marie-Claude Marsolais, Vol 15-1, octobre 2006

Moins chère qu’être propriétaire d’une voiture et beaucoup plus flexible que la location, l’auto-partage est une excellente option.

Faire de l’auto-partage, c’est adhérer à une entreprise propriétaire d’une centaine de voitures, dont les membres se partagent l’accès. Cela permet aux membres d’utiliser une voiture sans se ruiner.

L’entreprise québécoise Communauto offre ce genre de service. Un droit d’adhésion de 500$ est requis, remboursable en totalité lorsque le membre quitte l’organisme. Différents forfaits sont offerts aux membres. Les tarifs de location varient entre 1,50$ et 2$/heure ou 35$ à 40$ pour 24 heures. Le coût de l’essence est remboursé par Communauto.

Autres avantages, les usagers n’ont pas à s’occuper de l’entretien du véhicule ou des assurances. La réservation se fait sur Internet ou par téléphone.

Les voitures de Communauto sont accessibles à toute heure du jour ou de la nuit. Elles sont réparties dans plusieurs quartiers de Québec, Sherbrooke, Gatineau, ainsi que du grand Montréal. On retrouve sur leur site Internet, les différents numéros de téléphone selon les régions concernées.

Autres textes sur l’environnement.

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/28/un-engament-qui-fait-des-vagues/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/07/amour-sans-frontieres/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/06/trois-femmes-dans-la-bataille-de-lenvironnement/

Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

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Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

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DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

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Vendre son automobile

Vendre son automobile
Chantal Racine, Vol 15-1, octobre 2006

Dossier Protection du consommateur

Office de la protection du consommateur

Vous avez décidé de vous procurer une nouvelle automobile et vous désirez vendre votre voiture par la même occasion? Vous avez le choix de la donner en échange au concessionnaire ou encore de trouver vous-même un acheteur. Saviez-vous que, dans ce cas, vous pourriez bénéficier des services du concessionnaire pour les formalités de transfert de propriété du véhicule? C’est ce qu’on appelle une vente d’accommodement.

Les conditions d’une vente d’accommodement

Pour être sûr qu’il s’agisse vraiment d’une vente d’accommodement, quatre conditions sont essentielles:

• Votre automobile usagée doit être donnée, en paiement, partiel ou complet, au concessionnaire lors de l’achat de votre nouvelle automobile;

• La vente de l’automobile usagée doit être faite uniquement à l’acheteur que vous avez trouvé;

• Le prix de vente de votre automobile usagée doit correspondre à celui sur lequel votre acheteur et vous, vous êtes entendus;

• Le contrat doit comporter votre attestation écrite à l’effet que vous vendez votre véhicule à l’acheteur.

Si l’une ou l’autre de ces conditions ne sont pas respectées, il s’agira alors de transactions ordinaires entre un commerçant et deux consommateurs (un premier qui vend son automobile usagée et un deuxième qui achète cette même automobile d’occasion).

Les avantages de la vente d’accommodement

La vente d’accommodement vous facilite la vie. En effet, c’est le concessionnaire qui se charge des formalités administratives. Les taxes applicables à l’acquisition de votre nouvelle automobile seront calculées sur le montant déboursé, soit le prix de vente moins la valeur accordée à votre ancienne automobile. De son côté, votre acheteur devra acquitter la TPS, ce qu’il n’aurait pas eu à faire en vous l’achetant directement.

Les frais exigés

Le concessionnaire ne peut exiger de frais pour accepter de faire cette transaction. Toutefois, il pourrait demander un remboursement des coûts réels déboursés pour réaliser la transaction. Si ces frais constituent un profit, même minimal, il sera considéré comme le véritable vendeur de l’automobile. Il devrait alors respecter les dispositions de la Loi sur la protection du consommateur relatives à la vente de véhicules d’occasion, soit apposer une étiquette sur l’automobile (fournissant l’historique et tous les détails du véhicule), accorder à l’acheteur le bénéfice de la garantie légale (varie selon le kilométrage du véhicule) et lui fournir un contrat conforme (définissant les responsabilités du concessionnaire et le liant à l’acheteur).

Votre acheteur peut-il exercer des recours contre vous ?

Advenant un problème avec votre automobile usagée, l’acheteur pourrait exercer des recours contre vous. Selon la loi, ce particulier n’a aucun lien avec le concessionnaire qui a réalisé la vente d’accommodement. Votre acheteur peut exercer ses recours contre le fabricant pour les défauts de fabrication.

Pour plus d’information

Si vous désirez obtenir des renseignements supplémentaires sur la vente d’accommodement d’une automobile, communiquez avec l’Office de la protection du consommateur au 1-888-672-2556 ou consultez le site à l’adresse suivante: www.opc.gouv.qc.ca.

Autres textes sur Protection du consommateur

Agences de recouvrement: harcèlement

Depo-Provera: effets nocifs

Automobile: location à long terme

Contrat: peut-on l’annuler?

Produit équitable: 5 principes

Automobile: Vente

 APA: protection des automobilistes

Charlatan: près de chez soi

Centre de remise en forme

Centre de santé

Salon de bronzage, dangers, risques et conséquences

Le commerce itinérant

Payer le juste prix

Le medicament Mirapex provoque le jeu compulsif

Ressources protection du consommateur

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
courrier@protegez-vous.ca
2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
Montréal (Québec) H2K 1C3

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
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Pharmacie.net pas toujours nette

Pharmacie.net pas toujours nette

Marie-Lyne Caisse                    Dossier Santé.

Sur des milliers de sites Internet, il est possible d’obtenir sans ordonnance des produits contre les problèmes érectiles à des prix défiant toute concurrence. Est-ce légal? Y a-t-il des risques pour votre santé?

L’usage du Viagra, Cialis ou Lévitra, utilisés pour traiter les problèmes d’érection, ne peut se faire sans l’avis du médecin et sans les conseils d’un pharmacien, car ce n’est pas sans risque pour la santé. Souvent, ces entreprises n’affichent pas leurs coordonnées sur leur site. Vous n’avez donc aucun moyen de savoir où elles sont situées en cas de problème, ni où elles obtiennent leurs médicaments. De plus, vous n’avez aucune garantie quant à la qualité du produit reçu.

Viagra et sexologue

«La consultation est essentielle», explique Mélanie Tremblay, sexologue dans une clinique d’évaluation et de traitement sexologique. «Dans certains cas, elle permet de constater que la prise de médicaments n’est pas nécessaire ou que le problème d’érection est lié à une maladie comme le diabète, à une cause psychologique ou à une mauvaise connaissance du corps.»

Conséquences et effets secondaires du viagra

La liste des contre-indications est longue. C’est pourquoi il est important de consulter. «La rencontre avec le médecin est indispensable. Il évalue la santé du patient et voit s’il est convenable ou non qu’il prenne du Viagra. Il y a des contre-indications et des effets secondaires non négligeables. Moi, j’autorise la prescription», explique Maxime Fontaine, pharmacien. «Je rencontre le patient en consultation privée. Je lui donne une fiche qui lui explique en détail l’utilisation du médicament. S’il y a des complications par la suite, il peut me contacter, ce que l’achat par Internet ne permet pas.»

La vente de médicaments sur Internet

«La vente de médicaments sur Internet est illégale», souligne Véronique Allaire, responsable des communications à l’Ordre des pharmaciens du Québec. «La grande majorité des sites, cependant, sont à l’extérieur du Québec, et nous n’avons aucune juridiction contre eux. Il est déjà arrivé que des pharmaciens du Québec exercent la vente de médicaments en ligne. Il y a eu des plaintes contre eux. Certains ont même été radiés pour quelques années, d’autres à vie.»

Autres textes sur la santé.

Viagra, érection et aphrodisiaque naturel

Viagra contre le décalage horaire

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Des pieds, des mains et de l’audace !

Des pieds, des mains et de l’audace !
écrit par Arianne Clément, Dossier Santé mentale

danse handicapé santé mentale

La troupe des arts de la scène Des pieds et des mains se distingue par ses productions de spectacles modernes qui mettent en scène des artistes atteints de déficiences intellectuelles

L’année dernière, on m’a offert un billet pour assister à Leçons, pièce qui fusionnait la danse et le théâtre sur un texte d’Eugène Ionesco. Cinq des huit chorégraphes et acteurs souffrent de différents handicaps mentaux. Par politesse, j’ai accepté l’invitation. Je croyais que les éloges que l’on faisait de ce spectacle relevaient plutôt de la charité humaine que d’une réelle qualité d’interprétation ou de la mise en scène.

J’ai été estomaquée par la puissance du spectacle. La particularité des comédiens donnait un tout nouveau sens au texte qui se veut absurde à la base. L’interprétation franche, naïve et ludique était en parfaite harmonie avec la mise en scène et avec le discours sous-entendu de la pièce. C’était un spectacle de calibre professionnel, riche en symboles, intelligent, inusité et émouvant, qui s’inscrivait tout à fait dans un courant de danse et de théâtre contemporains. J’ai rencontré la chorégraphe Menka Nagrani pour nous parler de ce spectacle.

Arianne Clément: Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler la danse avec des personnes atteintes de déficiences intellectuelles?

Menka Nagrani: J’ai commencé par hasard. J’enseignais la danse à différents groupes quand le Centre d’art des muses, un centre de formation sociale et professionnelle des arts de la scène pour les handicapés, m’a approchée. Je donne des cours pour cet organisme depuis maintenant cinq ans et ce travail m’a permis de rencontrer Richard Gaulin, le metteur en scène avec qui j’ai fondé la compagnie Des pieds et des mains. Nous travaillons encore en collaboration avec le Centre d’art des muses, où nous recrutons tous les comédiens.

A.C.: Considérez-vous que votre travail a un aspect thérapeutique?

M.N.: Oui, mais je ne fais pas d’art thérapie. En art thérapie, ce qui est important, c’est le processus et non le résultat. Pour nous, c’est le contraire; l’important c’est de faire un spectacle de qualité avec des critères artistiques élevés et un fini professionnel. Il n’en demeure pas moins que le processus de création et le fait de participer à un spectacle, d’être vu, entendu et applaudi est assurément thérapeutique.

Les personnes marginalisées sont rarement valorisées dans leur vie quotidienne. L’art permet d’exprimer et de libérer des émotions, ce qui n’est pas rien. Il faut aussi considérer les retombées sociales. Les comédiens sont considérés comme des professionnels. On leur offre un travail rémunéré, ce qui leur permet d’acquérir une certaine autonomie et une meilleure position sociale.

A.C.: Qu’est-ce qui pousse les personnes handicapées à faire de la scène?

M.N.: Les interprètes que nous avons recrutés au centre sont passionnés par les arts de la scène. Ils aspirent à devenir acteurs. D’ailleurs, une des interprètes, Geneviève Morin-Dupart, a actuellement un petit rôle dans un téléroman et elle a déjà joué dans un film.

A.C.: Est-ce qu’ils saisissent le sens ou l’aspect politique de ce qu’ils interprètent?

M.N.: Ils ne comprennent pas tous les sens qu’une réplique peut avoir mais ils comprennent au premier degré. C’est ce qui permet une interprétation juste, brute, pure et non censurée.

A.C.: Quelles sont les difficultés lorsque l’on travaille avec ces personnes?

M.N.: Il faut gérer des comportements souvent primaires et très émotifs. Nous devons créer à partir des contraintes dues aux différentes déficiences des interprètes. Le processus est donc plus compliqué et plus long.

santé mentale danse handicapé

A.C.: Vous êtes allés présenter la pièce en Belgique. Comment s’est passée l’expérience?

M.N.: C’était dans le cadre d’un festival international de théâtre et de danse consacré aux compagnies travaillant avec des personnes ayant un handicap intellectuel. C’était une superbe expérience car nous avons eu la chance de voir les productions de neuf compagnies venues de partout dans le monde. On a aussi participé à des ateliers, des tables rondes, des discussions et des conférences qui traitaient de l’art et des déficiences intellectuelles. De plus, la pièce a été bien reçue.

A.C.: Considérez-vous la troupe Des pieds et des mains comme une troupe engagée?

M.N.: Absolument. Notre mission est d’intégrer des personnes marginalisées dans le but d’induire des questionnements artistiques et sociaux.

Je crois que les artistes se doivent d’avoir un engagement social. L’art est un bon véhicule pour rejoindre les gens et les sensibiliser. Nous sommes fiers de voir les retombées sociales, mais je dois dire toutefois que le choix de travailler avec des personnes ayant des difficultés intellectuelles est avant tout un choix artistique.

Autres textes sur Santé mentale

Etienne Gervais au dela de la folie.

Martin Matte, l’humour et les traumatismes crâniens à Tout le monde en parle.

Ma schizophrénie

Les réalités de l’autisme.

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École Irénée Lussier: Bricoler l’estime de soi

La rage du trop gentil

La dépression des jeunes

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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De la guerre à la rue

De la guerre à la rue
Dominic Desmarais, Vol 15-1, octobre 2006

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Dossier Enfants soldats

CAUSE Canada, une ONG albertaine qui œuvre dans le développement, a déjà piloté un projet destiné aux enfants-soldats. De janvier 2000 à juillet 2001, 2274 enfants, victimes de la guerre et amputés, ont profité d’un programme de réintégration. Le tiers des participants était composé de filles. Faute de fonds, le projet a duré un an et demi. La directrice de CAUSE, Beverley Carrick, souhaitait un projet de cinq ans. La guerre est trop loin dans la mémoire des donateurs qui sont constamment sollicités pour soulager les nombreux maux de la planète. Pour obtenir du financement, les ONG doivent trouver d’autres projets plus attrayants.

Prince Cotay, directeur de CAUSE pour la Sierra Leone, constate que le vent a tourné. Depuis la fin de la guerre, les besoins ont changés. «Maintenant, il n’y a pas de besoin pour les enfants-soldats. On a un besoin urgent pour les enfants de la rue.» Plusieurs enfants-soldats ont glissé entre les mailles des programmes de réintégration. Ils n’ont reçu aucune aide. D’autres n’ont pas réussi à s’intégrer, après leur séjour au sein d’un centre de réhabilitation. «Ils ont perdu leur famille, leurs parents. Ils ne peuvent pas retourner chez eux. Ils ont été soldats, ils sont habitués de commander. Ils ne veulent pas retourner vivre sous l’autorité de leurs parents. Ils sont retournés vivre dans la rue», explique M. Cotay.

Plutôt que d’aider des jeunes en particulier comme les enfants-soldats, les nouveaux projets touchent la communauté. Avec le support d’Unicef Canada, CAUSE veut favoriser l’accès à l’éducation pour les enfants. Tous victimes de la perte de leur système d’éducation en raison de la guerre. Les écoles se reconstruisent, les enseignants sont formés. Un travail complémentaire au centre de la Croix-Rouge, qui envoie, après un an, ses plus jeunes sur les bancs d’école.

Pour épauler son projet de rétablissements des écoles, CAUSE s’apprête à mettre sur pied un programme pour sponsoriser l’éducation d’enfants. L’organisme espère rejoindre 5 000 enfants sur les 100 000 de la province. «Les parents doivent payer 50 000 à 60 000 léones par année (20$ US) pour envoyer un enfant à l’école. Certains parents n’ont pas ces moyens», raconte Prince Cotay.

«Le plus gros problème des victimes de la guerre, c’est que la plupart se sont appauvris. Ils n’ont aucune source de revenu. Pas de soins médicaux. Pas d’éducation. Avoir un toit est un autre problème important. Ils vivent au jour le jour. Ils ne peuvent pas penser à demain, car demain n’existe pas. Et plusieurs ont des femmes, des enfants. Avant la guerre, entre 70 et 80% des gens étaient pauvres. Avec la guerre, ça s’est empiré.» Le directeur de CAUSE possède une vaste expertise. Il a supervisé des projets concernant les enfants-soldats, les femmes, les amputés, l’éducation, la santé, les maladies sexuelles.

De la pauvreté à la guerre

Si la pauvreté est visible, la misère ne se sent pas. Philippe Stoll, de la Croix-Rouge, l’admet. «C’est calme en surface. Mais les gens explosent rapidement.» Comme cette fois où, expropriés de leurs terrains, des habitants s’en sont pris au ministre responsable du dossier. Ils l’ont torturé. Il a payé de sa vie sa décision.

Les signaux pour une autre guerre sont là. «Le sous-emploi, les abus aux droits de l’homme, l’accès à la propriété. Le gouvernement garde l’argent. C’est ce qui est arrivé il y a dix ans», fait savoir Daphne Olu Williams, de l’organisation FAWE (Forum for african women Educationalists). Assermentée commissaire pour les élections de 2007, cette femme énergique et bouillante n’a pas peur de ses opinions. Entre des directives à ses enfants, des conversations au téléphone qui ne dérougit pas, elle clame tout haut ce que les gens de la communauté internationale racontent sous le couvert de l’anonymat. Elle aussi remarque que les indicateurs qui ont mené à la guerre en 1991 sont aujourd’hui présents. Il ne manque plus qu’un leader, un rassembleur. Les ONG, elles, poursuivent leur travail. En espérant ainsi empêcher une autre boucherie.

Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

Autres textes sur les enfants-soldats:

Enfants-soldats; Reflet de Société à la Sierra Leone

Enfant soldat et Cause: de la guerre à la rue

Enfants soldats: les anges de la guerre

Les enfants de la rue en Amérique Centrale

Traumatismes de guerre

Chaudrons et AK-47 à 13 ans

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conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Traumatismes de guerre

Traumatismes de guerre

écrit par Dominic Desmarais, Vol 15-1, octobre 2006

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Enfants-soldats

Dossier Enfants soldats

Le suivi et l’aide psychologique, pour apaiser le traumatisme de la guerre chez les enfants du centre, vient des six enseignants et des quatre aides pédagogiques. En plus de leur fonction d’enseignant, ils suivent personnellement 15 jeunes chacun. Ils font un suivi journalier afin de savoir ce qui va ou non chez leurs protégés.

Lansana est agriculteur de formation. C’est justement le métier qu’il enseigne. Il parle devant un champs en labours, autour duquel travaillent ses dix étudiants. Cet homme a reçu une formation de deux semaines avant de travailler pour le centre. Insuffisant, concède le superviseur du centre. Lansana et ses collègues doivent intervenir auprès de jeunes qui sortent traumatisés de la guerre. Ils apprennent sur le terrain. Des intervenants sans formation, confrontés aux pires cas.

Comme cette fois, avec Fatmata, l’une des protégées de Lansana. Enlevée par les rebelles de 1994 à 2000, elle est devenue plus que soldat. Elle est tombée enceinte. «Elle a accouché dans la jungle prématurément, à 10-11 ans. Elle a accouché d’organes, de sang. Pas d’enfant», résume l’agriculteur.

Fatmata a eu des problèmes de santé. À la fin de la guerre, elle a reçu des soins avant sa réintégration à la vie civile. Les médecins lui conseillant de ne pas avoir de relation sexuelle pour les prochaines années.

«Elle était avec nous en 2004, notre première cuvée, se rappelle Amadu, responsable du centre. Elle était dépressive. Quand les jeunes s’amusaient, elle restait seule, déprimée. J’ai envoyé Lansana pour qu’il trouve ce qui n’allait pas. Pendant deux jours, rien 

Je l’ai invité dans mon bureau. Elle était enciente de 2 mois. Elle venait de l’apprendre. À la fin de la guerre, quand le Docteur l’a réparée, il lui a dit de ne pas tomber enceinte pour les prochaines années en raison de l’opération. elle était terrifiée.»

Médecins sans frontières, alors présent dans la province, a écouté Amadu. Il leur a raconté toute l’histoire. « Un problème mineu pour eux. Elle a mis au monde un garçon en toute sécurité. » Le souvenir redresse Amadu. Sa fatigue se dissipe pour faire place à un enthousiasme renouvelé. C’est ainsi que fonctionne le centre de réintégration de Kabala. Le coeur compense le manque de formation.

Autres textes sur les enfants-soldats:

Enfants-soldats; Reflet de Société à la Sierra Leone

Enfant soldat et Cause: de la guerre à la rue

Enfants soldats: les anges de la guerre

Les enfants de la rue en Amérique Centrale

Traumatismes de guerre

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Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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