Nos collaborateurs Patrick Alleyn et Benoit Aquin récompensés au concours Lux photo

Nos collaborateurs Patrick Alleyn et Benoit Aquin, Dominic Desmarais
récompensés au concours Lux photo
Vol 15-2, Décembre 2006

patrick alleyn

Un reportage photographique de Benoit Aquin et Patrick Alleyn, publié par Reflet de Société en février dernier (vol 14 no 3), a été finaliste au concours Lux 2006, dans la catégorie «reportage d’actualité». Les images de nos collaborateurs montraient la lente reconstruction, un an après l’épouvantable tsunami de décembre 2004 ayant dévasté plusieurs pays d’Asie.

Le travail photo primé illustrait des articles sur les enfants traumatisés par le raz-de-marée géant et la guerre civile au Sri Lanka («Les anges de la guerre»), ainsi qu’un portrait de «la mère Teresa de l’Indonésie», Wardah Hafidz, défenderesse des droits des rescapés de la catastrophe.

Benoit Aquin

Le concours Lux, organisé par les Éditions Infopresse, souligne chaque année les meilleures réalisations des photographes et illustrateurs québécois. Le grand prix photo 2006 a été attribué à Olivier Hanigan.

Patrick et Benoit s’étaient rendus en Indonésie, au Sri Lanka et dans le sud de l’Inde, grâce à un financement de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et à un partenariat avec des médias québécois, dont Reflet de Société.

En page 28, nous vous présentons d’ailleurs un dernier reportage issu de ce projet. Il nous apprend que les dégâts causés par le tsunami auraient été bien moindres si on avait protégé les forêts le long des côtes dans ces pays.

Sur Internet: www.infopresse.com/prixlux.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/05/01/dominic-desmarais-finaliste-au-prix-de-la-releve-journalistique-de-lassociation-quebeecoise-des-editeurs-de-magazines-aqem/

PS Benoît Aquin se mérite le prestigieux prix Pictet.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Schizophrénie: où s’arrête la liberté d’une personne malade?

SCHIZOPHRÉNIE: OÙ S’ARRÊTE LA LIBERTÉ D’UNE PERSONNE MALADE?
écrit par Roberto Mayer, Dossier Santé mentale

Il y a trois ans, ma meilleure amie me téléphone à 1 h du matin. Elle se sent menacée et poursuivie. Son discours est décousu. Sa sœur jumelle ayant développé cette maladie un peu avant elle, je comprends rapidement qu’elle est en état de psychose. Je l’invite à venir chez moi sans délai. Je tente de la raisonner, mais rien n’y fait. Je me sens dépourvu et impuissant.

Le lendemain, elle part avec son fils de neuf ans vers un chalet dans les bois où elle croit qu’elle sera en sécurité. «De toutes façons, me dit-elle, si je crois qu’ils sont pour nous retrouver, ils vont me trouver pendue avec mon fils dans le garde-robe». Je lui demande si elle est consciente de ce qu’elle vient de me dire. Elle me répond que oui, mais que ce n’est que pour protéger son fils, car ce qu’ils lui feraient serait bien pire, et elle s’en va…

La seule façon que je trouve pour l’aider est d’appeler la Direction de la protection de la jeunesse (D.P.J.). J’ai l’impression de trahir une amitié et j’ai peur qu’elle m’en veuille. Je téléphone aux autorités. Ils agissent, placent l’enfant chez ses grands-parents et incitent la mère à se faire soigner.

Elle quitte ensuite l’hôpital sans aucun encadrement imposé. Avec la désinstitutionalisation, elle n’a qu’à formuler un refus de traitement pour qu’on la laisse partir en prétextant qu’elle n’avait rien dit qui prouvait qu’elle représentait un danger pour sa personne. À mon avis, son refus de se faire soigner prouvait plutôt le contraire.

Pour l’obliger à suivre un traitement, cinq membres de sa famille devraient intenter un recours judiciaire pour lui retirer ses droits. Si la famille et les gens autour n’ont pas l’idée ou la capacité de le faire, rien ne peut contraindre une personne atteinte de maladie mentale de se faire soigner.

Quatre mois plus tard, je reçois un appel de sa mère. Mon amie s’est pendue. Elle est entre la vie et la mort. Après deux semaines dans le coma, elle garde des séquelles dues au manque d’oxygénation au cerveau. Elle n’a aucun souvenir de moi mis à part mon nom. Elle ignore pourquoi elle est à l’hôpital. Elle ne se souvient pas de son geste… Moi, je m’en souviens.

À mon avis, il est inacceptable que notre société se soit à ce point déresponsabilisée à l’égard de ces personnes au nom de la liberté de la personne et de l’intégration sociale.

Il est plus que temps de regarder notre responsabilité vis-à-vis de ces personnes qui ont besoin d’aide et qui sont laissées à elles-mêmes.

 Je suis un intervenant de crise. L’histoire que décrit Roberto, je l’ai vécue à maintes reprises. Malgré la difficulté d’appeler les ressources pertinentes, Roberto a très bien agi en les faisant intervenir. Cette difficulté d’avoir un suivi après la psychiatrie ou l’hôpital est malheureusement réelle. J’ai vu des jeunes faire des tentatives de suicide. Dès que le «physique» du jeune le permettait, l’hôpital le laissait partir. Au mieux, avec un rendez-vous avec un psychiatre, dans six à neuf mois! Pas de suivi. Pas d’encadrement.

La question est bien posée par Roberto. Est-ce acceptable de laisser des gens qui ont besoin d’aide sans encadrement, sans suivi, sans ressources adaptées? R.V.

autres textes sur le  suicide:

Autres textes sur Santé mentale

Etienne Gervais au dela de la folie.

Martin Matte, l’humour et les traumatismes crâniens à Tout le monde en parle.

Ma schizophrénie

Les réalités de l’autisme.

Des artistes atteints de déficiences intellectuelles

École Irénée Lussier: Bricoler l’estime de soi

La rage du trop gentil

La dépression des jeunes

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Remords à partager

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

 

Remords à partager

Vol 15-2, octobre 2006

 

Système carcéral à deux vitesses
Jean-Pierre Bellemare

J’ai habité plusieurs maisons de transition. Les écarts entre le privé et le public sont énormes. Une maison de transition privée: trois intervenants pour dix-huit pensionnaires. Des ordinateurs datant quasiment de la guerre. Une maison de transition publique: 18 intervenants pour 30 pensionnaires. Chacun a un ordinateur des plus performants. L’espace de cuisine pour les intervenants est plus grand que les espaces réservés aux prisonniers.

Aussi, je trouve que le système carcéral est comme une entreprise privée. Actuellement, il y a moins de prisonniers. Au lieu d’accepter que les prisons ne se vident et qu’elles perdent leur budget, l’administration est sur le dos des prisonniers et, au moindre écart, elle les accuse de bris de conditions. Tout est passé au peigne fin et on vous ramène en dedans pour terminer la sentence.

Vous étiez là, accomplissant un travail intègre
J’ai soudain donné un goût amer à votre existence
J’aimerais pouvoir revenir en arrière et changer les choses
Pour vous, la vie ne doit pas toujours être rose

Je prends conscience des torts que je vous ai causés
Comment pourrais-je les atténuer?
Que puis-je faire pour mettre un baume sur vos cœurs blessés?
Prier et vous écouter, du plus profond de mon cœur
Vous dire que je suis sincèrement désolé

Si cela peut vous consoler, ne croyez pas que je m’en sois tiré
Aujourd’hui je paye pour les fautes de mon passé

À toutes ces victimes innocentes, j’adresse une prière de guérison intérieure
Si vous me le permettez, un jour, je vous ouvrirai mon cœur
Je prie en silence, pour que vous puissiez me pardonner
Afin que, de mes remords, je sois libéré

par Michel Morin

Jeunesse à l’ombre

Jean-Pierre Bellemare
Pour protéger un enfant, lorsqu’il n’y a pas de famille d’accueil disponible, l’enfant est retiré de son milieu familial et remis dans un établissement de détention juvénile. Entouré de jeunes délinquants, ce n’est pas une combinaison idéale. Selon le juge Jacques Lemarche du Tribunal de la jeunesse, 80% des jeunes en centres de détention finissent dans les pénitenciers fédéraux (sentence de plus de deux ans).

L’institutionnalisation des enfants les déresponsabilise et les infantilise. Les enfants en besoin de protection sont punis pour des comportements adultes. Dans leur tête, des questionnements ambigus alimentent la confusion. Pourquoi doivent-ils subir une mise à l’écart dans un groupe aussi perturbé qu’eux? Mis avec des délinquants, ils deviennent eux-mêmes à risque. Ce traitement engendre en quelques années des adolescents qu’il est préférable d’éviter sur la rue.

Est-ce que les fonctionnaires se comportent comme les infirmières et les médecins, qui sont continuellement confrontés à la douleur? Deviennent-ils immunisés et moins sensibles aux besoins et aux droits des jeunes? Plus l’institution est grosse et plus la relation avec le jeune est dépersonnalisée.

Dans le cas d’un jeune qui utilise la menace ou le chantage, une approche humiliante de la part du parent ou de la personne en autorité risque de ne pas porter ses fruits. À mon avis, il faut utiliser des moyens plus subtils que les parents doivent adapter à la personnalité de leur enfant.

Je privilégie une approche étroite, une relation directe avec le jeune. Lui manifester de l’attention. Après avoir établi une relation de confiance avec le jeune, le temps offrira des occasions d’intervenir. Il n’y a rien de mystérieux dans le soutien aux jeunes. Impossible de se tromper en manifestant un désir sincère de protection et de relation. Cela permet de cicatriser toutes les souffrances antérieures et de rétablir la confiance.

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/19/les-prisonniers-de-linstitut-leclerc-remercient-leurs-benevoles/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/25/linstitut-leclerc-sexprime/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/27/labc-de-la-criminalite/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/05/stockwell-day-refuse-un-programme-dechange-de-seringues-dans-les-prisons/

P.S. Jean-Pierre Bellemare est finaliste aux Grands Prix de journalisme magazine.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

L’ABC de la criminalité

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

 

L’ABC de la criminalité

écrit par Raymond Viger, Vol 15-1, octobre 2006

prisonner

Jean-Pierre Bellemare a maintenant 21 années de vie carcérale. Il a besoin de s’exprimer, de partager sa vision de la société, qu’il voudrait vous faire découvrir. Pour mieux le connaître, Reflet de Société lui offre cette chronique.

Les préjugés véhiculés par les médias contribuent à vendre des journaux, comme d’autres vendent des chars. La majorité des prisonniers proviennent de milieux pauvres. Ce sont de parfaits boucs émissaires, bons à jeter en pâture. Qui voudra défendre ces misérables?

Manipuler le public de cette façon détourne l’attention médiatique de problèmes beaucoup plus significatifs. Détournements de fonds par de hauts fonctionnaires, subventions versées à des entreprises qui ne paient même pas d’impôts, Hydro-Québec qui est un gouffre de dépenses, registre des armes à feu au coût d’un milliard de dollars (depuis quand les criminels font-ils enregistrer leurs armes?). Qui questionne? Le voleur de dépanneur est vraiment un sujet d’intérêt provincial!

Si personne ne s’est élevé dans votre entourage pour stopper un drame, cela vous a envoyé un message bien clair. Si ce n’est pas si grave pour vous, plus tard, vous penserez de vos victimes que ce n’est pas si grave pour elles. Lorsqu’on vous montre à fermer votre gueule quand vous vivez une injustice, vous finissez par croire que c’est la norme.

Lorsque vous êtes jeune et démuni et que vous subissez une quelconque forme de violence, il y a de fortes chances que vous répétiez ce que vous avez reçu. La mémoire vous rappelle l’indifférence du voisinage. Après vous être adapté à toutes ces souffrances, vous finissez pas perdre de vue leur impact profond. Devant quelqu’un qui subit une raclée, vous pensez qu’il doit mériter ce qu’il reçoit, qu’il a sûrement fait quelque chose pour la mériter. Il a juste à apprendre à se défendre. Ce sont ces enseignements reçus lors de votre enfance qui refont surface.

Si votre environnement a été insensible à votre endroit, pourquoi aujourd’hui devriez-vous vous en faire pour les autres? Ce cercle vicieux est un peu plus solide chaque fois que quelqu’un qui pourrait intervenir décide de se taire.

La responsabilité collective disparaît un peu plus chaque jour. Les chances de sauvetage pour ceux qui nécessitent de l’aide diminuent. Ces naufragés de milieux dysfonctionnels vieilliront et deviendront ces adultes qui vous feront peur par leur insouciance.

Vous devez intervenir chaque fois que vous êtes témoin d’un drame. L’intervention des forces de l’ordre n’est souvent pas efficace. C’est une solution facile qui peut donner de piètres résultats. Utilisons nos valeurs humaines par une simple attention soutenue, manifestons nos soucis. Le temps nous offre des opportunités pour intervenir. Il n’existe pas de techniques magiques pour aider un jeune. Un signe qui ne ment jamais est votre désir sincère de protéger. Il sera reçu tel un baume sur le cœur et donnera des résultats surprenants.

Le temps que nous pouvons y consacrer n’est pas selon nos disponibilités, mais selon nos priorités. Nous avons la chance d’améliorer, à notre échelle, une société mercantile et peu affective. Si le bien-être est difficile à obtenir et vous prend beaucoup de temps et de courage, il n’en sera que plus élogieux. Tout ce que vous avez donné en temps et argent à un hobby ne vaudra jamais la valeur que procure la réussite d’un humain qui semblait condamné pour cause d’indifférence collective.

Le jour où vous serez confronté à un de ces jeunes devenu adulte qui vous pointe une arme, l’importance de vous soucier des autres vous sautera aux yeux en même temps que l’agresseur vous sautera à la gorge. Ce texte est le fruit d’une vie tumultueuse. S’il peut entraîner l’un d’entre vous vers un nouveau mode de vie, tant mieux.

P.S. Jean-Pierre Bellemare est finaliste aux Grands Prix de journalisme magazine.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/27/remords-a-partager/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/05/stockwell-day-refuse-un-programme-dechange-de-seringues-dans-les-prisons/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/08/25/linstitut-leclerc-sexprime/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/19/les-prisonniers-de-linstitut-leclerc-remercient-leurs-benevoles/

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Les coups de cœur de Michel Auger

Les coups de cœur de Michel Auger
Vol 15-2, décembre 2006

michel auger

Au début des années 1970, Michel Auger, jeune journaliste du milieu criminel, découvre sans le savoir un livre qui va influencer son cheminement professionnel. «S’il y a un livre qui m’a particulièrement marqué, c’est Le Parrain de Mario Puzo. Cette histoire bien connue, qui tourne autour de la mafia italienne new-yorkaise, était presque un reportage d’actualité à l’époque. Dans le milieu du journalisme criminel, il est régulièrement question d’événements qui se sont produits il y a plusieurs années. Au moment où le livre est sorti, la mafia des années 1940-1950 était un sujet encore chaud, mais plus loin pour moi».
La lecture de ce livre a fait naître des questionnements auxquels il a trouvé des réponses dans son quotidien. «Quand on commence dans le journalisme, on se rend compte que nos enquêtes impliquent des gens et que c’est en fait un grand puzzle qu’on a devant nous. On part d’un événement particulier et on agrandit vers le général.»

Pour Michel, Le Parrain représentait déjà le grand portrait qui l’a forcé à aller chercher la réalité de cette fiction dans son travail et à raffiner son travail journalistique en l’incitant à toujours faire un travail de meilleure qualité. Par-dessus tout, ce livre est pour Michel un suspens captivant très proche de sa réalité, duquel il a tiré plusieurs leçons.

«Avant tout, je lis pour me divertir», et c’est précisément ce que l’auteur Pierre Magnan a permis à Michel avec son polar La Maison assassinée. De New-York, il a mis le cap sur un village français, théâtre d’un meurtre. «Pierre Magnan est un artiste du suspens qui met à jour dans son roman le drame d’individus impliqués dans des meurtres ainsi que les difficultés et questionnements que ces gens vivent.»
Savoir où exactement a lieu l’intrigue ou si l’histoire est véridique n’est pas important pour Michel. Il préfère ne pas chercher à savoir et se laisser porter par l’imaginaire et les interprétations du romancier, ce qui ne l’empêche pas de tirer des leçons de ses lectures. «La Maison assassinée, malgré son caractère fictif, a surtout changé ma façon d’aborder les gens qui vivent des expériences telles que décrites dans le roman.» L’histoire lui a fait voir les choses à travers leurs yeux, vivre les émotions à travers leur cœur.

«Mon œil de spécialiste influence souvent mes choix de lecture.» C’est cet œil qui l’a guidé vers les romans de l’auteure Kathy Reichs. «Difficile d’en nommer seulement un, ils sont tous aussi rafraîchissants!» et il se fait un grand plaisir d’en faire la lecture. «Le monde de laboratoires, d’autopsies et d’enquêtes est décrit de façon très réelle par cette auteure et j’y trouve la satisfaction personnelle de reconnaître mon milieu.» Ces romans sont en fait des semi-fictions, avec des références à Montréal et des personnages basés sur les traits de vrais acteurs du domaine criminel qu’il reconnaît parfois. «Le dénouement des enquêtes, qui passe principalement par l’aspect scientifique, et la description, collée à la réalité que l’auteure en fait, m’impressionne beaucoup et me ravi. Avec grand intérêt, je retrouve mon monde, mes collègues et mes expériences de vie dans les romans de Reichs.»

Le travail qu’il exerce est une passion pour Michel Auger, passion qui se reflète jusqu’à dans ses goûts littéraires. Pas étonnant qu’il ait choisi une carrière lui permettant lui-même de vivre un roman policier.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
 
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.