La Société des Alcools du Québec paye pour nous voler!

La Société des Alcools du Québec paye pour nous voler!

Raymond Viger Dossier Journal de Montréal Alcool et drogue

Le Journal de Montréal du 22 novembre nous explique le scandale des prix gonflés. Le résultat final donne une baisse de 7 à 8% pour le consommateur, 0.35$ de ristourne pour la SAQ et un profit supplémentaire de 0.70 euro pour les fournisseurs de la SAQ! Je suis encore plus scandalisé en lisant ce calcul. Pour faire 35 sous de plus par bouteille sur notre dos, la SAQ a donné 0.70 euro de trop à ses fournisseurs. C’est plus de 1$ la bouteille. Presque 3 fois plus d’argent que les profits réalisés par la SAQ. C’est criminel! Nous voler pour donner l’argent au ministre des Finances, au moins ça reste dans notre économie. Mais demander que des fournisseurs européens empochent 1$ de trop la bouteille sur notre dos pour que la SAQ fasse un petit 0.35$ la bouteille, c’est de la démence totale. Cette mathématique de bas étage, digne d’un personne compulsive et malade démontre à quel point les demandes du ministre des Finances à ses sociétés d’État sont insensées et ridicules. Il en va de même avec Loto-Québec qui doit investir dans des opérations marketing, de la publicité, l’impression des billets, du personnel pour ramener des argents dans les coffres de l’état.

Si le ministre des Finances mettait ses culottes et nous donnait les vrais chiffres. Si le ministre des Finances s’assumait comme autorité, il demanderait à ses sociétés d’État d’agir en bon père de famille et faire du mieux qu’ils peuvent tout en restant honnête et intègre avec les citoyens. Ce même ministre des Finances, augmenterait les impôts en fonction du montant réel qu’il a besoin pour équilibrer son budget. Il éviterait de payer 1.35$ pour ne recevoir que 0.35$.

Combien nous coûtent toutes ces courbettes pour éviter de nous dire la vérité et de l’appliquer? Combien de gens rendons-nous malades avec le jeu compulsif pour compenser le manque de transparence du ministre des Finances?

Même le vérificateur général, Renaud Lachance l’a dévoilé dans son rapport de vérification: Le gouvernement fixe des objectifs de rentabilité très élevés, ce qui met de la pression sur tous les acteurs impliqués.

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Les cegeps, la détresse psychologique et le suicide

Les cegeps, la détresse psychologique et le suicide

Raymond Viger                    Dossier Suicide

Le 10 novembre dernier, le Journal de Montréal nous apprend que la détresse psychologique des cégépiens est élevée. Les listes d’attentes pour rencontrer un professionnel sont longues et plusieurs jeunes décident d’en finir avant d’avoir été vus par ce spécialiste.

Triste réalité. Difficile à accepter. Notre responsabilité de bon père de famille on en fait quoi? Tu vis des choses difficiles. Tu veux en finir avec la vie. On n’a pas le temps de s’occuper de toi, prends un numéro! Quand on sait que pour un jeune de cet âge le passage à l’acte peut être rapide, ça n’inspire pas confiance.

Cela me ramène à une conversation que j’avais eu avec un psychiatre il y a une dizaine d’années. Il mentionnait que 95% des difficultés qu’on rencontre peuvent être réglées par le milieu environnant. 5% des crises doivent être suivies par un spécialiste. Je suis obligé de me questionner sur cette réalité. Est-ce que le réseau naturel qui entoure un citoyen s’est effrité au point où nous en venons à se référer trop vite à des spécialistes? En ayant perdu notre capacité d’aidant naturel, est-ce que nous nous déresponsabilisons et embourbons ces spécialistes?

Il y a plus de dix ans, on avait mis en place des groupes de pairs aidants dans certaines écoles. Des jeunes pour aider des jeunes. Une façon d’augmenter le dépistage des jeunes en crise, mais aussi pour avoir des aidants naturels qui pouvaient débuter une intervention et une présence minimale aux jeunes en détresse. Avons-nous perdu les outils que nous avions mis en place à l’époque?

Quand un jeune est en détresse, il ne peut y avoir que ce jeune et un spécialiste. Il doit y avoir un milieu de vie qui entoure le jeune. L’intervention doit être globale. C’est une responsabilité commune. Il y a une famille, des amis, des professeurs… Tous ensemble nous pouvons intervenir et soutenir le jeune qui est temporairement fragilisé.

Quand j’ai eu à intervenir auprès des Inuits dans le Grand Nord pendant les épédémies de suicide, je n’ai pas eu accès à des spécialistes. Il a fallu se débrouiller avec ce que l’on avait. C’est-à-dire une communauté qui pouvait développer des moyens pour soutenir leurs membres. Des aidants naturels qui, avec leur compassion et leur empathie pouvaient assurer une présence et une aide.

C’est vrai que les spécialistes sont parfois utiles. Mais pour un milieu de vie sain, c’est la dernière chose que nous avons besoin. Il faut premièrement intervenir sur le milieu pour qu’il se prenne en main. Des aidants naturels, des gens qui sont prêts à écouter et aider un proche, il y en a beaucoup dans chaque communauté. Ce sont les premières personnes à mobiliser.

Arrêtons d’attendre des budgets d’un gouvernement qui ne cesse de se désengager de nos communautés. Arrêtons d’attendre les spécialistes comme s’ils n’étaient que la seule solution à nos problèmes. Apprenons à vivre en communauté et à être solidaire les uns les autres.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

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Nous n’avons pas l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution

Nous n’avons pas l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution
écrit par Raymond Viger, Vol 13.4 , Mai 2005

Dossier Prostitution et Sexualité.

Le débat sur la légalisation de la prostitution est faussé. Il n’existe pas une forme de prostitution mais plusieurs formes de prostitution.

Une personne prostituée à 4 000$ pour un week-end qui couche avec des politiciens ou des grosses vedettes internationales ne vit pas dans le même contexte qu’une autre à 20$ pour une pipe, qui est toxicomane, avec des champignons dans la bouche et atteinte du Sida.

Certaines personnes se positionnent en faveur de la légalisation de la prostitution, sous prétexte de vouloir venir en aide aux personnes qui font de la prostitution de rue, assurer leur sécurité… Mais qu’adviendra-t-il de ces personnes lorsque nous aurons légalisé toutes les formes de prostitution?

Les dangers d’une légalisation sans encadrement

De la «viande fraîche»

En autorisant l’ouverture de bordel, les nouveaux entrepreneurs de l’industrie du sexe, pour utiliser leur langage, vont vouloir engager de la «viande fraîche» pour satisfaire leurs clients. Par «viande fraîche» on pense à des personnes de 18 à 23 ans en santé. Pour la majorité des personnes se prostituant dans la rue, l’entrée dans ces bordels leur sera refusée et elles devront continuer à exercer dans la rue. Dans les faits, l’âge moyen d’entrée dans la prostitution est de 14 ans!

Pire, après un certain nombre d’années, lorsque les premières personnes ayant travaillé dans ces bordels commenceront à vieillir, les entrepreneurs qui veulent bien traiter leurs clients vont remplacer leurs personnels par des plus jeunes. Il y aura donc encore plus de personnes exerçant la prostitution dans les rues. Ceci se vérifie par les expériences des pays ayant légalisé la prostitution depuis une dizaine d’années et qui se retrouvent avec 3 à 10 fois plus de prostitués de rue qu’avant la légalisation (Australie, Pays-Bas, Allemagne…).

Les clients indésirables

Mais si un client peut aller en toute légalité dans un bordel pour engager une personne jeune et attrayante, pourquoi utiliserait-il les services d’une personne exerçant dans la rue? Parce qu’il est violent et qu’il se ferait sortir des bordels? Parce qu’il veut exiger de faire des choses qui devraient être refusées dans le bordel comme avoir une relation sans condoms? Ou encore parce qu’il veut payer moins cher? Pour toutes ces raisons et pour plusieurs autres, les personnes exerçant la prostitution de rue seront encore plus dans le trouble après la légalisation. Le nombre de mauvais clients rencontrés sur la rue sera encore plus grand et il sera encore plus risqué d’être une personne prostituée.

Citoyens et commerçants

Et que dire de nos honorables citoyens! Puisque la prostitution est maintenant légalisée, l’intolérance de ceux-ci aura monté d’un cran. «Puisque c’est légal et qu’il existe des bordels, je ne veux plus te voir traîner dans les rues de mon quartier ou devant les vitrines de mon commerce». Comment vont réagir ces citoyens quand ils vont s’apercevoir que non seulement la légalisation n’a pas diminué le nombre de personnes devant leur honorable résidence, mais qu’en plus, il y en a maintenant 3 fois plus! L’intolérance ne fera que grimper.

Bordels en région

En légalisant, le gouvernement fédéral ne doit pas s’en laver les mains en disant que ça sera du ressort des villes de gérer le tout.

Pourquoi les groupes criminalisés sont si forts en région? Parce que les petites municipalités avec un seul policier n’ont pas les moyens d’avoir le contrôle sur ces puissants groupes. Quand le policier en question est connu de tous, que tout le monde sait où il demeure et que tout le monde connaît sa famille au complet et à quelle heure sa petite fille sort de l’école, pensez-vous qu’il sera assez fou pour tenir tête aux groupes criminalisés? C’est un policier qui fait de son mieux, pas une personne suicidaire. Cela n’est pas sans rappeler encore une fois les pays ayant déjà fait l’expérimentation de la légalisation, qui avouent avoir perdu le contrôle. De plus, ils deviennent incapables de gérer ce nouvel engouement pour le sport sexuel.

Tous les paliers de gouvernements devront s’impliquer dans une approche multidisciplinaire. Pas question de laisser les municipalités se démerder seules dans une industrie qui est déjà internationale et qui a de gros moyens financiers pour brouiller les cartes.

L’industrie du tourisme

Un bel exemple que j’ai vécu personnellement. L’état du Nevada permet aux municipalités de légaliser la prostitution. Las Végas, malgré ses innombrables Casinos et ses spectacles grandioses, se refusent de légaliser la prostitution. La ville voisine a légalisé la prostitution. C’est pourquoi nous voyons sur certains coins de rue de Las Vegas des dizaines de Mexicains qui tendent des annonces pour inciter l’achat de services sexuels dans la ville voisine. La ville de Las Vegas est allée en cour pour tenter d’empêcher ces Mexicains de venir faire de la sollicitation dans les rues de Las Vegas. Pour le bénéfice de la libre entreprise et de la liberté d’expression, la ville de Las Vegas a perdu contre les Mexicains.

Ceux qui font le rabattage de clients sont majoritairement des garçons. Mais ce qui m’a déchiré le cœur, a été de voir une fille mexicaine d’environ 12 ans, faire du rabattage. Les questions que je me pose encore: le faisait-elle pour sa sœur ou sa mère? Va-t-elle se prostituer et à quel âge risque-t-elle de commencer?

Ce qui s’est passé à Las Vegas risque de nous arriver. Montréal avec ces grands festivals et ces grands rassemblements ne tolérera pas de prostitution sur son territoire. Les entrepreneurs de bordels vont s’établir à Terrebonne ou à Bois-des-Filions. Ça va être bon pour l’industrie du taxi. Les gens viennent de partout pour un festival ensuite le taxi pour les bordels en banlieue. Parce que la prostitution, ce n’est pas bon pour l’industrie du tourisme. Ce n’est pas bon pour l’image d’un grand centre urbain. Quand on voit de nouveaux logements sociaux des auberges du cœur passer criminellement au feu dans le sud-ouest de Montréal, quand des gens font pressions pour empêcher des organismes communautaires comme Cactus de se relocaliser dans le Centre-ville de Montréal, les principes de «pas dans ma cour» vont continuer à se faire prévaloir.

Pénurie de main-d’œuvre

Les bordels vont se multiplier en région et les nouveaux entrepreneurs vont y faire la pluie et le beau temps. À un point où il ne serait pas surprenant qu’il manque de main-d’œuvre. Un peu comme il s’est passé quand on a légalisé les danses à 10$. On a manqué de filles pour aller travailler dans les isoloirs. Va-t-on créer un programme pour permettre à des danseuses exotiques étrangères de venir travailler au Canada? Devrons-nous réouvrir ce programme et l’élargir aux artistes de la prostitution? N’est-ce pas ce programme où des fonctionnaires et des intervenants du milieu mentionnent qu’il a profité aux groupes criminalisés? Plusieurs de ces danseuses ont disparu. Le gouvernement américain affirmait en 2003 que le Canada est une plaque tournante pour le trafic des femmes et des enfants.

Conditions essentielles

Si nous sommes sérieux dans notre volonté de légaliser la prostitution, il y a des préalables essentiels. La prostitution concerne des êtres humains qui doivent être considérés dans leur globalité. Ceci nous oblige à prévoir une approche multidisciplinaire.

Il faut faire de la prévention en ce qui concerne les jeunes de la rue et ceux placés par la DPJ. Ils sont des victimes vulnérables. La réforme de la DPJ devra tenir compte de cette vulnérabilité. Il faut aussi faire de la prévention et de la sensibilisation dans les écoles et les différents milieux de vie des jeunes.

Pour s’assurer que la prostitution est bel et bien un choix, et non pas un manque de choix face à la pauvreté ou à d’autres difficultés, il faut s’assurer d’offrir un soutien et un encadrement aux personnes concernées.

Il faut prévoir une aide accrue aux organismes d’intervention auprès des personnes prostituées de rue. Nous ne pouvons pas penser légaliser le marché du sexe sans aussi donner les services d’aide et de soutien aux personnes dans le besoin qui seront exclues et marginalisées. Si une municipalité veut ouvrir un bordel, les services aux personnes se prostituant doivent être présents avant son ouverture.

Il faut prévoir des mécanismes de contrôle et de sécurité avant la légalisation. Nous avons laissé à eux-mêmes des groupes criminalisés pendant des décennies. Ils sont devenus des forces redoutables, organisées, structurées et très bien financées. Reprendre le contrôle après coup est très coûteux, sinon impossible. La prostitution, ne se limite pas aux limites géographiques d’une ville, mais fait partie d’un réseau international, qui nécessitera une coordination des différents corps policiers qui devront apprendre à travailler efficacement ensemble. Cela nécessitera de généreux budgets aux différents corps policiers.

Il faudra donc s’assurer qu’il y ait une prise en charge complète par le gouvernement de ces bordels, à tous les niveaux: sécurité, administration, gestion, encadrement, surveillance, finance… Il n’y a pas d’entre-deux possibles pour éviter que la situation ne dérape et qu’il y ait abus.

Il ne faut pas s’imaginer que les revenus de taxes et d’impôt sur la prostitution permettront de compenser les investissements que nous aurons à faire pour légaliser la prostitution. Les pays qui ont déjà légalisé, ont perdu le contrôle et se sont retrouvés avec plus d’effets pervers que de problèmes résolus. Si nous n’avons pas l’argent nécessaire pour nous impliquer adéquatement, nous en aurons encore moins après.

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Les clients de la prostitution.

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Prostitution de luxe d’une escorte.

Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

Jean-François Lisée de L’actualité et la légalisation de la prostitution.

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Stockwell Day refuse un programme d’échange de seringues dans les prisons

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

 

Stockwell Day refuse un programme d’échange de seringues dans les prisons

Un programme de tatou pour diminuer le nombre de détenus qui héritent du VIH-Sida a échoué dernièrement. Maintenant les autorités carcérales refusent un programme d’échange pour les détenus.

Je sais que dans nos fantasmes de citoyens, nous supposons qu’il n’y a pas de drogues qui circulent dans les prisons. La réalité en est tout autre. Il ne faut tout de même pas jouer à l’autruche. Il y en a. Et il y a des détenus qui attrapent toutes sortes de virus, entre autres, avec des seringues. Le risque d’être contaminé en prison et de 10 à 30 fois plus élevé qu’à travers la population!

Un programme d’échange de seringue est une façon de diminuer les risques de contacter une maladie. Dans les différents milieux de consommation, des travailleurs de rue ont accès à de tels programmes pour diminuer les risques de contamination. Pourquoi les autorités carcérales seraient-elles plus prudes et plus conservatrices que la Régie régionale quand il s’agit de la santé des citoyens?

Un programme d’échange de seringue va plus loin que simplement de remettre une seringue neuve à quelqu’un qui veut s’injecter. C’est aussi une occasion pour établir une relation avec la personne et l’aider dans son cheminement. Un programme d’échange de seringues n’augmente pas la consommation des personnes toxicomanes. Le programme permet de le faire dans des conditions plus sécuritaires.

Et un tel programme ne permet pas d’augmenter la sécurité seulement des personnes toxicomanes, mais de toutes la population. Pour mettre un peu plus de pression sur l’importance d’un tel programme dans les prisons je vais expliquer un peu plus ce point. Et je parle d’exemples concrets et réels.

Un détenu s’injecte avec des seringues souillées. Il contracte le VIH. Il a une relation amoureuse avec un autre détenu qui ne s’injecte pas. Ce dernier contracte le virus. Celui-ci a une relation amoureuse avec une employée de la prison. Celle-ci a finalement une relation amoureuse avec le directeur de prison. Ce dernier en arrive à avoir le Sida, le transmet à sa femme, honnête citoyenne d’un quartier cossu de banlieux…

Histoire possible et plausible. Un programme d’échange de seringues protège les prisonniers qui s’injectent. Mais aussi toute la population en général. Parce qu’une personne infectée peut répandre le virus a travers différentes activités. Ce prisonnier qui s’infecte va éventuellement devenir un citoyen en liberté.

Je me souviens que lorsque l’épidémie VIH-Sida avait débuté et qu’elle ne touchait que les Africains et les populations homosexuelles, personne en faisait de cas. Mais dès que la population dite plus « conventionnelle » a été touché, on a commencé à se presser de faire des programmes de prévention. Devons-nous attendre que la femme du directeur de prison tombe malade pour qu’on accepte des programmes d’échange de seringues dans les prisons?

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/les-prisons-les-tatous-et-les-tests-mts-sida/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/29/les-prisons-les-tatous-et-le-journal-de-montreal/

Autres textes sur la Sexualité et sur la Santé.

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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