Les Québécois sont fous de leurs enfants!

Les Québécois sont fous de leurs enfants!
Écrit par Mario St-Pierre, Vol 13-4

Rencontre avec Geneviève Rioux,
porte-parole de la Semaine québécoise des familles 2005

C’est avec un immense plaisir que j’ai rencontré la comédienne et animatrice Geneviève Rioux qui est la porte-parole de la dixième Semaine québécoise des familles. Je ne me doutais pas que son imposante feuille de route en tant que comédienne à la télévision, au cinéma et au théâtre, compte aussi un profond souci d’engagement face aux inégalités sociales. Entre autres, celles vécues par les femmes et celles qui touchent les familles démunies. Une femme, une artiste et une mère à découvrir…

Madame Rioux souligne avec empressement qu’elle est très heureuse d’être la nouvelle porte-parole de la dixième Semaine québécoise des familles. «Quand on a dix ans, on s’ouvre au monde, on a l’appétit des découvertes», me dit-elle. Lorsque les organisateurs l’ont approchée pour lui offrir de représenter l’événement, c’est le thème qui lui a d’abord grandement charmé Culture en tête, Famille en fête. Ses plus beaux souvenirs d’enfance sont reliés aux arts. «Notre maison était tapissée d’affiches de films, car ma mère travaillait dans une cinémathèque; elle nous orga-nisait même des projections familiales de Chaplin et de Jacques Tati, et ce, bien avant l’époque des magnétoscopes» raconte-t-elle en souriant. Elle se rappelle avoir déambulé très jeune au musée. «Au début, j’observais surtout les adultes regarder les toiles. Puis, j’y ai pris goût, tellement que quelques années plus tard, j’ai pris des cours de dessin dans ce même musée. Avec mes deux frères, nous avons fondé un journal mensuel de bandes des-sinées appelé Pépé». Elle se souvient que cette aventure les a occupés pendant plusieurs années.

Du même coup, elle tient à préciser que la culture est à la portée de toutes les familles, qu’elles soient bien nanties ou défavorisées. Tous peuvent avoir accès aux arts. Il s’agit d’un peu d’imagination et la création fait partie de nos vies. «Quand nous partons en voyage avec ma fille et mon garçon, nous apportons chacun un cahier aux pages blanches, des crayons de couleur, un bâton de colle, un appareil photo jetable. Au retour, nous comparons nos journaux de bord et nos photos; c’est très drôle de voir comment chacun a interprété son voyage! Rien de tout ça ne coûte très cher. Créer avec ses enfants, c’est communiquer une passion, transmettre un savoir, apprendre avec eux. Quel plaisir de les voir inventer! Le goût des arts donne à nos enfants le goût de la vie, tout simplement…» Elle se souvient aussi que son père fréquentait les foires du livre. Il se procurait donc, à très bon prix, des volumes traitant de sujets les plus passionnants les uns des autres. «Souvent, au levée je retrouvais un ou deux livres à la porte de ma chambre. Mon père les avait déposés pendant la nuit. Soudain, tout devenait permis… il n’y avait qu’une seule chose qui importait: découvrir les mondes merveilleux qui se cachaient dans ces livres».

Madame Rioux remarque que la famille a beaucoup changée. «En tant que pa-rents, nous sommes une génération de transition.» Les exigences du travail font en sorte que les parents doivent apprendre à jongler avec peu de temps libre, leur entourage et leurs enfants pour réussir une véritable conciliation travail-famille. «L’important c’est de ne pas perdre le sens de la réunion, de savoir s’adapter et de maintenir la famille comme élément de base et de référence. Plusieurs enfants issus de familles recomposées célèbrent Noël et leur anniversaire à deux reprises. Il n’y a là rien de bien alarmant, sinon qu’il faut s’adapter. Il nous faut maintenant négocier beaucoup autant avec nos enfants qu’avec nos conjoints. Cela provoque un effet bienfaiteur: une meilleure estime de soi. Même après une séparation, les parents doivent continuer de travailler en équipe ». Elle souligne «qu’être parent c’est aussi être pro actif. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide si on se sent dépassé».

Mère d’une fillette de 12 ans et d’un garçon de 8 ans, la comédienne soutient que peu d’actions concrètes sont mises de l’avant pour soutenir la famille. «Les milieux de travail ne sont pas assez souples». Elle considère que l’élargissement des heures d’ouverture des magasins représente un réel ennemi à la vie de famille, autant pour les travailleurs de ce milieu que pour l’ensemble des familles. C’est bel et bien terminé l’époque où le dimanche représentait la rencontre, la réunion, l’échange et la joie de se retrouver ensemble, simplement pour le plaisir.

Celle qui a incarné Simonne Chartrand dans la populaire série diffusée à la télévision, considère avoir appris beaucoup de son personnage. «Ce rôle m’a confirmé qu’il est possible d’être activiste tout en étant civilisé et pacifiste. Il y a un risque lorsque l’on prend position mais c’est un devoir de prendre partie. Il nous faut assumer la responsabilité de nos pensées et de nos choix.» En recevant son trophée pour la meilleure interprétation, premier rôle féminin dramatique pour son rôle de Simonne dans Simonne et Chartrand lors de la soirée des Gémeaux 2004, la comédienne a saisi l’occasion pour dénoncer les salaires de l’Union des Artistes qui favorisent encore les hommes. Elle avoue être persuadée que Simonne était près d’elle ce soir-là et qu’elle lui soufflait les bons mots.

Il est donc possible d’être à la fois mère, comédienne, animatrice et active socialement. Un constat qui réconforte et réjouit Geneviève Rioux, «les Québécois sont fous de leurs enfants»! Elle remercie tous les partenaires de la Semaine québécoise des familles. Pour l’occasion, elle souhaite que nos familles soient réunies cette année en musique, en peinture, au théâtre, en photos. «On ne s’ennuiera pas à ce dixième printemps» conclut-elle.

C’est quoi la Journée internationale des familles?
La célébration de la Journée internationale des familles a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 1993. La date du 15 mai a été retenue. Il s’agit d’une manifestation qui reflète l’importance que la communauté internationale attache à la famille, cellule de base de la société, ainsi que l’intérêt qu’elle porte à la situation de familles dans le monde.

La journée internationale des familles est une occasion de mieux faire comprendre les problèmes que connaissent les familles et de stimuler les initiatives appropriées. Elle peut devenir un facteur de mobilisation puissant dans tous les pays qui cherchent à apporter une réponse aux problèmes qui se posent aux familles de chaque société. La Journée offre l’occasion de mettre en relief la solidarité qui unit les familles dans leur recherche d’une meilleure qualité de vie. Certaines activités peuvent nous aider à mieux comprendre les processus économiques, culturels, so-ciaux et démographiques qui ont des incidences directes sur les familles.

Malgré les manifestations spéciales, les rencontres, ateliers ou autres acti-vités organisées par les instances gouvernementales, communautaires ou autres, il reste que le véritable événement à privilégier demeure l’échange et le rapprochement au sein des familles. Si la cellule de base ne se célèbre pas elle-même (c’est-à-dire la famille), il devient difficile d’entreprendre des actions visant la défense et la promotion de la famille. La réelle mobilisation commence par la rencontre, le soutien, le partage et l’échange entre tous les membres de la famille.

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