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Parole aux jeunes L’hypersexualisation vue par les
élèves de l’école secondaire de la Magdeleine à Laprairie.
Vol14-6 Dossier Hypersexualisation    Dossier Britney Spears.

Jessica et Stéphany

La majorité des filles vont trop loin dans l’hypersexualisation et en viennent à ne plus avoir de limite. Ce n’est pas seulement un manque de respect envers l’encadrement scolaire, mais aussi envers elles-mêmes. En imposant un uniforme, il y aurait moins de taxage et de rejet. Les gens ne pourraient plus être jugés pour ce qu’ils portent. L’an dernier, dans une école, un uniforme a été imposé pour contrer l’hypersexualisation. Certains n’étaient pas satisfaits. Pour la majorité, ça n’a rien changé. Certaines filles ont même apprécié. Le matin, c’était moins difficile de choisir ce qu’elles allaient porter durant la journée.

Les jeunes ne sont pas capables de s’accepter tels qu’ils sont. Ils mettent l’apparence en priorité. Ils en font une maladie, jusqu’à en devenir anorexique. On ne devrait pas juger les gens par leur apparence, mais pour ce qu’ils sont intérieurement. Les vedettes jouent un grand rôle dans la vie des jeunes. Devrions-nous boycotter le showbiz pour diminuer l’hypersexualisation?

Vincent Leroux, Mathieu Dumouchel et Valérie Robert

Vous ne parlez pratiquement que des femmes. Pourtant, les garçons subissent eux aussi l’influence des magazines qui font la promotion d’un look sportif et des corps d’Adonis. Les garçons sans allures sportives sont considérés comme marginaux. Certains ont recours aux drogues, aux cocktails de vitamines et de protéines. Additionnés à de longues séances d’entraînement, tous ces efforts pour bien paraître auront des répercussions sur leur vie adulte. L’école, les parents, les magazines de mode, ainsi que la société, tous et chacun peut s’unir pour aider à ralentir cette vague. L’école à elle seule n’y arriverait pas. Le point de départ de l’hypersexualisation commence à la maison, dès la petite enfance.

Catherine Dallaire, Eloise Lessard

Certains trouvent que le sexe est un sujet que l’on aborde trop à l’école. Au contraire! Les jeunes manquent d’informations sur le sexe. Oui, on nous parle de sexe à l’école, mais les cours sur la sexualité devraient être basés beaucoup plus sur les sentiments que sur la façon de se protéger.

Le sexe est partout: publicités, vidéoclips, films… C’est ça l’hypersexualisation. Les parents devraient être beaucoup plus vigilants à ce sujet. Les jeunes essayent de nouvelles expériences sexuelles de plus en plus tôt. Il n’y a plus d’engagement dans les couples. Tout se finit au lit dès le premier soir.

Pourquoi en sommes-nous rendus à ce stade? Les films et la télévision n’aident pas cette mode à se «démoder». Trop de sexe et trop de femmes à moitié nues. Un film attire les gens soit pour les scènes de violence, soit pour les scènes de nudité.

Ce n’est pas l’extérieur qui compte mais l’intérieur. S’habiller comme dans les films ne change pas la personnalité. Allez parler à vos parents. Vous verrez que leurs réactions peuvent être différentes de ce que vous pensiez.

Roxanne Gingras

Une fillette de 12 ans avec «la jupe au cul»! Bravo Britney! Quelle belle image d’hypersexualisation de notre société! Mais qui faut-il blâmer? Les parents ou les stylistes? À 12 ans, je les considère encore comme des enfants. Leur corps n’est même pas formé complètement, elles commencent à peine à prendre leurs propres décisions. Comment, à cet âge, certaines peuvent-elles penser avoir des relations sexuelles? Moi, je jouais encore aux poupées! Étais-je retardée ou c’est le monde à l’envers? Jusqu’où allons-nous nous rendre avant de réagir? Une mauvaise expérience à cet âge peut-être très pénible. Nos enfants devraient avoir la tête libre et non remplie de peurs et de craintes envers la sexualité! Ne pas presser les choses, faire confiance et aimer…

Valérie Bruneau et Jamie Lee Paquette

L’image que les films porno nous renvoie est totalement le contraire de la réalité. Malheureusement, de nombreux adolescents s’y réfèrent. Le sexe doit être un événement qui se passe entre deux personnes qui possèdent des sentiments puissants l’un envers l’autre. Rares sont les films porno qui nous montrent que le sexe est associé à l’amour. Loft Story, ne nous montre pas l’image réelle de la société. Les producteurs prennent des personnes musclées et en pleine forme physique. Personne n’a de boutons, de vergetures ou de cellulite. C’est ça la réalité?

Marie-Jo Duquette Tremblay

Les jeunes sont très influençables. Que ce soit à la télévision ou à la radio, le sexe est partout. C’est ainsi que les enfants trouvent leur identité. Ils veulent ressembler à la belle Jessica Simpson qui, en maillot de bain ou en minijupe, se «frotte» sur tous les objets qui l’entourent.

La petite fille veut s’approprier son style. Il n’est pas surprenant de voir une jeune fille se promener avec un décolleté qui ne cesse de descendre, une minijupe avec un joli petit string rose qu’on peut très bien apercevoir.

Le ministère de l’Éducation décide de mettre fin au cours de Formation personnelle et sociale (FPS) dans nos écoles. Les écoles sont là pour éduquer les jeunes. Ce n’est pas une heure par semaine d’apprentissage sur soi-même qui ferait du tort. Je me vois mal à 12 ans parler de sexe avec mes parents. Quand on est informé des risques, il y a moins de chance que ces enfants fassent des erreurs. En parler fait du bien. L’idée d’abolir ce cours me paraît bien étrange.

Stéphanie et Elsa

Les jeunes filles veulent plaire aux garçons. À dix ans, elles pensent qu’elles en ont quinze. Elles s’habillent et parlent comme elles. Mais elles sont juste des petites filles. Les garçons ne sont pas mieux. Ils veulent voir des filles de plus en plus dévêtues. Pour faire comme les gars le souhaitent, elles sont prêtes à faire une fellation à tous les gars qui le demandent. Les jeunes filles pensent trop à leur apparence et à plaire; elles deviennent superficielles.

Catherine Charron

La sexualité a déjà été un sujet tabou. Maintenant, on nous en parle ouvertement comme si tout était acceptable.

Mélissa

Autour de moi, je vois plein de jeunes s’habiller de façon provocante. Mes deux sœurs portent leurs chandails trop courts, avec leurs pantalons taille basse. Elles sont influencées par la publicité et la télé. Qu’est-ce qu’on voit quand nous regardons Musique Plus? Des vidéo-clips remplis de belles pitounes à moitié nues. Ma mère a aussi un rôle à jouer dans ce problème. Elle laisse bien mes sœurs sortir de la sorte. D’une certaine façon, elle les encourage. De plus, c’est elle qui achète le linge de mes sœurs. Dans le fond, elle est consentante.

Valérie R.Charbonneau

Nous devons parler de sexualité ouvertement. Nous remarquons une obsédante pensée à la sexualité qui ne cesse d’être banalisée. Les jeunes suivent le courant à tout ce dont nous les exposons. Le sexe est partout et pour tous, dans la rue, à l’école, à la télévision… C’est ça l’hypersexualisation.

On ne voit plus la différence entre les générations. Les enfants sont déjà mis dans du linge sexy, déjà stigmatisés comme des êtres sexuels. Je trouve inconcevable que le sexe soit si présent dans la vie des jeunes. Laissons les enfants être des enfants et les adultes être des adultes. Faisons appel aux relations amoureuses au lieu des relations sexuelles.

Alexandra Verville et Valérie Barland

Certaines filles croient que plus vite elles font l’amour, plus vite elles vont acquérir de la maturité. Pourtant, ce type d’activité devrait demander de la maturité, et non en faire acquérir. Il est très difficile de faire face au rejet. Les jeunes filles ont peur que leur chum aille voir ailleurs.

Au lieu d’expliquer comment faire l’amour, pourquoi ne pas expliquer qu’il est normal de ne pas se sentir prête à l’adolescence?

Marylou et Vanessa:

Les parents ont peu de contrôle sur les faits et gestes de leurs enfants. Ils veulent être «cool» avec eux. Ils doivent avoir le courage d’être plus sévères.

Stéphanie Bélanger

Je trouve ridicule que l’on enlève les cours de FPS. Comment les jeunes peuvent-ils être bien informés? Je ne crois pas qu’un enseignant de français ou de mathématique soit intéressé à parler de MTS. Les enseignants ne sont pas formés pour répondre à ce type de question.

Marie-Ève Berlinguette

Les Britney Spears et Christina Aguilera influencent la tenue vestimentaire des adolescents et leur donnent un mauvais exemple de ce qu’est l’attirance physique et sexuelle. Les écoles ne tiennent plus leur rôle vis-à-vis de la sexualité chez les jeunes. Il faut reprendre les cours de FPS.

Catherine Dion et Vanessa Tremblay-Courchesne

Nous marchons dans les rues, et on ne peut plus différencier une prostituée d’une cliente d’un bar.

Mais où va-t-on avec tous ces jeunes qui suivent l’exemple de leurs vedettes préférées, qui s’exhibent devant une caméra pour faire monter leur cote de popularité?

Michaël Roy

Même si les écoles imposaient l’uniforme, ça ne réglerait rien. Il y a une de mes tantes qui enseigne dans une école privée. Elle m’a dit que même avec l’uniforme, les filles trouvent le moyen de se dévêtir.

Amy Yeung

L’hypersexualisation, c’est les enfants apprennent en imitant. Ils ne savent pas ce qu’ils font. La société d’aujourd’hui ne leur montre pas comment devenir une bonne personne, elle leur montre comment devenir «sexy». L’uniforme n’empêchera pas les élèves à vouloir être plus «hot».

Guillaume Fleury et Eric Bisson

La mode, les médias, les stars, les films influencent les jeunes. Ils prennent exemple sur tout ce qu’ils voient. Britney Spears et Christina Aiguilera, dans leurs vidéoclips, s’habillent comme des stars de porno. Trop c’est trop! Les parents devraient parler de la sexualité avec leurs enfants pour qu’ils aient de bonnes valeurs et surtout, qu’ils soient bien informés.

Paméla Ranger et Jessica Jean-Rondeau

Allez les petites filles! Sortez vos strings et vos minijupes! C’est à la mode, à ce qu’il paraît! Les jeunes ne veulent plus s’engager, parce que le sexe «récréatif», c’est mieux. Chlamydia, condylomes, herpès sont des mots qui entourent l’environnement de vos jeunes. Comment réagir à cette situation? Imposer l’uniforme obligatoire? Ou peut-être négliger l’enseignement sexuel en espérant que les jeunes n’y feront pas allusion?

Notre société se tourne vers le superficiel. Tout tourne autour du sexe. Les gars achètent une auto pour la fille qui viendra avec. La fille achète la crème miraculeuse pour ressembler à la fille sur l’emballage. La petite se précipite dans une boutique pour acheter un string… parce que c’est à la mode! Maintenant que les enseignants évitent le sujet et que leurs parents ne sont plus à la maison pour répondre à leurs questions, vers qui nos jeunes peuvent-ils se tourner?

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/15/parole-aux-jeunes-1e-partis/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/10/les-jeunes-nous-parlent-de-sexe/

Autres textes sur la sexualité et l’hypersexualisation.

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Le moins cher, tu dis? Des jeunes nous préparent une petite révolution en consommation

Merci de visiter notre Boutique équitable

Le moins cher, tu dis? Des jeunes nous préparent une petite révolution en consommation
Écrit par Denis Breton, Office de la protection du consommateur, Vol 14-4

Dossier Protection du consommateur, Commerce équitable, cartes anniversaire et Calendrier 2012

À travers leur consommation, les jeunes cherchent à explorer, à se lier entre eux. Enthousiastes et inquiets, ils sont de plus en plus nombreux à penser planète quand ils achètent. Par là, ils poussent les plus vieux à renouveler leur vision de la protection des consommateurs.

Être jeune aujourd’hui

J’ai la chance de côtoyer de près les ados à travers des projets scolaires. Leur intérêt pour les technologies d’avant-garde, pensons au cellulaire ou au chat, m’apparaît cacher une impulsion très saine: c’est celle d’entrer en contact et de repousser toujours plus loin leurs frontières. Nés en pleine mondialisation, je les vois étonnamment prêts à penser planète, environnement, changement, dès qu’ils trouvent quelqu’un qui n’a pas peur de leurs questions ni de leurs remises en question.

Les jeunes sont en aller-retour entre la générosité et l’insécurité. Ils se révoltent qu’on exploite des enfants au travail, et ça leur fait découvrir le commerce équitable. Ils s’affligent que des goélands s’intoxiquent avec nos sacs d’épicerie, et ça leur donne envie de se mettre au recyclage. En même temps, ils s’inquiètent de la dette publique et des changements climatiques qui pourraient bien ébranler leur avenir. Ils sont aussi furieux que nous de s’être fait avoir par une pub mensongère, aussi choqués d’apprendre qu’ils ne pourront pas annuler un contrat de location de cellulaire avant son expiration.

Mais ils ont aussi l’œil ailleurs, par exemple sur la facture du protocole de Kyoto, qui s’élèverait entre 10 et 20 milliards$, qui pourrait hypothéquer pas mal plus encore leur pouvoir d’achat, demain. Plus rapidement que les adultes, ils sentent que la protection des consommateurs est en train de se jouer sur d’autres terrains, et pas seulement sur celui d’un article qu’on paie à la caisse.

Les jeunes questionnent, font des liens

Avec le renouveau scolaire qui multiplie les projets d’exploration, les jeunes ont l’occasion plus que jamais d’explorer de telles questions. Prenez le cas d’Alain et de sa classe, en secondaire 5, qui ont eu à débattre la question «Acheter dans un mégacentre ou chez un commerçant du coin: quelle différence?»

Cette démarche les a conduits à explorer le circuit d’un bien de consommation, ses conséquences sur la pollution et la santé, les coûts d’entretien de nos routes, les conditions de travail aussi bien au Sud qu’ici, les facteurs du chômage, et même sur la migration des jeunes hors de leur région. C’est là qu’ils se sont aperçu que l’article le moins cher à la caisse n’est pas forcément celui qu’on croit. Ils ont vite fait alors de demander «Qui paie ça?», avec une oreille sensible à entendre parler des impôts et de la dette publique.

«Acheter, c’est voter»

Sauriez-vous dire le sens de ce slogan d’Équiterre? De plus en plus de jeunes pourraient vous l’expliquer. De telles explorations leur font réaliser que les détaillants et les producteurs sont à l’affût des signaux donnés par nos choix d’achat. Ceux-ci commencent à entendre que nous voulons des produits moins emballés, davantage santés, fabriqués autrement que sur le dos des travailleurs, bref, que nos valeurs changent et que les produits doivent suivre. Alain ou ses copains, eux, vous résumeraient ça dans le temps de le dire: «En avoir pour son argent et pour sa planète en même temps.»

Dans les fait, qu’est-ce qu’on choisit?

Imaginez le test de vérité: Alain et son équipe ont eu à faire l’achat de la bouffe pour leur après-bal. Aie! Aie! Aie! Pas simple de se tirer d’affaire avec un budget de 300$ pour 30 personnes, et de tenir compte de toutes ces considérations-là en plus! Comment pensez-vous qu’ils s’en sont tirés?

On les retrouve au supermarché. Ils comparent les prix, discutent… pour finalement s’entendre. Pour la bière, Martial vante une petite brasserie artisanale où lui et des copains aiment se retrouver le vendredi soir. Pour les fruits, on ira chez un marchand du quartier, connu pour faire une bonne place aux produits locaux. Il y aura même du chocolat équitable pour garnir le gâteau, et quelques bouchées sucrées. L’affaire est dans le sac. Ouf! acheter responsable, ça demande des compromis.

Quelque chose comme un très beau chantier

Oui, c’est un réel bouillonnement auquel on assiste chez les jeunes actuellement. Au moyen du site OPCjeunesse et de son matériel de sensibilisation sur les défis de consommer aujourd’hui, l’Office de la protection du consommateur désire accompagner les jeunes aussi loin que vont leurs questions.

Autres Textes Protection du consommateur

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Ressources protection du consommateur

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Montréal: 514-253-6556
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Option consommateurs
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La culture, un luxe à partager

La culture, un luxe à partager
Écrit par Julie Rhéaume, Vol 14-4

En France, Cultures du cœur est un organisme de relais entre l’offre culturelle et les populations défavorisées. Il permet à des personnes en situation de précarité d’obtenir gratuitement des billets de spectacles. Pour l’organisme fondé en 1998, la culture rassemble, favorise les relations sociales, et permet de choisir. Elle devient un moyen de lutte contre l’exclusion.

Reflet de Société a rencontré M. Edgard Dana, le fondateur et le directeur général de Cultures du cœur, lors des deuxièmes biennales de l’industrie du spectacle qui ont eu lieu à Nantes, en France, les 18 et 19 janvier.

«Depuis janvier 2005, les nombreux partenaires de Cultures du cœur ont mis 500 000 invitations à la disposition du public. De ces invitations, 200 000 ont donné lieu à une sortie culturelle», explique M. Dana.

En France, selon Cultures du cœur, 600 millions de place de spectacle sont mises en circulation par année et seulement la moitié trouve preneurs. À peine 20% de la population française profite de l’offre culturelle.

Depuis huit ans, Cultures du Cœur engage son action de promotion de l’insertion par l’accès à la culture autour de trois axes: favoriser l’accès à la culture, aux sports et aux loisirs en développant des partenariats avec les entreprises culturelles et sportives; sensibiliser et initier les acteurs des domaines éducatif et social à la lutte contre l’exclusion culturelle; ainsi que créer et développer un système d’informations culturelles disponibles sur Internet pour l’ensemble de son réseau. Cet organisme sans but lucratif est actif dans les grands centres et les zones rurales.

Son action tourne autour de quatre principes: la gratuité; le choix libre et personnel des sorties; la sortie en famille; et la préparation et le suivi des sorties.

La mise en œuvre du projet repose sur l’utilisation d’un site Internet (www.infospectacles.com) qui relie les professionnels de la culture, l’organisme et les bénévoles.  Cultures du cœur gère une billetterie d’invitations Internet qui peut être consultée sur un réseau de relais local qu’il développe, anime, contrôle.

Ces relais s’impliquent déjà dans la lutte contre l’exclusion comme les maisons de quartier, les centres d’hébergement, les centres d’action sociale, etc. Ils agissent comme intermédiaires et s’occupent ensuite de redistribuer desplaces de spectacles à leurs bénéficiaires.

Cultures du cœur met aussi de l’avant le principe de médiation culturelle. Pour certaines personnes exclues, se faire offrir gratuitement un billet de spectacle ne garantit pas qu’elles assisteront à l’événement en question.

Des travailleurs sociaux, qui oeuvrent dans les organismes-relais, sont formés à la médiation culturelle. Ils vont ainsi aider à préparer la sortie avec les bénéficiaires.

Une fois la sortie accomplie, ils consacreront du temps à un moment d’échange et de réflexion collectif avec les personnes qui se sont prévalues de places.

«L’accès à la culture, aux sports et aux loisirs est un droit fondamental pour tous. Or, nous ne sommes pas tous égaux devant ce droit.

Les inégalités sont grandes, l’exclusion aussi. L’objectif est de participer à l’insertion sociale et professionnelle des publics les plus en difficulté», explique M. Dana.

Edgard Dana aimerait bien exporter le concept au Québec, «à condition qu’il y ait des porteurs de projet». Pour lui, l’organisme voue un véritable engagement à la lutte contre l’exclusion.

Si davantage de gens en connaissaient le concept et la mission, ils comprendraient l’intérêt et la pertinence de son organisme, dit-il.

Pour en savoir plus sur Cultures du cœur, on peut consulter le site Internet de l’organisme: www.culturesducoeur.org.

Le séjour à Nantes a été rendu possible grâce à l’Office franco-québécois pour la jeunesse.

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Viser les plus hauts sommets

Viser les plus hauts sommets
Écrit par éric Cyr Trait d’union du nord, Vol 14-4

La première expédition québécoise à atteindre l’Everest

Maxime Jean, un aventurier aimant relever des défis extrêmes, a raconté son expérience personnelle de l’ascension du mont Everest. Il s’est arrêté à Fermont partager son riche vécu.

«À cinq ans, je dessinais sans cesse des alpinistes. À 15 ans, je m’amusais à faire le tour de la maison, sans toucher le sol, en m’accrochant aux pierres des murs. À 25 ans, j’étais banquier; à 30 ans, je possédais mon entreprise de réparation de voilier; à 32 ans, j’ai traversé l’Atlantique Nord sur un voilier et à 34 ans j’ai atteint le sommet de l’Everest.»

À la conquête de l’Everest

Les Tibétains l’appellent «Chomolugma», les Népalais «Sagarmatha». Beaucoup plus qu’un mot, Everest est synonyme d’objectif ultime et de persévérance. S’en approcher demande une patience et une force intérieure sans faille. Neuf Québécois ont réussi à rejoindre le toit du monde, un défi hors du commun. Trois alpinistes originaires de la région de Québec ont vécu cette expérience remarquable. L’organisation était composée de Maxime Jean, Claude St-Hilaire et Mario Dutil, qui sont parvenus à réaliser cet exploit en devenant la première expédition québécoise financée par des Québécois à atteindre le sommet du mont Everest.

Maxime Jean confie: «C’est une entreprise aller à l’Everest. Quand on arrive à la frontière du Népal et du Tibet, il faut se préparer à gravir 29 000 pieds d’altitude. Le périple durera deux mois et demi.

Le temps froid, des conditions de glace, de neige et des températures variant entre –20 à –50 degrés celcius en haute altitude exige des efforts physiques beaucoup plus grands, compte tenu de l’élévation. Le budget total de l’expédition frôle les 250 000$. Après avoir escaladé le sommet de la plus haute montagne du monde, il faut avoir de l’énergie en réserve afin de rejoindre le camp de base.»

À chacun son Everest

«À chacun son projet. Soyez solidaires, autonomes, créatifs et vous irez loin. Réussir ce que l’on disait impossible, voilà ce que nous avons fait. On s’est rendu au sommet, c’est ce qui est important. C’était haut, dur, long, coûteux, mais faisable parce qu’on y a cru. On a persévéré. Croyez en vos projets, croyez à vos rêves, soyez patients. Moi, ça m’a pris 30 ans. Réalisez vos rêves.»

Croire, travailler fort et persévérer

Pour réussir un tel projet, il faut une connaissance de la montagne mais également une connaissance de soi. Plusieurs n’atteignent pas leur objectif. 10% meurent en tentant l’ascension. «La recette du succès, c’est qu’il faut y croire, travailler fort et persévérer, ne pas se laisser atteindre par les obstacles.»

Dans cette région, on trouve un des pires glaciers en mouvement au monde. Il faut y aller quand le soleil est couché afin d’éviter les déplacements de glace et l’élargissement des crevasses déjà impressionnantes.

À certains endroits, on retrouve des angles de 70 degrés en glace et des parois de 3000 pieds. «Il faut savoir doser et fonctionner avec moins d’air. On se fatigue continuellement et l’organisme réagit différemment dépendamment des individus.» L’acclimatation en haute altitude se fait graduellement et exige une bonne capacité pulmonaire. «Le premier tiers du parcours est psychologique, le second physiologique et le dernier tiers est physique. Il faut prévoir les moindres détails, car c’est ce qui pourrait te sauver la vie.»

L’alpiniste connaît bien les risques d’une telle expédition. Il sait qu’il est dangereux de ne pas s’écouter. Les avalanches contribuent également à un grand nombre de décès. «Il faut partir dans la nuit pour une question de sécurité et descendre à la clarté du jour.»

Tout a commencé par un dessin

«De retour au pays après l’expédition, j’ai ressorti le dessin que j’avais produit alors que j’étais tout petit, il était daté du 16 mai 1974. J’ai atteint le sommet de l’Everest le 16 mai 2004. Ça m’a pris 30 ans à réaliser mon rêve, j’y suis parvenu. Les barrières, on se les met nous-mêmes.»

Vers de nouveaux sommets

Selon Maxime Jean, il faut viser un dépassement dans l’équilibre en gardant comme objectif de réaliser ses rêves. «Mon patron m’avait dit d’atteindre les plus hauts sommets. Je l’ai écouté et j’ai gravi l’Everest». Il s’oriente maintenant vers le K2 (ou Chogori) au Pakistan, la deuxième plus haute montagne du monde. Situé à un affluent du glacier du Baltoro, le K2 est au pied du glacier Godwin Austen et culmine à 28 250 pieds. Cette escalade est encore plus difficile. Une nouvelle expédition est prévue à la fin mai 2006 avec un de ses collègues de l’Everest, Mario Dutil. Ils veulent être les premiers Québécois à fouler le sommet du K2.

Pour plus de renseignements, consultez les sites Internet: http://www.maximejean.com et www.sommets.net.

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/18/tous-les-sentiers-menent-a-fermont/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/18/ca-clique-a-fermont/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/15/les-jeunes-et-les-grand-debats-sociaux/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/05/le-cafe-graffiti-a-lassaut-de-fermont/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/naissance-dune-cooperative-jeunesse/

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Santé: Le citoyen met la main à la pâte

Santé: Le citoyen met la main à la pâte

Dossier Coopérative de Santé, Philippe Couillard                                           Dominic Desmarais
panoramixReflet de Société entame dans ce numéro un dossier sur la santé qui s’échelonnera sur les numéros suivants. Une autre façon de voir le service des soins de santé. À Gatineau, la population prend en main sa santé en participant à la gestion d’une clinique coopérative. À Jonquière, des médecins assurent un service de première ligne qu’ils financent eux-mêmes en bonne partie. En République démocratique du Congo, on enseigne aux parents à cultiver les champs pour enrayer les problèmes de santé des enfants reliés à la malnutrition. Différentes idées qui mobilisent le citoyen et désengorgent les hôpitaux.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a tranché. Bien que timidement, il ouvre la porte au privé dans le domaine de la santé. Pour répondre aux listes d’attente, aux dépenses galopantes et aux problèmes d’accès, il se tourne vers les cliniques privées. Et si le ministre se trompait?

Les cliniques spécialisées affiliées de Couillard

Le ministère de la Santé entend créer des cliniques privées financées par l’État. Les médecins en seront propriétaires, ils les équiperont et s’occuperont de la gestion. L’état leur assurera un volume d’opérations, soit les interventions que les hôpitaux ne pourront pratiquer. Le tarif des opérations sera négocié entre le gouvernement et ces cliniques.

Également, on entrouvre la porte aux assurances privées. Pour les 3 interventions les plus fréquentes, le remplacement de la hanche, du genou et l’o-pération de la cataracte, les Québécois pourront souscrire à une assurance et se faire soigner dans les cliniques qui opèrent en dehors du cadre de la Régie de l’assurance-maladie (RAMQ) si l’État ne peut les traiter dans un délai raisonnable. Aux dires du mi-nistre, d’autres interventions pourraient se rajouter à cette courte liste.

Mesures insuffisantes selon le privé

Françoise Bertrand, présidente directrice-générale (PDG) de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), considère que la décision du ministre Couillard règle une question administrative, et non celle du coût faramineux de la santé. Mme Bertrand représente 170 chambres de commerce et 55 000 entreprises québécoises.

La PDG tient un propos censé, loin des préjugés de cette classe affaires dont la seule préoccupation est l’argent. Pour elle, la création de ces cliniques apportera au mieux quelques économies, les frais d’administration d’un hôpital par rapport à une clinique étant plus importants. «Il s’agit de fausses cliniques privées, soutient-elle. Il va falloir qu’elle soit strictement publique. Payée par le public. Si un hôpital ne peut vous accueillir dans les délais impartis, on va payer un médecin – public – pour qu’il fasse l’opération. On ne fait aucun soulagement à la responsabilité publique», affirme Mme Bertrand.

Considérant que la santé accapare 43% des dépenses gouvernementales – on prévoit qu’elles se situeront à 50% en 2014 -, difficile de lui donner tort. La PDG dit souhaiter une formule pour diminuer les dépenses tout en gardant l’accès et la qualité des soins. «Un meilleur partage avec le privé ne veut pas dire 50-50. Si 20 à 30% des dépenses provenaient du privé, cela provoquerait une relâche dans les finances publiques», affirme Mme Bertrand, qui souligne que le comité santé de la FCCQ est en cours de réfle-xion. Comme quoi la solution, même au sein des gens d’affaires, est loin d’être trouvée.

Santé: une culture de consommation

Dans son rapport de 1997 «La santé au Canada: un héritage à faire fructifier», le Forum national sur la santé démontrait que la santé ne se limitait pas à l’offre de soins. «Meilleurs sont les revenus, la scolarité, le rang social, le réseau de soutien d’une personne, plus elle a d’estime de soi et mieux elle sent qu’elle exerce une certaine emprise sur sa vie, plus elle tend à être en santé. […] Ce sentiment d’avoir une certaine emprise est essentiel à une bonne santé.»

L’accès à des soins est un déterminant, il va sans dire. Mais il n’est pas le seul. Une personne avec de bonnes habitudes de vie risque de se présenter moins souvent à l’hôpital. De même, là où la qualité de l’environnement laisse à désirer, les risques de maladies sont plus importants. Aussi, une saine alimentation a un rapport direct avec la santé. Il y donc plusieurs facteurs déterminants d’une bonne ou mauvaise santé. Une population en bonne santé, évidemment, coûte moins cher à l’État. Il suffit parfois de programmes de prévention pour amélio-rer les conditions de vie. Et diminuer les dépenses en santé.

Le système actuel laisse peu de place pour le citoyen qui veut prendre en main sa santé. C’est l’ère de la consommation de services de santé. «On exproprie la santé des individus au profit du corps médical. Nous ne sommes plus les maîtres d’œuvre de notre santé. Nous sommes dans un contexte de médicalisation de l’individu», avance le chercheur universitaire Jean-Pierre Girard, qui met le doigt sur un bobo de taille: de moins en moins de rendez-vous chez le médecin se terminent sans une bonne prescription…

Coopérative de santé: le citoyen au cœur des décisions

Jean-Pierre Girard trace les grande ligne de la coopérative de solidarité en santé, moyen le plus efficace selon lui pour répondre aux besoins de la population en matière de santé. Cette clinique nouveau genre se caractérise par la gouvernance de tous ses membres, les usagers, les médecins et les employés, à raison d’un vote par personne. L’ensemble des usagers ont alors leur mot à dire sur les besoins qu’ils désirent combler dans leur milieu. Ils agissent dans l’amélioration de leur bien-être, qui est la raison de vie de la clinique plutôt que l’appât du gain. La clinique offre un autre avantage, celui de rehausser la cohésion sociale. Elle appartient aux gens d’un milieu donné qui se mobilisent pour la développer.

«À l’opposé d’une entreprise à capital-actions qui cherche à maximiser à court terme des bénéfices, la coopérative évolue dans une perspective à moyen et long terme, explique M. Girard qui, en plus de ses activités universitaires, est membre du Conseil de la coopération du Québec. Surtout que, dans le domaine de la santé, on ne peut s’attendre à des changements significatifs de comportements ou d’habitudes de vie sans penser au minimum sur quelques années.» Selon lui, la clinique privée s’inscrit dans une logique de profit à court terme alors que l’amélioration de la santé des gens ne se ressent qu’à moyen terme.

«La participation démocratique, l’égalité et la gestion collective, qui caractérisent la coopérative, sont des conditions potentiellement porteuses de transformations sociales et d’amélioration de la santé pour répondre aux besoins du milieu», peut-on lire dans un document du Conseil de la coopération du Québec.

En mobilisant les citoyens à se prendre en main pour se doter d’une clinique, avec le réseautage que cela implique auprès des gens d’affaires de la région, de la municipalité, de l’expertise des uns et des autres, on répond à plusieurs déterminants importants pour la santé. Les gens ont alors une certaine emprise sur leur vie, ils brisent leur isolement, se cons-cientisent davantage à leur santé.

Cette mobilisation collective pourrait bouleverser notre société. Les changements se feraient sentir en dehors du cadre même de la santé. Une société qui s’unit, se parle, travaille de concert, ouverte aux besoins de ses gens, qui se prend en main plutôt que d’attendre tout de l’État. Des valeurs d’entraide et non de chacun pour soi.

Questions au ministre Couillard

• Pourquoi n’entend-on jamais parler des projets alternatifs comme palliatifs à la privatisation des soins?

• Pourquoi des projets qui fonctionnent depuis un quart de siècle, comme Jonquière Médic, n’a pas fait de petits?

• Pourquoi ouvrir une brèche au privé sans penser au modèle, plus rassembleur, coopératif?

• Comment expliquer que votre ministère parle d’offrir le meilleur service de soin à la population sans placer le cito-yen au coeur de sa santé?

• Finalement, quelle est votre position sur les projets alternatifs?

Autres textes sur les coopératives de santé.

La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

Un médecin récalcitrant.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/15/les-aines-du-japon-et-les-vieux-du-quebec/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/06/23/guide-dintervention-aupres-dune-personne-suicidaire

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La coopérative de santé: le citoyen prend en main son bien-être

La coopérative de santé: le citoyen prend en main son bien-être

Dossier Coopérative de Santé.                     Écrit par Dominic Desmarais, Vol 14-4

Modèle nouveau genre au Québec, la coopérative de santé met le citoyen au cœur des décisions sur sa santé. Terminé, le simple rôle de consommateur. Regard sur une autre façon de rendre des soins.

Aux prises avec la détérioration de services de santé à Aylmer, dans la ville de Gatineau, deux médecins mobilisent la population. Pratiquant à la clinique privée Aylmer-Lucerne, les Dr Bernard Gélinas et Claude Archambault cherchent à éviter le pire: la fermeture de leur centre médical et la perte pour la population de services indispensables.

La décision est prise. Plutôt qu’une clinique privée, qui n’a pas fonctionnée, on formera une coopérative où les utilisateurs, les travailleurs et les médecins seront membres avec le même pouvoir, soit un vote chacun. La réponse est telle que 3 ans plus tard, le 1er janvier 2004, la Coopérative de santé devient propriétaire de la clinique Aylmer-Lucerne.

Grâce à l’implication de la communauté, non seulement la clinique reste-t-elle en opération, mais les services s’améliorent. Tous mettent l’épaule à la roue, ce qui permet de recruter des médecins, de se doter de meilleurs équipements, offrir de meilleurs services et mettre sur pied des programmes de prévention. Des services que l’ancienne clinique, privée, n’aurait jamais pu fournir aux gens d’Aylmer.

Médecins recherchés

Le nombre de cliniques a chuté dramatiquement ces dernières années. Alors qu’on en comptait 1500 il y a quelques années, ce nombre est passé à 800 aujourd’hui. La rémunération des médecins, avec leur quotas, a diminué, alors que le coût d’opération a augmenté. De plus, le ministère de la Santé et des Services sociaux oblige les médecins à délivrer des actes médicaux prioritaires dans les institutions hospitalières. Ces heures passées à l’hôpital enlèvent du temps à la gestion de la clinique par le médecin.

À la Coop d’Aylmer, la mobilisation du milieu a permis de créer nombre de comités, dont un spécifique au recrutement de médecins. «On offre un service clé en main, explique Martin Van Den Borre, administrateur de la coop. On n’exclut pas les médecins du développement de la santé, mais de l’administration.» Libérés de cette tâche, les praticiens, en cette époque de loisirs, ont davantage de temps à consacrer à eux-mêmes ou à leur famille. Ou à offrir des services à la population.

De meilleurs équipements pour de meilleurs services

Avec ses 4337 membres qui déboursent chacun 50$ pour leur part sociale, la coopérative possède un fonds avoisinant les 250 000$. «On l’utilise comme un levier financier qui nous permet d’aller chercher d’autres capitaux», souligne M. Van Den Borre, qui soutient que de meilleurs équipements attirent les médecins. Avec plus de médecins, plus d’entrées d’argent et plus de membres, la possibilité d’améliorer les services augmente.

Les besoins ciblés sont l’agrandissement de la clinique, l’augmentation du nombre d’heures pour les urgences, l’amélioration des services de radiologie et la création d’un Groupe de médecine familiale (GMF).

Santé: prévenir plutôt que guérir

L’ensemble des membres, donc la population, décide des besoins à combler. En ce sens, des programmes de prévention, en partenariat avec d’autres organismes de la communauté, sont mis sur pied. Un projet pour la communauté latino-américaine, aux prises avec des problèmes d’isolement, de pauvreté, de manque d’estime et le manque de connaissances des services offerts est maintenant offert. Des cours de sensibilisation au diabète, un programme de prévention et de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, des cours de santé alimentaire, l’offre ne manque pas. On fait même de la prévention pour les chutes des personnes âgées par le biais d’un programme d’éducation physique et des conseils pour adapter leur domicile.

«Souvent ça ne coûte pas bien cher. Il suffit simplement d’avoir du temps. Souvent, c’est fait en partenariat avec les groupes communautaires. Il y a beaucoup d’initiatives dans ce milieu. Ils ont des ressources, mais pas médicales. Les médecins, dans les cliniques, n’ont pas le temps», fait remarquer l’administrateur de la coopérative.

Une réponse à l’engorgement des hôpitaux

Ces programmes de prévention ont pour effet direct de désengorger les urgences. Avec ses 39 000 visites en 2004, la coopérative commence à connaître les besoins de sa population. Prochaine étape, désengorger les cas moins lourds des hôpitaux, tels les grippes, les pneumonies, les coupures et les brûlures. «Nous avons 2 salles où l’on peut faire des chirurgies mineures», raconte M. Van Den Borre.

Avec de tels services, qui a dit que le citoyen ne pouvait pas s’impliquer activement pour sa propre santé?

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Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

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Les Débrouillards et Explorateur, les invités de février pour la chronique «À la découverte des magazines d’ici»

Les Débrouillards et Explorateur, les invités de février pour la chronique «À la découverte des magazines d’ici»

 
 

 

Les Débrouillards, 25 ans. Les Explorateurs, 5 ans. Deux magazines pour aider nos jeunes et nos ados à s’initier à la science. Leur fondateur, Félix Maltais, racontera la création de ces deux magazines dans la chronique «À la découverte des magazines d’ici» du magazine Reflet de Société.

M. Maltais nous parlera des différentes anecdotes qui ont parsemé la feuille de route de ces deux magazines. Émission de télévision, pages dans des quotidiens, animation dans les écoles, camp… Ce ne sont pas les belles histoires qui manquent.

Les magazines Les Explorateurs et Les Débrouillards établissent une relation étroite avec les enfants. Il reçoit son magazine à son nom. L’enfant alimente la famille sur les questions scientifiques. « Savez-vous que… » s’amusera-t-il à vous dire. Cela l’incite à aimer la lecture, tout en découvrant le monde qui l’entoure.

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/20/a-la-decouverte-des-magazines-dici-quebec-science/

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