Le combat des citoyens pour leur école
Écrit par Valérie Lupien, La Gazette populaire, Vol 13-4

ecole

En 1994, des parents soucieux du bien-être de leurs touts petits envahissent l’école primaire de la municipalité de Batiscan. La Commission scolaire souhaite transférer les élèves dans une autre institution scolaire, dans le village voisin. Gagnant leur bataille et ayant réussi à garder leur petite école bien en vie, les Batiscanais sont loin de se douter que l’histoire se répéterait dix ans plus tard. Depuis le 24 janvier dernier, des parents se mobilisent encore avec un seul objectif en tête: offrir à leurs enfants une école entière.

«La Commission scolaire Chemin-du-Roy a comme priorité de faire de l’école de Batiscan une école de cycle», explique Nancy Gauthier, membre du comité de sauvegarde de l’École Ste-Marie. Pratiquant actuellement l’enseignement selon les classes multiprogrammes, qui regroupent deux niveaux d’un même cycle, l’école du village n’entre plus dans les priorités de la Commission scolaire. Cette forme d’enseignement se pratique à Batiscan depuis plus de vingt ans. Avec le remaniement proposé par les instances scolaires, les élèves de la première à la quatrième année seraient donc, à partir d’août prochain, déplacés vers l’école primaire de la municipalité de Champlain alors que les classes de cinquième et de sixième année demeureraient à Batiscan. «Comme il ne restera que deux classes à notre école, ce sera beaucoup plus facile de la fermer dans quelques années», mentionne madame Gauthier indignée par les actions mises de l’avant qui fragilisent grandement le développement de la communauté batiscanaise.

Les enfants: des acteurs sociaux
Conférence de presse, pétition, vigile, ne sont que quelques actions entreprises par le comité de sauvegarde plus que jamais déterminé à conserver un milieu éducatif pour leurs enfants. «Il faut penser à long terme et au développement de la communauté!», affirme Maxime Brien résident de Batiscan et également membre du comité de sauvegarde de l’école. Les jeunes familles auront moins l’intérêt de s’installer dans la municipalité s’il n’y a pas d’école pour accueillir leurs bambins. «Les enfants sont des acteurs actifs de la communauté et leur intégration au milieu est importante afin de garder la ruralité bien vivante!», lance Nancy Gauthier en ajoutant: «les petits s’impliquent constamment grâce à l’école, avec le milieu communautaire, ont un grand sentiment d’appartenance et le fait de les déraciner à un impact très important».

Du point de vue scolaire
C’est pour des raisons indiscutablement valables que les parents de la Municipalité de Batiscan se lèvent. Toutefois, les commissions scolaires n’agissent pas ainsi sans raison et considèrent chaque fois, l’ensemble de la problématique. «Le plus important pour nous, c’est d’offrir les meilleurs services qui soient pour l’ensemble des élèves qui fréquente nos établissements», explique Jean-Yves Laforêt, président de la Commission scolaire de l’énergie à Shawinigan. Pour ce dernier, moins il y a d’étudiants dans un milieu plus il devient compliqué de le desservir adéquatement. «La fermeture d’une école, ça ne se fait jamais sans douleur, mais il faut savoir que ce n’est pas toujours une question d’argent», explique le président. Pour l’école de Batiscan comme pour certaines écoles sur le territoire de la Commission scolaire de l’énergie, le remaniement offert demande des gymnastiques incroyables et doit être pour le mieux pour toutes les parties.

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